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Le Trian
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Medusa
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MessagePosté le: Mer 21 Oct - 17:31 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre IX : Jill Fish

Quatre jours plus tard, les trois enfants arrivèrent à l’unique port de l’île, Sofrabi. Juste après le départ d’Uvogine, ils s’étaient rendus à Masadora. Ils avaient appris qu’ici, à condition de vaincre un boss, on pouvait quitter tranquillement Greed Island. Evidement, comme ils manquaient de cartes à sort et qu’ils ne connaissaient pas l’emplacement de la ville, il leur avait fallu quatre jours pour arriver à bon port. Ils devaient, à présent, trouver le chef de secteur. C’était le fameux boss qu’il fallait affronter pour obtenir un ticket de passage leur permettant de retourner dans la réalité. Ils se dirigèrent sur les docks et interrogèrent les ouvriers mais réalisèrent que chacun d’eux leur donnaient une information différente. Ils commencèrent à s’énerver. Biscuit fit une dernière tentative sur un jeune homme dont le physique évoquait étrangement celui d’un poisson.
- Ah, vous parlez du type qu’on doit tabasser pour pouvoir sortir du jeu ?
Les enfants furent plutôt étonnés. Son langage suggérait qu’il n’était pas un personnage du jeu.
- Je suis dans cette ville depuis trois jours et j’ai passé mon temps à enquêter sur le chef de secteur. Je suis bien renseigné.
- Vous avez vraiment du temps à perdre. Vous ne l’avez toujours pas affronté ?
- Oh non, je ne suis pas spécialisé dans le combat. En fait, j’attendais des personnes comme vous, prêts à l’affronter.
- Quoi, vous voulez en profiter pour nous piquer la carte ?
- Bien sûr que non. En fait, si ça ne vous dérange pas, je voudrais filmer votre combat.
- QUOOOII ?
- Mais qu’est-ce que ça peut vous apporter ?
- Je vais vous expliquer. Je m’appelle Jill Fish, Pictures Hunter Single Star. Je suis un chasseur d’images.
- Aaah, j’ai entendu parler de toi, s’exclama Biscuit. Tu as réussi à faire des clichés vraiment uniques au monde, à photographier des choses que l’on croyait impossibles, légendaires.
- Hé hé hé…
- Si je comprends bien, ton nouveau challenge est de ramener des images de Greed Island.
- Plus précisément, je me lance dans un « Walkthrough ». Je veux filmer un jeu classique de Greed Island. Seulement, mon nen ne me permet pas de gérer les combats de haut niveau, alors je suis un peu coincé.
- Waouw, c’est un projet démentiel. Vous avez tout notre soutien, s’exclama Kirua.
- Hep hep, une minute, le coupa Biscuit. C’est le moment de négocier. Après tout, il ne vendra pas que l’image de Greed Island, mais la notre aussi.
- Je comprends parfaitement, annonça Jill Fish. Vous désirez de l’argent ?
- Mais non, voyons… dis moi, il parait que tu as réussi à filmer un combat de Crad Strip, le plus sexy des hunters ?
- Ouuiii, une de mes grandes fiertés.
- Tu pourrais m’en passer une copie intégrale ?
- Hé, c’est une vidéo qui vaut 5 milliards de Jénis.
- Biscuit Kruger te fera une démonstration de tous ses talents, lui susurra la petite fille.
- … Hmmm, il faut que je réfléchisse.
- Hé monsieur, est-ce que vous avez déjà réussi à filmer Jin Freecss ?
- Les vidéos de Jin sont mes plus précieux trésors et je risque gros à les diffuser sans son autorisation. Je ne les débourse pas pour un simple combat contre un boss de niveau A.
- On fera tous les combats que tu voudras, continua Gon.
Jill Fish le regarda quelques instants.
- On t’a déjà dit que tu lui ressemblais drôlement, à Freecss ?
- On me l’a déjà dit, mais c’est normal, c’est mon père.
- QWWWAAAA ??? Alors c’est toi, le fameux rejeton qu' Hi…
Jill passa sa main de sa bouche pour s’empêcher de parler. Il respira un grand coup et repris :
- Je vous propose un marché. Je vous fournis les vidéos demandées, et en échange, nous faisons équipe jusqu’à la fin du jeu, et vous figurerez dans mon walkthrough comme mon unique équipe de joueurs.
- Hé, c’est un coup à devenir super célèbres, non ? lâcha Kirua.
- Tu l’as dit, bouffi, continua Biscuit. Nous serons les héros d’un reportage de Jill Fish. Marché conclu ! Dis nous où est le chef de chantier, qu’on se le fasse.
Jill sortit un carnet de sa poche. « Alors… il change d’endroit toutes les heures. Il est 17 h 49. Il doit être dans son bureau, sur le quai n°4. Dans onze minutes, il sera au bar « les sept merveilles ». Je dois vous prévenir que si vous ne bouclez pas votre combat avant l’heure pile, il se téléporte automatiquement vers l’endroit suivant et vous devrez tout recommencer.
- Pas cool.
- Deux secondes, s’il vous plait.
Jill Fish sortit une console de Tinendo SD, une console de jeu vidéo portable avec deux écrans tactiles.
- Puisque le combat est sur les rails, il faut que je commence à filmer. Je suggère qu’on se rende directement au bar. « Spying bees » !
Il tripota trois secondes sur son écran et quatre abeilles sortirent de son sac. Les garçons utilisèrent immédiatement leur gyo. Les insectes étaient faits de nen, mais semblaient envelopper des objets normaux.
- Je m’explique. Je suis de la manipulation, et je manipule des caméras, appareils photos et micros de toute sorte à travers l’écran de ma SD. Grace à mon nen, je peux les faire voler et les contrôler comme je le souhaite sur un champ de 5 kilomètres.
- Waaah. On peut faire des trucs pareils avec le hatsu ? s’étonna Gon.
- Tu n’as aucune idée ce que ton paternel, lui, peut faire. Donc, Mademoiselle Kruger, je vais vous filmer et vous allez expliquer à la caméra ce que vous vous apprêtez à faire. Ca va prendre deux minutes au maximum. On aura tout le temps pour aller au bar.
- Hu hu hu, je sens que je vais adorer travailler avec toi, annonça la petite fille.
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MessagePosté le: Mer 21 Oct - 17:31 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Medusa
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MessagePosté le: Mar 10 Nov - 00:17 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre X : Chasseur chassé.

- C’est dans la boite, merci les gars !
La petite équipe venait de terminer une petite vidéo montrant un combat contre divers monstres de la carrière de pierre. Jill rappela ses abeilles.
- Bien, je vais faire un tour. Je vous contacterai lorsque j’aurais trouvé des choses intéressantes.
Evidemment, Gon et Kirua n’étaient pas encore vraiment prêts à commencer le jeu de manière sérieuse. Biscuit continuait de les entrainer à contrôler leur nen en leur imposant tout une série d’exercices. Jill avait estimé que cela ne valait pas la peine d’être filmé, et pendant les entrainements, il parcourait Greed Island. Il filmait le magnifique paysage, visitait les villes et cherchait des informations sur les cartes d’emplacements fixes, parfois en compagnie de Biscuit qui ne surveillait pas toujours les garçons. Jill en profitait également pour étudier l’efficacité des différentes cartes à sort et percer les différentes règles cachées du jeu. Pour le moment, personne ne s’ennuyait.
Biscuit entama une explication sur la manipulation du nen sur l’ensemble du corps. Jill estima qu’il était temps d’aller se balader. Il utilisa une de ses cartes à sorts (cartes spéciales du jeu permettant d’exécuter différents sorts) pour se téléporter à Love-Love, une des villes les plus sympathiques du jeu.
- Hmmm, que vais-je filmer aujourd’hui ? Je crois que je vais continuer mon approche de la princesse. Cela fait deux semaines que je viens la voir tous les jours, j’espère que je me rapproche de la carte 48, « la jeune fille parfumée ». Je devrais lui apporter un cadeau… elle a dit qu’elle aimait les perles, hier. Je me demande ce qui se passerait si je lui apportais la carte n° 52 « perle de sauterelle ».
Il s’assit près d’une fontaine.
- Mais la bestiole est rapide… J’ai besoin des autres pour l’obtenir. Je crois que je suis bloqué... enfin, je vais essayer de voir ce que je peux faire sans la carte.
- Tiens donc, un visage connu.
Jill se redressa. Il reconnaitrait cette voix entre des millions.
- Hisoka ???
- Si je m’attendais à te rencontrer ici. Que vient faire le meilleur espion du monde à Love-Love ?
- C’est marrant, mais te voir ici ne m’étonne pas tellement. Je parie que c’est Freecss qui t’a fait entrer. Comment va-t-il depuis son combat contre Oda O-nee-san ?
- Jinn est assez déprimé par son échec face à Nohime. Et je le comprends. Il est tombé de haut.
Car lorsque Gon avait réussi à joindre Léorio, celui-ci lui avait annoncé que le combat s’était déroulé la veille, et que son père avait perdu après un combat dantesque qui avait duré quatre heures. A la fin du combat, Jinn n’avait pas trainé et avait disparu. Léorio n’avait pas eu le temps de l’approcher. Il l’avait vu de loin, et avait eu du mal à comprendre en quoi consistait sa faculté. Tout ce qu’il avait pu comprendre, c’est qu’il avait une centaine d’objets magiques sous la main, mais bien que le combat ait tourné six fois à son avantage, Nohime avait toujours fini par échapper à ses pièges. A la fin, alors qu’ils semblaient tous les deux épuisés, Nohime s’était quasi téléportée et avait porté le coup de grâce à son ex. Il s’était effondré, mais alors qu’on annonçait la victoire de Nohime, une étrange lumière l’avait fait disparaître. Gon était profondément frustré de ne pas avoir vu ce combat et s’était investit à 150 % dans son entrainement pour étouffer ses sentiments.
- Quel dommage que je n’ai pas pu filmer ça, déplora Jill. Mais j’étais coincé ici, incapable de me procurer le moyen de sortir. C’est quand même terrifiant, quand on y pense. Oda O-nee-san gagne en puissance tous les jours. Je n’aurais jamais cru qu’elle puisse s’en sortir. Freecss connaissait son point faible, pourtant.
- Lors de mon combat contre elle à York Shin, j’avais compris que cette vieille ruse ne marcherait plus. Enfin… elle n’avait plus vu Jinn depuis près de 10 ans, alors je m’imaginais que cela serait différent pour lui.
- Vilain cachotier, avoue que tu ne voulais pas qu’il gagne et reconquiert le cœur d’Oda O-nee-san. C’est pour ça que tu ne l’as pas prévenu.
Hisoka eu un sourire sournois.
- Mais tu n’as pas répondu à ma question. Que faisais-tu dans un jeu vidéo alors que tes deux idoles se livraient à un duel de titans ?
- Je réalise un de mes rêves les plus chers, réaliser un walktrough de Greed Island.
- Inutile d’inventer des excuses. Je sais ce que Nohime t’as demandé de te surveiller.
- Je te jure que je ne savais pas où tu te trouvais… Je suis ici depuis un mois, maintenant. Et je peux te montrer tout que ce que j’ai filmé à présent pour te le prouver.
- Je suis ici depuis un petit temps aussi, et je sais que les pièges sont un peu trop corsés pour toi. Tu ne me feras pas croire que tu arrives à te promener librement sur l’île.
- Oh, mais j’ai une équipe qui m’assiste.
- Et tu les achètes avec quoi? La monnaie du monde réel n’a pas court ici.
- Tu ne vas pas me croire, mais j’ai réussi à engager le fils de Freecss, et avec ça, un des gamins Zaoldyeck, avec des vidéos de leurs parents.
Le regard d’Hisoka s’illumina.
- Les petits… tu sais où sont ces chers trésors ?
Jill regretta immédiatement ce qu’il avait dit. Quand Hisoka utilisait ce genre de vocabulaire, ça n’annonçait rien de bon.
- Allez, comment vont ces adorables petits ? Dit moi…
Jill s’en voulait à mort. Il avait lâché un monstre sur la trace de ses nouveaux amis. Il savait très bien que lorsqu’ « IL » utilisait des termes aussi familiers, cela voulait dire qu’ « IL » parlait de ses prochaines victimes. Ce n’était pas son meilleur client pour rien. Il commençait à bien connaître le magicien et savait tout de ses préférences en matière de combat. Il pouvait deviner les épreuves qui attendaient les nouvelles victimes d’Hisoka. Mais d’un autre côté, s’il ne coopérait pas, ce serait lui, la prochaine victime…
- Tu as bien des vidéos, non ?
- Ils sont encore en train de s’entrainer. Ce n’est pas encore spectaculaire. Ils commencent à peine les exercices de fluidité du Nen. Ils ne commenceront à jouer sérieusement que dans un mois. En attendant, je m’amuse.
- Je te reconnais bien là… J’ai entendu dire qu’il y avait moyen de bien rigoler dans cette ville.
Un éclair de génie passa dans le cerveau du Pictures Hunter. Il allait faire d’une pierre trois coups. Il allait détourner l’attention d’Hisoka en le lançant sur la piste d’un type dangereux. Il se calmerait en faisant un combat violent, oublierai Gon et Kirua. Et de cette façon, Jill et tous les autres joueurs pourraient se promener sur l’île en toute sécurité. Il pourrait même en profiter pour agrandir sa collection de cartes d’emplacements fixes.
- Si tu as envie de t’amuser, j’ai un bon plan pour toi. Il parait qu’il y a un taré dans ce jeu qui s’amuse à poser des bombes à retardement sur les autres joueurs. Je crois d’ailleurs que je connais son visage. Ca t’intéresserait, un affrontement contre lui ? Je crois que tu rendrais service à tout le monde en lui réglant son compte.
- Hmmm… s’il est capable de faire des bombes à retardement, il doit avoir une maîtrise impressionnante du nen… Présente le moi un peu…
- Je ne connais que son visage. Je l’ai filmé par hasard en faisant une vue aérienne d’Antikoba. Il faudrait que je montre son visage à plusieurs personnes pour avoir son identité. Je vais déjà te montrer ce que j’ai vu.
Jill sortit une carte mémoire de son sac et l’inséra dans sa console SD. Les images commencèrent à défiler. Les caméras de Jill commençaient par faire un bref survol de la ville, puis plongeaient vers le panneau d’affichage des tournois mensuels. Mais très vite, une caméra se focalisa sur un homme qui courrait se cacher dans une rue étroite. Un autre homme, roux et bigleux, le rattrapa. Le bigleux essayait visiblement de rassurer l’autre homme, mais il restait sur la défensive, et déployait son nen. Le ton monta et le bigleux activa son nen à son tour. En quelques secondes, il avait attrapé son adversaire au cou et le fit exploser. L’homme fut décapité.

Hisoka tremblait d’excitation, ce type avait l’air très intéressant.
- Et bien… voici quelque chose d’amusant. Le laisser me toucher marquerait mon arrêt de mort ? Je ne vais pas m’ennuyer pendant que les autres cherchent.
- Les autres ???
- Tu ne les as pas encore remarqués ?
- Qui ça ?
- Mes ex-collègues de la Brigade Fantôme. Ah, c’est vrai que je ne t’ai toujours pas dit pourquoi j’étais entré dans le jeu.
- Allez, raconte. On ne se cache plus rien depuis des années.
- Freecss m’a appelé deux heures après sa défaite pour lui rendre un service. Il avait épuisé ses cartes de guérison durant le combat, et il avait besoin d’une carte très spéciale pour enlever le nen du chef de la Brigade. Il m’a demandé d’aller chercher une carte du souffle du grand ange dans le jeu de Greed Island pour ça.
- Et tu as accepté ?
- Que ne ferais-je pas pour ce tendre Kuroro ? Kuroro est prêt à m’affronter en duel si je lui permets de retrouver son nen. Mais j’avoue que ça me fatiguait de faire un jeu complet. J’ai appris par une certaine personne que plusieurs membres de la brigade jouaient à ce jeu, alors j’ai eu l’idée de les mobiliser… ils vont chercher pour moi.
- Ah, je vois…
Dans son fort intérieur, Jill commençait à s’inquiéter. « Hé merde… Je sais bien qu’ils ne portent pas les gamins dans leur cœur. Qu’est-ce qui va se passer s’ils se rencontrent par hasard ? »
- Ne t’inquiète pas. Si ces petits anges s’entraînent dans un endroit isolé, il n’y a pas de risques que la Brigade leur tombe dessus. Allez, allons nous amuser avec cet artificier…


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MessagePosté le: Mer 18 Nov - 15:42 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre XI : retrouvailles


La fin de l’année approchait. Le petit groupe n’avait toujours pas commencé à jouer sérieusement, mais Gon et Kirua avaient fait d’impressionnants progrès. Ils pourraient commencer à jouer dans peu de temps. Cependant, un nouvel évènement venait perturber leur programme. L’examen de Hunter s’annonçait et Kirua voulait vraiment le passer. L’équipe retourna donc à la ville portuaire. Ils trouvèrent le chef de chantier en train de fumer du cannabis dans le fond d’un entrepôt. Cette fois-ci, ce fut donc Kirua qui affronta le boss. Les techniques du gros chef de chantier n’avaient pas varié d’un  iota depuis le combat de Gon. C’était toujours un énorme sac de grasse qui encaissait tous les coups directs. Lors de son duel, Gon avait mit un peu de temps à trouver une méthode efficace pour le neutraliser. Il avait simplement pilonné le sol de coups de points afin de le faire tomber dans un trou et puis le bombarder d’objets qui lui tombaient sous la main. Cette fois-ci, le combat ne dura pas longtemps. Kirua utilisa sa faculté secrète d’entrée de jeu pour le paralyser, puis lancer une énorme caisse sur lui. En trente secondes, il avait gagné.
- Belle performance, conclu Jill.
- Ah ça… ils sont à un autre niveau qu’il y a un mois, lui répondit Biscuit. Ils ont fait des progrès spectaculaires. Je crois qu’ils sont prêts pour jouer sérieusement. On commencera à son retour. Ca te va ?
- C’est parfait.
Kirua salua ses amis et activa la carte. Quelques minutes plus tard, il se retrouva dans la ville de Dole du monde réel. Vingt minutes plus tard, il était inscrit à l’examen des Hunters. Et le soir même, il s’entretenait avec des démons renards qui, l’année précédente, avaient conduit Gon, Kurapika et Léolio sur le lieu de l’examen. Dans le jeu, son équipe rencontrait un homme noir qui avait une étrange machine sur son épaule.


