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Le Trian
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Medusa
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MessagePosté le: Jeu 18 Juin - 16:45 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

LE TRIAN

1ère partie : York Shin
I) Les bêtes de l’ombre


Notre histoire commence au milieu d’une autre, durant la nuit d’un 1er septembre dans la grande ville de York-Shin. Ce soir là, la lune était tachée de sang. En deux heures et demie, près de 300 personnes avaient été sauvagement assassinées par un tout petit groupe de personnes. Mais ces assassins n’étaient pas n’importe qui. De toutes associations criminelles ayant existé depuis la fondation de l’ordre des hunters, ce groupe est qualifié comme un des plus redoutables, car non-seulement ils avaient tous développé leur nen à la perfection, mais en plus, étaient dotés de très étranges personnalités. Ce groupe se surnomme le Geneï Ryodan, l’araignée, ou encore la Brigade fantôme. La plupart de ses membres venaient de la ville très singulière de « l’Etoile Filante ».

A 9 heures, ils firent irruption dans une salle d’enchère placée sous la surveillance de la mafia, et en décimèrent tout les occupants. Lorsque, 35 minutes plus tard, les communautés retrouvèrent ces criminels dans le désert, ils furent littéralement balayés par un seul d’entre eux. Lorsque plus un seul homme de la communauté ne fut debout commença le second round. Les bêtes de l’ombre, l’armée d’élite des parrains, arrivèrent sur les lieux. Le géant qui avait anéantit les mafieux affronta les quatre premiers arrivés et finit par les tuer. Il le paya par de nombreuses blessures. Les bêtes de l’ombre avait réussit à le paralyser et à déposer des sangsues de Madarite dans ses plaies. Alors qu’il semblait y avoir un temps mort, une étrange chaîne argentée apparu dans la nuit, enveloppa le géant et l’emporta hors de la vue de ses compagnons.

La brigade fantôme, car c’est ainsi que les assassins se surnommaient, ne perdit pas de temps. Une des jeunes filles avait eu le réflexe immédiat de lancer un fil de nen sur le géant. Cinq des membres de la brigade montèrent dans une voiture et se lancèrent à la poursuite des ravisseurs. Le dernier s’en fut de son côté, chercher les médicaments nécessaires à la guérison du géant.

Le Geneï Ryodan avait presque atteint la voiture de leurs cibles lorsqu’il se produit un fait insolite. Un homme à grandes lunettes noires sauta sur leur voiture. Une seconde plus tard, le véhicule avait disparu. Il était emprisonné dans un tout petit morceau de tissus. Mais quatre des araignées purent s’échapper à temps, découvrant qu’ils étaient encerclés par les dernières bêtes de l’ombre.

C’est ici que commence vraiment l’histoire, car c’est ici qu’elle diverge de ce qui est raconté dans les autres écrits. Feitan, un homme de petite taille et aux traits asiatiques commença le combat. En trois secondes, il fut sur l’homme qui avait neutralisé la voiture. Il leva sa main pour l’éliminer, mais un étrange projectile rouge le déconcentra. A la place, il ne fit que trancher la main qui retenait la voiture. La main tomba sur le sol. Le combat commença.
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Medusa
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MessagePosté le: Jeu 18 Juin - 16:45 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Une des bêtes de l’ombre, un homme à la peau noire et aux cheveux blancs, avait la faculté de lancé d’étranges boules gélatineuses. Celles-ci rebondissaient très bien contre les roches, et à chaque coup, les projectiles gagnaient en vitesse et en puissance. Pour les araignées, qui étaient au fond de la gorge, c’était clairement un désavantage. De plus, un des autres guerriers, visiblement du renforcement, entreprit de provoquer des éboulis pour couper toute retraite à leurs proies. Feitan fut très vite trop occupé à éviter les balles que pour surveiller le voleur de voiture. Il en profita pour escalader les rochers et se remettre de ses blessures.

Presque au même moment, Sharnalk parvint à planter une antenne sur le corps du lanceur de projectiles. Le vent avait tourné. Les projectiles visaient maintenant les bêtes de l’ombre. Ils ne purent plus empêcher la brigade de gagner les hauteurs et un terrain plus favorable. Sur ce terrain plus plat, les membres du Ryodan avaient une bien plus grande liberté de mouvement. Les forces furent plus ou moins égales.
Feitan entama un combat au corps à corps avec le guerrier du groupe. Machi choisit de s’attaquer à l’homme chauve-souris. Shizuku et Sharnalk se partagèrent un étrange vieillard manipulant le feu et un homme habillé d’une longue veste noire.
Le combat dura une quinzaine de minutes. Les forces étaient égales et aucun groupe ne semblait prendre l’avantage. De plus, la Chouette, l’homme qui avait réussit à capturer la voiture, revint au combat et profita de l’inattention de Feitan pour le capturer dans sa toile.
- Comment a-t-il fait ? Il n’avait plus de main droite, grogna Machi.
- Ben, maintenant, il en a une à nouveau, lui répondit Sharnalk. On dirait qu’il y a un guérisseur dans le groupe.
Une fois de plus, la brigade se trouva en difficulté. Dans le camp adverse, celui qui était en train de se faire abîmer par Feitan voulu en profiter pour se faire soigner.
- Kazuke, envoie-moi Inochi.
Le type à la longue veste noire, le dénommé Kazuke, fit signe vers un rocher. Une jeune fille y était installée. Elle devait avoir une vingtaine d’années, des cheveux noirs courts, et d’étranges tatouages sur le corps.
- Soigne Kizame !
- Non !
La jeune fille avait refusé tout net.
Les bêtes de l’ombres la regardèrent tous d’un air exaspéré.
- Ca te sert à quoi, de dire non ? Tu sais bien que tu ne PEUX PAS refuser !
- Oh si, je peux refuser.
- Essaye seulement !
Le kazuke étendit sa main vers elle. Ce fut comme si un être invisible la forçait à bouger. Mais la jeune fille résistait.
- Cesse ta comédie et obéit, ou je te promets que ce soir…
-BLAAAAAAAM-
Sharnalk avait profité de l’inattention des bêtes de l’ombre pour pousser sa marionnette à faire pleuvoir une pluie de projectiles sur eux. Des projectiles atteignirent la Chouette, le guerrier blessé et le dénommé Kazuke. Très bon tir. Les araignées reprirent alors l’avantage. Feitan fut immédiatement libéré du nen de la Chouette et entreprit d’abîmer les blessés à sa manière (c’est à dire, en leur brisant les membres). Machi captura sa chauve-souris dans ses fils, le força à atterrir et l’acheva. Shizuku se concentra sur l’aspiration des flammes du vieillard, pendant que Sharnalk le bombardait des projectiles de sa marionnette. En trois minutes, les bêtes de l’ombre furent toutes à terre.
- Maintenant, passons aux choses sérieuses, annonça Sharnalk. Lesquels on garde pour l’interrogatoire ?
- Je propose de garder le type au tissu, répondit Machi. Sa faculté pourrait intéresser le boss.
- Et puis, il ne nous a pas encore rendu Nobunaga.
Feitan tordit le bras gauche déjà cassé de la Chouette. « Tu as dix secondes pour nous rendre notre copain, ou je te promet que l’heure qui va suivre va être particulièrement pénible ». Sa victime sortit en tremblant de sa poche le chiffon dans lequel la voiture et Nobunaga étaient toujours emprisonnés. Dès que le chiffon fut ouvert, la voiture reprit sa forme normale et l’épéiste en sortit.
- C’est bien d’être coopératif.
- Ensuite… Toi, la fille…
La jeune fille aux tatouages, n’ayant pas participé au combat et leur ayant permit de gagner, n’avait pas été blessée.
- Si j’ai bien compris, tu as des facultés de guérison ?
- Oui, c’est pour ça que…
- Contente-toi de dire ce qu’on veut entendre ! Jusqu’où peux-tu aller dans les arts de guérison ?
- Cela dépend du nen des patients. Je fais du meilleur travail avec les personnes du renforcement. Pour les gens qui sont de la matérialisation, Spécification, ou Manipulation, je peux régénérer la peau, ressouder des os. Mais s’il est du renforcement, je peux aller jusqu’à régénérer des organes et des membres. Dans certaines circonstances, je peux aussi enlever des nens.
- C’est très bien, tout ça. Aurais-tu l’amabilité de soigner nos blessés ? Et pas de coups fourrés !
- Bah, je peux l’obliger avec mon antenne. On sera sûrs qu’elle ne fera pas de bêtises.
- Vous ne pourrez pas faire ça, déclara la jeune fille. Je suis déjà sous l’emprise d’un nen.
- Ah ?
- Les tatouages sur ma peau, c’est la trace de cette faculté. Kazuke l’a déposé sur moi il y a deux mois et depuis, il me traîne dans les combats pour me faire soigner les blessés et s’enrichir par la même occasion.
- Donc, pas d’objection à soigner ceux qui te libèreront de ce nen ?
- Comment comptez-vous faire ? Je n’ai pas réussi à l’enlever, moi.
Les araignées se regardèrent. Aucun d’entre eux n’avait l’habitude d’effacer le nen.
- Si on tue le lanceur, les manipulés sont libérés, non ?
- Pas forcément, répondit Feitan. Il paraît que dans certains cas, l’esprit des morts vient s’ancrer là où leur nen est encore présent. Parfois, ça peut tuer.
- Je prends le risque, déclara la jeune fille. Je préfère encore ça que de rester l’esclave de ce type.
Les araignées eurent un moment d’hésitation. Ils n’en voyaient pas tous les jours, des personnes prêtes à jouer avec leurs vies de cette manière. De plus, ils avaient intérêt à garder cette fille en vie.
Finalement, Feitan décapita Kazuke. Il y eut quelques secondes de silence et d’observation, pour voir ce qui allait se passer.

Effectivement, huit secondes plus tard, les tatouages prirent feu. La jeune fille eut un gémissement, mais garda son sang froid. Elle restait concentrée sur le développement du fléau. A un instant précis, elle déclencha brusquement son ren, d’une éblouissante lumière blanche. Quand elle arrêta son déploiement d’aura, il n’y avait plus ni tatouage, ni brûlures.
- Ah ouais… plutôt efficace, ta faculté, nota Machi.
- Maintenant, il faut payer le service, déclara Sharnalk.
Et en quelques minutes, les brûlures de Shizuku et Sharnalk ainsi que les bleus et la cheville foulée de Machi ne furent plus qu’un mauvais souvenir.
Mais la brigade n’en avait pas encore finit avec la jeune fille.
- Au fait… est-ce que tu peux neutraliser les poisons ?
- Sans problème.
- Et est-ce que tu peux faire quelque chose contre les sangsues ?
- Ah, certains de vos compagnons ont eu affaire à Yama Inu et Hiru ?
- Oui, alors ?
- Le poison, aucun problème, pour les sangsues, c’est un peu plus compliqué.
- Le type en question est du renforcement, et les sangsues ont été déposées dans une plaie à l’épaule il y a environ une demi-heure.
- Ca devrait aller. Où est votre copain ?
- On voudrait que tu nous le dises.

On expliqua à la jeune fille qu’un membre présumé des bêtes de l’ombre avait enlevé un de leurs amis à l’aide d’une chaîne. C’est en les poursuivant qu’ils avaient été interceptés par les bêtes restantes.
La jeune fille répondit qu’elle ne connaissait pas de personne avec cette faculté. Après interrogation des autres prisonnier, il fallu se rendre à l’évidence. Ils avaient perdu Uvoguine.
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MessagePosté le: Jeu 18 Juin - 16:46 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

II) Ino-Chan
Sharnalk était persuadé que si les ravisseurs étaient liés à la communauté, alors ils devraient se manifester sous peu La guérisseuse subît donc un long interrogatoire concernant les modes de communication de la mafia. La jeune fille, durant ses deux mois de captivité, avait eu le temps de recueillir de nombreuses informations sur la communauté. Cette Inochi fut certainement la meilleure prise de la soirée pour le Ryodan. Mais après cet interrogatoire, elle ne fut toujours pas laissée tranquille. Les araignées voulaient qu’elle soigne leur ami enlevé, et inventaient toutes sortes de prétextes pour qu’elle reste à leurs côtés. La fille était loin d’être idiote et comprit que si elle feignait d’hésiter, elle aurait de sérieux ennuis. Aussi décida-t-elle de prendre une attitude des plus conciliantes en attendant le moment propice pour leur fausser compagnie.

Inochi était plutôt bonne comédienne. Aucun des membres de la brigade ne détecta son malaise, tant elle le dissimulait bien. Alors que toute la troupe s’organisait pour mettre sur écoute les lignes de la communauté, elle demanda l’autorisation de retourner à son « domicile ». Elle avait quelques effets personnels dans la maison de Kazuke et tenait à les récupérer. Bien sûr, les membres de la brigade n’avaient pas l’intention de la lâcher. Il fut convenu que Feitan l’accompagnerait.
- Mais vous n’avez pas besoin de m’accompagner. Je peux me débrouiller toute seule.
- N’importe quoi. Tu t’es déjà fait avoir une fois. Tu as pensé au fait qu’il pourrait avoir des copains qui pourraient t’attendre au tournant ?
Bien sûr, eux, pouvaient faire exactement de même. Les contrarier, ici et maintenant, était du suicide. Elle accepta donc l’aide de son nouveau « garde du corps ». Les équipes se séparèrent. Feitan et Inochi partirent de leur côté, alors que les autres organisaient la localisation d’Uvo.

La première chose que Nobunaga, Machi, Shizuku et Sharnalk firent fut d’appeler leurs compagnons les attendant à la base. Ils leur racontèrent les événements, les rencontres et les captures. Ils reçurent une réponse du boss : « ramenez moi les deux prises entières, et spécialement la guérisseuse ». Ils comprirent immédiatement ce dont quoi il retournait. Le boss avait la capacité de voler celles des autres. Les araignées avaient donc prit l’habitude de garder en vie les personnes ayant des nen insolites pour accroître la collection de leur chef. Ce soir, le boss était très intéressé par les facultés des prisonniers et spécialement celle de guérison, car les gens qui choisissent de développer ce genre de technique sont très rares et ceux qui les rendent vraiment efficaces l’étaient encore plus. Mais ils n’étaient pas vraiment à l’aise. Bien sûr, Feitan était parfaitement capable de surveiller quelqu’un tout seul, mais il y avait quelque chose de spécial chez la jeune fille.
- C’était vraiment un nen spécial, lâcha Machi. Je n’avais jamais perçu une aura de la sorte.
- Oui, approuva Sharnalk. En général, lorsqu’on entre en contact avec un nen étranger, on peut percevoir la nature, les intentions de son propriétaire. Et la nature de cette fille… je n’arrive pas à mettre un nom dessus. C’était tellement…
- Ca me rappelle des souvenirs très lointains, annonça Shizuku. Des souvenirs émergent d’un océan sombre et profond. C’était comme si…
Les trois autres araignées la regardèrent d’un air interrogateur. La petite brune était plutôt connue pour ses troubles de mémoire.
- … Comme si une personne très importante pour moi me serrait dans mes bras. Il n’y avait que de la bienveillance dedans.
Il y eut un petit silence. Les membres de la brigade avaient du mal à imaginer ce genre d’émotion. Leur vie à eux avait été privée de cette essence d’amour.
- Je crois que je commence à comprendre, annonça Sharnalk. Ce don de guérison dépassait vraiment tout ce que l’on peut voir habituellement. Mais après avoir soulevé le problème de la personnalité du guérisseur, je crois que cela devient plus clair. Elle a du choisir de mettre de grandes restrictions à l’usage de son pouvoir. Cela devait être quelque chose du genre : « utiliser son nen dans l’unique but de soulager les autres gens ». Avec le temps, cela a dut influencer son esprit. C’est également pour ça qu’elle n’a pas pu se libérer du nen de la bête de l’ombre. Je pense qu’elle est incapable de désirer faire du mal aux autres.
- Mais c’est complètement débile ! Elle ne pourra jamais se défendre contre personne ! Elle ne peut pas passer sa vie à pardonner à tout le monde !
- En tout cas, elle ne devrait pas poser de résistance, on est plutôt tranquille.
- Vous ne comprenez vraiment rien, grogna Nobunaga. Même sans le vouloir, elle peut nous faire du mal.
- Explique.
- Vous vous trouviez bizarres après qu’elle vous ait guérit, non ?
- Ben, c’est qu’on n’avait jamais sentit ce genre d’émotion avant.
- JUSTEMENT ! Pensez un peu aux conséquences, si vous commenciez à vous habituer à cette bienveillance. Vous vous mettriez à faire des sentiments, à hésiter…
- Vu comme ça…
- Je te trouve gonflé, Nobunaga. S’il y a bien quelqu’un qui fait passer ses sentiments en priorité, c’est bien toi.
- Ce n’est pas vrai !
- Ah oui, pourquoi étais-tu si nerveux en présence de cette Inochi ?
- C’est parce que… J’ai l’impression de l’avoir déjà vue, mais je n’arrive pas à me rappeler d’où.