Kirua arriva en temps et en heures sur le lieu du premier examen. Il fut surpris d’y découvrir une foule immense, près de quatre fois plus importante que celle de l’année précédente. Il se promena un peu. Il espérait trouver des personnes qu’il connaissait, histoire de moins s’ennuyer. Il se fit effectivement aborder par les frères Amori, trois jeunes hommes qu’il avait ridiculisés l’année précédente. Presque à ce moment-là, un hunter fit son entrée dans la pièce et annonça les règles du premier examen : vaincre au moins 5 personnes et apporter leurs badges comme preuve. La salle devint un énorme pugilat. Kirua se mit immédiatement à assommer toutes les personnes qui se trouvaient autour de lui, mais soudain, une personne para son coup en utilisant le nen. Elle se retourna.
- KIRUA !!!
- HARUKA !!!
Les deux frères jumeaux se jetèrent dans les bras l’un de l’autre.
- Qu’est-ce que tu fais là ?
- Oda-Senseï m’a dit de passer l’examen, alors je le passe. Mais toi… je te croyais dans Greed Island…
- Ben oui, mais je reviens pour l’examen.
- Et alors, c’est comment, le jeu ?
Et Kirua se mit à lui raconter tout ce qu’il avait déjà vu et fait dans le jeu, tout en assommant les personnes qui espéraient profiter de sa déconcentration.
- On a rencontré Uvogine ! Il dit avoir été engagé par Jinn Freecss pour devenir un Game Master du jeu.
- Ah ? C’est donc là qu’il est passé !
- Vous n’aviez pas remarqué ?
- C’est très compliqué. Ces derniers mois, nous étions tous dispersés aux quatre coins du monde. Moi, j’accompagnais Oda-Senseï pour la préparation du grand combat, mais d’autres étaient restés au village, et Inochi et Uvo étaient partis de leur côté pour trouver un moyen de contrôler son fantôme. Un jour, Ino nous a appelés pour nous dire que Kuroro et Jinn Freecss leur étaient tombé dessus. Freecss avait réussi à enlever les deux garçons et Ino s’apprêtait à partir à leur poursuite. Depuis, plus de nouvelles. Tout le monde est parti à leur recherche, mais sans résultat. Lors du duel d’Oda-Senseï contre Jinn, elle a tenté de le faire parler, mais il a tenu bon. Il a juste dit qu’il les avait tout les trois « engagé ». Est-ce que ça veut dire qu’ils sont tous devenu des Game Masters ?
- Uvogine n’avait parlé que de lui. Eyh, dégage ! s’écria-t-il en frappant un type un peut trop insistant. Sinon, le jeu est vraiment démentiel, et on se fait entrainer par une vieille qui aurait entrainé Uvo et ton prof, Biscuit Kruger. Et on fait aussi équipe avec un type qui s’appelle Jill Fish et qui m’a promis de me passer des vidéos de grands combats de papa.
- Jill Fish ? Il est dans Greed Island, lui ?
- Tu connais ?
- Très bien, même. Il tourne beaucoup autour de notre prof. En septembre, il aurait réussi à prendre une photo d’elle sous sa douche.
- Tiens donc… Raaah, mais allez faire mumuse ailleurs, dit il en envoyant valser les frères Amori.
- Et il a réussi à revendre la photo à Hisoka pour 18 milliards de Jénis.
- QUOOOI ? 18 milliards ? Comment il a fait ?
- C’est un génie du commerce et des négociations. Il sait obtenir tout ce qu’il veut.
- Eh ben, dire que je fréquentais un type aussi riche que toute notre famille, et que je ne m’en rendais pas compte…
- Enfin, après cette affaire, Oda-Senseï lui a fait passer un sale quart d’heure et l’a forcé à suivre les moindres faits et gestes d’Hisoka. Mais s’il est dans Greed Island, ça veut dire qu’il a désobéi à ses ordres.
- Ou alors… serait-il possible qu’Hisoka soit aussi dans Greed Island ?
- Ca, ça risque de ne pas plaire à la prof. Il faut que je finisse l’examen le plus rapidement possible pour l’avertir.
- Ok, commençons par nous débarrasser de tous les types dans la salle.
Mais ils réalisèrent que tous les concurrents gisaient sur le sol, inconscients.
- Heu… il s’est passé quoi ?
- Je crois qu’on les a tous assommés sans s’en rendre compte.
- Bon, ben, ramassons les badges, alors. On fait un concours de celui qui en ramassera le plus ?
Une heure plus tard, Haruka remportait le défit avec 754 badges contre 735. Les deux frères furent immédiatement admis comme hunter par le président Nétéro en personne.


- Je n’aurais jamais cru qu’on puisse boucler l’examen aussi rapidement, annonça Kirua en contemplant sa licence de Hunter. Tsss, elle ressemble en tout point à celle de Gon.
- Allez, je vais immédiatement appeler mes compagnons, lui dit son frère.
Il sortit son portable et l’activa. Il nota que Kuwabara lui avait envoyé toute une série d’appels en absence. Il le rappela. Ce dernier fut effectivement très surpris de la rapidité avec laquelle les enfants avaient passé  l’examen, mais changea très vite de sujet.
- Fonce à l’aéroport et prend un billet pour Sabargrad. On doit tous se retrouver là-bas.
- Qu’est-ce qui se passe ?
- Il se passe que le prof nous envoie dans Greed Island. Elle s’est procuré une console et la dépose à l’hôpital de Sabargrad. C’est à une heure d’avion de l’endroit où tu es, non ? Dépêche-toi.
Et il coupa. Haruka soupira. Il s’attendait à être félicité, pas à ce qu’on lui mette la pression.
- Mais je… je vais jouer à Greed Island, annonça-t-il avec des étoiles dans les yeux. Qu’est-ce que j’ai hâte…
- Je peux t’accompagner ? lui demanda son frère. Ca ira beaucoup plus vite pour moi d’entrer par ta console que de retourner au château de Battera.
Le garçon accepta. Ils prirent le chemin de l’aéroport et continuèrent de se raconter leurs aventures. Haruka raconta ce qu’il avait vu du combat de Nohime et Jinn. La rencontre avait été spectaculaire, et son idolâtrie pour le triple hunter avait encore augmenté.
- Elle est vraiment trop forte !!! Et de plus en plus de gens estiment qu’elle est le numéro 1 mondial. Elle est trop cool.
- Pfff, c’est vrai que… je me demande ce que nous serions aujourd’hui si elle avait épousé papa. Je crois que je préférerai l’avoir pour mère. L’actuelle est vraiment… enfin, tu me comprends.
- Oui, mais en parlant de famille…
Le visage d’Haruka s’assombrit.
- Je crois que… quelque chose est arrivé à Karuto.
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Dernière édition par Medusa le Ven 19 Mar - 12:52 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 16 Déc - 00:38 (2009)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre XII : La Mission spéciale d'Haruka


Deux heures plus tard, les jumeaux atterrissaient dans la ville neuve de Sabargrad. Cette ville avait été fondée cinquante ans auparavant pour permettre la création d’une université de médecine et de recherche scientifique indépendante de tout gouvernement. Les vingt plus grands hunters de l’époque avaient financé son développement, et cela s’avérait une réussite totale. Près de trente milles étudiants s’étaient réunis dans cette ville pour obtenir les diplômes de médecin ou de chercheurs et près de dix milles autres personnes vivaient cette gigantesque ville hôpital.


Nohime Oda était devenue une des plus grandes personnalités de la ville, car c’était ici qu’elle avait fait la démonstration de ses découvertes. Elle y avait également fondé des options spéciales pour les hunters. Il n’y avait qu’ici que les hunters pouvaient suivre des cours avancés où pouvait s’appliquer le nen et que les laboratoires de la confrérie étaient installés. C’est donc pourquoi Sabargrad était devenue un des principaux sièges de la confrérie. Près d’une cinquantaine de hunters vivaient en permanence dans la ville en tant que professeurs, chercheurs ou encore conservateurs.


C’était donc dans cette ville que Kirua et Haruka atterrirent trois heures après avoir réussi leur examen de hunter, mais n’avaient pas le cœur à l’explorer. En effet, les dernières nouvelles qu’Haruka avait eut de sa petite sœur les perturbaient. La dernière lettre qu’il avait eut d’elle remontait à la semaine des enchères à York Shin City. Après, plus rien. Cela n’aurait pas été trop inquiétant si, au moment du duel de Nohime Oda, sa terrifiante mère n’avait pas débarqué sur le lieu du combat, reprochant à Haruka d’avoir incité la petite dernière à fuguer. Karuto avait donc disparu dans la nature, sans laisser de message à personne, et tout le monde dans la famille Zaoldyeck était à sa recherche. Décidément, tout le monde disparaissait, ces temps-ci.


A leur sortie de l’aéroport, les jumeaux furent accueillis par de vieilles connaissances. Léorio et Kuwabara les attendaient avec une voiture.
- Tiens donc, qu’est-ce que tu nous ramène là, Haruka ?
- T’es aveugle ? T’es si vieux que tu es déjà sénile, Léorio ?
- Toujours aussi bien éduqué, ce Kirua, grogna l’intéressé.
- Qu’est-ce qu’il fait là, Haruka ? Il n’était pas sensé être dans Greed Island ?
Kirua dut donc réexpliquer qu’il était revenu spécialement pour passer l’examen et qu’il y avait retrouvé son frère. Kirua voulait profiter de la console de leur groupe pour retourner plus vite dans le jeu.


Tout en montant dans la voiture, ils continuèrent de parler du fameux jeu vidéo. Kirua dut donner des nouvelles de Gon à Léorio qui tenait absolument à savoir si Gon avait eu des indices sur ses parents. De la, la conversation dériva sur la question de « Pourquoi Nohime Oda nous envoie-t-elle aussi précipitamment dans Greed Island ? »
Kuwabara annonça qu’il n’en savait rien. Nohime était partie de Sabargrad quatre jours plutôt et était revenue ce matin avec une console contenant le précieux jeu. Elle avait immédiatement réuni ses élèves présents dans la ville et demandé qu’on en appelle quelques autres. Elle n’avait rien expliqué de plus, mais apparemment, elle avait en plus de ça un porte-document coffre-fort qu’elle passait son temps à tripoter.
- Je me demande si elle veut vraiment qu’on joue, et pas plutôt qu’on aille y chercher quelque chose.
- Ca pourrait-être quelqu’un, non ? commenta Léorio.
- Vous pensez… qu’Inochi ou notre petite sœur seraient dedans et qu’elles auraient des ennuis ?
- C’est possible, non ? Continua l’apprenti-médecin. Inochi suivait Jinn Freecss, et Jinn est lié d’une façon ou d’une autre à ce jeu. Enfin, c’est moins évident pour ta frangine. Mais en tout cas, la prof met en suspens les entrainements et les projets de tout le monde pour nous y envoyer.
- Ah, tu y vas aussi, en déduisit Kirua.
- Bah… Oda-Senseï nous a dit d’appeler certains élèves en vue de les expédier dans le jeu, mais elle n’a donné aucune explication. Elle ne m’a jamais dit, à moi, que j’y entrerai… et je ne sais pas si j’ai vraiment envie d’y aller. J’ai plus important à faire.
- Hein ? Qu’est-ce qui  pourrait être plus important que de jouer à ce jeu légendaire?
- Bah, disons que lorsqu’elle m’a accepté comme élève, elle m’a ordonné de terminer les baccalauréats avec une moyenne de 80%. Elle ne m’apprendra rien du nen tant que je n’aurai pas rempli cette première condition.
- Mais… mais quelle horreur !
- C’est ça. Elle a dit qu’elle me faisait un traitement spécial vu que je voulais m’orienter vers la médecine. Elle m’a fait tout un sermon comme quoi il était capital que je maîtrise les bases de la médecine et donc, que je passe le BAC avant de passer à la pratique du nen.
- Et donc… c’est à Sabargrad que tu étudies ?
- Oui. Nous sommes trois à étudier ici, et servons de secrétaires à Nohime Oda qui ne passe guère que trois ou quatre fois par ans. Donc, comme elle ne m’a pas dit, à moi, que je devais y aller… Je crois que ça veut dire que je dois rester à l’université et obtenir ce diplôme de baccalauréat.
Très peu de temps après, ils s’arrêtèrent devant un imposant bâtiment de 30 étages.
- Voilà, c’est dans cet immeuble que je vis, annonça Léorio, espérant percevoir un mouvement d’admiration de la part de Kirua. Peine perdue. Le jeune homme n’avait aucune idée de ce dans quoi les jumeaux Zaoldyeck avaient pu vivre. Kuwabara s’empressa de dire que Nohime Oda possédait un étage entier du bâtiment et qu’elle s’en servait comme d’un hôpital privé et de QG lorsqu’elle passait à l’université. Pour entrer dans le parking, il y avait un imposant système de sécurité. Pour pouvoir entrer dans leur ascenseur, chacun d’entre eux devait activer son ten sur une plaque spéciale. Kuwabara et les jumeaux passèrent sans problème, mais Léorio avait toujours du mal à le faire sortir. Kirua s’empressa de le taquiner.
«  Franchement, trois heures après avoir appris le nen, j’étais déjà capable d’affronter le nen d’Hisoka… ».
- Toi, tu l’as appris par la force, et ce n’est pas forcément bon pour toi, le rat, grogna Kuwabara.  Alors ferme-là.
- Pourquoi ce ne serait pas bien ? Je peux m’en servir comme je veux.
- Je crois que tu n’as toujours pas compris la nature profonde du nen, le gronda Kuwabara. Si tu t’en sers comme d’un jouet, tu ne vas pas comprendre ce qui t’arrive. Le nen, c’est la manifestation physique de ta volonté. Il suffit d’un rien, d’un vulgaire doute pour que cette force t’abandonne. Et tous les utilisateurs du nen le savent. La première chose que ton adversaire fera dans un combat au nen, c’est essayer de saper la confiance que tu as en toi-même. Tu n’as pas encore assez d’expérience du nen pour comprendre ce que ça fait de voir son assurance brisée.
- En fait, je crois qu’il sait… Son grand frère lui en a déjà donné un aperçu, ironisa Léorio.
Kirua commença à s’énerver. Haruka s’empressa de calmer son frère.
- Kirua… c’est exactement ça… La colère, le doute, le simple fait de perdre son sang froid. Rien qu’à te voir, je sais que tu n’as encore jamais mené de sérieux combats au nen. Tu n’as pas encore conscience de l’importance de la psychologie dans la bataille.
- Mais si, je sais…Irumi et Papa m’ont toujours enseigné…
- Il ne s’agit pas simplement de perturber les autres, il s’agit de te protéger, toi. Et je sais très bien que ta force mentale est ton principal point faible. Je me souviens très bien de la façon dont tu as réagi face à Albator-boy à York-Shin.
- Allez, ça suffit. Nous sommes presque arrivés.


L’ascenseur s’arrêta au 28ème étage, possession du triple hunter. Sur place, il y avait trois autres personnes. Kirua nota une asiatique qu’il n’avait encore jamais vue, la fille appelée Lucie qui avait été mise hors combat par Inochi à York Shin et … Nohime Oda.
- Il y a quelqu’un en plus avec vous, constata cette dernière. Alors, mon adorable petite garçon, qu’est-ce qui t’amène ici ?
Kirua se trouva subitement sans voix. Quelque chose qu’il n’arrivait pas à décrire le paralysait. Était-ce de la peur ?
- Haruka… c’est peut-être ton frère, mais il me semble m’être fait comprendre quand à la sécurité du groupe. On ne fait pas entrer des personnes étrangères au groupe ici.
- Il veut juste rejoindre Greed Island le plus vite possible. Ca lui aurait pris des jours pour retourner au château du milliardaire Battera, protesta Haruka.
- Oh, et je…
Mais Kirua n’arrivait pas à parler. Nohime n’était pas de très  bonne humeur et son aura pétrifiait le garçon.
- Frangin, qu’est-ce que tu as ? Allez, parle. Tu avais des trucs super importants à lui dire, non ?
- J… Je…
Le triple hunter s’approcha du garçon, les yeux brillants de leur éclat turquoise. Elle posa sa main sur sa tête argentée, gratouilla sa tignasse et lui dit d’une voix douce :
- Allez, je ne vais pas te manger. Qu’est-ce qu’il y a ?
- Je… Ah, dans Greed Island… on a … on a rencontré monsieur Uvo !
- Uvo ? Mon frère est dans le jeu, lui aussi ? Mais qu’est-ce qu’il fabrique là-bas ?
- Euh… il a dit qu’il avait été engagé comme Game Master.
- Et Inochi, Kuroro, ce bâtard de Jin ?
- Rien du tout. Il ne nous en a rien dit. Ah, et on a aussi rencontré un voyeur qui se fait appeler Jill Fish.
- Lui… et tu sais depuis combien de temps il est dans le jeu ?
- Heu… on l’a rencontré un jour après votre combat contre Jin. J’en suis certain parce qu’on l’a rencontré quand on cherchait à sortir du jeu pour assister au combat.
- Il y est donc entré au moins six jours avant Hisoka…
L’aura de Nohime redevint glaciale. Kirua fut à nouveau pétrifié.
- Ah, Hisoka est…
- Rentrons  immédiatement dans le vif du sujet, annonça Nohime. Que tout le monde ouvre ses oreilles, car je ne répèterai pas.
Tout le monde lui prêta la plus grande attention.
- Suite à une prophétie très inquiétante, du genre inéluctable et très sombre (dit elle en regardant la fille asiatique), j’ai décidé de changer les programmes de vos entraînements respectifs, histoire que vous soyez prêts lorsque l’heure du chaos viendra. Et donc… Kuwabara, Lucie et Haruka, votre nouvel entrainement consistera à boucler le jeu de Greed Island avant le 31 mai prochain.
- Hein ?? C’est un entrainement ? s’exclama Lucie.
- Je peux te garantir que c’en est un, lui répondit Kirua. Les monstres sont plutôt corsés. Et maintenant, une des épreuves consiste à affronter Uvogine.
- Je vois… mais euh… pourquoi juste nous ?
- Parce que c’est ce qui vous fera le plus grand bien, à vous trois. Vous avez tous les trois besoin de travailler sur tous les fronts : esprit d’équipe, combat réel, stratégie… Haruka, tu n’as pas eu beaucoup l’occasion l’appliquer tes techniques en combat réel, et tu as vraiment besoin de rendre ta faculté efficace. Ce sera l’occasion idéale. Lucie…
- Oui, je sais… l’esprit d’équipe…, grogna-t-elle.
- Et Kuwabara…
- Mais heu… qu’est-ce qui peut clocher ? Je suis devenu super balèze. J’ai quand même réussi à vaincre Nobunaga de la brigade fantôme.
Nohime lui balança une chaise au visage. Il s’écroula au sol, le nez en sang.
-Vraiment super balèze ? Tu négliges sérieusement ton entrainement depuis cette victoire gagnée par chance. Tu as acquis trop de confiance en toi. Il ne suffit pas de trancher le bras droit du numéro 1 de la brigade pour être un guerrier accompli. Il n’y a pas que l’intuition au combat qui compte. Ta vie ne sera pas faite que de combats.
Le rouquin se releva péniblement et tout penaud.
-  Donc… je veux que vous donniez le meilleur de vous-même pour remplir cette mission à priori impossible. Haruka, j’espère que ce sera l’occasion de te perfectionner dans tous les domaines. Lucie, pour réussir, tu auras besoin de faire confiance à tes équipiers. Kuwabara… Apprends à te servir de ta tête.
C’est à ce moment que Léorio se décida à intervenir.
- Euh, Senseï… et nous… Noriko et moi ?
- Vous, vous continuez vos études. Mais on va quand même accélérer les cours de pratique du nen.
- Vous avez vraiment l’air d’être inquiétée par cette…
- La personne qui fait ces prophéties est plus que sérieuse. Le chaos va régner sur terre à partir du mois de juillet. Vous devrez être prêts. Je vous donne une heure pour faire votre sac et vous préparer. Vous commencerez à jouer à 13h 13. Rompez !
Tous les élèves ramassèrent leurs affaires. Léorio et Noriko retournèrent vers leur appartement, Kuwabara et Lucie partirent chercher leurs affaires déposées dans leurs chambres respectives. Les jumeaux décidèrent de regarder la magnifique vue qu’ils avaient depuis le salon, mais Oda les interrompit. « Haruka, j’ai quelques mots à te dire en privé ».
Kirua se retrouva seul à contempler la ville neuve de Sabargrad qui s’élevait sous ses pieds. Pendant un long quart d’heure, il repéra l’hôpital principal, les principales facultés, l’immeuble de la confrérie des hunters, le centre commercial, le quartier des cercles…
Finalement, Haruka finit par le rejoindre.
-Qu’est-ce qu’elle a bien pu te dire pour que ça dure un quart d’heure,
- A vrai dire, elle voulait me parler de toi.
- Comment ça ?
- Tu es manipulé.
- Pardon ?
- Elle dit qu’il y a une aiguille plantée dans ton cerveau, et que ça conditionne tes réactions. Elle m’a dit de m’occuper de toi, et de voir en quoi consiste cette manipulation…
- Attends… je suis manipulé ? Mais comment ?
- Ecoute… elle a eu la puce à l’oreille alors que tu étais paralysé quand elle t’interrogeait. L’aiguille réagissait en sa présence. On ne sait pas en quoi ça consiste. On ne sait même pas si c’est bien ou mal… Donc, en plus de me crever à finir Greed Island, je vais essayer de rester avec toi, et essayer de voir comment fonctionne cette aiguille.
- Attends, je ne sens pas la moindre…
- Mais je la vois au gyo ! Tu dois vraiment y réfléchir. Quelque chose te manipule. Tu n’es pas libre de tes décisions. On t’en a parlé en arrivant ici, mais je suis vraiment inquiet à propos de ses effets sur ton esprit.
- Je te jure que je ne ressens rien de spécial.
- Et la panique que tu as éprouvée face à la prof ?
- Ca, c’est parce qu’elle est hyper impressionnante. Je n’ai pas l’occasion de la connaître autant que toi. Est-ce que tu te rends seulement compte de l’aura qu’elle dégage quand ses yeux deviennent turquoise ?
Haruka se tut. Oui, Nohime Oda pouvait dégager une aura terrifiante.
- Ecoute… Quand on sera dans Greed Island, essayons juste de nous entraider…
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MessagePosté le: Sam 16 Jan - 12:49 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chap XIII : Début d’un jeu sérieux


Quand Kirua foula à nouveau la grande plaine de Greed Island, il ne fut pas étonné de ne trouver personne l’attendant dans la plaine. C’était normal. Il avait bouclé l’examen et le trajet du retour en un temps éclair. Comment ses amis pouvaient-ils savoir que son absence n’aurait pris que six jours. Seulement, à présent, les retrouver allait être difficile. Il n’avait aucun moyen de les contacter, n’ayant aucune carte à sort sous la main. La meilleure solution qui s’offrait à lui était de se diriger vers Masadora, d’acquérir des cartes de monstres en cours de route et une fois dans la ville, acheter des cartes à sort en espérant tomber sur une qui lui permettrait de les contacter. Avec un peu de chance, Gon et Biscuit pourrait être en train de s’entraîner dans la carrière de pierre entre Antikoba et Masadora qu’il était obligé de traverser.


Il hésita un instant. Haruka devait être en train d’écouter les règles de bases du jeu et en avait pour seulement deux minutes. Est-ce qu’il devait l’attendre ? Il ne se sentait pas trop motivé. Nohime Oda avait l’air de le considérer comme un rat de laboratoire. Il n’avait pas envie que ses élèves et son propre jumeau passent leur temps à examiner le moindre de ses mouvements. D’ailleurs, il ne se sentait pas le moins du monde manipulé. Il prit rapidement la décision de ne pas attendre le groupe de son frère. Il  partit en courant en direction d’Antikoba.


Ce n’est que neuf heures plus tard et complètement épuisé qu’il arriva à la ville principale de l’île, la seule où on pouvait se procurer les précieuses cartes à sort, Masadora. Il avait réussi à vaincre une douzaine de monstres en court de route. Il put les échanger contre soixante mille Jénis, et acheta immédiatement trois sachets de cartes à sort. Il ne comprenait pas l’utilité de chacune d’entre elles, mais une semblait répondre à ses besoins, la carte « accompagnement ». Il l’utilisa immédiatement pour rejoindre ses amis, occupés à s’entrainer dans une plaine qu’il n’avait encore jamais vue. Les retrouvailles furent chaleureuses et la discussion dura longtemps.  Tous avaient beaucoup de choses à dire. Kirua fit un résumé de son examen, ainsi que son passage dans le QG de l’équipe du triple hunter. Mais il omit les détails relatifs à son éventuelle manipulation. Il n’allait pas les gêner avec un détail aussi inutile.


Mais Gon et Biscuit avaient d’autres soucis en tête. En effet, quelques heures après le départ de Kirua, un homme était venu à leur rencontre pour leur demander de l’aide. Il affirmait avoir fait partie d’un groupe qui tentait de gagner le jeu en prenant le monopole des cartes à sort, mais ils avaient tous été trahis par l’un d’entre eux. L’homme, appelé Genthru, avait révélé sa vraie nature en leur annonçant avoir placé des bombes à retardement sur leurs corps et menacé de les tuer s’ils ne lui cédaient pas l’entièreté de leurs cartes d’emplacement fixe. L’homme ne se faisait aucune illusion. Il était certain que le traître les tuerai malgré tout, afin d’éviter les témoins gênants.  Effectivement, lorsque, quelques heures plus tard, le petit groupe était passé à Masadora, ils avaient pu constater des décès en masse. L’île de Greed Island était devenue du jour au lendemain une île très dangereuse. Malgré tout, Jill était parti de son côté faire sa petite enquête. Il avait promis de les contacter tous les matins, mais ne l’avait pas encore fait aujourd’hui. Gon et Biscuit commençaient à s’inquiéter.
Kirua hésita.
- Vous savez, s’il est sur une piste, notre appel pourrait le trahir. Et je ne vous ai pas encore dit le pire dans l’histoire. Oda a dit qu’Hisoka était entré dans le jeu.
Gon frémit l’espace de quelques secondes, mais se reprit.
- En quoi ça la perturbe ?
- Je ne sais pas. Il parait qu’elle avait demandé à Jill Fish de le surveiller, mais qu’il ne l’a pas fait. D’ailleurs, il faudrait peut-être lui dire que les élèves de Nohime ont reçu l’ordre de le cuisiner. Mais pour en revenir à nos moutons, si on l’appelle alors qu’il se trouve près d’Hisoka, ce malade saura facilement nous retrouver.
- Et euh… c’est mal ?
- Mais tu es bête ou tu le fait exprès ? Je n’ai pas envie de le revoir ! Et l’envie lui prenait de nous attaquer ? Tu t’imagines que l’entrainement qu’on a eu ici te suffira, ou tu as juste envie de voir la différence, comme à la tour céleste ?
- Hem, toussa Biscuit.
- Ben… je ne pensais à rien de tout ça, répondit Gon. Je voulais juste lui demander moi-même ce qu’il faisait dans le jeu.
- Comme s’il allait te répondre ! Ce n’est pas ton allié ! Mets-toi ça dans la tête !
- Hem, hem… si…, continua Biscuit.
- Ce n’est pas parce qu’une personne n’est pas ton alliée que tu ne peux pas avoir une discussion correcte avec lui, répondit Gon, agacé.
- VOUS ALLEZ M’ÉCOUTER DEUX SECONDES ? S’exclama la fillette en les assommant.
Lorsque les garçons furent en état de l’écouter, elle expliqua.
- Je crois que les soucis de Nohime ne vous concernent pas. Il n’y a pas de raisons pour que vous soyez impliqués. Inutile de vous embrouiller l’esprit tant que vous n’êtes pas impliqués.
- Mais…
- Il est possible que cela arrive au cours de la partie, mais en attendant, on n’a qu’à les ignorer.
- Hein, parce que…
- Oui, à partir d’aujourd’hui, on commence à jouer sérieusement. Vous allez vous rendre dans la plaine près du départ du jeu pour acquérir la première carte. On se retrouve au départ dans 3 heures. Vous referez l’entrainement de niveau 1 du nen de transformation en chemin. Moi, je vais chercher Jill.
- Heu… mais si tu as un problème…
- je n’aurai pas de problèmes, ne vous inquiétez pas. Faites cet entrainement avec sérieux. Je ferai une inspection à nos retrouvailles.
Et la fillette utilisa une carte à sort pour se rendre à Masadora. Gon sortit le plan de l’île et indiqua à son ami la route à suivre. Ils se mirent tous les deux en route.
- Au fait, ça te fait quoi, que ton frère joue au même jeu ?
- Hein ? Comment ça ?
- Ben… Tu ne l’as pas attendu. Tu me donne l’impression de l’éviter.
- Oh… et bien… disons que je n’avais pas envie de faire équipe avec lui. Et puis, ils m’auraient embêté pour que je leur explique tout ce qu’on a découvert dans le jeu. Franchement, leur début de jeu serait tellement facile que ça ne serait plus drôle.
- Mais…
- Ils ont pour mission de terminer le jeu avant la fin du mois de juin. Etant donné que nous sommes sensés avoir 4 mois d’avance sur eux, ça m’énerverait qu’ils bouclent le jeu avant nous. Gon… je veux terminer le jeu avant Haruka.
- Ah, ça, je peux comprendre. On ne va pas se laisser dépasser par les élèves de Nohime.


Trois heures plus tard, ils retrouvèrent Biscuit et Jill Fish qui semblait se porter comme un charme.
- Désolé de ne pas vous avoir appelé ce matin. Disons que j’étais très pris.
- C’est ça, grogna Biscuit. Tu étais en train de batifoler avec la princesse de Love-Love.
- Mais c’est super important. Je suis sûr que je suis tout près d’une carte super rare.
- Quand je pense qu’on s’inquiétait pour toi.
- On était en train de s’imaginer que tu t’étais fait avoir par Genthru.
- Vraiment désolé pour le dérangement. C’est que la princesse commence à avoir des exigences très spéciales et j’ai trop peur de manquer quelque chose à ce niveau-ci.
- C’est ça, c’est ça, soupira Biscuit. Mais maintenant, on va commencer à jouer sérieusement. A un kilomètre d’ici, il y a moyen d’obtenir une carte de niveau A et une autre pas trop loin.
Biscuit emmena le groupe devant un arbre gigantesque. Un personnage du jeu les attendait à côté.
- Bonjour les jeunes, annonça-t-il presque automatiquement. Vous avez devant vous l’arbre de miel, connu pour héberger un insecte légendaire, le King White Ookugawata.. Il est gros, hein ?
Tous poussèrent un « wouah » impressionné.
- En général, il reste dans son trou et il est très rare de le voir. Il n’y a qu’une seule manière de l’attraper. Il faut secouer l’arbre au seul moment où il se montre, en fin de journée.
Il indiqua une zone de l’arbre couverte de coups. Jill fit un zoom avec ses abeilles.
- C’est ici que se trouve le point à frapper. Si vous vous imaginez qu’en mettant un peu de force, vous le ferez bouger, vous avez tout faux. Jusqu’à présent, seules 7 personnes ont réussi à l’attraper.
- C’est pas mal, quand même, répondit Gon, optimiste.
- Hahaha… 7 sur 843 personnes, rectifia le personnage.
 - Vous comptez les gens ?
Les enfants examinèrent l’arbre. Effectivement, il avait l’air solide, mais tous savaient de quoi Gon était capable. Seulement… était-ce une bonne idée de se donner à fond alors qu’ils étaient filmés ?
- J’ai une super idée, proposa Jill Fish. On va tous frapper, histoire de montrer nos différences de force.
- Tu arriveras à quelque chose, Jill ?
- Ca ira. Je sais tout de même utiliser le Kô.
On commença donc par Jill, qui fit à peine frémir l’arbre. Quelques chenilles et coccinelles tombèrent. Le personnage du gardien expliqua alors que le type d’insecte qui tombaient étaient indicateurs de la puissance du coup porté. Il ajouta également que le coup porté par Jill était dans la moyenne.
- Cet arbre a l’air de bien résister au Kô, grogna Jill. Ca va être difficile, alors.
- Bah, tu n’es pas spécialisé dans le combat, c’est tout.
Car lorsque ce fut le tour de Gon, il y eu une pluie d’insectes de toutes sortes. De plus, ils obtinrent de la même façon 3 superbes King White Ookugawata qui se changèrent immédiatement en cartes.
Humilié, Jill annonça qu’on ne filmerait pas les autres tentatives . Le petit groupe se dirigea ensuite vers une gigantesque propriété, sorte de donjon où les attendait une autre carte. Ils décidèrent de se diviser en 2 groupes. Gon et Biscuit, Kirua et Jill. Le premier groupe entra tranquillement. Kirua se retrouva seul avec le picture Hunter.
- Maintenant qu’on est seuls, Jill, ayons une franche discussion. Quels sont tes liens avec Hisoka ?
-

---------------
Kirua va-t-il avoir recours à la force pour obtenir les aveux de Jill?
Comment vont réagir les élèves de Nohime quand ils vont retrouver Kirua?
Vont ils échapper éternellement à la Brigade Fantôme?

Toutes ces réponses dans le prochain chapitre.
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MessagePosté le: Mar 19 Jan - 12:17 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 14: Apparition de l’officier des cauchemars


Gon et Biscuit mirent près de 5 heures à parcourir le donjon. Le donjon en lui-même n’était pas difficile et ses pièges, peu dangereux. Mais les deux enfants étaient tous les deux nuls en jeux vidéo et résolutions d’énigmes. Par exemple, il leur fallu une heure pour comprendre qu’il leur fallait trouver trois clefs spéciales pour ouvrir la porte menant aux caves. Il leur fallu également autant de temps pour comprendre qu’ils devaient éliminer des ennemis dans un certain ordre pour obtenir une de ces clefs. Mais ils finirent par atteindre la salle du boss, une espèce de proxénète géant manipulant deux énormes haches d’argent. Gon se débarrassa de lui en trois coups de point bien placés sur son point faible, ses minuscules bijoux de famille. Le boss disparu, laissant une magnifique clé dorée. Les deux enfants s’en servirent pour ouvrir la porte qu’il gardait. Ils arrivèrent alors dans une chambre magnifique où les attendait une ravissante demoiselle aux cheveux noirs. Après un petit discourt visiblement programmé, elle leur demanda de l’emmener dehors. Lorsqu’ils atteignirent l’entrée, ils retrouvèrent Kirua avec un Jill couvert de bosses et de bleus.
- Ah ? Fous afez enfin fini ? Fa defait être super dur, comme donfon.
- Ne nous en parle pas. Les énigmes étaient épouvantables. Mais… qu’est-ce qui t’es arrivé, Jill ?
- Oh, disons qu’il y avait des pièges à l’extérieur de la propriété, expliqua Jill, gêné.
- Jill n’est définitivement pas fait pour les combats, le taquina Kirua. Mais ce n’est pas grave. Je ferais tout pour qu’il ne lui arrive plus rien.
Gon ne s’en rendit pas compte, mais les commentaires de Kirua étaient chargés d’insinuations. La jeune fille du donjon fit alors un pas hors de la propriété et se changea en carte, la n°43 « jeune fille à la poudre d’or ».
- Yes, ça a l’air d’être une carte assez intéressante. Utile à ramener dans la réalité…
- Allez, c’est à nous, Jill.
Le reporter suivit son « protecteur » dans la propriété. Biscuit s’allongea dans l’herbe, souhaitant faire une sieste.
- Il ne faut pas se relâcher, lui fit remarquer Gon. Il y a des pièges à l’extérieur.
- Parce que tu crois vraiment ce qu’ils t’ont dit ?
- Hein ?
- Il  n’y a pas de pièges dehors. Ils nous ont menti. Jill a été blessé par autre chose, et Kirua fait pression sur Jill pour qu’il ne dise pas par quoi.
Un frisson désagréable parcouru le petit garçon. Kirua lui cachait quelque chose… Pourquoi ? Ils étaient pourtant amis.
- Ne te torture pas l’esprit. Tout le monde peut avoir des secrets… Il y a des choses que tu peux souhaiter ne dire ou montrer à personne, même à tes parents, même à tes plus proches amis.
- Mais…
- Parfois, la vérité peut blesser les gens que tu aimes. Dans ces cas-là, est-ce vraiment nécessaire de leur dire cette vérité?
- Hmmm…