Le silence retomba au sein du groupe. Ils arrivèrent au bureau de communication de la « communauté » de York Shin. Ils se postèrent sur le toit. Sharnalk bidouilla une antenne avec son ordinateur et eut ainsi accès à toutes les conversations téléphoniques ou internautiques du bâtiment. Ils n’avaient plus qu’à attendre le message révélant la situation d’Uvogine. Au bout de 40 minutes, ils interceptèrent un appel venant du clan Nostrad, affirmant qu’il voulait remettre l’assassin des bêtes de l’ombre à la communauté. La brigade se mit en mouvement, Elle fixa rendez-vous aux autres araignées à proximité de l’immeuble Nostrad et pria Feïtan de ramener la guérisseuse. Il y eut alors un léger problème. Il s’avéra que leur compagnon était injoignable.

Les plans furent donc à nouveau bouleversés. Il fallu redéfinir l’équipe de sauvetage pour le géant et en constituer une autre pour partir à la recherche de Feitan.
Franklin, Pakunoda et Boronerof partirent donc à la recherche de leur compagnon, pendant que les autres interceptaient les voitures de la mafia et prenaient leur place. Le sauvetage d’Uvo se passa comme une lettre à la poste. L’unique homme que la brigade croisa dans le bâtiment périt. Uvo fut débarrassé de ses chaînes et du poison. Cependant, pour ce dernier, l’opération n’était pas terminée. Il refusait de rentrer au QG avant de s’être vengé de l’impudent qui avait osé le capturer. Avec Sharnalk, il partit en quête d’information. Dans le même temps, les autres eurent un appel de Feitan, qui s’était retrouvé sans comprendre comment sur la rive du fleuve. Lorsque le groupe fut enfin réuni, le guerrier raconta tout ce dont il se souvenait. La guérisseuse et lui s’étaient rendu dans le beau quartier de York Shin, où le tortionnaire de la jeune possédait une villa. Ils eurent la désagréable surprise de trouver cette villa en feu. Inochi se rappela que Kazuke avait déposé beaucoup de pièges de nen dans la demeure. Ils avaient du prendre feu à la mort de la bête de l’ombre. Les pompiers étaient déjà sur place. Le feu fut rapidement maitrisé. Mais c’était tout de même la pagaille à l’intérieur du bâtiment. Tout était éparpillé sur le sol ou à moitié brûlé. Au bout de quelques longues minutes, Inochi trouva intact son sac de voyage. Elle en sortit un portable. A son regard réjouit, Feitan en déduisit qu’elle avait reçu un message intéressant. Elle lui répondit que des amis étaient également à sa recherche et qu’ils arrivaient à York Shin.
Alors qu’ils quittaient les ruines, la jeune fille lui cria d’éviter les feuilles de papier. A ce moment là, il y eu comme un flash de lumière. Lorsque tout se dissipa, il était au bord du fleuve, et la guérisseuse n’était plus là. Que s’était-il donc passé ?
- Feitan, tu commences à rouiller. C’est la deuxième fois, ce soir, que tu tombes dans un piège.
- Cette sale peste est une trop bonne comédienne, d’accord ? Elle était en Zestsu la plupart du temps et elle l’était encore au moment de l’alerte des feuilles de papier. Il était impossible de sentir de mauvaises intentions venant de sa part.
- Ne nous fait pas rire. Ne nous dis pas que tu n’as pas trouvé suspect qu’elle mette son aura en Zetsu.
- Arrêtez ! Il faut réfléchir à ce qui s’est passé. La guérisseuse s’est enfuie, alors qu’elle était sensée être incapable de vouloir du mal aux autres. Elle devait avoir une carte assez spéciale dans son jeu.
- Et surtout, le boss tenait vraiment à ses facultés. Il faut la retrouver.
- Sauf qu’apparemment, elle aura bientôt des amis avec elle.
- Eh, si ça se trouve, ils étaient déjà à la maison en flamme. Si Feitan ne l’a pas senti déployé d’aura agressive, c’est que le piège venait d’une autre personne.
- Ce qui veut donc dire que… des personnes très puissantes vont arriver à York Shin, de nouveaux adversaires.
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MessagePosté le: Jeu 18 Juin - 16:47 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Vers huit heures du matin, Uvogine arrivait à proximité de l’hôtel Beach Takuru. Sur les documents que lui avait obtenus Sharnalk, il était indiqué que c’était le quartier principal du clan Nostrad, le lieu où dormaient le chef des gardes du corps et leur employeur. Il était certain de faire une bonne pêche à cet endroit. Cependant, en pleine journée, il serait tout sauf discret. Son adversaire aurait tout le temps de disparaître. Il s’installa donc dans une petite ruelle parallèle pour établir un plan d’attaque. Ce fut à ce moment qu’une ombre familière s’arrêta devant la ruelle. C’était une jeune fille de moins de 20 ans, aux cheveux courts et au visage innocent. Elle avait l’air d’un oisillon qui venait de s’envoler pour la première fois. Uvo se redressa.
- Ino-chan ?
- Uvo-Sama ?

La jeune fille entra dans la ruelle. Uvo en oublia ses idées de vengeance.
- Je ne m’attendais absolument pas à vous voir ici, Uvo-sama.
- Et toi… Attends, c’est toi que mes potes ont rencontré hier soir alors qu’ils affrontaient les bêtes de l’ombre ?
- Et c’est donc vous qu’ils voulaient me faire soigner.
- Tu as préféré filer. Pourquoi je n’ai pas eu droit à tes traitements ?
- Je ne pouvais pas rester indéfiniment dans la brigade. Si je ne partais pas de moi même, vous ne m’auriez jamais laissé partir. J’étais seule avec ce type, j’ai profité d’un instant de distraction de sa part. Cela n’arrive qu’une seule fois, une occasion pareille.
- Tu vois les choses de façon tellement pessimiste. Mais si tu voulais éviter la brigade, pourquoi n’as-tu pas déjà quitté la ville ?
- Parce que les autres vont venir. Le maître m’a demandé de retenir toute une série de chambres dans son hôtel préféré.
- Hun, elle va venir ?
- Vi ! J’irai les accueillir à 19h 30 à l’aéroport. Vous pourriez venir. Je suis sûre que Nohime-Senseï sera ravie de vous revoir.
- Oui, moi aussi, je serais très content, mais j’ai du boulot à faire. Je dois m’occuper d’un sale petit rat.
- Vous comptez vous battre dans votre état ? Les sangsues ne vous posent pas de problèmes ?
- Je bois beaucoup de bière. Les œufs n’écloront pas.
- Quoi ? Mais vous êtes complètement fou !
- Pourquoi ça ?
- Parce que les adultes, elles, vont se débattre et faire des ravages dans vos intestins. Vous n’avez rien sentit lorsque vous avez bu vos bières ?
- Heu… maintenant que tu le dis…
La jeune fille poussa un soupir.
- J’ai compris. Je vais vous soigner vite fait. Je réserve les chambres et je pratique l’opération.
- On ne peut pas le faire ici ?
- Vous savez, vous risquez d’avoir du mal à utiliser votre nen dans les heures qui viennent, si je vous soigne. Alors autant se reposer tranquillement dans une chambre.
Le géant poussa un grognement, mais accepta la proposition. Les deux personnes entrèrent dans l’hotel Beach Takuru. Cela arrangeait bien le guerrier, car cela lui donnait un prétexte pour entrer dans l’hôtel sans avoir à faire du bruit.
Inochi réserva donc 3 chambres, dont la suite présidentielle. Elle choisit la plus petite des chambres pour se reposer et s’occuper de son compagnon. Mais lorsque le groom les conduisit à la chambre, ils eurent la surprise d’y trouver quelqu’un, un jeune adolescent blond et androgyne. Uvogine reconnu tout de suite le sale morveux à la chaîne.
Le groom, d’une voix gênée, demanda au garçon de quitter la chambre dans laquelle il n’avait rien à faire, mais Inochi, sentant la tension monter, affirma qu’il n’y avait pas de problèmes et le fit sortir.

Après un instant de regards tueurs, Uvo lança au garçon à la chaine : Tu es seul, tu es courageux…
- Euh, Uvo, c’est qui, ce garçon ? Qu’est-ce qu’il fait dans ma chambre ?
- Il m’attendait. Je crois que c’est son employeur qui occupait cette chambre la nuit passée.
- Eh, ne vous battez pas dans ma chambre !
- Ca ira. Eh, gamin, je te laisse choisir l’endroit et l’heure où tu veux mourir.
- Ce sera dans un endroit désert. Je suppose que ton cri d’agonie doit être particulièrement bruyant.
Inochi se retourna vers Uvo.
- Tu es sérieux ? Tu comptes vraiment te battre dans ton état ?
- Ca ne devrait pas me déranger.
- Mais si, espèce d’idiot. Tu ne vas qu’aggraver ton cas.
- Tu n’as qu’à venir et me soigner à la fin du combat.
- Ah non ! J’ai passé une nuit blanche et j’aimerai bien dormir un peu.
- Et cela ne m’intéresse pas de me battre contre un homme diminué, répondit le garçon blond.
- Raah, mais ne le provoquez pas !
Inochi se tourna vers le type à la chaîne.
- Tu le retrouveras ce soir à 22 heures dans le désert de Goldo. Il sera en pleine forme. Maintenant, j’aimerai profiter de ma chambre, si ce n’est pas trop vous demander.
Le blond lui jeta un regard glacial et sortit. La jeune fille tremblait. Dans le regard de ce garçon, elle avait sentit quelque chose qui la terrifiait.

Ce soir-là, un peu avant 23 heures, dans la base secrète du Geneï Ryodan, Sharnalk eut soudain la certitude qu’il ne reverrait plus jamais Uvo. A ce même instant, une chaîne perçait le cœur de ce guerrier.
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MessagePosté le: Jeu 18 Juin - 16:56 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

III) Dans les bureaux de Southern Peace

Le 3 septembre à 10 heures du matin, trois jeunes gens entrèrent dans la salle d’inscription aux enchères de Southern Peace. L’un d’eux était un jeune homme de 18 ans, les deux autres étaient des enfants d’une douzaine d’années.
- Southern Peace est la salle des ventes la plus réputée à York Shin, expliqua le plus âgé. Le catalogue qui contient également le billet d’entrée coûte la bagatelle de 12 millions de Jénis. La vente dure 5 jours, du 6 au 10 septembre, mais il est impossible de savoir ce qui y est vendu sans acheter le catalogue…
- Ah d’accord, répondit le gamin aux cheveux noirs.
- « Ah d’accord »… Dites donc, c’est quand même le minimum à savoir avant de venir.
- Heu… c’est sûr.
- Je me demande parfois ce que vous deviendriez sans moi.
- C’est vrai qu’on serait déjà ruinés.
- Aargh, vous me faites honte ! S’il-vous-plait, laissez moi me charger de l’inscription et ne dites rien.
Les petits acquiescèrent. Tout se passa correctement. Le trio reçu le catalogue de la vente ainsi que le ticket d’accès. Ils décidèrent de s’enregistrer au nom de Gon Freecss. Quelques instants plus tard, ils étaient assis dans une des salles d’attente et consultaient l’énorme catalogue des ventes. Ils prenaient note des informations sur le jeu qu’ils espéraient acheter lorsqu’une voix se fit entendre derrière eux.
- Pardon, j’ai cru entendre le nom « Freecss ».
Ils se retournèrent. Une femme d’une quarantaine d’année, aux cheveux d’un blond presque blanc et vêtue d’une très élégante veste noire se trouvait derrière eux.
Gon, toujours aussi confiant envers la nature humaine, lui répondit en souriant.
- C’est moi ! Je m’appelle Gon Freecss !
La dame le regarda quelques secondes et sourit.
- Est-ce que par hasard tu connaîtrais un Jin Freecss ?
Les trois compagnons sursautèrent. Ce personnage était un des plus énigmatiques du monde. C’était un hunter bénéficiant du secret absolu sur le web, ce qui signifiait qu’il avait la fortune et le pouvoir d’un homme d’Etat. Pourquoi leur en parlait-elle ? Essayait-elle d’atteindre le hunter en cherchant ses proches ? Parce qu’il fallait aussi savoir que le mystérieux double Hunter était également le père de Gon, bien qu’il se soit dérobé à ses responsabilités.

Gon et ses amis étaient venus à York Shin comme en suivant un jeu de piste. Jin avait laissé quelques étranges objets à son fils, le défiant de le retrouver. Les objets lui révélaient l’existence d’un mystérieux jeu vidéo, Greed Island et les enfants étaient à York Shin dans le but de l’acheter, bien qu’ils n’en aient pas les moyens financiers. Mais ils étaient prêts à tout pour gagner le moindre indice sur le mystérieux hunter. Ils avaient déjà mis une licence de hunter en gage dans une banque et étaient prêts à se lancer dans la chasse aux prîmes en poursuivant les ennemis de la mafia, actuellement, la brigade fantôme.

C’était pour cette raison qu’entendre parler de Jin Freecss dans les bureaux de Southern Peace faisait battre leurs cœurs à toute vitesse. De précieux indices allaient jaillir de cette rencontre. Ils en étaient tous conscients. Mais Gon, toujours aussi innocent, ne put s’empêcher de dire :
« Vous connaissez mon père ? »
Deux secondes plus tard, la dame serrait le petit garçon dans ses bras, devant les yeux ébahis de ses compagnons.
- KAWAÏ ! On dirait Jin en plus jeune et en moins pervers
- Eh ! Comment vous connaissez Jin ? Et reposez Gon, vous allez l’étouffer.
La dame se calma et posa le garçon sur le sol.
- Je suis désolée, je ne suis pas présentée. Je suis Nohime Oda
Leolio sursauta.
- Vous êtes la fameuse Nohime Oda, le double hunter qui a développé les principes de guérison par acuponcture du nen ?
Les deux enfants eurent un mouvement d’admiration. Ils parlaient à un double Hunter, une personne aussi importante que Jin ?
- Oh, tu as entendu parler de mes recherches en médecine ?
- Je veux me spécialiser dans la médecine. Dans les cours « spécial hunter », on ne parle que de vous.
- Oh, comme c’est charmant. Voilà enfin un jeune homme qui s’intéresse à mon travail. Ce n’est pas mes recherches en médecine que les gens remarquent, habituellement.
La jeune femme était à présent très intéressée par le futur médecin, pour son plus grand bonheur.
- Et tu es en quelle année de médecine ?
- Je viens de m’inscrire. J’ai obtenu ma licence cette année, en même temps que Gon.
Le double Hunter ne savait plus à qui prêter le plus d’attention, elle gérait deux conversations à la fois.
- Donc, vous êtes tout les trois de tous nouveaux hunters, tout frais dans le métier…
- Non, la coupa Kirua. Moi, j’ai raté.
- Ce n’est pas grave, mon petit. Moi même, je n’ai passé l’examen qu’à mon troisième essai… et d’ailleurs… désolée si cela te dérange mais, est-ce qu’on t’a déjà dit que tu ressemblais à Silva Zaoldyek ?
- Quoi ? Mon père est un hunter ?
Kirua se maudit tout de suite pour les mots qu’il avait laissés échapper. Il n’aurait jamais cru qu’une telle nouvelle pourrait lui faire relâcher toute sa concentration. Mais la dame ne parut pas surprise. Cela commençait à devenir sérieusement compliqué. Cette dame connaissait aussi le plus redoutable assassin du monde, le père de Kirua. Elle avait l’air de connaître la terre entière. Elle sembla d’ailleurs lire dans les pensées des garçons et s’empressa de répondre.
- Vous savez, le monde des hunters est plus petit qu’on ne le croit, surtout pour les hunters de haut niveau. Les grands esprits finissent toujours pas se rencontrer, parce qu’on a envie de partager son expérience avec ses semblables ou qu’on ait envie de trouver des adversaires à sa hauteur. Je connais Jin et Silva depuis très longtemps. J’ai rencontré Silva à mon troisième essai du passage de l’examen. Nous l’avons passé ensemble. Quand à Jin…
Elle eut un regard beaucoup plus inquiétant.
-… C’est lui qui m’a fait rater les deux premières fois.
Un frisson glacé parcouru les garçons.
- Mais quand j’y repense, c’était une époque fabuleusement riche en aventures. Je me suis beaucoup amusée à ces examens, même si mon obsession finale était de tuer ce sale rat de Jin. J’aimerais bien redevenir examinatrice et repartir à la pèche de tout ces petits jeunes plein de rêves. Et vous, que comptez vous faire avec vos licences de hunters ?
Léolio et Gon répondirent en même temps : « Jeveuxdevenirmédecinetdireàmespatientsquejen’aipasbesoind’argent/jeveuxrencontrermonpèreàtoutprix. »
Kirua répondit après coup « Je ne veux pas ressembler à mon père. »
Les trois jeunes gens intéressaient grandement le double hunter, mais elle était consciente qu’elle ne pouvait pas se consacrer aux trois en même temps. Chacun des jeunes gens ré-expliqua ses motivations. Ils parlèrent également de leur projet concernant Greed Island.
- Inutile de vous fatiguer à acheter le jeu. Vous ne pourrez pas entrer en compétition avec le milliardaire Battera. Entrez plutôt en contact avec le comité des Hunters, ils ont plus d’une quinzaine d’exemplaires du jeu. Le comité les as acquis pour les hunters qui veulent suivre une formation classique. Chaque petit nouveau peut y jouer, du moment qu’il connaisse le Nen.
- Vraiment ???
- Quand je pense qu’on a claqué près de 800 millions et une licence de Hunter alors qu’il suffisait de contacter le comité, grogna Kirua.
Nohime Oda eut un sourire.
- Contacter le comité est une chose, atteindre la salle des jeux en est une autre.
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MessagePosté le: Jeu 18 Juin - 16:57 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