A ce moment là, trois hommes apparurent sur le chemin. Nos deux héros comprirent immédiatement qu’ils avaient un problème. Ils étaient incroyablement nerveux et des papillons de nen étaient posés sur leurs têtes. Arrivés à leur niveau, l’un d’entre eux leur demanda si des personnes étaient à l’intérieur du donjon. Les enfants lui répondirent par l’affirmative. Les hommes eurent un sourire nerveux.
- Pas de chance, il faut attendre. La porte ne pourra s’ouvrir que lorsque les autres joueurs seront sortis.
- …Et ça peut prendre des jours...
- … Sauf s’ils meurent, mais nous n’avons aucun moyen de le vérifier. Nous n’avons pas le choix. Il faut attendre.
Mais soudain, l’un d’entre eux sursauta.
- Aaaargh, je vous en prie… On ne peut pas entrer pour le moment. Les portes sont closes jusqu’à ce que la personne qui y joue en sorte.
- Pitié… ce n’est pas notre faute.
Les trois hommes se prosternèrent, tremblants et couverts de sueur, devant une menace invisible.
- Excusez moi, mais… qu’est-ce qui se passe ? demanda Gon.
- Nous devons… nous devons obtenir la carte 43, ainsi que les 4 autres cartes cachées qui se trouve dans ce donjon. C’est notre dernière chance.
- Dernière chance de quoi ?
- Si nous n’arrivons pas à terminer ce donjon, l’officier des cauchemars fera en sorte que nous ne bloquions pas l’accès au jeu.
- Il va… nous supprimer. Je vous en prie. Si vous avez déjà affronté ce donjon, pouvez vous nous en parler ? Dites nous quel genre d’énigmes il faut résoudre. Quel genre de piège, quel genre de monstres… Et surtout, donnez nous la solution.
- Stop, stop stop, intervint Biscuit. Je ne comprends rien à votre histoire. Et d’abord, c’est quoi, cette histoire de cartes cachées ? Est-ce que c’est ces fragments de cartes là ?
Elle sortit son classeur et sortit trois cartes où étaient écrits « Fragments de la carte bleue » et numérotées 1, 2 et 3.
- Ouuuiiii, c’est ça, dit l’un d’entre eux, presque sur le bord des larmes.
La fausse fillette recula, faisant mine d’être effrayée.
- Donne-les-nous, nous t’en supplions.
Mais Biscuit continua son interrogatoire.
- Qu’est-ce qu’elles ont de si spécial, ces cartes ? Nous étions trop concentrés sur les clés spéciales.
- Elles indiquent l’emplacement d’une carte de rang SS : Blue Planet. On ne peut trouver le joyau sans cette carte.
- QUOI ??? GON, ON RETOURNE DANS LE DONJON !
- C’est impossible.
Tous se retournèrent, un homme se trouvait au milieu du chemin. L’espace d’un instant, il sembla petit et laid, mais la vue des enfants se troubla. Quand leurs sens redevinrent normaux,  ils purent voir une personne de grande taille, belle, aux cheveux couleur vin et enveloppé d’une grande cape rouge. Cette personne avait un visage d’androgyne. Ni Gon ni Biscuit n’aurait pu savoir s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. Les trois hommes se prosternèrent à nouveau.
- Maîîître, pitiéééé.
Le nouveau venu les ignora et s’adressa aux enfants.
- On ne peut entrer qu’une seule fois dans ce donjon. Si vous êtes déjà entré dans ce donjon, vous ne pourrez plus y rentrer. C’est pour ça que la carte de Blue Planet est si difficile à obtenir.
- Aaaargh, s’agita Biscuit. Mais Jill et Kirua… s’ils ne trouvent pas la quatrième carte, on va passer à côté ! Il faut les contacter avant qu’ils ne finissent le donjon.
Elle fouilla dans son classeur, mais ne trouva pas de cartes de contact. Elle avait déjà utilisés les siens pour trouver Jill.
- Gon, ton classeur !
Le garçon obéit, mais au même instant, la porte du donjon s’ouvrit.
- Stooooop ! Ne sortez pas, s’écria Biscuit.
- Hein ? S’étonna Kirua.
- Ne sortez pas… Attendez… vous êtes dans le donjon depuis une demi-heure et…
- Et on a trouvé la jeune fille.
- EN SEULEMENT UNE DEMI-HEURE ???
- Kirua, est-ce que tu as trouvé des fragments de carte ?
- Oui trois.
- Ne sors pas. Il y en a une quatrième. Si tu la rate, nous ne pourrons plus trouver le Blue Planet.
- ah, mais… il y a toute une file derrière vous. Vous êtes surs ?
- Je t’interdis de sortir sans ce fragment numéro 4, grogna Biscuit d’un ton très menaçant.
Mais la jeune fille à la poudre d’or passa le portail comme un automate, se transforma en carte, et une force étrange expulsa les garçons.
- …
- …
- Kiruaaaa, Jiiiill...
Une aura terrifiante se mit à jaillir du professeur. Les trois hommes, horrifiés, se ruèrent à l’intérieur, où ils savaient qu’elle ne pourrait plus les suivre.
- BANDE D’INCAPABLES, MINABLES, NOLIFES !!!
Elle se transforma en un gigantesque montre, une femme couverte de muscles, disgracieuse et laide au possible.
- VOUS ALLEZ MOURIIIIIR !
Kirua attrapa Jill et se mit à courir. Le monstre Biscuit se lança à leur poursuite. Gon resta seul avec l’étrange androgyne.
- … Heu, et au fait, qui êtes-vous ? Le maître des trois autres ?
Il eu un sourire, fit passer sa main d’un geste désinvolte dans ses cheveux et répondit.
- Non, je suis juste un haut officier de l’organisation du Trian. Je suis Maçy, l’officier des cauchemars.
- Ah ? En tout cas, ils avaient l’air d’avoir peur de vous.
Toujours aussi narcissique, l’officier prit une pose théâtrale.
- Oh, je suis responsable de surveiller nos recrues qui jouent dans Greed Island. Nous n’avons que quatre consoles à notre disposition, alors nous devons faire attention aux personnes que nous envoyons. Des incapables comme ces trois-là sont vraiment des poids morts. Je suis obligé de faire le ménage pour permettre à des personnes plus compétentes d’entrer. S’ils ne devaient  pas se montrer capables de terminer ce petit donjon, je devrais les renvoyer dans le monde réel.
- Je vois… Monsieur Battera disait la même chose. On a du batailler ferme pour qu’il daigne nous engager.
Et ce fut à cet instant qu’il réalisa que le type avait mentionné le mot « Trian ».
- Ah, mais… le Trian, c’est le fameux laboratoire…
- Tu es bien renseigné, mon petit. Ca t’intéresserait, une petite amélioration ?
- Comment ça ?
- Notre laboratoire est spécialisé dans le développement du nen. Nous pouvons te permettre d’augmenter la puissance de ton Ren de manière stupéfiante, te permettre de maîtriser de puissants Hatsu en moins d’un an. Nous pouvons t’introduire auprès de riches employeurs pour que tu puisses gagner de l’expérience, de l’argent et du pouvoir.
- Qu’est-ce que je dois faire pour ça ?
- Pas grand-chose. Juste signer quelques papiers de formalité, passer une semaine à l’hôpital pour les traitements, payer les frais médicaux, et après, nous nous occuperons de tout.
- Ca a l’air intéressant, j’y penserai.
- Au fait… je crois que la récompense de Battera n’est que de 50 milliards de Jénis.
- Et ?
Il eu un nouveau rire arrogant.
- Un garçon de ton talent, au sein du Trian, pourrait facilement gagner 10 milliards par an. Réfléchit bien à cette proposition. Si, lorsque tu finis le jeu, tu nous remets les trois cartes que tu auras pu emporter, tu seras immédiatement engagé, sans aucun frais d’inscription, avec le grade de capitaine.
- Oh, vous savez, je suis encore loin d’avoir terminé le jeu. Nous n’avons que deux cartes d’emplacement fixe, pour le moment.
Macy le regarda d’un air surpris.
- Et puis… non, je ne sais pas à quoi ressemblent toutes les cartes d’emplacement fixes. Mais attendez, on peut ramener les cartes dans la réalité ?
- Tu n’étais pas au courant ? lui répondit l’officier, l’air incrédule.
- Non. Enfin, j’avais compris qu’il y avait moyen de ramener quelque chose dans la réalité, mais je ne savais pas qu’il s’agissait des cartes.
- Mais… (Qu’est-ce que je fous avec ce gosse ?) Pourquoi joues-tu à ce jeu, alors ?
- Parce que je cherche mon père, et qu’il a créé ce jeu. Je cherche des indices.
- Et c’est qui, ton paternel ?
- Il s’appelle Jinn Freecss ?
- Ji…
Il y eu un hurlement dans la cour du donjon. Les statues des dragons gardant l’entrée se mirent à baver du sang. L’officier soupira.
- Ils sont morts… Quelle perte de temps. Enfin… Petit, je vais y aller. Pense bien à ma proposition. Tu seras plus que bienvenu au laboratoire.
Et il disparu dans un nuage de papillons mauves.
- Qu’est-ce que c’était que ce type ? se demanda Gon, perplexe. Je me demande vraiment pourquoi on l’appelle l’officier des cauchemars. Il ne m’a pas fait peur du tout avec ses papillons.
Peu de temps après, Biscuit revint. Elle était à nouveau une fillette et traînait un Jill et un Kirua inconscients.
- Gon, nous partons à la recherche des élèves de Nohime. Ils sont notre dernier espoir pour la carte.

----------
Biscuit obtiendra-t-elle  sa carte de Blue Planet?
L'officier des cauchemars est-il vraiment une tapette?
Hisoka va-t-il révéler le terrible secret de ses parents à Gon?

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MessagePosté le: Dim 7 Fév - 21:41 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 15: Le gamin qui valait 3 milliards

- En tout, ça nous fait 74 cartes, compta Machi.
- Mais nous perdons le rythme. Avec nos trois dernières cibles, nous n’avons obtenu que quatre nouvelles cartes, grogna Phinks.
- Ce sont, pour la plupart, des A et des B. Ce sont les cartes faciles à trouver, que tout le monde a. Nous allons devoir réviser notre stratégie. Nous devons choisir les cibles avec plus de soin, ajouta Sharnalk.
- Bah, on n’a qu’à tous les faire. On finira bien par tomber sur des gens qui ont les cartes qu’on veut, lui répondit le gros costaud.
- Phinks, on ne va pas racketter tous les joueurs de Greed Island. Et tu sais bien que nous avons déjà eu deux avertissements.
- Laisse tomber, Sharnalk. Tu sais bien que c’est justement ce qu’il cherche, ironisa Nobunaga. Il a envie de retrouver le Game Master hyper balèze qui l’a déjà viré deux fois de l’île.
- C’est idiot. Il y a un moyen plus simple. Il a dit lui-même être le gardien d’une carte d’emplacement fixe. On n’a qu’à savoir laquelle.
Quatre membres de la brigade fantôme, installés dans un coin reculé d’un bar dans la ville de Dorias, étaient occupés à réviser leur stratégie. Depuis leur infiltration du jeu, il y a cinq mois, leurs objectifs avaient été plusieurs fois bouleversés. A la base, ils cherchaient simplement un moyen de voler tous les trésors du jeu, mais tout avait changé lorsque Phinks, Sharnalk, Shizuku et Franklin avaient rencontré Hisoka. A travers lui venait un ordre de leur boss : compléter le jeu et permettre au traître de retourner dans la réalité avec une carte du souffle du grand ange qui pourrait effacer le nen qui entravait Kuroro. Depuis, ils dévalisaient les joueurs pour agrandir leur stock de cartes. Mais ils commençaient à stagner. Ils arrivaient au bout des cartes que tout le monde pouvait acquérir. Les cartes rares de niveau S et SS, limitées à moins de 10 exemplaires, ne couraient pas les rues et la brigade avait beaucoup de mal à trouver des joueurs en leur possession. Ils en étaient presque au stade où ils devaient écouter le conseil de … Mais ils avaient décidé depuis longtemps qu’ils n’écouteraient plus les bêtises d’Hisoka.
Ce fut à ce moment là que Nobunaga remarqua quelque chose.
- Ne regardez pas, mais il y a deux officiers du Trian sur la terrasse du restaurant.
- Hein ? Depuis quand ?
- Changeons d’endroit. Ils sont capables de nous sentir à cette distance.
Et Nobunaga arrêta une des serveuses virtuelles du restaurant pour lui demander une éventuelle sortie de secourt. La serveuse, vêtue d’une affriolante tenue de chat leur indiqua un petit chemin destiné aux personnes voulant échapper à leurs créanciers. Nobunaga et Phinks décidèrent de contourner le bâtiment pour surveiller les deux intrus. Ils purent ainsi constater de quels officiers il s’agissait. C’étaient Paggia, une gracieuse blonde que Machi n’hésitait jamais à appeler « la pétasse » ainsi que Macy des cauchemars, que tout le monde dans la brigade appelait « la Zaza des cauchemars ». Paggia était une des ambassadrices de charme du laboratoire. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire dans ce jeu ? Elle avait l’air de mener une discussion animée avec Zaza.
- Je ne t’aiderai plus. Tu n’as apporté aucun résultat depuis un an. A ce stade là, si on me voit avec toi, ça pourrait me porter préjudice.
- Je vais tout refaire, je te le jure. J’ai trouvé la perle rare. Avec ça, nous pouvons tout regagner.
- Et elle ressemble à quoi, ta perle rare ?
- C’est un gamin très prometteur. Et il est déjà sous mon emprise.
- Mais encore…
- C’est le fils de Jin Freecss.
- Ne dis pas de bêtises. Il n’a pas…
- Le gamin l’a dit lui-même. Ses DEUX parents l’ont abandonné, et il les cherche.
- Ses deux parents ?
- Il a un peu moins de 13 ans. Avec qui Freecss sortait il y a 13 ans ?
- Non… ne me dit pas que sa mère est Oda.
- J’ai fait mes vérifications, tu sais. Moi aussi, je n’y croyais pas.
- Attends… s’il est le fils d’Oda…
- Il est aussi le neveu d’un membre de la Brigade Fantôme. Tu te rends compte ? On aurait un otage contre Freecss, contre Oda et contre la Brigade.
- Redescend un peu sur terre, tu veux. Tu as vraiment mis tes papillons sur lui ?
- Oui.
- Tu ne l’as pas encore amené dans le labo. Commence par ça. Tu es bon pour présenter les nouvelles et pour donner des rêves, mais quand il s’agit de concret, tout s’effondre. C’est à cause de ça que tu es relégué ici.
- Je l’aurai. Et quand nous pourrons montrer au monde entier que Gon Freecss nous appartient…
- C’est ça. Mais tu ne lui as pas encore mis sa puce. Quand ce sera fait, nous serons de nouveau associés et je te ferai immédiatement rentrer à la chambre.
Macy serra les poings. Paggia appela une des serveuses félines pour régler son adition.
- Bien, je vais rentrer faire mon rapport, et je vais dire que tu as repéré le gamin. Mais à ta place, je ne trainerai pas pour le coincer. Ca fait un an que tu es ici et que tu te contentes d’éliminer les incapables. Tes hommes n’ont que 81 cartes d’emplacement fixes et ils sont incapables d’affronter des monstres de niveau S ou plus. Les patrons ne sont pas satisfaits de tes résultats.
- Dis-moi un peu quelle opération leur a apporté des résultats qui leur conviennent ? L’opération pupilles-écarlates ?
Paggia eut un rire  narquois.
- Tu n’as pas tort. Ils ne sont jamais contents. Je suis même sûre qu’ils vont trouver le projet de Counzite décevant. Cependant, je crois qu’il obtiendra plus de résultats en trois mois que toi passant dix ans ici.
-  Qu’est-ce qu’il a encore inventé, ce gros moche ?
- Je n’ai pas à te le dire. Tu es actuellement un officier de frontière, de seconde catégorie.
La jeune femme sortit deux cartes pour l’adition, et se leva
- Dans ton intérêt, tu devrais terminer le jeu et ramener le garçon avant la fin du mois de mai.
Elle sortit également une carte évasion, l’activa et disparu. Macy resta quelques instants à ruminer ses pensées, puis sortit son classeur à son tour et se mit à le consulter. Les deux membres de la brigade retournèrent rejoindre leurs compagnons. Les réactions ne se firent pas attendre.
- Génial, maintenant, Zaza va nous concurrencer pour le classeur.
- Peut-être que ça pourra nous être utile. On pourrait toujours lui piquer ses cartes. Il en a 81, c’est toujours sept de plus que nous, proposa Phinks.
- N’y pense même pas, le gronda Sharnalk. Ca risque d’être tout le contraire. C’est lui qui va nous piller.
- Toi, ça va. Je suis sûr qu’il y a moyen de l’avoir par surprise.
- Le problème, c’es que tu auras beau être persuadé d’avoir le contrôle de la situation, tout ne pourrait être qu’une illusion qu’il aura créé. Imagine seulement que tu penses trier ton classeur avec un autre membre de la brigade, mais qu’il s’agit en fait de Zaza ?
Le guerrier se calma. Oui, il n’était pas encore prêt pour affronter ce terrible adversaire.
- Sinon, je me demande ce que c’est que cette fameuse opération dont parlait la pétasse, grogna Machi. Ca a l’air encore plus tordu que d’habitude.
- Ca doit être un nouveau plan pour produire des soldats forts et stupides en grand nombre. Jusqu’à présent, ils n’ont pas pu pondre de soldats capables de nous embêter et ils n’y arriveront jamais. Il y a des trucs dans le nen que ces crétins ne comprendront jamais. Il n’y a pas à s’inquiéter pour le moment.
- Et l’autre chose, le gamin…
- Oda a vraiment eu un enfant, elle ???
- S’ils s’imaginent qu’on va hésiter à frapper son morveux, ils sont en train de se mettre leurs seringues dans le c…
- Le gosse…
Nobunaga semblait frappé d’un éclat de génie.
- C’est lui… le gamin de York Shin qui faisait des bras de fer…
- Hein ? Celui qui a réussit à casser deux côtes à Feitan ?
Machi réfléchit.
- Mmmm, c’est vrai que son caractère ressemble pas mal à celui de Nohime quand elle était jeune, et au point de vue physique…
- Ouais, il a la même gueule que cet aventurier de mes deux. Je me demande quelle tête ferait Oda si elle devait le savoir entre les pattes des enragés de la seringue.
- Et quelle tête ferait-elle si nous l’avions, nous ?
Phinks, Sharnalk et Machi regardèrent le samuraï avec surprise.


Quelques instants plus tard, trois serveuses félines quittaient discrètement le restaurant. Elles atteignirent un bâtiment isolé et se cachèrent à l’intérieur.
« Annulation ».
Quelques secondes après, les serveuses étaient redevenues Lucie, Kuwabara et Haruka.
- Lucie, ta faculté ne cessera jamais de me surprendre, annonça Kuwabara. Non seulement l’apparence était parfaitement identique à celle des autres serveuses, mais aucune de nos cibles ne s’est doutée de quoi que ce soit.
- Merci, mais ce n’est pas le moment pour les compliments. Je crois que nous allons avoir des ennuis sur tous les plans. Le Trian prépare un coup tordu, ils veulent boucler le classeur à tout prix, ils veulent kidnapper Gon et le pire de tout, c’est que la brigade veut en faire autant. Il faut que l’un d’entre nous retourne dans la réalité avertir le prof.
- Et il faut également retrouver nos amis avant le Trian ou la Brigade. Il faut les prévenir.
- Du calme, Haruka. Tu oublies un détail, non ? Oda-senseï nous a interdit de dire à Gon qu’elle est sa mère.
- Mais pourq…
- Elle a ses raisons. Ca ne nous regarde pas. Si nous devons le protéger, ce sera sans lui en apprendre la raison.
- Pfff, il faudrait vraiment la faire changer d’avis. Parce qu’il y a beaucoup de gens qui vont l’attaquer pour cette raison. Ce n’est qu’une question de temps avant que quelqu’un le lui dise. Ce serait mieux que ce soit sa mère qui le lui apprenne plutôt qu’Hisoka ou un officier du Trian.
-------------------
Gon va-t-il apprendre l'identité de sa mère?
Va-t-il se faire capturer par la Zaza des cauchemards?
Va-t-il se faire kidnapper par la Brigade?
Comment fonctionne le pouvoir transformateur de Lucie?

Vous le saurez dans les prochains épisodes de HxH le Trian.
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MessagePosté le: Mar 9 Fév - 19:50 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

chapitre 16: jeu de cache-cache.

Et les vainqueurs du jour sont... la paire de Kirua et Gon!!!
Un tonnerre d’applaudissements vint saluer les deux jeunes gagnants de la course relais des tournois mensuels. Le juge du tournoi, un vieil homme virtuel, leur apporta leur prix : la carte 84 « collier du chevalier ». Dans la foule, les trois élèves de Nohime les observaient avec appréhension.
- Ils sont tout sauf discrets. La brigade peut leur tomber dessus à tout moment.
- Quand on parle du loup…
Kuwabara fit un signe de la main vers le mât d’un drapeau. On pouvait reconnaître, à travers la foule, les visages de Nobunaga et Machi.
- Ils vont passer à l’acte d’un instant à l’autre. Il faut qu’on entre en contact avec les petits en premier.
- Ne traite pas mon frère jumeau de « petit », tu veux ? Grogna Haruka.
- Et voilà autre chose, s’exclama Lucie. Il y a plein de papillons de nen dans le ciel. L’officier des cauchemars n’est pas loin non-plus.
- Là, ce serait bien que la brigade les ait vus. Si seulement ils pouvaient s’occuper de Macy pour nous.
- On doit éviter que nos ennemis nous reconnaissent. Ne touchez surtout pas aux broches que je vous ai données. Tant que nous serons déguisés, ils nous prendrons tous pour des joueurs ordinaires.