- Hein ???
- Ce jeu est assez dangereux. Pour éviter les morts stupides, car cela arrive souvent, les responsables ont instauré une sorte de troisième examen de hunter. Ne vous inquiétez pas. Ce n’est pas plus difficile que l’examen principal quand on maîtrise correctement le Nen.
Les garçons affichèrent tout de même un air peu rassuré.
- De plus, sachez que tout hunter qui arrive à entrer dans le jeu se verra décerner une motion spéciale qui fait son petit effet sur le CV. Le vieux Netero m’a d’ailleurs dit que la première personne à terminer le jeu se verrait décerner le titre de Single Hunter.
- Ooooh, s’exclamèrent les trois jeunes.
- J’imagine que vous comprenez maintenant…
- … Pour que l’on décerne un titre de single hunter à la première personne qui le termine, ce jeu doit être vraiment difficile, la coupa Kirua.
- Ses créateurs l’ont conçu comme un programme complet d’entraînement de hunter, tout en le rendant amusant. Mais comme la vie d’un hunter est composée de risques et de défis, ceux-ci existent aussi dans le jeu.
- Ca ne rigole pas, lâcha Leolio.
- Mais si vous ne vous sentez pas encore d’attaque, je suis également professeur à mes heures.
- Quoi ??? Vous accepteriez de nous prendre comme élèves ?
Léolio était beaucoup plus informé que les enfants à propos de la personne à qui ils parlaient, et il savait parfaitement à quel point elle était puissante et dangereuse. Jamais il n’aurait imaginé avoir l’honneur de lui parler, et encore moins d’être accepté comme son élève.
- Bien sûr, j’impose tout de même certaines conditions…
- Je vois… Le quatrième examen de hunters…, ironisa Kirua.
Avec un grand sourire (plutôt inquiétant), Mme Oda lui répliqua qu’il avait la même arrogance que son père. Kirua ne dit plus un seul mot de toute la conversation.
- Vous avez le choix entre… obtenir l’accès à Greed Island par le single Hunter Tsesugera OU obtenir une invitation à l’événement du 18 octobre de la main d’Inochi Tokugawa.
- Hein ??? Qu’est-ce que c’est que ces conditions ?
- Ne me regardez pas avec ces yeux là. Si vous n’êtes capable de remplir ces conditions, vous ne survivrez pas une semaine dans Greed Island.
- Mais vous nous donnez encore moins d’informations que…
- Sachez que 44% des joueurs de Greed Island meurent dans la semaine qui suit leur entrée dans le jeu. Le risque de mort dans ce jeu est trois fois supérieur à l’examen principal des hunters. Si vous ne savez pas répondre à mes conditions, vous n’avez pas le niveau pour affronter Greed Island. C’est aussi simple que ça.

Dix minutes plus tard, les trois garçons se promenaient dans la rue en grommelant.
- Je ne pourrait pas dire ce qui semble le plus irréalisable, grogna Kirua : Obtenir les neuf milliards pour participer à la vente aux enchères, négocier auprès d’un single Hunter que nous ne connaissons pas ou encore négocier à propos d’un évènement que nous ne connaissons pas avec une personne que nous connaissons encore moins. Et le mieux de tout, j’ai oublié les noms que Mme Oda nous avait donnés.
- Le single Hunter s’appelle Tsesugera et la fille du 18 octobre : Inochi Tokugawa, lui répondit Léolio.
- Wow, tu as vraiment réussi à te souvenir des noms ?
- Tsesugera est un hunter connu. C’est un mercenaire, mais on dit qu’il n’a jamais raté une seule de ses missions. Et pour la fille… j’ai utilisé un moyen mémo-technique. Inochi veut dire « vie » en japonais, et la lignée des Tokugawa est assez célèbre pour sa fin tragique.
- Raconte… ça peut nous donner des indices.
- C’est une noble famille du Bergenland, le pays des hautes montagnes. Ils en furent même les rois pendant un siècle. Mais il y a 70 ans, le pays a connu une grande crise politique, et le dernier roi de la lignée fut contraint de transformer son pays en république. Tout ne se passa pas comme on l’avait espéré, et le pays sombra dans la guerre civile. Le petit-fils du roi (Ieyasu Tokugawa) tenta de réunifier le pays. Il mena une croisade pendant près de 20 ans. Mais ses ennemis finirent par trouver sa cachette et la firent exploser. Le prince et toute sa famille périrent dans l’explosion et c’est ainsi que la lignée des Tokugawa fut éteinte. Cela s’est passé il y a près de 15 ans.
- Donc, si la fille dont Mme Oda nous a parlé appartient à la famille du prince, elle n’est pas sensée être en vie.
- Ah, je me rappelle, à présent, s’exclama l’adulte. J’ai vu un reportage il y a un mois qui parlait de l’extinction des Tokugawa. Des gens affirmaient qu’on n’avait pas retrouvé le corps de la plus jeune fille du prince et qu’il était donc possible qu’elle soit toujours en vie. Tous les écrivains romantiques inventent des histoires à ce sujet. Et cette fille s’appelle Inochi.
- Donc, cette mégère nous laisse le choix entre négocier avec un single hunter et retrouver l’héritière d’une lignée légendaire.
- Personnellement, je trouve ça passionnant, de partir à la recherche d’une princesse, lui répondit Léolio.
Kirua regarda l’adulte d’un air suspicieux. Gon, lui, annonça être partant pour accomplir tout les défis : acheter le jeu, rencontrer le single Hunter et retrouver la princesse. Son ami s’empressa de calmer ses ardeurs et lui fit remarquer que retrouver la princesse leur prendrait certainement des années et beaucoup d’argent, alors que le jeu de Greed Island, bien qu’il soit hors de prix, pouvait être à leur disposition dans une semaine.

Léolio lui répondit que pour acquérir le jeu, ils auraient à affronter la brigade fantôme, et cela voulait dire qu’ils allaient mettre leur vie en jeu. Il préférait chercher la princesse et le single hunter, moins dangereux. De plus, lui, n’avait pas l’intention de jouer à Greed Island. Il voulait devenir l’élève de Nohime Oda, le meilleur hunter guérisseur de ce siècle. Il ne pourrait jamais rêver d’avoir un meilleur professeur. Gon objecta, car il ne se sentait pas très à l’aise avec quelqu’un qui voulait tuer son père.
Les garçons commencèrent à se disputer lorsque Gon fut attiré par un étrange objet dans un étalage. Après observations, il s’avéra que grâce à au nen, le garçon avait repéré une pièce d’exception. En quelques instants, ils reprirent l’espoir d’arriver à entrer en compétition pour le jeu.
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MessagePosté le: Jeu 18 Juin - 16:57 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

IV) le rendez-vous dans les bois

La brigade de l’ombre ne resta pas inactive ce jour là. Différentes équipes furent envoyées à travers la ville dans l’espoir de pousser leurs ennemis à sortir de leurs tanière. Cependant, la pêche ne fut pas bonne. Tout ce qu’ils interceptèrent furent deux enfants désireux d’obtenir des informations de valeurs. Ils n’avaient aucun lien avec la disparition de leur camarade. Ils se réorganisèrent donc pour repartir à la recherche des membres du clan Nostrad, seule piste du « type à la chaine » qui avait capturé Uvoguine la première fois. Seul Nobunaga resta au QG pour garder les deux jeunes prisonniers dont il s’était pris d’affection.

Quelques minutes après la séparation, Shizuku et Franklin émettaient des réflexions quant à l’attitude de leur compagnon.
- Ils se ressemblent.
- Qui ça ? Uvo et le gamin ?
- Disons que… ils réagissent exactement de la même façon. Ils ont le même caractère, ils ne pensent à rien quand ils s’énervent.
- Ah, d’accord.
- Tu n’es pas dans la brigade depuis longtemps, Shizuku, et tu ne t’en es pas encore rendu compte, mais Nobunaga et Uvoguine forment un duo d’exception. Uvo avait beau prétendre préférer les combats en solo, il était toujours plus efficace lorsqu’il avait quelqu’un à protéger.
- Il se battait mieux quand il avait un gêneur dans les pattes ?
- Euh, oui, on peut dire ça… et d’un autre côté, Nobunaga avait besoin d’avoir des limites imposées car il est le roi de la négligence. Ils se complétaient mutuellement. Ils formaient le meilleur des duos de combattants.
- Mais… qu’est-ce que cela a à voir avec la situation actuelle ?
- Le petit dégage la même aura qu’Uvo. Il n’y avait que Nobunaga pour pouvoir s’en rendre compte. Je crois que s’il veut faire entrer ce gosse dans la brigade, il n’a pas tort. Avec l’entrainement adéquat, il peut devenir un deuxième Uvo.
- J’ai compris, si notre maître du corps à corps a vraiment passé l’arme à gauche, il fera un bon remplacement, alors.
- Tout à fait, mais assez parlé des gosses. Il faut s’organiser pour notre travail à présent.
- Le type à la chaîne est associé au clan Nostrad. C’est en s’approchant d’eux qu’on aura le plus de chances de le trouver.
- Mais s’approcher de la mafia ne se fera pas discrètement. Nos visages sont connus. Dès qu’on sera repérés, nos cibles pourront s’organiser. Il est probable qu’ils feront disparaître les informations dont nous avons besoin, ou pire, nous faire tomber dans un piège.
- Oui, s’attaquer directement au type à la chaîne à nous deux sans savoir quelle est sa force serait une erreur. Nous devons être sûrs de nous. Il a tout de même réussi à avoir Uvo.

Alors qu’ils continuaient de préparer leurs plans, ils entrèrent dans une place de marché. Il était près de 5 heures de l’après-midi, et il y avait encore beaucoup de monde. Shizuku s’arrêta brusquement.
- Que se passe-t-il ?
- Je… il y avait quelqu’un dans la foule, là-bas.
- Un des types de la liste ?
- Non… je ne sais pas où je l’ai déjà vu, mais…
Franklin remarqua que son équipière tremblait. Il savait aussi qu’il était inutile de l’interroger. Sa mémoire était tellement défaillante qu’il n’en tirerait pas grand-chose.
- C’est une femme. Elle a des cheveux coupés très courts, teintés en bleu marine et avec des lunettes noires. Je suis sûre que je l’ai déjà vue, et qu’elle est horrible, mais je ne sais plus pourquoi.
- Elle nous observe ?
- Elle s’est arrêtée trois secondes, puis a repris son chemin. Mais je…
- Maintient ton Gyo. C’est peut-être une piste. Nous ne devons pas la perdre de vue.
La filature ne dura pas longtemps. En effet, la femme aux lunettes fit vite volte face pour venir à leur rencontre.
- Mais c’est cette chère Shizuku… Cela fait quoi, deux ans ?
- Deux ans que quoi ?
- Deux ans que tu nous as quitté pour rejoindre la brigade fantôme. Mais tu ne t’en souviens pas. Tu m’as demandé de t’effacer la mémoire pour éviter les persécutions d’Oda-Senseï.
- Oda-seinseï ? Tu veux parler de la « Nohime Oda » ? J’ai été une de ses élèves ?
- Oui, mais bon, nous nous sommes arrangées toutes les deux pour que personne dans notre groupe ne se souvienne de toi. Pour tes anciens amis, tu n’as jamais existé.
- Je… je ne me souviens pas. Je suis une enfant abandonnée recueillie par la brigade. Comment aurais-je pu avoir une autre vie ?
- Malheureusement, on dirait que le plus important n’est toujours pas parti. J’ai déjà fait trois fois le ménage dans ta tête, mais tu réagis encore quand tu me vois. Et moi qui pensais t’avoir infligé des dommages irréversibles à ta mémoire. Pourquoi donc refuses-tu d’oublier l’essentiel ? Pourquoi ne peux-tu pas m’oublier une bonne fois pour toute ?
Franklin jugea bon d’intervenir.
- Si tu es une élève d’Oda, nous n’avons rien à faire avec toi. Ignore-nous et nous ferons de même. Nous ne cherchons pas à nous disputer avec vous.
- J’en suis bien consciente, mais je préfère ne pas prendre de risques.
La fille aux cheveux bleus enleva ses lunettes.
Trois minutes plus tard, elle avait disparu, et les deux araignées avaient oublié cette rencontre.

Huit heures du soir.
La lune se teinta à nouveaux de sang. Suite aux évènements du 1er septembre, la mafia avait prit des mesures draconiennes pour sécuriser la vente aux enchères souterraine du 3 septembre. Dans un kilomètre de périmètre, des barrages de la police empêchaient quiconque n’étant pas inscrits aux enchères d’entrer. Un peu plus loin, des voyous au service des grandes familles, armés jusqu’aux dents, étaient chargés d’éliminer tout les intrus. Mais, vers 8h 10, des faits inquiétants commencèrent à se produire. Cela commença par l’absence de réponse de la part de postes avancés, puis une voiture força un barrage de police. On l’intercepta au bazooka, mais les passagers sortirent indemnes de la voiture en feu. L’un d’eux, un vrai gorille, se mit à tirer d’étranges projectiles avec ses doigts. Presqu’au même moment, un peu partout autour du périmètre de sécurité, des coups de feu et explosions se firent entendre. La brigade fantôme ratissait le quartier, exterminant tous ceux qui se mettaient sur son chemin.

Quelque part dans la bordure du périmètre, dans un parc, Phinks et Feitan avançaient tranquillement. Ils venaient de tuer 20 mafieux, mais venaient de se rendre compte qu’ils étaient perdus. Feitan entreprit de faire les poches d’une de ses victimes, espérant y trouver un plan. A cet instant, Phinks nota la présence d’une jeune fille sur un banc, à une trentaine de mètres d’eux. Elle était parfaitement impassible, indifférente au vent qui soufflait dans ses cheveux et faisaient voler les papiers autour d’elle. Elle n’avait pas l’air inquiète de se trouver près de deux hommes venant de massacrer vingt hommes armés jusqu’aux dents.
- Eh, qu’est-ce que tu veux, la gamine ?
Feitan leva la tête et se raidit. La fille en question était la guérisseuse qui lui avait faussé compagnie. Mais elle avait un peu changé. Elle avait de nouveaux tatouages sur le visage, des dessins dans un cercle.
- C’est gentil d’être revenue. Tu as décidé de t’excuser pour avant-hier ?
- Excuser ? De quoi, c’est plutôt vous qui devriez me remercier, après tout ce que j’ai fait pour vous.
Feitan nota qu’elle avait une voix essoufflée. Elle était fatiguée. Est-ce qu’elle s’était épuisée à traverser les barrages ? Enfin, elle serait beaucoup plus facile à capturer dans ces conditions.
- Elle tombe bien. Le boss a laissé entendre qu’il allait affronter des Zaoldieck au Cemetery Buidling. Il sera plus que content de la voir.
- Je vous remercie pour l’invitation, mais je me contenterai de rester ici. Je suis juste venue vous laisser un message.
- Tu te crois en mesure d’imposer des conditions ?
- Oui. Vous avez remarqué que j’avais de nouvelles marques sur le visage, non ?
- Qu’est-ce que cela à avoir ?
- Ces marques sont là parce que j’ai utilisé une faculté très compliquée. Hier soir, j’ai croisé par hasard votre copain le numéro 11.
- Uvo ? Tu sais ce qui lui est arrivé ?
- Oui, je l’ai soigné une première fois, puis je l’ai suivit dans le désert où il s’est battu contre le gars qui l’avait capturé la veille.
- Et quoi, qu’est-ce qui lui est arrivé ? Tu n’es pas intervenue ?
- Vous allez me laisser continuer, oui ? Il ne voulait pas que j’intervienne, voir que je le suive, mais j’avais un mauvais pressentiment. Donc, il s’est battu, mais il a perdu. Son ennemi lui a transpercé le cœur. Lorsque ce gars est partit, je suis accourue. Le cœur avait cessé de battre, son énergie spirituelle s’était presque éteinte, mais son âme était encore présente. Alors, j’ai utilisé un nen de résurrection. Je lui ai donné une partie de ma vie pour que son cœur puisse se remettre à battre. Ma vie est donc la sienne pour un petit moment. Si je suis blessée, il le sera aussi, et inversement. Et de plus, nous ne pouvons pas être séparés trop longtemps, car nous nous affaiblissons.
- Et ça va durer combien de temps ?
- Moi, ça ira assez vite, un ou deux mois. Ce n’est pas la première fois que j’utilise cette faculté. Lui, ça va durer beaucoup plus longtemps, et je ne sais pas combien de temps. Tout dépend de lui et de sa volonté de vivre.
- Où est-il ?
- Il est en sécurité. Mon maître est aux petits oignons pour lui. En revanche, comme la convalescence va être longue et difficile, mon maître a décidé de le garder jusqu’à ce qu’il aille mieux. Nous vous demandons de respecter ce congé maladie. Je ne pense pas que ça lui ferait du bien de vous voir pour le moment.
- On s’en fout ! Où est-il ?
- Vous ne comptez tout de même pas aller le chercher maintenant ?
- Oh si ! Et si tu ne veux pas qu’on abime ton prof par la même occasion, tu vas aussi nous accompagner bien gentiment.
- Abimer Oda-Senseï ? Je vous souhaite bien du plaisir.
Les deux araignées se figèrent un instant. La garce avait osé leur balancer le nom d’Oda. Etait-ce du bluff ?
La jeune fille se leva de son banc et commença à s’en aller. Mais Feitan se ressaisit.
- Rien à foutre de tes conneries. Et je suis sûr que si je t’arrache la langue, rien n’arrivera à Uvo.
- Tu es bête, Feitan. Et en plus, tu va tomber dans le même piège pour la deuxième fois.
- Espèce de sale petite pu…
Mais alors qu’il s’avançait, il posa le pied sur un feuillet qui trainait sur le sol. Il fut enveloppé dans une lumière blanche. Deux secondes plus tard, il avait disparu. A la place, il y avait un dessin très grossier de lui sur le feuillet. Phinks fit un pas en arrière et regarda autour de lui. La pelouse était envahie de feuillets. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’il marche sur l’un d’entre eux. La baratineuse avait bien préparé son coup.
- J’appelle cette faculté la « valse des feuilles ». Dès que ma cible entre en contact avec un des feuillets, il est emprisonné à l’intérieur de celui-ci. Ne t’inquiète pas. Le temps s’arrête pour la cible. Lorsque je le libère, c’est comme si rien ne s’était passé entre la capture et la libération. Feitan n’a rien eu la dernière fois.
- J’ai compris. Pourrais-tu être une gentille fille et le relâcher ?
- Je ferai comme la dernière fois. Je vous lâcherai le long du fleuve, de façon à ce que vous ne puissiez pas me poursuivre. Maintenant, sois gentil et entre aussi dans un morceau de papier.
- Eh, attends… ta faculté, c’était la guérison. Comment peux-tu combiner des arts de soin avec une technique de manipulation si compliquée ?
- Un bon magicien ne révèle jamais le secret de ses tours de magie. Ah, au fait… il va de soi que si je déchire la feuille, l’objet ou la personne à l’intérieur est également détruite. Tu ne voudrais tout de même pas que ton copain meure à cause de tes réticences ?
- Sale petite merdeuse !
Mais Phinks était trop en colère pour réaliser que la brise déplaçait une des feuilles près de lui. Cette feuille le toucha à la jambe…
Quinze minutes plus tard, Phinks et Feitan se retrouvèrent au bord du fleuve.
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MessagePosté le: Jeu 18 Juin - 17:01 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

V) Le cas Oda
La nuit du 3 septembre fut sanglante. Plus de 2000 hommes armés jusqu’aux dents avaient été massacrés par seulement 10 personnes. La brigade fantôme semblait sortir tout droit d’un cauchemar. Mais par une sorte de miracle, ces monstres furent arrêtés au pied du Cemetery Building, où devait se dérouler la vente souterraine de la soirée. Deux assassins légendaires avaient été engagés par les parrains pour combattre ces voleurs, Zéno et Shilva Zaoldyeck. Ils éliminèrent le chef de la brigade, puis plusieurs de ses acolytes. Le calme revint sur la ville. Les mafieux participèrent à leur enchère, et certains trésors, comme les fameuses pupilles écarlates, atteignirent des sommes astronomiques.

Gon, Kirua et Leolio purent enfin entrer en contact avec Kurapica. Ils se réunirent le lendemain matin dans le parc « iml » et se racontèrent leurs aventures. Kurapica dévoila donc ses activités. Il était engagé par le parrain du clan Nostrad et avait été promu bras droit de ce dernier suite à l’assassinat du précédent chef des gardes du corps. Il avait assisté aux trois massacres de la brigade et avait effectivement vaincu un de leurs membres. Et à présent, le chef de la brigade, plus cinq autres membres, avaient été tués. Les ennemis du garçon étaient neutralisés pour un long moment. Ensuite, les trois autres garçons racontèrent leurs aventures. Gon et Kirua racontèrent leurs prouesses à la tour céleste où ils avaient découvert le nen et où Gon avait réussi à frapper Hisoka, un redoutable guerrier rencontré à l’examen des hunters. Ils parlèrent aussi du mystérieux défi lancé par Jin Freecss, le jeu de Greed Island et la rencontre avec le double hunter Nohime Oda. Leolio ajouta alors qu’il avait fait des recherches sur le double hunter. C’était vraiment une personne incroyable. La bibliographie était très limitée, se contentant de parler des éléments les plus importants de sa carrière. Elle avait reçu sa première étoile à 27 ans pour ses découvertes en médecine, et sa deuxième à 33 pour son action humanitaire au Bergenland. Kirua fit remarquer que cela pouvait avoir un lien avec la mystérieuse princesse qu’elle leur avait proposé de retrouver. Leolio lui répondit que des infos sur le site des hunters signalaient qu’une de ses élèves s’appelait Inochi. Il était possible qu’elle leur demande de chercher sa propre élève. Mais le plus impressionnant était à venir. Dans l’agenda de la confrérie des hunters, il avait appris que le 15 octobre, une cérémonie allait être organisée pour lui remettre sa troisième étoile de Hunter, faisant d’elle la troisième plus jeune personne dans l’histoire de la confrérie à recevoir ce titre.
- Et quelles en sont les raisons ?
- Ce n’est pas dit. Apparemment, c’est une décision du vieux Nétéro. Le lieu et l’heure de la cérémonie n’ont pas été divulgués. Les invitations sont envoyées par Oda elle-même.
- Mais si cette Inochi est bien l’élève d’Oda, elle doit avoir le pouvoir de nous inviter, non ?
- Oui… maintenant, c’est une certitude. Nous devons traquer une de ses élèves. Et si Oda est à York Shin, il est probable qu’elle ait amené ses élèves avec elle.
- Hmm, je crois qu’essayer de retrouver la princesse est plus réaliste que de capturer un membre de la brigade, réfléchit Leolio. Nous avons été idiots de claquer une vingtaine de million dans la poursuite des araignées. Nous devrions chercher cette fille. Retrouvons le maître, elle ne devrait pas en être très éloignée.
Kurapika sourit. La quête de ses amis semblait beaucoup plus amusante que la sienne.
C’est alors que son portable sonna.

A quelques kilomètres de là, dans les bidons-villes de York Shin, une autre réunion avait lieu.
- Faisons le point, résuma le chef de la brigade. La guérisseuse a rencontré Uvo avant-hier et a assisté à son combat. Il a perdu. Son adversaire est parti sans demander son reste et elle a utilisé une faculté incroyable pour le soigner. Mais elle aurait encore d’autres tours en réserve, car elle a également utilisé une faculté totalement différente pour capturer Feitan et Phinks… Si vous ne m’aviez pas dit qu’elle était une élève d’Oda, j’aurai eu du mal à y croire.
- C’est bien parce que c’est impensable qu’on n’a pas remarqué les feuilles de papier piégées.
Nobunaga se redressa brusquement.
- Je me souviens !
Ses compagnons le regardèrent avec étonnement.
- Je me souviens où je l’ai rencontrée… Uvo et moi avions terminé une mission et voulions prendre un peu de bon temps dans un des pays que nous traversions. En fait, Uvo voulait faire une visite à Oda.
- Il l’a vue récemment ?
- Je ne sais pas. Ca remonte à 8 ans. C’était avant l’incident Kuruta. Enfin, elle avait quatre élèves avec elle, et la petite était déjà dans le groupe.
- Donc, c’est une certitude, elle est protégée par Oda.
- Apparemment, c’est son plus ancien élève. Elle la traite comme sa propre fille. Je ne l’avais pas reconnue car elle a terriblement changé.
- Changé comment ?
- C’était une gosse à problème. Elle avait un nen instable. Il ne fallait pas la toucher ou on ne pouvait plus nous servir de notre nen pendant deux semaines. Et surtout, elle avait un dédoublement de personnalité.
- Aaah, ça, c’est intéressant, dit le boss. Ca pourrait expliquer les différents types de nen.
- Comment ça ?
- Le nen dépend de la personnalité de son utilisateur, vous êtes bien d’accord ? Donc, plusieurs personnalités, plusieurs nens.
- Mais ça devrait les rendre assez faible, non ? Pourtant, elle est sacrément douée en chirurgie.
- Si elle a réussi à contrôler ses personnalités, au contraire, ça la rend plus puissante. C’est le principe des blessures.
Certains ne comprirent pas ce qu’il voulait dire. Franklin expliqua aux incultes.
- Il y a une théorie sur l’éveil du nen. On ne parle plus de « provoquer » ou de prendre son temps, on parle de blessures : blessure du corps, blessure de la chair et blessure de l’âme. Les blessures de la chair et celle du corps sont associée à l’éveil provoqué. La blessure du corps veut dire une attaque au nen contre le corps. La blessure de l’âme, c’est lorsqu’on éveille son nen par le renforcement de l’esprit et finalement la chair, c’est lorsque l’individu, corps ou âme, a été profondément mutilé et pas forcément au nen. Une seule de ces blessures est suffisante pour éveiller le nen, mais il arrive qu’elles s’additionnent et si l’utilisateur les surmonte, son nen n’en sera que plus puissant. Dans notre cas, nous cumulons tous au moins deux types de blessures.
- Et donc, si elle subit un dédoublement de personnalités, cela pourrait dire qu’elle a survécu à deux blessures. Elle est à notre niveau au point de vue force mentale.
- Mais en résumé, si elle est forte et si Uvo est bien pris en charge par Oda, on peut dire qu’il va bien.
- Oui, s’il y a bien quelqu’un à qui elle ne fera pas de mal, c’est bien Uvo. Malgré ce qui s’est passé il y a cinq ans, ils sont toujours frère et sœur.
- Mais, boss, est-ce que ça veut dire qu’on abandonne Uvo, sans garantie qu’elle nous le rende ?
- Bien sûr que non. On va récupérer Uvo, et la fille adoptive par la même occasion.
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MessagePosté le: Jeu 18 Juin - 17:08 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