Il est temps de vous expliquer comment fonctionne le pouvoir de Lucie. La jeune fille est du nen de la matérialisation, et a une grande passion pour la comédie et l’imitation. Elle avait donc développé une faculté lui permettant de se transformer en la personne de son choix. Elle a matérialisé «  la broche du clair de lune », qui, une fois fixée à sur son corps, transformait son aura, son corps et ses vêtements. Elle pouvait prendre une forme plus petite ou plus grande, pouvait changer de sexe, imiter la voix, reproduire toute sortes de textures pour les vêtements,  reproduire les empreintes des personnes dont elle avait serré la main, et son don du théâtre faisait le reste. Elle pouvait aussi partager ce pouvoir avec d’autres personnes. Elle matérialisait alors les « broches terrestres », reliées à elle grâce au En. Cependant, leur pouvoir était plus limité que la broche du clair de lune. Ces broches disparaissaient si leur porteur s’éloignait de plus de 50 mètres de la jeune fille. Ils disparaissaient également si la jeune fille perdait conscience. Le dernier inconvénient de la faculté est que les broches n’existent qu’agrafées sur un vêtement. Si on les détache ou qu’on se sépare du vêtement, elles disparaissent et leur pouvoir également. Dans le cas présent, Lucie utilisait son bijou et en avait donné deux autres à ses équipiers. Ils formaient une équipe de trois jeunes garçons et personne ne prêtait attention à eux.
- Nous nous sommes approchés à moins de 20 mètres d’eux. Leurs noms vont apparaître dans le classeur et nous pourrons utiliser la carte « contact ».
- Bien,  je vais garder un œil sur les papillons, Kuwabara va surveiller la brigade et toi, tu vas les appeler. Et n’oublie pas… Tu ne parles pas à Gon de sa mère.
Ils se séparèrent. Haruka s’éloigna de la place et trouva un petit endroit calme pour activer son classeur. Il avait trois cartes « contact ». Il sortit la première et prononça le sort « contact activé : Kirua ». La voix de son frère se fit bientôt entendre à travers le classeur.
« C’est qui ? »
« Devine. »
«  Je ne reconnais pas la voix. »
« Ah oui, c’est vrai que moi et ma voix sont déguisées. Si je te dis que tu es parti sans m’attendre au début du jeu… »
«  Haruka ?? »
«  En chair et en os !
« Tu tombes super bien. On avait quelque chose d’important à te demander. »
«  Moi aussi. On se retrouve quelque part ? »
«  On cherchait un magasin pour obtenir des informations sur la carte qu’on vient de gagner. Ah, on vient de trouver un magasin d’équipement de voyage « Donjon facile ». On t’attendra là-bas. »
«  Pas de problème ! »
«  Au fait, pourquoi tu te déguises ? »
«  C’est justement de ça qu’il faut que je vous parle. Et faites gaffe, la brigade fantôme vous a aussi vu remporter la carte. »
«  Quoi ?? »
«  Reste naturel. Nous savons qu’ils sont en train de vous suivre. Entrez dans le magasin et n’en bougez pas tant qu’on ne sera pas arrivés ».
«  Merci, vieux frère. »
Haruka coupa la conversation et se mit en recherche du magasin.
Trois minutes plus tard, il retrouvait son frère jumeau dans le Donjon facile.
- Haruka, je me faisais une joie de te revoir, mais maintenant que tu nous dis qu’on est en danger, ça devient tout de suite moins drôle. Allez, comment tu as fait pour te déguiser en un type grand d’1m 70  et pourquoi ?
- Dès le début du jeu, Lucie avait la lubie de faire le jeu en étant déguisée. Elle a pris un faux nom, une nouvelle apparence… Et ça nous a donné l’envie de faire de même. Lucie est donc Link , Kuwabara est Cloud Strife et je suis Titus.
- Et on se demandait pourquoi on n’avait toujours pas vu vos noms dans le classeur.
Les enfants parcoururent leurs classeurs. Les noms étaient apparus depuis un bon moment.
- Quelle perte de temps. Bon, est-ce que vous avez déjà eu la carte de la jeune fille à la poudre d’or ?
- Non… en fait, on vous cherche depuis quasi le début de notre partie.
- Pour nous demander des astuces ?
- Non, pour vous mettre en garde, surtout Gon.
La porte s’ouvrit et Jill Fish entra en trombe.
- Les gars, on est dans le caca. Vous ne devinerez jamais qui attend que vous sortiez.
- La brigade Fantôme ? On les avait repérés.
- Ah… Bon, essayons de sortir par derrière et utilisons une carte de déplacement.
- Une minute, Jill, l’interpella Haruka… j’ai des questions à te poser à ce sujet.
- Et tu es ?
- Un élève de Nohime Oda.
Le visage de Jill blêmit. Il recula.
- Plus un geste. Je peux te tuer en deux secondes.
- Hé, du …
- Jill, tu es en contact avec Hisoka, je me trompe ?
- Hé bien…
- Il l’est, et Hisoka est en contact avec la Brigade.
- Hein ? Kirua, qu’est-ce que…
- Jill a été bien gentil de tout me dire pendant que vous visitiez le donjon de la meuf à la poudre, et je lui ai promis de garder son secret.
- Tout ? Mais…
- Alors, que viennent faire Hisoka et la Brigade dans le jeu ?
- Ils veulent le terminer pour ramener une carte spéciale au chef de la brigade et le libérer de la chaîne de nen.
- Mais… comment savaient-ils que cette carte existait ?
- C’est Hisoka qui leur a dit, et il tient lui-même l’information d’un des créateurs du jeu, expliqua Jill.
- C’était leur objectif jusqu’à il y a deux semaines, corrigea Haruka. Nous avons réussi à entendre une de leurs conversations à Dorias, et maintenant, ils chassent Gon.
- Hein, mais… pourquoi moi en particulier?
- Parce qu’ils ont entendu deux officiers du Trian parler de toi et de tes parents. Ils ont décidé de te capturer avant les officiers du labo.
- Mais… je ne comprends plus rien, moi. Qu’est-ce que mon père leur a fait ?
- J’en sais trop rien, mais en tout cas, ils le connaissent. Et ils connaissent aussi ta mère.
- Qu’est-ce qu’ils comptent faire de moi ?
- Le laboratoire veut t’utiliser comme bête de foire, et je peux te garantir que ça ne sera pas drôle. La brigade veut t’utiliser comme otage.
Jill tripotait sa console nerveusement.
- Les gars… les deux araignées ont été rejointes par deux autres. Faut qu’on se tire en vitesse.
- J’ai une idée, annonça Haruka.
Il sortit son classeur et appela Lucie-Link, lui demandant de les rejoindre dans le magasin. Elle arriva, toujours déguisée en beau gosse à la tunique verte.
- Je vais vous donner le pouvoir de vous déguiser. Vous allez sortir calmement, par groupe de deux. Quand vous serez sortis de la ville, vous utiliserez une carte de déplacement. On se retrouvera à la ville portuaire à 8 heures du soir. Je vous préviens, une fois que vous aurez utilisé la carte à sort, votre déguisement disparaîtra.
- Oui, ben, fait-vite. Ils envisagent d’entrer, s’impatienta le single hunter.
- Okay, deux secondes.
Lucie joignit les mains et se mit à prononcer une formule magique : «  pouvoir planétaire, pouvoir magique, transforme-nous ! »
Des broches dorées serties de pierres semi-précieuses se matérialisèrent sur les tenues des autres joueurs.
- Pensez à des personnes que vous connaissez très bien et qu’ils ne risquent absolument pas de connaître, quand ce sera fait, criez « Transforme-moi ! ».
Cinq secondes plus tard, c’était fait. Et il était temps, car presque au même moment, Nobunaga, Phinks et Feitan entraient dans le magasin.
----

Est-ce que  le plan de Lucie va marcher?
Va-t-on assister à une  bagarre générale?
Gon va-t-il échapper à la Brigade Fantôme?

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MessagePosté le: Jeu 11 Fév - 14:55 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 17 : la capture


Les trois araignées balayèrent la pièce du regard. Elle était profonde et il y avait plusieurs étalages. Leur cible n’était pas visible. Il y avait deux jeunes hommes, une femme brune d’une trentaine d’année, une autre blonde très séduisante, une collégienne de 17 ans et un vieil homme de 50 ans.
Phinks interrogea un des jeunes hommes qu’il avait vu entrer bien après la cible.
- Le groupe des gamins ? Ils sont partis dans le fond du magasin.
Phinks et Feitan s’avancèrent. Nobunaga resta devant la porte.
Link-Lucie se lança dans une conversation avec Gon, Jill et Biscuit.
- Alors, on se décide ? On prend quelle tente ?
Une dizaine de tentes étaient exposées au début du magasin, de toutes les tailles, de toutes les formes. Jill, la jeune femme très séduisante, se prit au jeu.
- Les filles et moi pensons qu’il vaudrait mieux prendre deux tentes de trois. Ce modèle-ci est super. Il a un petit auvent pour les sacs, il a quatre fenêtres pour l’aération…
- Eh oh, pourquoi pas celle pour six ? Elle a l’air super cool, celle-là.
- Non, non, on fait des chambres séparées. Les filles d’un côté et les gars de l’autre, protesta la collégienne, alias Biscuit.
Feitan appela Nobunaga.
- La porte de l’arrière boutique est ouverte. Ils se sont barrés !
- Tss, on s’est fait avoir comme des bleus, grogna le barbu.
Il sortit. On entendit les deux autres araignées claquer la porte de l’arrière boutique. On n’entendit ensuite plus rien et la présence des araignées s’estompa. Le groupe poussa un soupir de soulagement.
- Ta technique nous a sauvé, Lucie, souffla Haruka.
- Le regard de ces gars était vraiment oppressant, ajouta Biscuit. Mais ne vous faites pas d’illusions, je suis certaine qu’ils nous trouvent suspects. Si ça se trouve… c’était…
- Un piège ? Quelle belle présence d’esprit !
Phinks et Feitan réapparurent dans la boutique.
-  Il faudra que vous nous expliquiez comment vous avez fait pour changer aussi facilement d’apparence. Et maintenant, si le petit Gon se rend gentiment, on ne touchera pas à ses copains.
Sans hésitation, Titus-Haruka s’avança.
- Qu’est-ce que tu fais ? s’écria la femme brune, qui était en réalité Gon.
- Tout ira bien, ne t’inquiète pas pour moi.
Les deux araignées se méfièrent.
- Attends, prouve nous que tu es le gamin, reprends ton apparence.
Lucie, comprenant le plan d’Haruka, activa un pouvoir caché de la broche terrestre. Haruka se transforma immédiatement en Gon.
Leurs adversaires restaient sur leurs gardes. Ils ne comprenaient pas comment fonctionnait le pouvoir de transformation, et sentaient le piège. Finalement, le grand costaud saisit le gamin et l’entraîna avec lui. C’était ce qu’attendait Haruka. Il saisit les deux guerriers avec ses mains.
« Cryogénisation !»
En une seconde, ils étaient figés dans la glace.
- Waouh ! Pas mal, ta technique, s’exclama l’homme de cinquante ans, alias Kirua.
- J’y ai beaucoup travaillé, mais ils vont s’en tirer. Vite,  on se tire !
Lucie  donna des ordres, tout en rendant son déguisement à Haruka.
- Ils nous attendent certainement des deux côtés. Nous allons sortir calmement, et leur faisant croire que nous allons à un endroit particulier. Nous utiliseront une première carte « accompagnement » pour les leurrer. Ensuite, nous prendrons une autre carte pour la ville portuaire.
Kirua improvisa une conversation.
- Je propose que nous nous rendions au donjon de la fille à la poudre d’or. Il parait que c’est un donjon assez vicieux…
Ils sortirent
- … il parait qu’il est relativement simple pour les habitués de jeux vidéo, mais il y aurait une astuce. Un type m’a dit qu’on pouvait y trouver des fragments de carte. On trouve les trois premières assez facilement…
Effectivement, Nobunaga, Machi et Sharnalk les attendaient devant la porte. Enfin, ils attendaient que le groupe de Gon sorte, mais ne les reconnut pas. Nos héros commencèrent à s’éloigner.
- … Mais il y aurait un quatrième fragment, beaucoup mieux caché. L’arnaque, c’est qu’une fois qu’on est sortit du donjon et qu’on a obtenu la carte principale de la « jeune fille à la poudre d’or », on ne peut plus y retourner. Il faut donc trouver…
Hisoka sortit d’une ruelle, passa à travers le groupe, bouscula Lucie et Gon et s’en alla rejoindre la brigade fantôme.
- … Et apparemment, ces quatre fragments de carte, une fois rassemblés, indiquent l’emplacement d’une carte de rang SS : Blue Planet.
- Hisoka nous a grillés, murmura Lucie.
- Comment ça ?
- De un, il m’a déjà grillée par le passé. Il connait ma faculté. De deux, il a placé son Pansy Gum sur Gon et moi.
- Alors ?
- Quelqu’un prépare une carte de déplacement, et quand je donne le signal, Gon, tu enlèves ton pull. C’est sur le pull qu’il a fixé le Pansy Gum. Dès que je dis que c’est bon, on active la carte accompagnement.
C’était trop tard. Les deux araignées décongelées sortirent du magasin en hurlant. « Choppez-les ! Ce sont eux ! »
Dès lors, ce fut le désordre. Tout le groupe se sépara. Gon arracha son pull et repris immédiatement son apparence. Il fonça dans une ruelle. Kirua attrapa Jill et partit tout droit. Haruka se mit en position de combat, Biscuit sortit sa carte accompagnement et Lucie pris l’apparence de Gon pour permettre à ce dernier de s’enfuir.
«  Accompagnement activé à Love-Love »
Le sort emporta Biscuit et Haruka. Lucie, retenue par le nen d’Hisoka, ne fut pas téléportée. Immédiatement, elle se senti happée par un fil invisible fixé à son épaule. Elle atterrit dans les bras du magicien.
- Que  c’est gentil de rester, Lucie-chérie, ironisa Hisoka.
- Ce n’est pas… ?
- Non, ce n’est pas le gamin.
Il saisit la broche lunaire et l’arracha. Tel un liquide visqueux rose, le déguisement tomba sur le sol. Hisoka continua, tout en continuant de serrer sa proie dans ses bras.
- C’était peut-être celui qui est partit dans la ruelle, un de ceux qui courent au loin, voir ceux qui se sont téléporté.
- Tu avais attaqué au hasard ? lui demanda Lucie.
- Non, toi, je te visais bien.
- comment as-tu su ?
- Mais exactement comme la dernière fois. Tu as ta façon à toi de me regarder.
Kirua et Jill utilisèrent une autre carte de téléportation avant que Feitan ne les rattrape.
- Zut, tous les autres se sont enfuis, grogna-t-il.
- Ce n’est pas grave. Ils reviendront, affirma Sharnalk. Et on a leurs noms sur notre classeur. Ils ne seront plus en sécurité nulle-part.
Hisoka posa la jeune fille sur le sol, mais toujours en l’immobilisant de son bras puissant.
- Bon, si tu nous disais qui est cette fille ?
- C’est une élève d’Oda que j’ai eu l’occasion de rencontrer il y a un an, alors qu’elle tentait une infiltration.
- Tiens tiens, Oda est aussi dans le jeu ?
Lucie ne répondit pas. Elle était pétrifiée. Elle était fichue. Elle ne pourrait pas leur échapper maintenant qu’ils savaient qui elle était. Et le pire de tout, celui qui la retenait était l’incarnation de ses cauchemars.
- Répond ! lui ordonna Feitan.
- Du calme, lui dit Sharnalk. De toute façon, tant qu’on garde cette fille, notre plan peut toujours marcher.
- Quel plan ? demanda la captive.
- Tu n’as pas à t’inquiéter. Ce n’est rien de méchant, lui répondit son ancien compagnon d’arme. Nous demandons juste un peu de coopération. D’ailleurs, aurais-tu l’amabilité de sortir ton classeur ?
Elle obéit, totalement impuissante.
- Ah, l’œuf du grand acteur… on ne l’avait pas encore. Et dans les emplacements libres… Juste des sorts de vol, de sub-vision et deux contacts. Pas très rempli.  Vous n’êtes pas là pour le jeu, on dirait.
- A la base si. La prof nous avait donné l’ordre de le boucler avant le mois de juin, mais quand on a repéré les officiers à Dorias et qu’on a appris vos plans respectifs, il fallait bien protéger Gon.
- Tous de braves petits, ironisa Hisoka, en frottant une main sur le visage de sa captive.
- En tout cas, on n’a plus à s’en faire pour le plan, conclut Sharnalk. Ils viendront d’eux-mêmes à nous. Un élève d’Oda vole toujours au secours de ses amis.
- Et s’ils ne viennent pas ? demanda la prisonnière.
- Tu devrais faire en sorte que oui. S’ils ne se sont pas montrés dans les 24 heures, on ne te traitera plus comme une invitée.


La brigade décida de s’organiser. Ils décidèrent de se déplacer. Dans cette ville, il était trop facile de les suivre et de les observer. Ils allaient s’installer dans un endroit désert, où le seul moyen de les rejoindre était d’utiliser une carte à sort. Vingt mètres plus loin, Gon tentait de les observer. Il se sentait responsable de la capture de la jeune fille et voulait la sauver. Seulement, il savait bien qu’il ne pourrait pas y arriver tout seul et n’avait aucune carte à sa disposition pour appeler ses amis.
Son classeur apparut. Quelqu’un utilisait le sort de contact.
- Gon ???
- Kirua, tu vas bien ?
- Oui et toi ? Tu as pu t’enfuir ?
- Je vais bien, mais mademoiselle Lucie… ils l’ont capturée.
- Aïe… et qu’est-ce qu’ils font ?
- Je les observe de loin. On dirait qu’ils sortent à pied de la ville et qu’ils l’emmènent. Hisoka ne l’a toujours pas lâchée.
- Gon, surtout, ne fait rien de stupide. Une fois qu’ils auront quitté la ville, il te sera impossible de les suivre. Tu dois te rendre à Dorias. C’est là que Jill et moi sommes allés.
- Mais…
- Ils ne doivent pas t’attraper, imbécile !
- Je veux dire que je n’ai aucune carte qui me le permette. Je ne serais pas là avant au moins cinq heure.
- On n’a plus de cartes non plus. Bon, on va aller à Masadora. Ce n’est qu’à deux heures de marche. Dès qu’on aura fait le stock, on viendra te chercher. Reste à Antikoba et retrouve Kuwabara.
- Retrouver qui ?
Gon se retourna. Un homme relativement moche se trouvait derrière lui. Une trentaine de papillons de nen flottaient tout autour de lui. Il portait la même tenue que l’officier des cauchemars.
- Kirua… ça va couper.
---------------
Gon va-t-il s'en sortir, seul contre Macy des cauchemars?
Quel sort la brigade réserve-t-elle à Lucie?
Quel est la relation entre Hisoka et la jeune fille?
Quel est le plan de la Brigade?

Surtout ne ratez pas le prochain épisode: le royaume des cauchemars.
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Dernière édition par Medusa le Ven 19 Mar - 13:00 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 16 Fév - 13:55 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 18 : le royaume des cauchemars.
 