VI) La bataille de l’hôtel

- Ouah, c’est le paradis ! Même dans mes rêves, je n’aurais pas imaginé trouver l’intégrale des jeux « Ghetto’s Fighters », et en plus, à un prix si bas.
- Si bas, c’est vite dis. Je te signale que l’enchère n’est pas terminée avant minuit. Les gens vont enchérir dans la dernière demi-heure.
- M’en fiche. Ils pourraient vendre ce lot à 2 millions, je l’aurai quand même.
- Haruka, tu as déjà suffisamment de mal à gagner de l’argent, et tu vas le dilapider pour des jeux vidéos ?
- Il y a aussi des bd mythiques dans cette salle. J’ai envie de tout acheter.
- Je te préviens, je ne te prêterais plus rien lorsque tu seras ruiné.
Les deux personnes qui avaient cette discussion étaient un garçon de 22 ans et un autre de 13 ans. Le plus âgé se nommait Kuwabara, était grand, roux et bien bâti. Son cadet était toujours un enfant, avait de longs cheveux noirs et raides, de beaux yeux noirs et se nommait Haruka. Le jeune homme était un peu le grand frère du gamin. Il veillait toujours sur lui pour l’empêcher de faire des bêtises. Et comme le garçon était remuant, il lui donnait beaucoup de soucis. Leur discussion fut interrompue par l’arrivée de deux autres garçons du même âge que Kuwabara. L’un était blond, l’autre roux et ils avaient l’air excité.
- Vous ne devinerez jamais ce qu’on a repéré parmi les bd vendues pièces par pièce.
- Quoi donc, Jason ?
- Il y a trois exemplaires de la première édition du tome 1 de « Beast Instinct ».
- Quoi ? Ce fameux premier tome si gore que le comité de censure international avait tenté de faire disparaître en faisant incinérer tous les exemplaires connus il y a 83 ans ?
- Oui, Rubens les a examinés en détail. Le papier est d’époque, et l’auteur les avait bien dédicacés avec sa signature de Nen. Ce sont des authentiques, vieux ! Il nous en faut un.
- Je suis d’accord, on entre en compétition et on l’aura.
- Donc, grogna Haruka, je ne peux pas compter sur vous pour m’aider à obtenir mes « Ghetto’s Fighters » ?
- Tu sais, tu n’auras pas trop l’occasion d’y jouer, à tes jeux vidéo. Oda-Senseï est toujours opposée à la présence de consoles au village. Les Bd, ça se transporte plus facilement.
- La série des « Ghetto’s Fighters » sont plus que des jeux vidéo. C’est une véritable bible, un guide initiatique pour les gens comme nous. Et certains épisodes ont été produits en nombre si limité qu’on se demande même s’ils ont existé.
- Et tu ne crois pas qu’il puisse y avoir des faux dans ce lot ?
- Et vous ne pensez pas que vos BD interdites au moins de 24 ans puissent être des fausses ?
- Arh, on n’en sortira jamais. Et si on allait débattre de nos investissements autour d’une glace ?
- Bonne idée, les enchères, ça creuse. Et de toute façon, nous avons encore six heures devant nous.
Et le groupe monta à l’étage du restaurant. Ils s’installèrent contre la vitre, face à la grande rue remplie de parapluie, car il pleuvait à verse.
- Ils font des coupes super, ici. Il y a le choix entre une cinquantaine de parfums, et il y a mille et une façons de les combiner.
- Je vais prendre un milkshake.
- Et moi, la coupe des bois…
- Eh, les gars, regardez !
- Quoi ?
Rubens indiquait un groupe de personnes qui marchaient dans la rue. Ils se voyaient bien car ils étaient les seuls personnes sans parapluie ni vestes. Il s’agissait d’un groupe d’une dizaine de personne. Personne ne se mettait en travers de leur route. Les passants s’écartaient naturellement. Ils étaient donc tout sauf discrets.
- Ce sont des utilisateurs du nen, et ils sont aux aguets.
- Dites… le mec déguisé en samouraï, ça ne vous dit rien ?
- NOBUNAGA !
- C’EST LA BRIGADE FANTOME !
- Qu’est-ce qu’ils viennent faire par ici ? Ils comptent dévaliser la salle de vente des médias ?
- S’ils touchent à nos Beast Instinct, ça va être la guerre.
- Non… ils passent leur chemin, ils continuent de suivre la grande rue.
- Dans ce cas, on les laisse. Senseï nous a dit de les éviter.
- Mais euh… dans 900 mètres, il y a notre hôtel, non ?
Il y eu un silence.
- Il faut en avoir le cœur net, déclara Rubens. Il sortit un carnet de croquis de son sac à dos.
« Travel’s note ». Une aura enveloppa le carnet. Il feuilleta jusqu’à la 6ème page et dessina un œil avec son doigt. « Eye’s painter » Une image animée prit place sur la page.
- Ca va, ils sont encore dans mon champ de vision. J’avais bien fait de mettre une balise à l’entrée du bâtiment.
- Ah, c’est ça que tu faisais… tu en mets partout, dis-donc.
- Je peux transférer mes balises où bon me semble dans le champ de vision de la page. Je pourrais les suivre autant qu’il le faudra. S’ils ne changent pas de rue dans 500 mètres, on prévient les filles.
- Ca ne nous laissera pas assez de temps pour manœuvrer, je me rends à l’hôtel immédiatement, annonça Jason. Kuwabara, viens avec moi. Appelez nous sur nos portables s’il y a une menace.
- Roger !
- Je crois que c’est raté pour les enchères. Ils vont me payer ça, grogna le gamin.
Les deux jeunes hommes se retirèrent dans un coin désert. Là, Jason enleva un de ses bracelets. « Ouverture de porte ». Le bracelet s’agrandit jusqu’à obtenir le diamètre d’un homme adulte. Une lumière bleue envahissait le cœur du cercle. Jason fit signe à son ami d’entrer. C’est ce qu’il fit. Deux secondes plus tard, ils étaient dans une chambre d’hôtel.
- C’est vraiment une bonne chose que toi et Rubens soyez si prévoyants. Tant que vous laissez vos balises aux bons endroits, on peut agir vite et bien.
- Moi, je ne me sens jamais rassuré quand je sais que je laisse un bracelet sans surveillance. J’ai toujours peur que quelqu’un ne le déplace, et alors que je veux ouvrir mes portes, ça ne
Se passe plus au bon endroit.
- Bon, faut voir si les filles sont rentrées de leurs courses.
Il sortit son portable et composa un numéro. Au bout d’une vingtaine de seconde, une voix de femme se fit entendre.
- Allo ? Baka ?
- Ta gueule, Jeyla. Où êtes-vous ?
- Dans le hall de l’hôtel, pourquoi ?
- La brigade fantôme vient par ici. S’ils ne changent pas de trajectoire, ils seront à l’hôtel dans 3 minutes.
- Tu es sérieux ? Ah, les enfoirés. Ils ont choisit le moment où Oda-Senseï est à l’autre bout de la ville. Est-ce que tu l’as appelée ?
- Pas encore. Il faudrait que tu t’en charges. Jason et moi sécurisons d’abord l’étage. Surveillez les allez et venue dans le hall. Je vais raccrocher. Rubens risque d’appeler à tout moment.
Effectivement, huit secondes plus tard, l’intéressé appelait.
- Ils se sont séparés. Une fille sexy et un mec avec un manteau noir ont pris une petite rue. Les autres continuent en direction de l’hôtel. Ah… le couple escalade les murs. Ils vont sur les toits.
- Mauvais… Ils préparent un assaut. Revenez à l’hôtel, ça sent la bagarre.
- Aïe, encore du nouveau, le grand groupe vient d’immobiliser deux gamins.
- Des gamins ?
- Apparemment, ils les suivaient… C’est bon, ils ne les ont pas tués. Ils les obligent juste à les accompagner… ah, Haruka me dit qu’il connait un des gamins.
- Ca sent encore plus mauvais, ils vont surement s’en servir comme otages. Revenez ici.
Kuwabara raccrocha et couru chercher son ami, occupé à piéger le couloir.
- Je vais monter la garde dans le couloir et contacter le prof. Installes-toi à un endroit d’où tu pourras porter assistance autant à notre étage qu’au rez-de-chaussée. En plus de ça, nous allons devoir sauver deux gosses qui ont eu le malheur de se trouver sur la route de la brigade.
Jason hocha la tête et utilisa une de ses portes pour aller rejoindre les filles.
Jeyla appelait donc son professeur.
- Allo, Jey ?
- Senseï, on a repéré la brigade fantôme près de l’hôtel. Ils vont nous attaquer d’un instant à l’autre.
- Ah, ça explique pourquoi Hisoka m’embête depuis deux minutes. Essayez de gagner du temps en parlementant. J’assomme le clown et j’arrive.
- On ne devrait pas évacuer Uvo-sama ?
- Inutile… Laissez Nobunaga ou Machi le voir. Ils comprendront d’eux-mêmes que mon frère n’est pas transportable. Si ça se trouve, ils sont simplement venus prendre de ses nouvelles. Ca devrait les calmer un moment. Surtout, évitez le combat aussi longtemps que vous le pourrez.
Le double hunter raccrocha. Jeyla briefa ses amis. Dix secondes plus tard, Haruka arriva en courant dans le hall.
- J’ai couru comme un fou et j’ai dépassé la brigade. Ils attendent un signal de la part de leur boss.
- Où est-il ?
- D’après Rubens, sur les toits avec une de ses araignées. Ecoutez … il y a quelque chose de super important que je dois vous dire… Ils ont deux otages. L’un d’eux est mon frère jumeau.
- Ton…jumeau ?
- Ma petite sœur m’avait dit qu’il avait fait une fugue il y a quelques mois. Il a du craquer, lui aussi.
- Comme quoi, vous n’êtes pas jumeaux pour rien.
- Il faut l’aider, je vous en supplie !
- Ne t’inquiète pas pour ça, va.
Mais la conversation s’arrêta là. Les sept membres de la brigade, Nobunaga, Shizuku, Phinks, Feitan, Pakunoda, Sharnalk et Franklin entrèrent dans le hall, trainant avec eux Gon et Kirua. Les intrus ne reconnurent pas les élèves de Nohime Oda, et s’installèrent en cercle à proximité des ascenseurs.
Pour feindre de les ignorer, les jeunes élèves entreprirent de se raconter ce qu’ils avaient fait durant la journée. Haruka en profita pour demander aux filles de l’aider à acquérir sa collection de « Ghetto’s Fighter ».
-Haruka… quand auras-tu le temps de jouer ? Le sermonna Jeyla, une jeune femme portant des lunettes noires, aux cheveux coupés très cours et teintés en bleu marine L’entrainement et les missions te prennent toute la journée.
- Et de toute façon, ce serait avec quelle console ? Il n’y a pas rien de prévu pour ça au village, ajouta l’autre fille, une belle brune aux cheveux longs et vêtue d’une robe ancienne.

Leur innocente conversation fut interrompue par un appel de portable. Jeyla décrocha. Il s’agissait de Kuwabara.
- Les gars, vous pouvez laisser tomber la brigade.
- Hein ?
- Vous imaginez sans doute pourquoi ils sont venus, non ? Pour récupérer monsieur Uvo.
- Oui, mais où veux-tu en venir, face de carotte ?
- Qu’il n’est plus là ! Ino s’est re-barrée.
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MessagePosté le: Jeu 18 Juin - 17:09 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

- QUOI ?
- Elle a neutralisé Lucie et elle est partie avec son double. Ca s’est passé il y a bien 40 minutes.
- Ce n’est pas vrai. Tu as déjà prévenu la prof ?
- Laissé un message sur son répondeur. Mais donc, s’ils montent, ils ne trouveront rien de précieux. On peut les ignorer. Il faut retrouver Ino à tout prix avant qu’elle ne fasse une connerie.
- Tu pense qu’elle est retournée aux bureaux du clan Tsugu ?
- Où irait-elle, sinon ?
- Ben, vu qu’elle a emmené Uvo-sama, pourquoi pas au QG des araignées ?
- Si seulement ça pouvait être le cas. Quoi qu’il en soit, on se retrouve tous devant le palais des médias et on organise la recherche.
- Reçu.
Elle raccrocha et expliqua le revirement de situation à ses compagnons. Ils reconnurent tous l’urgence de la situation, mais Haruka ne voulait pas ignorer la brigade fantôme.
- Et mon frère ? Vous allez le laisser tomber ?
- S’ils ne l’ont pas tué sur place, c’est qu’ils n’ont pas l’intention de le faire. T’inquiète pas, on va faire quelque chose pour lui.
Et ils se dirigèrent vers les portes. Mais une voix les arrêta.
- Un instant, les jeunes.
Nobunaga les avait interpellés, la main sur son sabre. Les élèves d’Oda se mordirent les lèvres. Ils n’avaient pas été assez discrets.
- Niez-vous avoir parlé d’Uvogine et d’une Inochi ?
- On ne nie pas, répondit Jason. Vous êtes les copains d’Uvo-Sama, n’est-ce pas ?
- Où est-il ?
- On ne sait pas. Apparemment, il s’est enfui il y a trois quart d’heure. Vous devriez retourner à votre QG. Il pourrait s’y diriger.
- Vraiment ? Paku, tu peux vérifier ?
- Vous pouvez monter, on s’en fiche. Maintenant, si vous permettez, on a un truc urgent à faire.
- Ce truc urgent nous concerne, il me semble… vous feriez mieux de tout nous dire maintenant, ou on sera obligé d’employer la manière forte.
- N’empêche que pendant que vous perdez votre temps à nous interroger, Uvo pourrait se mettre dans une situation très périlleuse. Il est vraiment très faible, vous savez. Il tient à peine debout. Et si Ino l’emmène où on pense, il ne pourra pas se défendre très longtemps. Ils sont partis il y a un bout de temps. Ils devraient déjà être arrivés à destination.
- Où ?
- Au Silver building, siège du clan mafieux Tsugu. Ino a essayé d’infiltrer le bâtiment il y a deux mois, et c’est ainsi qu’elle s’est fait attrapée par les bêtes de l’ombre. Mais même si le clan a été très affaibli au cours de cette semaine, il doit y avoir encore suffisamment de monde pour les éliminer. Alors, si vous voulez votre copain, bougez vous !
- Tu ne manques pas de gueule pour un cadet, grogna Phinks, de plus en plus énervé. Tu ne devrais pas parler ainsi aux grandes personnes.
- Vous avez fini, là ? On peut y aller ?
- Je vais t’écla…
- Ca suffit, Phinks, l’arrêta Pakunoda. Il ne ment pas. Je n’ai même pas besoin de le toucher pour le savoir. Nous devons partir immédiatement.
- Mais une chose…
- Qu’est-ce que vous voulez encore, les gosses ?
- Juste quelques consignes si vous retrouvez Uvo. La première est de ne surtout pas le séparer d’Inochi. Ca pourrait les tuer tous les deux.
- N’importe quoi, elle s’est bien donné la peine de venir nous dire bonjour hier soir.
- Justement, répondit Jeylah. Il a failli en mourir. J’étais avec lui à cinquante mètre de votre parc et il s’est évanouit en deux minutes.
- Et pourquoi la guérisseuse n’en souffrait pas, elle ?
- Inochi a des réserves, et ce n’est pas elle qui a du être ressuscitée. Deuxième point, nous pensons sincèrement qu’Uvo se remettrait plus rapidement si vous nous le confiez. Si vous décidez ça, on est à York Shin jusqu’à la fin des enchères. Voilà, c’est tout. Maintenant, nous on y va.
Et les élèves de Nohime Oda sortirent de l’hôtel tranquillement, firent une vingtaine de mètre, puis se mirent à courir.
- Mais quelle horreur… Vous les avez sentis ?
- Oui… ils sont tous… nous ne somme pas encore prêts à les affronter.
- J’ai vraiment cru qu’ils allaient nous attaquer, et là… nous étions clairement en infériorité.
- Mais maintenant, il n’est pas dur de deviner ce qu’ils vont faire. Cela va être une course à celui qui retrouvera les fugueurs en premiers.
- Quand tu leur demandais de nous confier Uvo-sama, tu ne croyais pas qu’ils le feraient, Jeylah ?
- Je pense qu’ils peuvent le faire, mais ce n’est pas Uvo-sama le problème, c’est Inochi.
- Tu as raison, répondit Jason. Maintenant qu’on a sentit leur aura, on peut dire qu’il s’agit du genre de personne qu’elle ne doit SURTOUT pas rencontrer. Vous imaginez un peu ce que ça pourrait donner avec le Feitan ?
- Oh oui. Dépêchons nous de retrouver Rubens, Kuwabara et Lucie.

Pendant ce temps, dans le hall de l’hôtel, les araignées se concertaient. Pakunoda résumait la situation au boss en lui téléphonant, pendant que Sharnalk faisait une petite mise au point.
- Le Silver Building se trouve dans le même quartier que le Cemetery Building. Je pense que nous pouvons y être dans vingt minutes en courant. Seulement, je n’ai pas la moindre idée de l’organisation de la mafia. Les recherches vont me prendre du temps.
- Je pense que l’un de nous devrait retourner au repère, dit Shizuku. Il croisera peut-être Uvo sur le chemin.
- Et il faut aussi suivre les blancs-becs. Ils peuvent les trouver avant nous.
- Et il semblerait qu’ils ne nous aient pas tout dit, ajouta Sharnalk. Par exemple, pourquoi une fille en si faible état entraîne son double dans une aventure aussi périlleuse ? Ensuite, si Uvo est si mal en point, comment se déplacent-ils ?
- Ils sont probablement en voiture, annonça Kuroro, qui venait d’entrer dans le hall.
- Ca complique encore les recherches, non ? Ils seraient alors complètement mêlés à la foule des gens normaux.
- Pas sur… et qui sont ces gamins ?
Kuroro venait de remarquer la présence de Gon et Kirua, retenus par Franklin.
- Ah, boss, ce sont les fameux gamins dont je vous avais parlé tout à l’heure. Ils essayaient encore de nous suivre. Ils ignoraient que la mafia avait annulé les récompenses.
Nos deux héros sentirent leur sang se figer. Pendant la confrontation avec le groupe d’Oda, la brigade les avait totalement oublié, mais à présent…
- Laissez-les partir. Nous avons plus important à faire.
- Vous ne les examinez pas ?
- Pas la peine. Nous avons un gibier beaucoup plus intéressant. Relâche-les, Franklin.
Le colosse leva ses mains. Gon et Kirua firent quelques pas vers la sortie.
- Les gosses, la prochaine fois que nous tomberons sur vous, je n’aurais aucune pitié, compris ?
- O…Oui.
Et ils quittèrent l’édifice sans demander leur reste. Deux autres personnes dans le hall poussèrent un soupir de soulagement.
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MessagePosté le: Ven 19 Juin - 12:39 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

VII) Street fighters

- On a eu vraiment chaud, souffla Gon.
- Une chance de fou, oui. S’ils n’étaient pas venus chercher leur ami, et si cet ami ne s’était pas enfui, ça ne se serait pas du tout passé comme ça.
- Mais non seulement, on a été libérés, mais en plus, nous avons entendu parler de la princesse Inochi.
- Parce que tu comptes la chercher ? Est-ce que tu as entendu les gars de la brigade ? Ils sont tous à sa recherche ! La prochaine fois qu’ils nous verrons, ils nous tuerons.
- Mais… elle est en danger. Il faut la prévenir.
- Elle est en danger quoi qu’il arrive et elle a tout de même décidé de partir. Je suis d’avis pour qu’on laisse tomber.
Une femme brune vêtue comme une réceptionniste les appela d’une voiture.
- Tu ne comprends pas, Kirua. J’ai entendu ce qui se disait, et je dois la retrouver. C’est une question de vie ou de mort.
- Cette voix… Kurapika ?
- C’est moi. Montez dans la voiture.
Ils obéirent.
- Je m’étais déguisé pour pouvoir intervenir dans le hall. Le coup des élèves de Nohime Oda n’était absolument pas prévu, mais il change absolument tout. Je ne dois plus me contenter de Pakunoda, je dois retrouver Uvogine.
- Ah, oui. Lui, il sait à quoi tu ressembles et quelles sont tes facultés. Il ne doit absolument pas le leur dire.
- Mais si tu le tues maintenant, tu vas mettre la vie de la princesse en danger. Si on a bien compris la situation, elle l’a réanimé en partageant sa vie avec lui. S’il meurt, tu risques de la tuer.
- Je ne comprends pas vraiment comment fonctionne ce lien, mais il faut vraiment que je fasse quelque chose.
- Je sais, s’écria Gon. Il faut qu’on aide les élèves de Nohime Oda à la trouver en premier.
- Excellente idée, approuva Kirua. De toute façon, moi, j’ai un compte à régler avec un des élèves.
- Ah ?
- Oui, j’ai été très surpris en le voyant, mais le garçon de notre âge, c’est mon frère.
- QUOI ??? MAIS TU EN A COMBIEN, DES FRERES ?
- C’est mon frère jumeau. Il est parti il y a un an, en me disant qu’il devait faire une retraite. Mon père m’a dit qu’il avait besoin d’un entrainement spécial. Mais son départ m’a fait réfléchir à ce que je voulais moi-même devenir. C’est un peu grâce à lui que je me suis présenté à l’examen de Hunter.
- Ah, mais alors, on peut les contacter grâce à lui.
- Oui… je crois que dans notre situation, on ne peut rien faire sans eux.
- Alors appelle-le.

Tous les élèves de Nohime Oda s’étaient réunis dans le restaurant du palais des médias. Ils faisaient une dernière mise au point pendant que Rubens observait la ville à travers son Travel Note.
- Inochi et Uvo-Sama sont partis il y a près de 50 minutes maintenant. Mais il n’y a aucune agitation dans le quartier des enchères. Ils n’y sont peut-être pas encore.
- Uvo-Sama est dans un sale état. Ils ne peuvent pas aller vite.
- Nous ne pouvons pas en être surs, déclara Lucie, la dernière des élèves. Nous ne connaissons pas nous-mêmes la puissance du lien de la vie. Et n’oubliez pas qu’Ino a volé mes forces. Elle a beaucoup plus de vitalité a présent.
- Tu penses qu’elle peut partager ces forces avec Uvo-sama ?
- Elle ne l’avait pas fait lorsqu’elle partageait ce lien avec moi, rappela Jeylah.
- Mais si elle a effectivement volé l’énergie de Lucie, alors…
- On aura encore plus de mal à la trouver, conclut la victime. Je n’ai aucun doute sur l’utilité qu’elle va tirer de ma faculté. Elle va utiliser mon pouvoir pour se déguiser, et si elle le peut, elle le donnera également à son double.
- Comment les repérer, alors ?
- Jusqu’à présent, la seule méthode infaillible est le Gyo. On les repérera à coup sûr grâce au lien de la vie.

Ce fut à ce moment-là que le portable d’Haruka sonna. Il eut l’énorme soulagement d’entendre la voix de son frère, relâché. Ensuite, il l’entendit annoncer des choses plutôt alarmantes. Le garçon indiqua immédiatement à son frère où le trouver. Gon, Kirua et Kurapika, toujours déguisé, furent donc présentés aux élèves.
- C’est donc toi qui as réussi à terrasser Uvo-sama ?
- C’est moi. Et le fait que votre amie l’ai ressuscité me mets dans une situation très délicate.
- Nous pouvons comprendre tes sentiments. Mais malheureusement pour toi, Inochi et Oda-Senseï assistaient à ton combat, et on ne pouvait tout de même pas demander à une sœur de laisser mourir son frère sous ses yeux. Mais tu n’as pas trop à t’en faire. Lorsqu’Uvo-sama a repris connaissance, il ne t’en voulait pas. En fait, il était content de mourir de ta main. Mais si tu veux, par mesure de sécurité, je lui effacerais la mémoire.
- Mais pour ça, il faut encore les retrouver.
- Malheureusement, ils sont trop bien mélangés à la foule. On va un peu vous expliquer les facultés d’Inochi. La première : le don de la vie et son extension, le lien de la vie. Elle consiste à éveiller les capacités de régénération des corps blessés et de transmettre les siennes au besoin. Pour le lien de la vie, elle transmet carrément sa vie à un autre corps, ici, Uvo-sama. Cela répartit son âme et son nen sur les 2 corps. Au Gyo, ils ont désormais l’air d’êtres humains normaux, voir très faible, mais en regardant bien, on peut voir une série de fils, semblables à des veines, qui relient Ino-Chan à son double. Seulement, ce n’est pas la seule faculté d’Ino. A l’origine, elle est de la spécialisation, et son nen consiste à fusionner avec les autres nens. Elle peut les assimiler aux siens, les copier, ou transmettre ses pouvoirs.
- En résumé, soit elle donne du nen, soit elle le prend.
- Elle a donné une dose massive de nen à Uvo, mais elle a toujours la possibilité de se recharger en volant la vie et le nen des autres. Aujourd’hui, elle s’est enfuie après avoir pris une importante dose d’énergie à Lucie.
La dénommée Lucie, une blonde de 16 ans, baissa les yeux, gênée.
- Et en prenant le nen des autres, elle prend non seulement l’énergie, mais aussi leur caractère et leurs facultés. Et en s’attaquant à Lucie, elle lui a emprunté une faculté de déguisement. Si elle est actuellement mêlée à la foule, nous aurons beaucoup de mal à la trouver.
- Ce n’est pas un problème, répondit Kurapika. Donnez-moi un plan détaillé de la ville et je peux la localiser en 10 secondes.
Les élèves d’Oda le regardèrent avec étonnement, mais la fille brune, Amandine, sortit un plan complet de York Shin de son sac. Kurapika sortit sa Dogging chain, et en feuilletant le carnet, finit par voir sa chaine trembler.
- C’est dans le quartier désaffecté de la ville, au Sud-Est.
- C’est l’endroit de la planque de la brigade, s’écria Gon
- Attends, comment tu sais que c’est leur planque, gamin ?
- On y a été séquestrés.
Kuwabara n’y tint plus et frappa le petit.
- T’as quoi dans le cerveau ? Tu as réussi à t’échapper de ces barges et tu retournes illico dans leurs filets ? C’est quoi, ton problème ?
- Mes raisons ne regardent que moi ! répondit le garçon, énervé.
- Ca suffit, Kuwabara, le calma Rubens. Nous sommes à présents certains qu’ils se rendent au repère de la brigade. Nous devons nous organiser un peu et agir vite avant que le Ryodan ne retourne dans son quartier. Lucie et moi vous restons ici pour surveiller le quartier dans l’ensemble et faire la logistique. Ensuite, vous allez vous diviser en 2 équipes spécifiques pour vous rendre au repère par deux voies différentes.
Il se tourna vers leurs trois invités. « Voulez-vous vous joindre à nous ? »
- Mais t’es malade ? s’écria Kuwabara. Le kurutien, je pourrais comprendre, mais pas les petits ! Ils seront trop encombrants.
- Haruka, ton pote roux commence à nous énerver !
- Ca suffit ! Les équipes seront constituées de : Kuwabara, Amandine et le Kurutien…
- Je m’appelle Kurapika !
- … Jeylah, Jason, Haruka, son frère et son pote. L’équipe de Jeylah : vous devrez trouver Inochi et Uvo-Sama, effacer sa mémoire et les ramener, mais surtout, évitez la brigade. Le rôle du groupe de Kuwabara sera d’empêcher la brigade de revenir à son QG.
- J’ai une question, demanda Gon. Et votre maître, Nohime Oda, où est-elle ? Est-ce qu’on pourra compter sur elle ?
- Normalement oui, mais les araignées ont envoyé un suicidaire pour la retenir du côté de Southern Peace. Elle nous rejoindra lorsqu’elle aura terminé son combat.
Alors que tout semblait réglé, Haruka parla à son frère du lot de jeux vidéo qu’il avait en vue. Trente secondes plus tard, Leolio était chargé de surveiller les enchères et d’acquérir les jeux, plus le tome de Beast Instinct.

Les équipes bougèrent enfin. Jason téléporta le groupe aussi loin qu’il put, à cinq bouches de métro du QG de la Brigade. Là, les groupes se séparèrent.
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MessagePosté le: Ven 19 Juin - 12:40 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Gon fit enfin la connaissance du frère jumeau de Kirua. Il s’étonnait que son ami n’en ait jamais parlé. Les deux garçons lui expliquèrent que, traditions familiales obligent, ils avaient été éduqués séparément. Leurs parents avaient décidé que Kirua était nettement plus doué que son frère et lui avaient mis d’avantage de pression, l’envoyant s’endurcir aux quatre coins du monde, alors que son frère avait droit à une formation classique au domaine familial.
- Et l’ironie du sort a voulu que ce favoritisme me pousse à tout faire pour dépasser mon talentueux frère, et finalement, j’ai fait la plupart des bonnes choses avant lui, comme quitter cet asile de fous.
- Toi aussi, tu ne veux pas devenir assassin ?
Car il fallait préciser que la famille Zaoldyeck était spécialisée dans l’assassinat, de l’arrière-arrière grand-père aux plus petits enfants, et formaient une élite parmi les combattants d’élite.
- Je n’ai jamais trouvé ça bien. Un jour, pépé m’a parlé d’une vieille amie de notre père, qui avait décliné sa demande en mariage. Je me suis renseigné, et j’ai appris que non-seulement, mon père n’avait jamais réussi à la battre, mais qu’en plus, elle était connue pour ne jamais tuer ses adversaires, juste les amocher pour un temps très long.
- Quoi ??? C’est de Nohime Oda que tu parles ? Tu veux dire qu’elle aurait pu être notre mère ?
- C’est ça, ce qu’elle voulait dire lorsqu’elle disait connaître ton père.
- Donc, j’ai sauté sur la première mission qui pouvait m’emmener au Bergenland et au lieu de tuer le chef mafieux en question, j’ai cherché Oda-Senseï. Je l’ai suivie pendant une semaine en la suppliant de me prendre comme élève. Elle a prévenu Père, ils ont négocié et voilà !
- Quoi ? Papa acceptes vraiment que tu renonces à la voie d’assassin ?
- Il te laisse bien faire, toi, alors que tu le comblais de fierté. Mais je t’avoue que Pépé m’a beaucoup aidé. Il avait un peu supervisé mon développement du nen et avait conclu que je n’étais pas fait pour le meurtre.
- Quoi ? Tu connais le Nen ? Mais depuis combien de temps ?
- Un an et demi. Tu étais en mission sur le continent d’Adjidane à l’époque. J’avais trop envie de t’en parler, mais ce n’était pas possible. En fait, ça s’est passé par hasard. Tu sais que j’aimais bien méditer à côté du petit torrent de la propriété ? Et bien, un jour, Pépé a constaté que mon aura déviait le cours d’eau de la cascade.
- Ca veut dire que tu es du nen de la manipulation ?
- Oui, comme Maman, Irumi et Karuto.
- Quoi ??? Karuto aussi connait le nen ?
- Elle m’a écrit il y a deux mois pour me le dire, mais je ne sais pas comment se passe son entrainement.
- Et le tiens ? Tu as déjà des techniques spéciales ?
- On peut dire ça, mais c’est super dur. Mes techniques ne sont pas encore assez efficaces.
- Alors… c’est quoi ?
- S.E.C.R.E.T !
Kirua lui sauta au cou.
- Il ne peut pas y avoir de secrets entre nous ! Dis-moi !
- Je suis sûr que tu le verras bien assez tôt. Ce n’est pas drôle d’en parler comme ça. Lâche-moi, tout le monde nous regarde dans le wagon.
Le garçon aux cheveux gris lâcha prise. Le métro s’arrêta à l’arrêt qui les intéressait. Ils sortirent dans la pluie.
- Et vous, où-en êtes vous dans le nen, histoire d’être efficaces, demanda Jason ?
- Nous avons découvert le nen à la tour céleste, mais ce ne sont que les principes de bases.
- Ah, je me souviens, s’exclama Haruka ! Tu avais réussi à survivre face à Hisoka, non ?
- Vous avez vu ce match ?
- Oui, Oda-Senseï nous envoie souvent voir les matchs d’Hisoka. Elle se sert de lui pour nous faire comprendre l’art du combat au Nen. Elle dit qu’on a beaucoup à apprendre de lui au niveau technique et stratégique.
- C’est vrai, approuva Gon. Moi, je veux m’entrainer pour pouvoir l’écraser pour de bon.
- Surtout qu’il t’avait bien humilié la dernière fois, le taquina Kirua.
- En tout cas, annonça Jason, je crois que c’est le strict minimum à faire, maintenant que j’ai vu la Brigade Fantôme.
Le groupe se tut un instant. La joie des retrouvailles leur avait fait oublier l’instant présent.
- Si on tombe sur eux, on fait quoi ?
- Tu pries pour qu’ils ne t’aient pas remarqué où qu’ils aient plus important à faire, ironisa Jeylah.
- Ou qu’il s’agisse des membres les plus faibles, continua Jason. Nous pouvons affronter Shizuku, Pakunoda, Sharnalk, Kurotopi, mais pas les autres. Ils ont de trop grands avantages sur nous ; l’expérience des massacres, et des nens effroyables. J’espère sincèrement qu’Oda Senseï nous rejoindra bientôt.
- Elle est forte ?
Ses élèves eurent un sourire.
- Aucun membre de la brigade ne lui a résisté jusqu’à présent, pas même son frère ou le boss.
- Son frère ?
Et les élèves expliquèrent le lien qui unissait leur professeur au Ryodan. Elle était née dans la cité de l’étoile filante, comme la plupart des membres de la Brigade. Elle y avait un frère plus jeune de deux ans, Uvogine. Mais bien qu’elle soit bien insérée dans la communauté, elle rejetait leur esprit d’isolation et décida de découvrir le monde. Elle fut alors considérée comme une traîtresse. Elle quitta le Ryuseï à 15 ans et obtint le titre de Hunter à 18. Durant cette période, elle rencontra de nombreux amis qui l’aidèrent à développer ses pouvoirs, comme Silva Zaoldyeck ou encore Jin Frecss. Ensuite, elle décrocha sa première étoile de Hunter en tant que médecin et renoua avec ses anciens amis du Ryuseï. Elle prit ainsi certains jeunes comme élèves. Haruka ajouta que Kuwabara était du nombre. La vie continua, et elle entreprit une grande œuvre humanitaire au Bergenland, ravagé par la guerre civile. Elle voulait venir au secours des populations, protéger les villages isolés du désordre et surtout, éviter la formation d’un nouveau Ryuseï. Elle prit beaucoup d’orphelins sous son aile, dont Jason, Inochi et moi. Toute cette communauté finit par former un village secret de guerriers capable d’intervenir partout dans le pays en un temps record… Jusqu’à l’incident.

Gon et Kirua regardèrent leurs interlocuteurs avec étonnement. Les deux adultes avaient à présent des têtes d’enterrement. Ils arrivèrent dans la rue où il pleuvait des cordes.
- Le chef de la Brigade Fantôme, Kuroro Lucifurus, surveillait notre communauté avec intérêt et un jour, trois d’entre nous se joignirent à lui. Au début, Oda-senseï ne dit rien, car elle n’avait pas à contrôler la destinée de ses élèves, mais il y a cinq ans, nous avons reçus un appel à l’aide d’une tribu vivant dans une vallée reculée du Bergenland : le clan Kuruta.
Le sang de Gon et Kirua se glaça. Il s’agissait du clan de Kurapika.
- Je suppose que vous êtes au courant.
- Kurapika nous a expliqué.
- Nos trois déserteurs participaient au massacre. J’ai accompagné Oda-Sama sur place, et nous avons vu Hiro, Sharnalk et Mizora tuer des enfants. Oda a immédiatement tué Hiro et Mizora, et elle aurait aussi tué Sharnalk si son frère ne l’avait pas contenue. A la place, j’ai tout de même réussi à effacer la mémoire de cet enfoiré. Après les évènements, Oda-Sama nous a dit « Je préfère voir votre sang sur mes mains que celui d’innocents sur les vôtres ».
- Depuis, elle a déclaré la guerre au Ryuseï et à la Brigade, qui la lui rend bien. Elle nous entraîne pour que nous puissions leur tenir tête.
Le téléphone portable de Jeylah sonna. Lucie leur signalait la présence de Pakunoda et Sharnalk 300 mètres devant eux.
- On dirait que ce sont eux qui cherchent du côté de leur QG. Ca tombe bien, annonça Jeylah avec un sourire inquiétant. Haruka, tu pars devant avec tes amis. Trouvez vous un poste où vous pourrez surveiller les environs sans vous faire remarquer et cherchez Inochi. Vous nous appellerez quand ce sera fait.
Haruka hocha la tête. Les enfants se mirent à courir. Une minute plus tard, ils dépassaient les deux araignées. Ils entendirent un « Hé, mais… »puis plus rien. L’absence de réaction leur fit comprendre que leurs amis étaient passés à l’action.
- Tu crois que ça ira pour eux ?
- Oh, oui… je crois qu’ils ne pouvaient pas rêver de meilleurs adversaires. Jason s’est toujours entraîner pour punir Sharnalk et Jeylah a une faculté similaire à Paku, sauf qu’elle est plus développée.
- Elle lit dans les pensées ?
- Comme sur un ordinateur. Du moment qu’elle croise le regard de ses cibles, elle peut trouver toutes les infos qu’elle veut, les effacer, les modifier, les transférer…
- Wouaw !
Le téléphone d’Haruka sonna. C’était de nouveau Lucie.
- STOOOOP ! Cachez-vous !
- Quoi ?
- 100 mètres devant vous, il y a…
Mais deux personnes apparurent devant les garçons, leur coupant le passage.
- … Phinks et Feitan.
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MessagePosté le: Ven 19 Juin - 12:46 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