Gon regarda encore l’homme qui venait d’arriver. Il avait la même tenue que l’officier des cauchemars, mais ce n’était définitivement pas la gravure de mode qui lui avait parlé quelques jours auparavant.
- Qui es-tu ? demanda naïvement le garçon.
- Tu ne te souviens plus de moi ? J’en suis vraiment navré. Je pensais pourtant que nous nous entendions bien, lorsque nous nous sommes parlé devant le donjon de la jeune fille à la poudre d’or.
- Hein ? Mais c’était avec un autre homme que j’ai parlé. Vous, vous… vous n’êtes pas cet homme là. Vous êtes beaucoup plus naturel.
- Plus naturel ? J’avoue que je ne comprends pas.
Ce que Macy ne comprenait pas, c’est comment le garçon avait réussi à se soustraire à ses illusions. Les papillons qu’il avait posés sur lui dix jours auparavant avaient disparu, et aucun de ceux qu’il lui envoyait en ce moment n’arrivait à se fixer sur lui. Le petit avait changé. Il arrivait, sans aucun effort, à repousser une technique qu’il pensait imparable. Mais qu’avait-il de plus que la dernière fois ?
- Qu’est-ce que vous me voulez ? demanda Gon, méfiant.
Macy se mordit les lèvres. Cela devait faire  bien longtemps qu’il n’avait pas réglé un problème sans pouvoir se reposer sur ses illusions.
- Je viens te proposer mon aide. Tu viens d’échapper à au Geneï Ryodan, non ?
- Vous voulez… Vous pouvez m’aider ?
- Je peux régler la situation en quelques secondes. Il suffit que mes papillons les touchent.
- Comment ça ?
- Je pourrais te faire une démonstration si tu me laissais déposer mes papillons sur toi.
- N’EN FAIT RIEN, GON !
Kuwabara venait d’apparaître dans la ruelle.
- Si ses papillons te touchent, tu es foutu. Tu ne pourras jamais te libérer de sa faculté : le royaume des cauchemars.
Macy eu un sourire sadique, et envoya une vingtaine de papillons sur le guerrier. Ils se fixèrent tous sur lui.
- Le problème ne vient donc pas de ma faculté, puisque je l’ai eu sans problème. Regarde bien Gon, je vais te faire une démonstration de mon pouvoir.
Kuwabara déclencha son ren. Une lame de nen sortit de son poing.
- Tes papillons ne font plus effet, on dirait, dit il en souriant.
La lame s’allongea de trois mètres.
- Et voilà, plus d’officier des cauchemars.
- Mais…
- Inutile, lui répondit l’officier. Il n’entend que ce que je lui fais entendre. C’est pareil pour son sens de la vue. Il pense qu’il m’a perforé.
- Aaaargh ! Qu’est-ce que c’est que ça ?
A présent, Kuwabara s’agitait dans tous les sens. Il voulait se débarrasser de quelque chose d’imaginaire, secouait ses bras.
- Et maintenant, le corps qu’il croyait avoir transpercé s’est transformé en un millier de sangsues.
- Ca va, j’ai compris, déclara Gon. Arrêtez ça, maintenant.
- A une condition, annonça l’illusionniste. Je veux que tu mettes ce collier autour du cou.
Il sortit de sa poche deux colliers noirs, ornés en leur centre d’un étrange carré rouge. C’est à ce moment là qu’il eut un éclair de Génie.
- Le collier… ce que tu portes au cou, c’est le collier du chevalier ?
- Ah, euh, oui.
Lorsque Gon et son groupe avait attendu Haruka dans la boutique du donjon facile, le marchant leur avait expliqué le fonctionnement de la carte. Le collier, une fois porté, protégeait son porteur de tous les sortilèges du jeu. Le garçon l’avait immédiatement activé pour protéger ses cartes. C’était ça, la différence avec leur dernière rencontre. Macy eut un sourire nerveux. Il avait cette carte depuis un bon moment. Pourquoi n’y avait-il pas pensé plutôt ? Il changea de stratégie.
- Gon ! Ne bouge plus, s’écria Kuwabara.
- Hein ?
Toujours prisonnier des papillons, il croyait à présent que Gon portait un des diaboliques colliers noirs au lieu de celui du chevalier.
- L’officier t’a mis un collier piégé autour du cou. Il a un émetteur qui leur permet de savoir ou tu te trouves et d’entendre ce que tu dis. Il est aussi conçu pour étudier ton rythme cardiaque, mais le pire de tout, c’est qu’il équipé d’une bombe spéciale. Dès que ça leur plaira, ils activeront le collier et il te sautera au visage.
- Quoi ?
- Laisse moi-faire, je vais te l’enlever.
Il réactiva sa lame de nen.
- Tu te trompe, Kuwabara. Je n’ai pas de collier noir. Juste un collier du jeu qui est sensé me protéger.
- Je t’ai déjà dit que tu perdais ton temps, Gon, sourit Macy. Il ne t’entend pas. Tu ne peux pas le libérer de l’illusion. A présent, il va t’enlever le collier du chevalier de force et je lui demanderai de placer un des colliers émetteurs à la place… à moins que tu ne le fasses toi-même ? De cette façon, personne ne sera blessé.
- Une minute, ce qu’il a dit est vrai ? C’est un collier qui peut exploser à tout moment ?
- Oh, seulement si on estime que tu deviens trop gênant. Ne t’inquiète pas. Tant que tu restes mignon et docile, tu ne risques absolument rien.
Kuwabara tendit sa lame vers Gon.
- Ne bouge pas. Je dois être précis. Une erreur et il explose quand même.
Gon commença à paniquer. Il allait devoir se battre contre Kuwabara. Il fallait l’assommer avant que l’officier ne lui donne l’ordre d’attaquer. Il activa son Ren. Kuwabara sembla y réagir.
- Qu’est-ce que tu … Oh, je comprends. Tu t’es fait avoir par l’illusion. Tu n’es plus dans la réalité. Tu ne te rends même plus compte que je suis là.
- Tu commences à devenir fatiguant, s’énerva Gon. Tu n’as toujours pas compris que c’était toi qui es affecté ?
Et il se lança sur son compagnon. Kuwabara rangea ses lames. Il voulait aussi chercher à assommer son ami sans le blesser.
Un combat au corps à corps commença. Kuwabara, affecté par les illusions, perdait tout son avantage d’expérience du combat. Gon et lui se battaient au même niveau. Macy les regardait à moitié amusé. C’était une bonne chose qu’ils se battent entre eux, car s’ils étaient blessés, il pourrait s’occuper de mettre les colliers lui-même. En revanche, il craignait que l’élève d’Oda ne blesse sa précieuse proie. S’il mourrait suite à ses blessures, l’officier perdrait tout. Les échanges de coups durèrent encore un bon moment, mais Kuwabara finit faire une feinte dans laquelle Gon fonça tête baissée. En une seconde, son aîné était derrière lui, et d’un coup bien placé dans la nuque, l’assoma.
- Je suis désolé, Gon. Je fait ça pour ton bien.
Il s’agenouilla près du garçon, vérifia qu’il n’y était pas allé un peu trop fort et retira le collier du chevalier.
- Voilà, cette saleté est partie. Maintenant…
Macy jugea que le moment était venu pour lui d’agir. Il s’approcha du premier élève avec ses deux colliers piégés, mais soudain, il sentit une violente douleur au ventre. Il saignait…
- Mais…
- Franchement, je ne penserai pas que ce serait aussi facile.
Kuwabara se releva, souriant. Un gigantesque harpon  partant de son épaule apparut. Il  transperçait le corps de Macy des cauchemars de part en part.
- Bien, à présent, on va voir ce que donne le collier du chevalier donne.
Il passa le collier autour de son cou.
- Ah, quand même… il y a une grande différence entre la réalité et tes cauchemars.
- Quoi ? Tu étais dans mon illusion, mais tu as…
- Besoin d’une explication ? Ca te surprend tellement qu’un élève d’Oda ai réussi à se soustraire à ton illusion ?
- Mes illusions sont parfaites. Comment as-tu réussi à me trouver ?
Macy commençait à s’affaiblir. Le sang coulait à flots de sa blessure.
- Ton illusion se base uniquement sur la vue et l’ouïe, imbécile. Il n’affecte pas le sens de l’odorat ou du touché. Dès mon premier coup dans le vide, je savais que j’étais coincé dans ton illusion. Je pouvais aussi sentir les émotions de Gon et ainsi comprendre dans quelle mesure l’illusion m’affectait. Mais toi, tu ne bougeais pas. Tu restais immobile et calme. Je ne pouvais pas savoir à coup sûr où tu te trouvais.
- Tout ce temps tu…
- Comment as-tu pu penser une seule seconde que je pouvais me faire avoir comme un bleu ? Après tous les sermons que j’ai faits aux petits à propos de la psychologie dans les combats ? J’ai joué la comédie du début à la fin, histoire que tu abaisses ta garde et commette une connerie. Tant que tu ne bougeais pas, je ne pouvais pas sentir ta présence. Mais quand tu étais certain d’avoir gagné, tu as éprouvé un violent sentiment de jubilation et, cerise sur le gâteau, tu t’es décidé à agir personnellement. Tu t’es tué tout seul, idiot.
- Non… je ne vais pas mourir comme ça… Book…
Kuwabara lança ses lames sur les poignets de l’officier. Il les transperça. L’illusionniste hurla de douleur.
- Tu t’imagines vraiment que je vais te laisser partir vivant ? Tu crois vraiment que tu mérites de vivre ?
- Laisses-moi partir, supplia l’officier. Si je ne me soigne pas rapidement, ils vont…
- Activer la puce implantée quelque part dans ton corps ? Mais quelle bonne idée.
- Comment peux-tu ? Tu es un élève d’Oda.
- Oui, je suis son élève, et malgré tout le respect et l’admiration que je lui voue, je crois que je vais te laisser mourir devant mes yeux. C’est une bonne chose que le petit soit évanoui. Je crois que ça l’aurait mit hors de lui, un tel spectacle. Mais je ne suis pas comme eux. Je suis et resterait un habitant de l’étoile filante.
- Tu es un…
Kuwabara projeta un nouveau harpon dans la jambe de sa victime.
- … Un monstre ? Tu oses utiliser le terme de monstre contre moi ?
Macy gémit. La douleur devait insurmontable.
- Ces colliers, tu comptais bien nous les passer au cou, à Gon et à moi. A combien de personnes à tu mis ces horreurs ? Combien de personne as-tu forcé à entrer dans le Trian ? Combien de personnes ces colliers ont-ils tué ?
- On… pas le choix. J’ai… aussi… puce.
- Tu les as servis de ton plein gré. C’est pour ça que tu es un officier. Tu savais dans quel enfer tu envoyais tes victimes. Avoir en soit un dispositif qui peut te tuer à tout instant est une chose, faire partager cet enfer à d’autres, c’en est toute une autre.
- Je t’en … supplie… Laisse…
- J’ai peut-être quitté l’étoile filante en ayant l’intention de ne jamais y revenir, mais sa volonté coule toujours dans mes veines. Au nom de tous les miens qui ont péri dans vos expériences, je te souhaite la mort la plus horrible qui soit.
----------

Macy va-t-il mourir si vite?
Comment ça, je plagie un film japonais?
Kuwabara est-il un sadique fini?
Est-ce qu'on va enfin se soucier de sauver Lucie?
Allez vous enfin daigner commenter ma fic?
(Moi jalouse de Deus)

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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 17:53 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 19 : l’effaceur de nen
 

Gon se réveilla sur un lit plutôt confortable. Il avait un peu mal à la tête, mais sinon il allait bien. Il regarda autour de lui. Il était dans une petite chambre modestement meublée, et seul. En revanche, il entendait des voix derrière la porte. Il se leva, passa ses chaussures et sa veste et quitta la pièce. Il trouva ses compagnons de jeu, ainsi qu’Haruka et Kuwabara, en pleine discussion.
- Ah, tu es réveillé. Tu te sens mieux ? l’interrogea Kuwabara.
Gon demanda ce qui se passait, pourquoi il s’était évanouit. Le plus ancien élève d’Oda lui expliqua qu’ils avaient tous les deux affronté Macy des cauchemars, et qu’il avait été contraint de l’assommer pour leurrer l’ennemi.
- Et qu’est-il arrivé à…
- Je ne sais pas. J’ai fini par le laisser partir. Mais vu l’état de ses blessures, ça ne m’étonnerait pas qu’il soit mort. Et même s’il a su se soigner, l’organisation du Trian doit à présent le considérer comme un perdant. Ils vont le supprimer.
Il y eu un petit silence. Un élève d’Oda avait tué…
- Je ne pense pas que le prof va approuver ma conduite. J’étais… vraiment content de le faire souffrir. J’avais vraiment envie qu’il meure.
- C’est pas grave, répondit Gon. Si tu t’en veux et que tu reconnais que c’était mal, alors on te pardonne.
Le regard triste de Kuwabara disparu.
- Toi, t’es… bien le fils de tes parents, dit-il en lui frottant les cheveux. Sinon tiens… je t’avais emprunté ton collier pour terminer le combat.
Il tendit le collier en question au gamin.
- Bon, vous êtes très mignons tous les deux, mais il est temps de penser aux choses sérieuses, intervint Haruka.
- Oui, il faut vraiment s’activer, ajouta Biscuit.
- Qu’est-ce qui se passe ? demanda le jeune garçon.
- Lucie nous a appelés, lui répondit Kirua.
Les souvenirs revinrent au petit garçon brun. Il se rappelait de la jeune fille qui s’était sacrifiée pour lui permettre d’échapper à la brigade fantôme. Depuis quand était-il inconscient ? Depuis combien de temps était-elle prisonnière de ces malades ?
- Lucie va bien pour le moment. Ils ne l’ont pas frappée, ni quoi que ce soit. En revanche, si nous ne faisons pas ce qu’ils demandent, ils vont la torturer.
- Et… que veulent-ils ?
- Nous avons encore dix-sept heures pour leur trouver un effaceur de nen.
- Un quoi ?
- Un effaceur de nen, expliqua Biscuit. Une personne dont la faculté est d’enlever le nen qui entrave les gens. Lorsque tu es manipulé ou maudit par un nen, ces gens peuvent l’exorciser et te libérer.
- A York Shin city, votre copain de la tribu des Kuruta a jeté une malédiction au chef de la brigade fantôme, continua Kuwabara. Il a posé une lame de nen sur son cœur, lui interdisant de se servir de son nen, de parler à ses compagnons… La brigade a la flemme de finir le jeu pour obtenir une carte du souffle du grand ange. Ils savent que nous sommes spécialisés en médecine et sont certains que certains d’entre nous peuvent enlever le nen. Nous avons jusqu’à onze heure et demie du matin pour leur amener quelqu’un qui puisse libérer Kuroro.
Gon resta silencieux. Kirua demanda :
- Mais… est-ce que certains d’entre vous peuvent le faire ?
- Techniquement oui. Par exemple, Haruka et moi pourrions le faire. Haruka le plongerait en hibernation, et moi, avec des lames chirurgicales, je lui ouvrirai le ventre pour la retirer. Seulement… comme il n’est pas du renforcement, je doute qu’il puisse se remettre de l’opération.
- La personne la mieux placée pour lui enlever le nen, c’est Inochi. Mais on n’a toujours pas de nouvelles d’elle. On ne la trouvera pas en si peu de temps. Et puis… que se passera-t-il quand Kuroro sera libre, à votre avis ? La bagarre va reprendre de plus belle. Il va voler la faculté d’effacement du nen, puis il prendra celle de Lucie. Ils ont dit qu’ils partiraient dès que leur boss sera libre, mais je n’en crois pas un mot.
- Mais… si nous sommes suffisamment nombreux et dissuasifs, si Oda-senseï…
- La prof nous a dit de nous démerder !
Il y eu un nouveau silence gêné. Gon cru avoir mal entendu.
-  Qu’est-ce qu’elle a dit ?
- Je suis sortit du jeu pour la prévenir, tu pense bien,  annonça Kuwabara. Elle m’a simplement dit « Et alors, vous n’êtes pas capables de régler des négociations de prise d’otage ? ».
- Mais c’est…
- Elle n’a pas tort, quand on y pense, corrigea Haruka. On ne peut pas se cacher éternellement derrière elle. On doit pouvoir…
Kirua frappa son frère.
- Elle t’abandonne face à la brigade et tu la défends encore ?
- En fait…
Jill Fish cherchait ses mots.
- … Vous savez, elle ne plus entrer dans le jeu.
- QUOI ???
- Comment tu sais ça, toi ?
- Je la suis depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’elle est elle-même un des créateurs du jeu. Mais si j’ai bien compris, ils avaient conclu un accord comme quoi certains des créateurs ne pouvaient jamais plus reposer les pieds dans le jeu. Il parait que c’est une des conditions de fonctionnement du jeu. Elle fait partie de ceux qui ne peuvent plus revenir ici.
- Ah…
Le groupe resta silencieux encore quelques instants. Ils étaient donc seuls face à la brigade.
 

La soirée passa lentement. Ils continuèrent d’échafauder des hypothèses. Ils n’avaient toujours pas décidé s’ils tentaient un sauvetage musclé ou acceptaient les négociations. Ils n’étaient pas capables de boucler le jeu en une nuit, ne savaient pas où chercher un effaceur de nen et quand au combat, ils n’étaient certainement pas capables de tous les vaincre alors qu’ils devaient être sur le qui-vive. Ils commençaient à devenir fous. Ce fut alors que Gon eut une idée.
- Monsieur Uvo !
- Hein ?
- c’est le frère de Nohime Oda non ? A présent, c’est un Maître de Jeu. Je suis certain qu’il peut nous aider.
En un coup, la tension s’évapora. Oui, c’était la meilleure chose à faire. Le groupe était actuellement à Antikoba. La carrière de pierre n’était qu’à deux heures en courant. Tous les guerriers du groupe se décidèrent à y aller à pied. Jill Fish restait sur place pour essayer de localiser la brigade.
 

Il devait être près de onze heures du soir quand la bande atteignit la carrière de pierre. Ils étaient tous épuisés, mais le fait qu’il ne leur restait plus que douze heures leur donnait une énergie inépuisable. Ils se séparèrent pour trouver le nouveau Game Master. Seulement, le temps commençait à se couvrir. Il allait bientôt pleuvoir. Haruka et Kirua partirent d’un côté, Biscuit, Gon et Kuwabara continua seul.
 

Les deux jumeaux escaladèrent une falaise pour avoir une meilleure vue d’ensemble.
- Franchement, Haruka, que penses-tu de l’ancien n°11 ? Est-ce qu’il peut nous aider ?
- Ce qu’il peut faire, je ne sais pas, mais je suis certain qu’il va nous aider. Il est brouillé avec ses anciens amis et fera tout protéger Lucie.
- Qu’est-ce que tu en sais ?
- Oh, au Bergenland, nous avons constaté… qu’il volait toujours au secours des demoiselles en détresse. On dirait que c’est plus fort que lui.
Soudain, ils virent quelque chose bouger devant eux. Ils s’arrêtèrent et se mirent en position de combat. La silhouette s’approcha. Il s’agissait d’une fillette aux cheveux noirs, vêtu d’un beau kimono d’apparat.
- KARUTO !
 