VIII) L’ordalie de l’eau

- Tiens tiens… Mais ce sont les petits amuse-gueules.
Les enfants étaient pétrifiés. Ils étaient face aux deux sociopathes de service, et seuls.
- On dirait que vous vous connaissiez, finalement.
- Moi, je viens juste de faire connaissance avec lui, protesta Gon.
- On a une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous, les mioches. La bonne c’est que vous pouvez nous être utiles vivants. La mauvaise, c’est que nous n’avons pas besoin que vous soyez entiers.
- Donc…
Mais alors que Feitan s’apprêtait à frapper Gon, il fut subitement paralysé.
- Que… ?
- Sur ton dos !
Un étrange dessin composé d’un corps humain et de formes géométriques était apparu sur sa tunique. Il brillait d’une vive lumière verte.
- Qu’est-ce que c’est que cette saloperie ? Pourquoi mon corps est-il figé ?
- Rubens… je t’en dois une, murmura Haruka. Les gars, Zetsu !
Gon et Kirua obéirent. Simultanément, Haruka joignit les mains, puis les posa sur le sol : Brouillard trompeur ! De gigantesques nuages de vapeur jaillirent de partout. En une seconde, un brouillard à couper au couteau avait envahi la rue.
- Qu’est-ce que c’est que ce délire ? s’écria Phinks.
- Te pose pas de questions, choppe-les ! Lui cria Feitan.
Mais ce n’était pas aussi facile, car le brouillard réduisait toute vision et, en plus, étouffait les sons. Les gamins, bien qu’ils soient encore à quelques mètres d’eux, avaient complètement disparu. Phinks se mit à frapper dans le vide. Il eut la sensation de sentir quelque chose s’éloigner. Les morveux essayaient de s’enfuir.
- Phinks, lui cria Feitan. Vire-moi ma tunique. C’est elle qui me paralyse !
Mais alors que le baraqué s’approchait de son ami, de puissants jets d’eau visèrent ses yeux. A cause du brouillard qui étouffait même les réactions de nen, il ne les perçus qu’une demi-seconde avant l’impact. Avec son nen, il évita tout juste de les avoir crevés, mais il était aveuglé pour quelques temps.
- Saloperies de sales moutards !
- Mais reste concentré, Phinks. Tu as besoin de tous tes sens pour te sortir de ce brouillard de nen, lui grogna son ami.
De nouveaux jets d’eau, fins mais très puissants foncèrent sur le petit asiatique. Grâce à sa protection de nen, il n’eu aucun dommage.
- Les tirs viennent d’un seul endroit. Il n’y a probablement que l’élève officiel qui sache se servir du nen. Choppe les autres et il sera obligé de se rendre.
Phinks ne se le fit pas dire deux fois. Il déploya son Ren et son Gyo, ignora les attaques de pistolet à eau et se mit à ressentir les énergies environnantes. Il finit par ressentir trois noyaux d’énergies. Un était assez éparpillé, probablement celui qui attaquait. Les deux autres étaient très faibles. C’était les autres gosses en Zetsu. Mais au moment où il allait bondir, il fit soudainement très froid. Le guerrier réalisa que le sol avait gelé, et ses vêtements, trempés par les attaques précédentes, étaient également figés dans la glace.
- Vous ne vous imaginiez tout de même pas que mes attaques à l’eau étaient vraiment inutiles ? Les nargua une voix venant de nulle part. Je ne suis pas idiot à ce point là. La glace va se renforcer et vous allez tomber en hibernation forcée.
La voix se tut et effectivement, toute l’humidité contenue dans la rue venait s’agglutiner sur les corps des araignées, les recouvrant d’une glace de plus en plus épaisse, mais ils n’avaient pas dit leur dernier mot. Ils déployèrent leur Ren surpuissant. L’énergie suffit à faire fondre une partie de la glace. Avec sa force, Phinks brisa le reste, puis libéra son coéquipier du sort de nen.
- Les mioches… Nous sommes très énervés, à présent.
Mais plus rien ne bougeait dans le brouillard. Le nen hostile avait disparu, et les énergies contenues également.
- Ce n’était qu’une diversion pour se tirer, grogna Phinks.
- Il faut sortir du brouillard. Tu vas d’un côté, je vais de l’autre. Ils ne doivent pas être très loin.
Et ils se séparèrent. Phinks retournait vers la station de métro et le groupe de Jason, Feitan prenait la direction du QG.
En dix secondes, Phinks sortit du brouillard. La rue était presque déserte. Sharnalk et Pakunoda erraient au milieu de la rue.
- Eyh, vous avez vu passer les gamins ? Les interrogea le guerrier.
- Hein, quels gamins ?
- Et qui êtes vous ?

Feitan, lui, continuait d’avancer dans le brouillard. Il mit bien quarante seconde à en atteindre la fin, et chaque pas l’agaçait d’avantage. « Je sais que le boss trouverait cette faculté intéressante, mais je n’ai vraiment plus envie de me retenir. Je vais déchiqueter ce gosse. » Lorsqu’il quitta enfin le brouillard, il se retrouvait dans les ruines du QG, ou plus précisément, dans les buildings de nen que Kurotopi avait créé pour brouiller les pistes. Il eut un sourire sadique. Les enfants pouvaient peut-être croire qu’ils pouvaient se cacher, mais ils ignoraient la puissance des facultés de l’étrange araignée aux longs cheveux. Ce dernier pouvait, à travers ses créations, ressentir toute forme de vie et de mouvement. S’ils entraient à l’intérieur de l’un des bâtiments, ils seraient automatiquement repérés. Feitan pourrait savoir où ils seraient en permanence, et faire durer le plaisir de la chasse. Il sortit son propre portable et appela le QG ou son compagnon était resté.
- Kurotopi, as-tu ressenti trois petits rats dans ta zone ? Ils y sont entré il y a moins d’une minute.
- Oui, mais il n’y a pas qu’eux. Je crois qu’il y a bien 8 personnes dans les faux immeubles. Je crois d’ailleurs que j’ai senti Uvo.
- Je veux les gosses. Envoie quelqu’un d’autre chercher Uvo.
- Ils sont au sommet d’un bâtiment, à 40 mètres devant toi.
- Merci.
Il leva les yeux vers la direction indiquée. Presque à ce moment, il sentit un puissant nen envahir la rue et il se mit à saigner. Les gouttes de pluie s’étaient transformées en aiguilles de glace. Son absence de protection l’avait rendu particulièrement vulnérable.
- Tu veux jouer à ce petit jeu-là ?
L’aura de Feitan se mit à bouillonner. Il n’était pas encore temps pour sa technique très spéciale. Et il devait y avoir des amis dans la zone. Il ne devait pas utiliser son beau soleil, mais il en mourrait d’envie. En quelques bonds, il escalada les bâtiments, et se retrouva face à face avec les morveux.
Il s’arrêta un instant pour se repaître de la terreur sur leurs visages. Les deux gosses qui se ressemblaient étaient effectivement pétrifiés, mais l’avorton qui avait battu Nobunaga au bras de fer s’était mit à déployer son ren et c’était un ren immense. Il devait déjà être proche du niveau de la 11ème araignée.
Feitan comprit immédiatement le danger. Il devait éliminer cet avorton avant les autres.
Il concentra 80% de son aura dans sa main. Il aurait bien aimé attaquer au Kô, mais les gouttes de glace continuaient de tomber. Il fonça sur sa cible, bien décidé à le transpercer d’un seul geste, mais au moment de l’impact, il sentit une violente douleur dans le ventre. Le gosse avait riposté avec un coup de point gonflé de nen. Il sentit une de ses côtes se briser et fut projeté 4 mètres en arrière. Il poussa un cri de rage. Il avait touché le gosse, mais ses blessures ne semblaient pas plus graves que les siennes. Qu’est-ce que c’était que ce mioche ? Comment un rat de même pas 13 ans pouvait-il faire jeu égal avec lui ? Et comment osait-il le regarder de la sorte ?
- « Cette fois-ci, j’en ai assez ! »
Mais les enfants ne comprirent pas ce qu’il disait. Sans s’en rendre vraiment compte, il s’était mit à parler dans une autre langue.
- « J’en ai marre de cette eau et de vos sales tronches. Je vais vous rôtir ! »
Il matérialisa une armure et se prépara à lancer sa plus puissante attaque, mais brusquement, tout son nen se dissipa. Plusieurs Shôkôs s’étaient refermés malgré eux. Qu’est-ce qui se passait ? Il n’y avait qu’une personne sur terre capable de faire ça.
- « Sens du nen supprimé », le nargua une voix dans son dos.
Il se retourna. Les gamins tombèrent à genoux. Haruka se mit à pleurer de soulagement.
- Oda-Senseï…
- On ne t’a jamais dit que c’était mal de s’en prendre à plus petit que soi? Continua le double hunter.
Nohime Oda était là, vêtue de sa longue veste noire, et ses cheveux argentés noués en tresse dans son dos. Ses yeux avaient un éclat turquoise. Elle avait l’air terrifiant. Feitan fit deux pas en arrière. Il était tellement occupé à chasser les morveux qu’il n’avait pas sentit la traîtresse du Ryuseï arriver, et il l’avait encore moins senti le frapper. Mais surtout, maintenant qu’il avait perdu le contrôle de son nen, il avait perdu toute chance de gagner contre elle.
Un instant plus tard, il sentit un choc contre son coup et sombra dans l’obscurité.

Nohime Oda s’approcha des enfants.
- Je suis arrivée à temps. Vous allez bien ?
Haruka pleurait à chaudes larmes. Kirua tremblait et Gon était tout étonné de la facilité avec laquelle le double hunter s’était débarrassé de l’araignée. Oda s’approcha de Gon et toucha son épaule, là ou Feitan l’avait touché.
- Juste une facture dans l’omoplate. Pour une réaction instinctive, c’est assez impressionnant. Et tu as réussi à infliger des dommages de même ampleur à Feitan. Je te félicite.
- Heu… je…
- Je retire ce que j’ai dit à Southern Peace, tu es capable d’affronter Greed Island. Je vais te donner un conseil. Le 10 septembre, le milliardaire Battera organisera une sélection pour engager des joueurs. Le single Hunter Tsesugera en sera le seul juge. Si tu lui montre ce que tu as fait contre Feitan, tu seras certainement engagé.
- Ah, c’était ça… Vous pensez que je n’ai pas besoin de me préparer plus ?
- Tout ce que tu dois encore apprendre, tu l’apprendras dans le jeu, dit-elle avec un sourire affectueux.
Gon sourit. Haruka et Kirua interrompirent la conversation.
- Senseï, est-ce qu’il y a d’autres ennemis dans le coin ?
- Oh, oui. C’était un énorme piège. Ils attendaient tous aux alentours du ghetto de pouvoir vous coincer un à un. Heureusement, les autres sont bien tombés. Kuwabara vient de terminer un combat avec Nobunaga, et Amandine…
Il y eu un éclair de lumière rouge à 500 mètres d’eux.
-… je vois qu’elle vient de remporter un combat contre Franklin. Jason m’a aussi dit qu’ils s’étaient occupés de Sharnalk et Paku. Il n’y a plus que 6 araignées valides.
- 6 ? Mais …
- Je me suis bien occupée d’Hisoka, dit-elle avec un sourire sadique. Il aura besoin d’un mois pour récupérer de ses blessures. Allez, il est temps de retrouver nos fugitifs. Ils vont m’entendre tous les deux.
Mais elle s’arrêta brusquement.
- Senseï, qu’est-ce qu’il y a ?
- Saleté de Kuroro…
Son visage commençait à s’assombrir.
- Il l’a trouvée en premier.
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MessagePosté le: Ven 19 Juin - 12:48 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