A plusieurs centaines de mètres de là, le groupe de Gon continuait de courir. Il y eu soudain un étrange bruit d’ailes. Ils levèrent les yeux. Un gigantesque dragon volait dans le ciel. Il avait un long corps couleur de nuit, de longues ailes de chauves-souris et plusieurs cornes sur une tête de métal et au bec acéré.
- Waouh ! Il n’était pas là pendant l’entrainement, s’exclama Gon.
- C’est peut-être…
- C’est peut-être une des nouvelles épreuves dont monsieur Uvo nous avait parlé.
- Quel dommage que Jill ne soit pas là. Si nous devons l’affronter ça devrait valoir la peine de filmer.
Kuwabara sacrifia sa dernière carte de contact pour l’occasion. Quelques instants plus tard, le groupe était paré pour le combat. Ils commencèrent par attirer l’attention de l’animal en l’insultant. L’animal fonça sur eux. Les trois guerriers évitèrent ses crocs et ses griffes, mais il s’en fallu de peu. Jill, caché dans une grotte, leur cria qu’il avait repéré un point faible sur le dos de la bête. Le groupe changea de tactique. Ils se séparèrent tous les trois. Ils repérèrent un défilé étroit. Gon grimpa au sommet et se cacha derrière un rocher. Biscuit et Kuwabara firent les appâts et l’obligèrent à foncer dans le couloir. Le dragon fonça, tête baissée… et se retrouva coincé entre les roches de pierre.
- Parfait… sa défense semble plus faible dans sa gueule et dans les yeux. Essaye de les avoir avec tes lances, suggéra Biscuit.
Le guerrier s’exécuta. Il projeta ses lames vers les yeux de l’animal, mais celui-ci ouvrir subitement sa gueule. Les lames se coincèrent dans son palais. Furieux, il cracha des puissantes flammes.
Les deux jeunes gens poussèrent un cri de surprise et développèrent leur meilleur Ken.  Ils s’en sortirent vivants, mais avec de nombreuses brulures.
- La sale bête…
- Pas grave. Notre ruse a parfaitement marché.
En effet, alors que le dragon crachait ses flammes, Gon en avait profité pour sauter sur le dos de l’animal. Il n’eut pas de grandes difficultés à atteindre le point faible de l’animal, une sorte d’épine dorsale. Il se concentra, chargea son nen dans son poing. « En position de départ… pierre, papier… PIERRE ! »
L’os vola en miette. Le dragon hurla, cracha de nouvelles flammes, fit tomber des rochers des falaises qui le coinçaient, puis se transforma en carte.
- Eh ben… si c’est M’sieur Uvo qui a créé ce dragon, il est complètement dingue ! On a vraiment failli finir en brochettes.
Gon lit à voix haute ce qu’il y avait sur la carte : « 1666, le dragon céleste, SS-5, Le légendaire dragon qui règne sur le ciel de l’île. L’homme qui parviendra à l’invoquer pourra lui demander d’exhausser un souhait, quel qu’il soit. Il disparaîtra après avoir exhaussé le vœu. Usage unique
- Au moins, la récompense en vaut la peine.
- Tu veux rire ? Nous n’avons droit qu’à un seul souhait. Moi-même, je voudrai déjà m’en servir de cinq façons différentes.
- Je crois qu’il faut faire très attention au vœu qu’on va formuler. Il vaudrait mieux retrouver les jumeaux. Ils sont toujours de bon conseil dans ces circonstances.
Jill arriva.
- Les gars, vous avez étés fabuleux ! Cette vidéo devrait facilement valoir un ou deux milliards de Jénis. Alors, que vaut cette carte ? C’est une carte d’emplacement fixe ?
- Non, ça veut dire qu’on n’aura pas trop de peine à s’en servir. Tu sais où sont les autres ?
- Hem… je crois qu’ils affrontent une autre personne plus loin dans la carrière.
-----------

les jumeaux sont-ils en train d'affronter leur frangine?
Quel souhait nos héros vont-il demander au dragon?
Vous pariez combien que ces imbéciles ne vont même pas penser à cloner la carte du dragon céleste?
Vont ils réussir à sauver Lucie?
Allez vous parier sur ma troisième proposition?

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MessagePosté le: Ven 5 Mar - 01:50 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant



Chapitre 20 : intervention céleste


Lucie ne dormit pas de la nuit. Elle était bien trop inquiète de son sort que pour trouver le sommeil. Et si, pendant son sommeil, ils décidaient de l’éliminer ? Elle ne croyait pas Sharnalk qui lui promettait qu’ils quitteraient le jeu dès qu’ils auraient ce qu’ils voulaient. L’effacement de Nen était-il vraiment tout ce qu’ils voulaient ? Ils avaient l’avantage sur le clan d’Oda et ils n’allaient pas en profiter ? Pourtant, ces types étaient de vrais charognards. Quand ils avaient un os, ils le rongeaient jusqu’à en avoir extrait toute la moëlle.


Durant les premières heures de sa captivité, ils l’avaient forcée à dévoiler les pouvoirs de ses amis et leur montrer l’étendue de son pouvoir de déguisement. Elle était sûre que c’était en vue de le donner à Kuroro s’il les rejoignait dans Greed Island. S’il les rejoignait… car elle trouvait l’attitude d’Hisoka très intrigante. Apparemment, il avait quitté la brigade et supprimé son tatouage. Personne, cependant, ne lui en voulait. Est-ce qu’ils considéraient ça comme un calcul pour pouvoir communiquer avec leur chef ? Non, elle était sûre qu’il y avait quelque chose qui clochait. Elle connaissait trop le magicien pour ça. Durant toutes ces heures où il…


De mauvais souvenirs lui revinrent en mémoire. Cette fameuse réception pour hunter où elle s’était infiltrée en endossant les traits de son professeur… Hisoka qui passe, qui repasse, qui l’enlève dans un couloir sombre, elle qui ne peut pas lui résister, lui qui se moque en disant qu’il savait qu’elle n’était pas Nohime Oda car cette dernière ne l’aurait jamais regardé de cette façon… Cette nuit interminable où il avait fait son « éducation » lui avait permis de connaître cette ordure. Il ne faisait pas ça pour la brigade, elle le savait. Il y avait quelque chose dans ses yeux qui lui disait qu’il se préparait à tuer. Quand la nuit tomba, elle avait la certitude qu’Hisoka provoquerait l’homme à la croix renversée en duel à l’instant où il pourrait réutiliser son nen. C’était tout lui, de poignarder ses anciens compagnons dans le dos. Mais… si leur chef ne venait pas dans le jeu, ils considéreraient peut-être que le marché avec les élèves d’Oda n’avait pas été respecté. Ils la tueraient.


Et puis, est-ce que ses amis pouvaient vraiment effacer le nen ? A part Inochi qui avait disparu, qui pouvait le faire à coup sûr ? Ses amis ne pouvaient définitivement pas terminer le jeu en une nuit et obtenir la fameuse carte du souffle du grand ange. Non, ils ne pouvaient pas négocier avec la brigade. Et un sauvetage musclé ? Alors qu’ils étaient tous les dix sur le pied de guerre ? Elle serait morte avant, elle le savait.


Elle passa toute la nuit à réfléchir, attachée à son arbre, mais ne voyais aucun espoir à sa situation. Elle ne se voyait pas exploiter le plan tordu d’Hisoka, ni arriver à diviser le groupe, ni aucune solution pour s’enfuir. Mais alors que le soleil se levait, à sept heures du matin, quelqu’un arriva avec une carte à sort, une petite fille de dix ans, vêtue d’un beau kimono, mais qui semblait blessée.
- Qu’est-ce qui t’est arrivé, Karuto ? Ils t’ont fait quelque chose ?
- Non, pas eux. Mais je suis tombée sur un groupe de joueurs plutôt agaçants alors que je les suivais.
- Pourquoi reviens-tu ?
- Oh, ils ont fini par me repérer. Ils m’ont dit qu’ils acceptaient le marché. Ils amèneront un effaceur de nen à onze heures à l’entrée de la ville portuaire.
- Vraiment ?
- C’est ce qu’ils ont dit.
Sharnalk se tourna vers la prisonnière souriant.
- Tu vois ? Tu n’avais pas à t’inquiéter. Tout va bien se passer.
- Va te noyer dans une marée noire et fous-moi la paix, toi.
Il y eu des rires moqueurs. Ses relations avec l’ex-élève étaient très tendues. Elle vouait une haine féroce à ce sale traître hypocrite et son sourire de gosse gâté. Elle se sentait plus qu’humiliée de devoir supporter ses sarcasmes, et puisqu’ils ne lui avaient pas interdit de parler, elle déversait son amertume sur lui. Les autres membres de la brigade trouvaient ça drôle. Elle était encore plus en colère. Si seulement… si seulement elle avait un moyen de s’enfuir, de faire capoter son plan dont il était si fier.


Elle regarda encore la gamine qui venait d’arriver. Elle ne  l’avait jamais vue, et pourtant, elle avait quelque chose de familier. Depuis quand était-elle dans la Brigade ? Elle ne l’avait pas vue à York Shin. La brigade avait-elle trouvé une remplaçante à Pakunoda ?


Le groupe se mit à bouger. Machi, qui avait surveillé la prisonnière toute la nuit, la détacha de l’arbre. La petite fille, Shizuku et Nobunaga partirent pour la ville portuaire, afin de faire une reconnaissance des lieux. Le reste du groupe se concerta.
- Vous pensez vraiment qu’ils vont le faire ? interrogea Franklin. Je n’arrive pas à croire qu’ils coopèrent aussi facilement.
- Ils font ça pour leur copine, n’oublie pas, le corrigea Sharnalk. Au moment de l’échange, ils chercheront certainement à chipoter pour être certains qu’on respecte le marché.
- Moi, ça m’énerve de négocier avec ces gamins, grogna Phinks. Je pense que dès qu’on a repéré leur effaceur de nen, on devrait aussi l’enlever.
- Arrête un peu. Ils sont loin d’être faibles. Ca pourrait dégénérer.
- Et si ça se trouve, nous les sous-estimons, continua Franklin. A la base, nous étions déjà convaincus qu’il n’y avait que le fils d’Oda et son copain. Ensuite, ils étaient 4, et enfin 6. Si ça se trouve, ils sont encore plus nombreux. Parmi eux, il peut y avoir le type qui a tranché le bras de Nobunaga, le blondinet et sa chaîne de malheur ou encore la fille qui a absorbé et renvoyé mes attaques, dit le géant en passant la main sur son épaule gauche. Son corps se souvenait encore de la terrible blessure.
- C’est vrai, ça. Même si notre invitée nous a gentiment révélé les pouvoirs de ses compagnons, s’ils nous tendent un piège, on va avoir du mal à se défendre.
- Je me souviens qu’à York Shin, il y en avait un qui a réussi à me paralyser sans que je ne voie rien venir, râla Feitan.
- C’est vrai que ce n’était pas ta semaine, à toi, le taquina Phinks.
La tension monta. Au bout de quelques minutes, les garçons étaient sur le point d’en venir aux mains. Hisoka, Lucie et Machi, à l’écart, les regardaient d’un air consterné.
- Rassure moi, ironisa la prisonnière, vos meeting ne finissent pas systématiquement comme ça ?
Machi soupira.
- Hélas… si. C’est pour ça que Kuroro avait instauré des règles strictes relatives aux disputes ou désaccords.
- Mais ce n’est pas vraiment une question de désaccord, ici.
- Au moins, à onze heures, ils seront calmés. Ils ne feront pas tout rater pour le plaisir de la bagarre.
Durant sa journée de captivité, Lucie était restée en permanence sous la surveillance d’Hisoka et Machi. Pendant tout ce temps, elle avait sentit l’aura désagréable d’Hisoka et ses pensées perverses. La façon dont il l’avait touchée… Il était exactement comme il y a un an. Il avait l’intension de la malmener encore une fois. Heureusement, il y avait Machi. Elle semblait autant dégoutée par le magicien que Nohime Oda, et le traitait presque de la même manière. Elle était tout aussi glaciale avec lui, et détestait qu’il s’approche d’autres femmes. Elle avait immédiatement pris Lucie « sous son aile », et empêcher Hisoka de la toucher, comme si elle avait compris ce qui s’était passé entre eux.  Pour cette raison, la prisonnière n’éprouvait aucun sentiment de haine envers Machi, mais plutôt de la reconnaissance. C’était bien le seul membre de la brigade qui trouvait grâce à ses yeux.


Il était à présent 10 heures du matin. Les éclaireurs de la brigade n’avaient rien signalé d’anormal. La brigade décida de se rendre déjà sur place. Sharnalk et Franklin continuaient toujours d’imaginer le plan possible de leurs ennemis. Phinks, Feitan et Nobunaga continuaient de dire qu’ils n’auraient qu’à tuer tout le monde au moindre geste suspect. Machi était toujours aussi silencieuse. Lucie, de plus en plus anxieuse, surtout quand elle réalisa qu’Hisoka commençait à s’agiter. Il avait envie de tuer, et avait de plus en plus de mal à le cacher.


Le temps passait lentement, et aucun membre de l’équipe d’Oda ne se montrait. Lucie commençait à s’inquiéter. Sharnalk était persuadé qu’il avait oublié un élément très important. La tension montait de plus en plus. Il était à présent 10 heures et demie. Phinks se rappela alors de l’officier des cauchemars. Ce fut alors la panique. Si Zaza les voyait, là, comme ça… Ils faisaient une cible de choix pour ses papillons diaboliques. Et s’il les avait déjà touchés ? Non, ceux qui n’avaient pas approché Zaza ne voyaient pas de papillons sur les autres. Ils n’étaient probablement pas affectés, mais personne ne se sentait à l’aise. Lucie y trouva une occasion de se venger un petit peu. « Vous savez, l’officier était à Antikoba, hier. Nous avons vu voler ses papillons.» L’effet fut immédiat. Bien qu’ils aient la preuve qu’ils n’avaient pas été affectés, le doute les rongeait de plus en plus.


L’heure de l’échange arriva enfin. Ils virent un groupe arriver avec une carte accompagnement. C’était eux… Enfin, il y avait le fils de Freecss, son copain aux cheveux argentés, sa copine, et le type qui avait vaincu Nobunaga, donc, encore une personne de plus. Où étaient les autres? Il manquait en tout cas le sale gosse manipulant la glace, et aussi le type à la face de poisson. Ca sentait l’arnaque.
- Alors, où est l’effaceur de Nen ? Aboya Nobunaga.
- On ne va pas le sortir sans garantie. Je veux que Lucie se rapproche de nous.
Voilà, les chipotages commençaient. Et le fait qu’il y ait si peu de personne du groupe d’Oda montrait qu’ils avaient une idée derrière la tête.
Il fut convenu qu’Hisoka, Phinks et l’otage s’avancent. Kirua fit apparaître son classeur.
- C’est quoi, cette connerie ?
Le barbare saisit Lucie à la gorge. Kirua resta calme et sortit une carte.
- L’effaceur de nen, c’est une carte assez spéciale. GAIN !
La carte se changea en un gigantesque nuage bleu, et de ce nuage émergea le gigantesque dragon céleste.
- Wouah ! C’est quoi, ça ?
- Il y avait une bestiole pareille dans le jeu ? s’exclama Sharnalk.
- Ceci est le dragon céleste, une carte très rare, mais qui n’entre pas dans la catégorie fixe du classeur. Enfin, la personne qui l’a invoquée, c'est-à-dire moi, a le droit de lui demander un souhait qu’il m’exhaussera, quel qu’il soit.
Les représentants du Ryodan hésitèrent un instant. Un souhait ? N’importe quel souhait ? Mais dans ce cas, ils auraient pu sauver leur amie il y a bien longtemps.
- Donc… je vais lui demander de libérer Kuroro de sa chaine. Hisoka pourra aller vérifier par lui-même s’il est libre. Si ça n’a pas marché, Hisoka peut toujours revenir, et vous ferez ce que vous voudrez. Si Hisoka ne se plaint pas, vous lâchez Lucie et vous dégagez.
- Je te trouve bien arrogant, le rat. Tu crois qu’il suffit te suffit d’une phrase pour nous faire tenir parole.
- Oh, ça oui… Tu as constaté qu’il manquait des personnes à notre groupe, pas vrai ?
« Nous y voilà… Qu’est-ce qu’ils ont trouvé ? »
- En fait,  nous avons cloné la carte du dragon céleste. Il y a un autre dragon prêt à intervenir au moindre geste suspect. Il peut vous chasser de l’île « en une seule phrase », ou pire. Faites ce qui a été convenu au départ ou nous serons contraints de nous en servir.
- Eh, une minute, intervint Hisoka. Tu es certain qu’une carte d’un jeu peut avoir un effet dans le monde réel ?
- On a déjà vérifié, ça marche. De toute façon, tu le sauras bien assez tôt, non ?
Le magicien eut un rire sournois.
- J’irais à Kuroro avec un autre membre de la brigade, pour qu’il revienne dire aux autres ce qu’il en est, conclut-il. Après tout, si le nen s’est effacé, il ne devrait pas mourir de nous revoir.
Lucie savait ce que ça voulait dire. Pendant que l’autre araignée reviendrait faire son rapport dans le jeu, le magicien commencerait son combat. Le tout était de savoir si la brigade allait marcher. C’est qu’ils étaient plutôt habitués à dicter leurs propres règles. C’est vrai qu’ils doutaient, mais…
- C’est bon, s’énerva Phinks. Fait ce foutu souhait !
Kirua se tourna vers le gigantesque dragon bleu.
« Parle, mortel. En m’invoquant, tu as gagné le droit de voir un de tes vœux se réaliser… »
- Eh, mais… le dragon…
Les membres du Ryodan n’en croyaient pas leurs oreilles. Le dragon avait la voix d’Uvo.
- C’est normal, répondit Gon. C’est lui qui a créé la carte.
- Comment ça ? Il est…
- Votre chef vous expliquera… Il était là quand mon père l’a engagé.
Gon avait dit ça d’un ton plutôt agacé. Ca l’énervait profondément que tout le monde sauf lui arrive à discuter avec son père.
Kirua s’adressa donc au dragon. « Je souhaite que la chaîne de nen qui entrave Kuroro Lucifer, chef de la Brigade fantôme, soit effacée par Inochi dans une minute. »
« Qu’il en soit ainsi… »
Le dragon leva une de ses pattes aux griffes acérées. Un rayon de lumière bleue s’envola dans le ciel.
- Pourquoi avoir précisé « dans une minute » ? demanda Hisoka.
- Parce que si ton souhait n’est pas assez précis ; si tu ne dis pas où, quand et comment, tu risques d’attendre longtemps avant qu’il soit exhaussé.
«  C’est ça », grogna Biscuit. « Combien de temps vais-je attendre avant que le quatrième fragment de la carte de Blue Planet se trouve dans mon classeur ? »
Au bout d’une minute, le dragon annonça que le souhait avait été exhaussé. Il s’envola en annonçant qu’il devait partir. Ses écailles prirent la couleur du ciel, et il disparu.
- Bien, je me prépare donc… qui m’accompagne, Machi chérie ?
- Tu utilises le mot « chérie » pour un peu trop de monde, grogna la jeune femme. Je viens.
Les araignées sortirent leurs classeurs. Ils avaient des cartes évasions à ne savoir qu’en faire, à force de les cloner. Le magicien et la jeune femme sortirent du jeu.