IX) L’ange aux mains royales

Plus ou moins au moment où la brigade fantôme faisait irruption à l’hôtel Beach Takuru, un taxi s’arrêtait près de la dernière station de métro avant le QG des araignées.
- Nous sommes arrivés, annonça le conducteur.
Il sortit pour ouvrir la porte arrière et aider la vieille dame à sortir.
- Merci jeune homme, vous êtes très aimable. Combien vous devons-nous pour le trajet ?
- Deux-mille-cinq-cent Jénis, madame.
- C’est bien.
La vieille dame régla la note pendant que son mari sortait à son tour du taxi.
- Merci beaucoup jeune homme.
- Vous ne voulez pas que je vous attende ?
- Ce ne sera pas nécessaire, notre petit-fils nous ramènera à notre hôtel. Au revoir.
Le chauffeur salua le vieux couple, remonta dans le taxi et partit.
- Ino-chan… je ne suis pas sûr d’apprécier cette mascarade. Je me sens diminué sous cette apparence de faible vieillard.
- Tu ES faible comme un vieillard, lui fit remarquer sa compagne. Courage, nous devons marcher 5 minutes.
Le vieil homme hocha la tête et se tut. Il devait économiser un maximum de forces.
- Je vais griller beaucoup d’énergie sur ce coup-là, mais nous pouvons y arriver, continua la vieille dame. Je pense que je peux maintenir nos déguisement 4 minutes. Nous ne devons pas traîner.
Et le vieux couple, en réalité, pas si vieux que ça, se mit à se diriger vers le quartier désaffecté. Ils avançaient lentement. Le faux vieillard s’épuisait à chaque pas et devait s’appuyer sur sa canne.
« Ino… »
« Je sais, tu commences à regretter ton idée »
Personne ne pouvait entendre leur conversation. Inochi et Uvogine communiquaient par télépathie. L’esprit d’Uvo était, à plus de 90%, dominé par celui de la jeune fille et en conséquence, avait son esprit étroitement lié au sien.
« Je pensais vraiment avoir la force… »
« Tu auras la force d’arriver jusqu’aux bâtiments. Et là, tes amis finiront par nous trouver ».
Ils atteignirent les premiers bâtiments de nen. Inochi annula la faculté de déguisement pour pouvoir être trouvés plus vite et économiser encore plus d’énergie.
« Tu commences aussi à fatiguer, petite ? ».
« Mes forces me quittent un peu plus vite que prévus, mais j’ai encore… »
« Ce n’est pas une question de réserves de nen. Ton corps ne suit pas, avoue-le. »
La jeune fille ne répondit pas. Elle désigna des blocs de béton à l’entrée d’un building.
« Une pause ? »
Son compagnon approuva. Il s’assit et entreprit de récupérer son souffle. Il s’épuisait aussi vite qu’un vieil homme de 90 ans et ça l’agaçait, lui qui avait été un monstre d’endurance.
« Tu crois que ça ira ? Tu te sens capable de te montrer à tes amis dans cet état ? »
« Arrête de les appeler amis. On ne s’est jamais considéré comme des amis. »
« Mais c’est ce que vous êtes, pourtant. »
« Ne me fatigue pas avec tes niaiseries. Je ne suis qu’une patte de l’araignée. Elle peut parfaitement vivre sans moi. En fait, je suis sûr qu’ils préféreraient que je sois tombé au champ d’honneur plutôt que de vivre dans ces conditions humiliantes. Je ne veux pas qu’ils se mettent à ma recherche et qu’ils me trouvent aussi diminué.»
« Je t’interdis de penser ça. Tu as entendu ce Phinks comme moi. Il était inquiet pour toi. Et je te promets que tu va te remettre et que tu seras plus puissant que jamais. »
« Pourquoi m’as-tu ressuscité, à la fin ? Je ne t’ai rien demandé ! »
« Parce que je suis médecin et qu’il est hors de question que je laisse mourir quelqu’un sous mes yeux. Et Nohime-Senseï ne voulait pas que tu partes non-plus. Tu lui aurais beaucoup trop manqué. »
« Mais elle me déteste… »
« Elle était en colère, mais après t’avoir vu puni par la main du Kurutien que tu avais laissé vivre, elle a tout pardonné. Enfin, tu es son frère et elle t’adore. »
« Tu vas arrêter avec tes phrases à l’eau de rose ? Les histoires d’amour, ça veut dire que dalle pour moi ! »
La jeune fille fit signe au guerrier de regarder ses pieds. Les tatouages du lien de la vie s’étendaient jusqu’au cheville, mais ils étaient presque effacés sur une quinzaine de centimètres.
« Tu vois, ton état s’améliore. On dirait que ça te réussi, de râler.» ajouta-t-elle d’un ton taquin.
« Bon, ça va ! On continue ! » Dit le géant en se levant.
Ils marchèrent de nouveau pendant une minute, puis Uvo demanda une nouvelle pose. Il ne reconnaissait plus le chemin du repère et était à nouveau épuisé. Ils choisirent d’entrer dans le building le plus proche pour se reposer à l’abri de la pluie. Ce fut là que Machi les trouva.
- Uvo ! S’écria-t-elle en se jetant à son cou. Alors c’est vrai ! Tu es vraiment vivant.
- Evidement. Tu pensais vraiment que j’allais rester dans ma tombe ?
- J’avais eu une sensation si désagréable… Dieu merci, tu es entier.
- En l’occurrence, le Dieu, c’est la gamine à côté de moi, dit-il en désigna Inochi du doigt.
La voluptueuse araignée à la chevelure bleue regarda la guérisseuse. Elle avait l’air aussi épuisée qu’Uvo, et n’ouvrait même pas les yeux pour la regarder.
- Tu es complètement folle de l’avoir amené ici. Tu risquais sa vie en le déplaçant. Il fallait rester à votre hôtel. On était venu le chercher, mais on ne vous y a pas trouvé.
- Il fallait qu’on vous voie loin de la surveillance de mon prof, répondit-elle. Uvo tenait absolument à vous voir et je voulais dire un mot à votre boss.
- Tu aurais pu le lui dire à l’hôtel.
- Et comment aurais-je pu savoir que vous veniez ? Monsieur Uvo passe son temps à me dire que vous vous fichiez pas mal de son sort. Ce n’est pas sur moi qu’il faut crier !
Machi poussa un soupir.
- Bon… Est-ce que vous pouvez marcher ? Je vous amène au QG.
- Moi oui, mais Uvo est encore trop essoufflé.
Machi s’assit, décidée à attendre le temps qu’il faudrait. Inochi sentit tout de suite qu’elle avait les sens en alerte, et qu’elle était prête à l’immobiliser au moindre mouvement suspect. Cependant, Ino sentait que, d’après son nen, elle était plus douce qu’elle n’y paraissait. Elle engagea la conversation.
- Pourquoi avez-vous décidé de vous attaquer aux enchères souterraines ?
- C’était une idée du boss.
- Il n’a donné aucune raison ?
- Non. On n’en a pas vraiment besoin.
- Vous ne faites jamais de différences entre les missions qu’il vous donne ?
- Pour ce que tu y comprendrais…
- J’aimerai comprendre ! Je partage ma vie avec Uvo-sama. Je veux comprendre comment il en est arrivé là.
- Tu ne peux pas ! Les habitants du monde extérieur ne peuvent pas comprendre ceux de l’étoile filante.
- Nohime Oda me l’a dit, mais j’arrive tout de même à la comprendre, elle et Kuwabara.
- Ce sont des traîtres, ce n’est pas la même chose.
- Pourquoi les appelez-vous traîtres ? Est-ce un crime de vouloir découvrir le reste du monde ?
Inochi aurait dû se taire. Elle espérait ouvrir les yeux de Machi, mais en agissant de la sorte, elle ne faisait que renforcer son envie de les fermer. Un habitant de l’étoile filante n’est pas si différent des autres humains. Même si on reconnait avoir tort, on déteste que les autres nous le rappellent.
Machi commença à perdre patience. Kuroro lui avait donné l’ordre de surveiller les fugitifs et d’en apprendre plus sur les facultés de la guérisseuse, mais elle n’avait plus envie de discuter.
- Tais-toi !
- Mais…
- Tais-toi ou je te couds la bouche !
- Serait-ce une menace ? J’accepte ton défi.
Ses mains s’enveloppèrent d’une aura vert-pâle, prenant la forme de têtes de loups aux crocs acérés.
- Arrêtez, les filles, grogna Uvo.
Mais elles ne l’écoutaient pas. Toutes les deux avaient de trop grands intérêts de mener ce combat. Machi voulait découvrir les pouvoirs de son ennemie, et celle-ci voulait voler les forces de l’araignée.
Machi commença immédiatement à courir. Sa technique de base consistait à tisser une gigantesque toile de fils de nen pour y capturer ses ennemis, et pour cela, elle devait enrouler ses fils en de nombreux endroits. Inochi eu un sourire narquois. C’était exactement ce qu’elle attendait.
- Oh, les jolis fils… ça me donne envie de les toucher.
Elle tendit la gueule du lycan de sa main droite vers le fil le plus proche. Il le mordit. A cet instant, l’aura verte se propagea sur tous les fils déployés par Machi. Par reflexe, elle lâcha ses fils. C’était une sage idée, car l’animal de nen les aspira tous comme s’il s’agissait de spaghettis.
- Qu’est-ce que c’est que ça ? Murmura la jeune fille.
- Arrêtez ça immédiatement, gémit Uvo. Il n’aimait absolument pas la tournure que prenaient les choses. Il ne tenait pas à ce qu’elles s’entretuent.
Machi fit quelques pas en arrière pour réfléchir à ce qu’elle venait de voir. Elle se vantait de tendre des toiles plus résistantes que l’acier, mais la faculté de la guérisseuse n’en avaient fait qu’une bouchée. Est-ce qu’elle aspirait le nen ? Etait-ce de cette façon qu’elle pouvait acquérir plusieurs facultés différentes ?
Inochi passa à l’offensive. Elle avait une préférence pour le corps à corps. Elle était assez agile et possédait à présent l’expérience d’Uvo. L’intuition de Machi lui fit comprendre qu’elle ne devait pas se laisser mordre. « Elle veut voler mon nen et ma personnalité. Si elle me mord, j’ai perdu ». Elle commença donc par esquiver, mais rapidement, elle repéra une ouverture dans la garde de son adversaire. Elle tenta de donner un coup de pied gonflé de nen dans son ventre.
« J’ACCEPTE ! » Cria Inochi.
Une nouvelle tête de lycan sortit du ventre de la jeune fille pour happer le pied. Machi poussa un cri. Tout son nen lui échappait. Il était aspiré par la gueule du monstre.
- Arrête, Inochi ! Hurla Uvo. Laisse-la tranquille !
- Je ne vais pas la tuer, ne t’inquiète pas. Je prends juste ce dont nous avons besoin.
Au bout de quinze secondes, Inochi annula sa faculté.
- Je t’ai laissé un cinquième de ton nen originel. Tu vas te sentir affaiblie un bon moment. Tous tes shôkôs sont en désordre et tu n’as plus le contrôle sur eux. Ca passera dans une dizaine de jours à condition de pratiquer le Ten tous les jours.
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MessagePosté le: Ven 19 Juin - 12:50 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Puis, elle se retourna vers Uvo. Elle déploya son ren blanc semblable à un brasier. Le nen vert devint blanc, puis tout ce nen blanc se mit à couler à travers des veines invisibles vers le géant.
- Voila… batteries rechargées. Désolée pour la scène, mais c’était le seul moyen de nous remettre sur pied. On peut…
A cet instant, quelqu’un apparut derrière la guérisseuse. En un dixième de seconde, on passa des bracelets à ses poignets.
« Dorénavant, tu n’utiliseras ton nen que lorsque je te l’autoriserai. Premier ordre, je ne t’autorise qu’à transférer tes forces à Uvogine ». Une décharge électrique parcouru la jeune fille. Elle se retourna. Un jeune homme d’un quart de siècle aux cheveux noirs tirés en arrière et portant une longue veste noire garnie de fourrure blanche se trouvait là.
- Boss, murmura Machi.
- Kuroro… ajouta Uvogine.
Inochi comprit qu’elle venait de se faire avoir par le chef de la brigade fantôme. Elle regarda ses poignets. Des bracelets dorés sertis de pierres précieuses et d’idéogrammes en filigrane argenté les décoraient.
- Mais ce sont les bracelets du jugement.
- Et tu les reconnais sans hésitation, alors que ce trésor est sensé avoir disparu depuis 55 ans. Je ne m’étais pas trompé.
Le sang de la jeune fille se glaça.
- Je me demandais pourquoi ta tête était mise à pris pour 4 milliards de Jénis par le clan Tsugu, alors je me suis renseigné. Tu es la dernière des Tokugawa, n’est-ce-pas ?
Le cœur d’Inochi commença à battre. Elle pouvait sentir une effroyable aura sortir de cet homme, et il connaissait sa véritable identité. Elle perçu qu’il avait de très mauvaises intentions.
- Ca fait un bon moment que je suis à la recherche du trésor royal des Tokugawa. Nous avons enfin pu les récupérer dans notre pillage d’hier soir. Les légendes populaires veulent que ces bijoux royaux donnent des pouvoirs surnaturels à vos rois, mais en fait, ils ne font que stimuler le nen. Si je me souviens bien, lors de la cérémonie d’intronisation, un prêtre pose ces bracelets au futur roi en lui donnant la règle de sentir un poids d’une tonne sur son poignet, et de les avoir toujours liés. Ensuite, on envoie le futur roi subir une ordalie, qu’il réussi comme par miracle.
- C’est qu’en fait, on se transmet le secret des bracelets de rois en rois, ajouta Inochi. Nous savons comment annuler les règles.
Et elle passa sa main droite sur les joyaux du bracelet gauche, mais Kuroro saisit ses bras.
- Je serais ravi de connaître le truc, mais je ne te laisserais pas faire ça.
Il s’arrêta pour regarder les mains de sa captive.
- … les mains royales.
Il leva la main gauche pour mieux la contempler. Inochi voulut résister, mais il la plaqua au sol pour l’immobiliser. Il continua d’observer sa prise. Il se mit à jouer avec. Il fit plier ses doigts, caressa la peau. « … des mains magnifiques… »
- Boss, qu’est-ce que vous faites ? Machi était également mal à l’aise. Son intuition criait à l’alerte rouge.
- « … des mains miraculeuses qui donnent la vie et qui la prennent, des mains de roi. »
- Boss, lâchez-la, s’il vous plait, s’écria Uvo.
- « … Ce sont des mains uniques, et tu n’es rien sans elles ».
En même temps, Inochi et Uvogine poussèrent un hurlement de douleur. Kuroro venait d’arracher la main de la princesse. Sans détourner son regard de sa prise, il ajouta : « Tu peux te servir de ton nen comme tu le sens ».
- Boss, qu’est-ce qui vous prends ? Vous allez tuer Uvo ! S’écria Machi.
Kuroro lui jeta un sourire froid.
- Regarde bien cette fille qui se croit tellement supérieure à nous.
Inochi était recroquevillée sur le sol, essayant de contenir le sang qui s’écoulait du moignon de son bras. Le géant se tordait également de douleur, par empathie.
- Ils vont mourir Boss. Elle va se vider de son sang et entraîner Uvo avec elle.
- N’interviens pas, dit-il d’un ton sec.
Au bout d’un moment, la princesse finit par retrouver un semblant de calme. Elle se concentra pour activer son Ren régénérateur. Le brasier blanc se concentra sur le membre ensanglanté, le transformant en torche. Puis, il s’éteint brusquement, comme s’il avait été privé d’air. Le bras gauche était comme neuf.
- Elle a… elle peut même régénérer ses membres. Incroyable, s’exclama Machi.
- L’ange aux mains royales… murmura Kuroro. Elle semble immortelle.
Mais Inochi s’effondra sur le sol, à bout de forces.
- On dirait que ça demande beaucoup d’énergie, conclut Kuroro.
Il s’approcha un peu pour observer le résultat. Il nota que la jeune fille avait de plus en plus de mal à respirer.
- Même plus assez de force pour vivre… conclut-il.
Machi le regarda d’un air horrifié, puis se tourna vers Uvo, dans le même état que la jeune fille.
- Boss…
- Ne t’approche pas, n’oublie pas ses bestioles de nen.
- Mais on doit faire quelque chose.
- On ne fait rien. Regarde bien cette fille qui prétend pouvoir détenir les clés de la vie et de la mort. Elle jouait à la protectrice, mais au bout du compte, elle va abandonner Uvo pour survivre.

Devant eux, deux êtres à l’agonie échangeaient leurs dernières pensées.
« Retire ton nen de mon corps, Inochi. Avec cette aura, tu peux survivre. »
« Je ne te laisserai pas mourir. Je refuse de t’abandonner. »
« Sois pas idiote. Nohime a besoin de toi. Tes amis aussi. »
« Les vôtres ont aussi besoin de vous. »
« Tu dois vivre ! »
« Vous allez vivre. »

Du bruit se fit entendre à l’entrée du building. Phinks, Sharnalk et Pakunoda venaient d’arriver.
- Il se passe quoi, ici ?
- Vous tombez bien. Comment allez-vous ?
- Pas trop bien, annonça Pakunoda. Une des élèves a réussi à nous faire un lavage de cerveau, à Sharnalk et moi. Heureusement, j’avais une sauvegarde dans la mémoire de Phinks. Nous avons repéré les élèves d’Oda qui se rassemblent. J’ai l’impression que les autres n’ont pas réussi à les neutraliser.
Ils remarquèrent la main ensanglantée que tenait leur chef. Il la donna à Sharnalk.
- Mets-la dans un congélateur. C’est une pièce unique qui aura encore plus de valeur que les pupilles écarlates.
Les trois nouveaux arrivants remarquèrent les corps allongés sur le sol, ainsi que les larmes sur le visage de Machi.
- Il s’est passé quoi, ici ?
- Ils sont morts, gémit la jeune femme.
- Quoi ?
- Uvo et la guérisseuse sont morts…
En effet, ni l’un ni l’autre ne bougeait. Les tatouages sur le corps de la jeune fille avaient disparu. Il n’y avait que des cicatrices, ressemblant à des brûlures. Ceux d’Uvo, par contre, brillaient d’une douce lumière blanche.
- Le nen déposé ne disparait pas forcément après la mort du lanceur, commença Kuroro. Dans certains cas, l’âme erre jusqu’à trouver un point d’ancrage. Le corps d’Uvo est un réceptacle de choix, ce qui veut dire…
Le géant eut des convulsions, puis se mit à tousser. Il reprit connaissance.
Le visage des araignées rayonnaient.
- Yes ! Tu es génial, Uvo. Tu as réussis à survivre. Tu es une force de la nature.
Le géant s’assit péniblement et jeta un regard vers le corps inerte.
- J’ai rien fait du tout. Cette idiote m’a donné tout ce qui lui restait.
Il s’approcha d’elle et prit son pouls. Il ne battait plus.
- Idiote… idiote.
Une larme coula sur ses joues.
- Voilà qui est réglé, annonça Kuroro. On prend le corps, on réunit les autres, on prend le butin et on peut rentrer.
- Pourquoi le corps ? Demanda Uvo, sans quitter la morte des yeux.
- Parce que ce corps vaut 4 milliards de Jénis. Allez, on bouge avant qu’Oda arrive.
- Pourquoi…
La voix d’Uvo devenait agressive.
- POURQUOI TU AS FAIT ÇA, KURORO ?
L’intéressé le regarda d’un air neutre, en silence.
- Tu savais qu’en se régénérant, elle allait se mettre en danger de mort. Tu savais qu’elle devrait choisir entre elle et moi. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle t’a fait ?
- Elle aurait fait davantage de victimes.
- Comment ça ? Demanda Sharnalk.
- C’est l’ange aux mains royales…
Les araignées regardèrent leur chef d’un air interrogateur. Il sortit un papier de sa poche.
- On m’a fait une prophétie hier.
« Une page du calendrier s’est envolé.
L’ange aux mains royales, bon berger,
Mène Novembre vers de verts pâturages de hauteur
Où il pourra reposer.
L’orchestre dans sa tenue de deuil jouera sa mélodie
Pour leur souhaiter bon voyage.

Tu ne dois pas laisser l’ange voler plus haut
Ou d’autres mois s’envoleront dans son sillage.
La déesse du combat te punira si tu échoues à cette tâche
Et vous livrera au juge des yeux de sang.

Seul dans la vallée des ténèbres,
Seules les mains royales pourront te guider
Et te permettre de reconstituer le calendrier.
Incompréhension est la clé
Pour réussir ou échouer.
»


- Qu’est-ce que ça veut dire ? Demanda Phinks.
- Le calendrier fait référence à la brigade, et les mois, à chacun des membres, selon le numéro que nous portons, avança Sharnalk.
- Et l’ange aux mains royales, cette dernière de la lignée des Tokugawa, continua Machi.
- Et si on ne l’empêche pas de voler plus haut, il y aurait des pertes dans nos rangs, conclut Phinks.
- Et la déesse du combat, c’est qui ?
- Une métaphore du conflit avec la traîtresse du Ryuseï, sans doute. Le juge des yeux de sang, je pense qu’il s’agit d’Oda, annonça Kuroro. Si on n’avait pas tué cette fille, Oda et son groupe auraient eu le dessus sur nous.
- Oui, effectivement, approuva Sharnalk.
- Ca répond à tes questions, Uvo ?
- Tout à fait. J’ai l’esprit tout à fait clair à présent.
Il prit le corps froid d’Inochi dans ses bras.
- Bon, on y va vite. Les juges des yeux de sang ne doivent pas être loin, ironisa Kuroro.
Ils se mirent en route. Mais à la sortie, Uvo prit une autre direction.
- Où vas-tu, Uvo ? L’interrogea Pakunoda.
- Je ramène le corps à sa mère adoptive. C’est la moindre des choses que je puisse faire pour elle.
- Pardon ?
- Nohime avait raison, il y a quelque chose de pourri dans ton cerveau, Kuroro. Je n’obéis plus à tes ordres. Je ne suis plus une araignée.
- Uvo… la prédiction !
- Je crois que vous l’avez tous mal interprétée. L’ange aux mains royales devait m’emmener vers le Bergenland où j’aurais pu récupérer tranquillement. « L’empêcher de voler plus haut » signifie l’empêcher de mourir. A présent, nous allons subir la fureur de Nohime et perdre, car plus personne ne pourra guérir nos blessés.
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