On utilisa une carte accompagnement pour aller attendre le retour au point de départ du jeu. Cinq longues minutes s’écoulèrent, mais Machi finit par descendre, le sourire aux lèvres.
- Ca va, le nen est effacé. Il va bien.
Il y eu des soupirs de soulagement.
- Kuroro nous demande de l’attendre au Ryuseï.
- Et pour…
- Laissez-la partir.
Phinks lâcha Lucie. Il regarda les élèves d’Oda. S’ils l’avaient voulu, ils auraient pu demander au dragon de les tuer, mais ils ne l’avaient pas fait. Il éprouvait un sentiment très désagréable à subir leur clémence. Il se sentait rabaissé. Mais il ne pouvait pas les attaquer. Il y avait toujours ce dragon caché quelque part.
- Bon, comme promis, nous allons quitter le jeu. Mais je ne doute pas que nos routes se recroiseront à nouveau.
- Tant qu’on puisse toujours négocier calmement, lui répondit Kuwabara d’un ton ironique.
- Toi, un jour… et ton pote l’iceberg aussi…
- C’est ça… en attendant, il te voit et t’entend et peut faire un souhait si ça lui chante.
Phinks comprit où le rouquin voulait en venir. Il renonça et fit signe aux autres de se préparer au départ.
Un à un, les membres de la brigade sortirent du jeu. Les cinq jeunes regardèrent l’entrée du jeu avec appréhension. Est-ce qu’ils allaient revenir ?
Gon poussa un soupir de soulagement.
- Tout est bien qui finit bien ! Lucie est sauvée, et on n’a rien sacrifié !
- Les gars de la brigade, par contre…
Tout le monde regarda Kirua.
- Allons retrouver Jill et Haruka. Le picture Hunter expliquera mieux que moi.


Quatre heures plus tard, les sept amis mangeaient un festin dans un restaurant de Dorias. Ils refaisaient tous le jeu depuis qu’ils l’avaient commencé. Lucie racontait sa captivité, Kuwabara enjolivait son combat contre Macy des cauchemars, Kirua et Haruka racontaient leurs retrouvailles mouvementées avec leur petite sœur. Car à présent, on peut le dire. La petite dernière des Zaoldyeck les avait provoqué en duel, mais n’avait pas pu résister longtemps face à ses deux frères. Haruka avait bloqué toutes ses attaques en enfermant sa sœur dans un tourbillon d’eau, et Kirua l’avait calmée avec une grosse décharge électrique. Quand la fillette s’était réveillée, tout le plan de sauvetage de Lucie avait été mis en place, et les jumeaux avaient renvoyé Karuto vers son nouveau clan. Mais on finit par en revenir au mystère d’Hisoka et Kuroro.
- Allez… c’est quoi, ce mystère avec la brigade ?
- Je crois qu’ils attendront Kuroro longtemps, annonça Jill.
- Pourquoi ça ?
- Quand j’ai rencontré Hisoka pour la première fois ici, il m’a dit qu’il cherchait la carte du souffle du grand ange dans le seul but d’affronter Kuroro. Le simple fait qu’il soit resté seul avec lui…
- Ils sont en train de se battre, donc, demanda Lucie.
- Oh, il est possible que ce soit déjà fini…
Il y eu un petit silence.
- L’un des deux est probablement mort…
- Ou peut-être les deux…
- Qui est encore vivant ? J’espère ne pas avoir à le découvrir à mes propres dépends, répondit Kirua.
-------------------

Alors, qui d'Hisoka ou Kuroro va survivre au combat?
Le jeu de Greed Island va-t-il reprendre normalement?
Vais-je donner des explications sur ce qui s'est passé avec Karuto?

réponse dans le prochain chapitre!
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Dernière édition par Medusa le Sam 6 Mar - 13:05 (2010); édité 2 fois
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MessagePosté le: Ven 5 Mar - 20:12 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Greed Island : épilogue


Gon Freecss fut officiellement la première personne à terminer le jeu de Greed Island. Après trois mois de recherche intensive, d’échange avec ses amis, d’alliances dans de redoutables combats et d’affrontements dantesques contre un Game Master du nom de Laser et un enfoiré de tricheur du nom de Gentru, le garçon avait réussi à mettre dans son classeur les 99 cartes d’emplacements fixes, et gagné la carte 00 à un quizz général. Il avait donc gagné le droit de quitter le jeu avec trois cartes de son choix. Il pu, par la même occasion, rencontrer de nombreux amis de son père, et apprendre beaucoup de choses sur la création du jeu de Greed Island. Il leur posa d’ailleurs un sérieux problème, car tous avaient reçu l’ordre de Nohime de ne pas lui dire la vérité sur ses origines. Ils durent modifier l’histoire pour qu’il ne se rende pas compte de tout ce que Jin et le triple hunter avaient vécu ensemble. Il quitta le jeu avec Kirua, Jill et Biscuit le 2 mai. A sa sortie du jeu, il reçu un appel du comité des hunters lui annonçant qu’il recevait le titre de single hunter.


Le 28 mai, Kuwabara, Haruka et Lucie terminaient à leur tour Greed Island. Ils respectaient ainsi l’objectif premier imposé par Nohime Oda.


Lors des expériences effectuées pour tester la puissance du dragon céleste, Gon et ses amis firent quelques souhaits vis-à-vis de personnes qu’ils pourraient voir dès leur retour dans la réalité. Ils firent le souhait que les deux étudiants permanents de Sabargrad sortent ensemble. Lorsqu’Haruka retourna dans la réalité, effectivement, Léorio avait pris son courage à deux mains et invité Noriko au restaurant. Pour aller plus loin, ils demandèrent que les maux dont souffrait Noriko soient annulés. Ce fut également exhaussé.


Les membres de la brigade fantôme quittèrent effectivement le jeu de Greed Island après les négociations. Certains d’enter eux retournèrent immédiatement à la cité de l’étoile filante, les autres choisissant de s’amuser un peu. Ils attendirent longtemps…


Léorio, à présent soutenu par Noriko, pu tenir un engagement vis-à-vis d’Hisoka. Pendant plusieurs mois, personne à part eux deux savaient ce qu’il était advenu du magicien.


Macy des cauchemars était encore vivant lorsqu’il regagna le monde réel. Kuwabara avait finit par avoir pitié de lui. Seulement, lorsqu’il apparu sur le seuil de la salle d’informatique du laboratoire du Trian, il ne fut pas bien accueilli. Non seulement il était mourant, mais avait échoué à une mission dont il avait assuré la victoire. Une minute après son arrivé, la puce implantée dans son corps s’activa. Une minute plus tard, il était mort.
L’officier Counzite, le nouveau responsable du département expérimental, récupéra son corps pour l’associer à sa grande expérience. Le premier juin, le projet « chimères élues » commençait.

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MessagePosté le: Mer 24 Mar - 19:47 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

3ème partie : l’opération des chimères élues
 

Chapitre 1 : La visite du laboratoire
 

Il était une heure du matin, la lune était haut dans le ciel et les étoiles brillaient. La nuit était enchanteresse dans ce petit paradis pour vacanciers et milliardaires retraités qu’était l’île de Kloudjirhoffle. La fête battait encore son plein sur le bar de la plage. Des jeunes dégrisaient sur le sable blanc, des amoureux se cachaient dans les bateaux de pêche, d’autres profitaient de la clarté de la nuit pour prendre un bain de minuit. La plage de sable blanc était assez petite. Il n’y avait que trois plages sur l’île et c’était la plus grande d’entre elle. Les autres bords de l’île étaient délimités par des falaises abruptes au sommet desquelles s’élevaient les plus belles demeures de l’île. Quelques bateaux de pêche glissaient sur la mer qui ressemblait à un miroir de la voûte étoilée. L’un filait sur le courant. Deux personnes se trouvaient à bord. C’étaient deux hommes aux cheveux noirs comme la nuit. L’un devait avoir la quarantaine, l’autre, moins de 30. Ils étaient équipés de combinaisons de plongées et des maques appropriés.
- Est-ce que tu la vois ?
- Oui… L’entrée est à vingt et un mètres. Nous devrions nous approcher d’au moins quatorze mètres. Le courant est vraiment fort…
Il fallu quatre longues minutes pour que le petit bateau atteigne la distance demandée. « Prêts ?  Cinq, quatre, trois, deux, un… GO !
Ils plongèrent dans l’eau claire. Ils avaient une force impressionnante, car ils n’éprouvaient aucun problème à affronter un courant qui aurait envoyé de gros voiliers à la dérive. Ils atteignirent une bouche d’égout à cinq mètres sous la surface. Le plus grand des plongeurs arracha le grillage, qui s’envola comme une vulgaire feuille. Ils s’infiltrèrent dans le conduit. Au bout de dix minutes, ils émergeaient dans le bassin d’un entrepôt souterrain. Ils se cachèrent derrière un groupe de caisses. Le plus âgé des plongeurs toucha les deux masques en disant « recyclage ». Ils se changèrent en cartes qu’il rangea dans un classeur matérialisé. Il s’adressa ensuite au jeune garçon.
- Sors ta technique d’espionnage. J’ai l’impression qu’il y a un système de surveillance dans cette cave.
Le jeune homme obéit. Il fit apparaitre un livre, le feuilleta jusqu’à une page spécifique, puis matérialisa quatre petites araignées qui partirent à l’aventure.
- Je vois deux caméras de surveillances. Heureusement, aucune d’entre elle n’est tournée vers le bassin. Il y a des rayons infrarouges près de deux grosses portes. Les deux portes sont verrouillées avec des codes. D’après le dispositif de ventilation, j’ai l’impression que la salle est équipée d’un système de gaz soporifiques.
- Tsss, un système de surveillance bien développé pour une villa de plaisance.
- Nous avions vu juste. Ce prince Zarkoff abrite en réalité les locaux les plus secrets du Trian dans ses résidences secondaires. Mais à présent, comment franchir le système de sécurité ?
- Un jeu d’enfant. Kuroro, essaye de trouver un chemin vers un des postes électroniques qui n’entre pas dans le champ de surveillance des caméras ou infra-rouges.
Pendant que le chef de la brigade fantôme s’exécutait, Jin sortait une autre carte: le « bug fantôme ». Il la transforma pour obtenir un petit scarabée gris. Le chef de la brigade fantôme lui annonça qu’il avait trouvé un chemin.
- J’ai trouvé. J’utilise une des araignées pour te guider ?
- Bien aimable.
Et les petits insectes de nen se promenèrent pendant une longue minute, jusqu’à ce qu’elles atteignent une des caméras. Le scarabée s’approcha des câbles et se dématérialisa.
- Voilà…
Sur la dernière page du classeur de Jin, une série d’écrans différents apparurent.
- Je contrôle le système de sécurité.  Je peux lui ordonner de masquer les images des caméras, de désactiver les alarmes et d’ouvrir les portes sur ton passage. Mais il faudra que je fasse ça d’ici.
- Est-ce que tu peux avoir un plan du bâtiment ? Ce serait bien de savoir dans quelle pièce ils font cette expérience.
- Non, le système ne donne pas ce genre de donnée. En revanche, je vois sur la liste six salles d’expériences, une salle d’incubation et une chambre froide. Il faut espérer que ta fiancée se débrouille mieux.
- C’est pas ma fiancée ! Et tu sais où elle en est ?
- Oh, elle est toujours avec le prince. Elle est en train de le saouler. Je crois qu’elle va très bien se débrouiller. Et maintenant que j’ai le contrôle du système de sécurité, elle pourra bouger plus facilement. On pourra même la contacter.
 

Effectivement, cinq minutes plus tard, le prince Zarkoff était ivre mort. Inochi, qui l’avait abordé en prenant une fausse identité, le poussa sur un fauteuil, et se mit à fouiller ses poches. Jin en profita pour l’appeler en utilisant le téléphone et lui faire un résumé de la situation. Inochi, sachant que les gardiens ne la surveillaient plus, changea de nen. Elle annula le pouvoir de déguisement de Lucie et utilisa la faculté qu’elle avait empruntée de Jeylah. Dans les yeux agars du prince, elle découvrit tous les plans du palais, les mots de passe, tout ce que ce porc de prince du Nord savait des expériences. Elle appela ses compagnons.
- L’expérience en question se fait dans le laboratoire N°3, au deuxième sous-sol. La salle se trouve à gauche de l’escalier. Il y a aussi des cobayes enfermés dans la salle d’incubation au troisième sous-sol et…
- STOP !
Un homme venait d’entrer dans la pièce. C’était un homme aux cheveux blonds, au corps athlétique et avec une tête de play-boy. Il était vêtu de coûteux vêtements de soie. Il était armé d’un révolver. Inochi pouvait aussi sentir qu’il utilisait le nen.
- Je trouvais que des choses ne collaient pas dans cette histoire, et on dirait que je ne me suis pas trompé. Comment cet odieux prince aurait-il pu convaincre une aussi jolie fille de venir passer la nuit ? Tu es une espionne, n’est-ce pas ?
 

Quatre étages plus bas, Jinn et Kuroro avaient tout vu sur l’écran.
- Ca se gâte… Je vais tâcher d’aider la miss. Toi, continue le plan. La salle d’incubation est à ce niveau-ci et le labo n°3 est à l’étage du dessus. On se retrouve dans le jardin dans trente minutes. Go !
 

A nouveau dans le salon du prince, le mystérieux garde continuait de menacer Inochi.
- Une minute… j’ai déjà vu ton visage… Ca va me revenir. En attendant, assied-toi, les mains sur la tête.
La jeune fille obéit, réfléchissant à ce qu’elle devait faire maintenant.
- Alors… réexplique-moi ce qui t’intéressait dans ce richissime dépravé. Tu téléphonais à quelqu’un. Tu es ici en quête d’informations, pas d’argent.
- En une certaine façon, si. C’est l’argent qui m’a motivée à prendre ces risques.
- Quelqu’un t’a envoyée ?
- Oui, quelqu’un m’a payée pour venir remuer la vie privée du prince.
- Qui ça ?
- Quelqu’un de l’organisation qui n’aime pas le prince… et qui est prêt à tout pour s’approprier ses secrets les plus intimes.
L’homme sourit. Le fait qu’elle parle par énigme suggérait un complot au sein même de l’organisation du Trian. Ca pouvait devenir intéressant. Peut-être qu’il y avait quelque chose à gagner ? Inochi comprit vite l’avantage qu’elle avait. Elle reprit confiance. La personnalité de Lucie revint en elle.
- Si tu décides de m’arrêter, je suis certaine qu’il va s’arranger pour m’éliminer le plus vite possible. Tu sais que tu me mets dans une situation très embarrassante ? Ne pourrais-tu simplement pas dire que tu ne m’as pas vue ? Très peu de gens dans l’organisation connaissent mon identité et ma nature. Si le secret s’ébruite, je vais perdre mes plus précieux atouts… Tu ne veux pas être gentil, dit ? dit elle en lui lançant un regard de petit chiot.
L’homme baissa son arme et sourit. Il adorait la tournure des évènements. Il pouvait gagner gros, et en plus il y avait cette jolie fille qui le suppliait. Il pourrait utiliser son nen sur elle, mais peut-être un peu plus tard. Il s’approcha en souriant.
- C’est assez embêtant. Moi aussi, j’aurai des ennuis si j’échoue à ma tâche.
- Mais seulement si on apprend ce qui s’est passé. Je dois juste rependre des photos et sauvegardes de documents. Personne ne saura ce que j’ai fait… Si tu ne dis rien, bien évidement.
- Et qu’est-ce que je gagnerai à te laisser partir, à laisser quelqu’un intriguer contre le prince ? Si le prince chute, moi, son secrétaire et garde du corps, le colonel Roy Ovanof « la gâchette », que m’arrivera-t-il ? On pourrait me reprocher de ne pas avoir fait mon travail correctement.
- Mais IL pourrait vous considérer comme un allié très précieux…
- Ne joue pas à ce petit jeu, ma mignonne. Si tu veux que je t’aide, il ne faudra rien me cacher.
Il s’assit sur le fauteuil à côté d’elle et posa son bras sur son épaule.
- Si tu veux que je devienne ton ami…
Il fit glisser la bretelle de sa robe, mais à ce moment là, une explosion se fit retentir.
- Quoi ?
Roy saisit la jeune fille à la gorge et plaqua son révolver contre sa tempe.
- Tu n’es pas seule, hein ? Tu t’occupais de faire diversion pendant que tes complices visitent les sous-sols ?
- Je ne sais pas…
- Inutile de jouer la comédie. Sais-tu ce qu’il y a dans ce pistolet ? Ce sont des balles de nen qui vont droit au cœur. Elles provoquent un amour passionné chez la cible. Quand j’aurais tiré, tu feras tout ce que je te dirais.
- Vraiment ? J’accepte le projectile, alors.
Mais il n’avait pas encore appuyé sur la détente qu’un lycan sortit le la tête de la demoiselle. Il happa la main du colonel Roy, et aspira ses forces.
- Les loups… mais alors, tu es… la princ…
- Bingo ! En récompense, je te laisse vivre… à toi de voir si tu tiens vraiment à parler de notre rencontre.
Elle lâcha prise. Le colonel à la gâchette s’effondra sur le sol, épuisé et incapable de contrôler son nen. Le sol se mit à trembler. Des explosions résonnaient partout dans le bâtiment.
- Eh bien, ils n’y vont pas de main morte. On dirait qu’ils veulent tout faire disparaître. Il vaut mieux que je m’en aille avant d’être prise dans le feu.
Elle ouvrit une fenêtre et sauta dans le parc. Jin était dehors.
- Je vois que tu t’en es bien tirée.
- Oui, j’ai même acquis un nouveau nen, même s’il me dégoute un peu. Alors, vous avez décidé de tout détruire ?
- Je n’ai rien décidé. C’est Kuroro qui est entré dans une rage folle quand il a vu la salle d’incubation.
- C’est possible, de le mettre dans une telle colère ?
- Apparemment, il y avait des corps de personnes qu’il connaissait.
La jeune fille se tut. Des explosions se faisaient entendre au rez-de-chaussée. Des vitres volèrent en éclat. La villa toute entière était en feu.
- Aaaargh, ce n’était pas prévu, ça. Et il y avait quand même des gens dedans. Je veux bien que le prince Zarkoff ou son secrétaire sont méprisables, mais…
- Je sais, je n’approuve pas non-plus. Mais Kuroro est vraiment hors de lui. Je n’ai vraiment pas envie de me mettre sur son chemin en ce moment.
- Et il est où ? Toujours à l’intérieur ?
- Heu… Oui, dit-il d’un air gêné. Mais ça m’étonnerait qu’un homme comme lui soit affecté par le feu.
- Mais il doit faire une chaleur de plus de 1000°C.
- Tu t’inquiètes pour rien. Regarde, ton fiancé est là.
Inochi en oublia de réciter sa réplique favorite « on n’est pas fiancés ». Effectivement, Kuroro émergeait des flammes. Son aura était absolument terrifiante, et ses yeux reflétaient toute la haine du monde.
 

Ses deux compagnons de mission reculèrent. Ni l’un ni l’autre ne voulait l’approcher en ce moment. Le chef de la brigade fantôme quitta le parc sans adresser le moindre regard à ses équipiers. Le double hunter et l’héritière des Tokugawa restèrent quelques minutes dans le parc, stupéfaits par l’aura qu’ils avaient ressenti. Mais Inochi finit par se reprendre.
- Il ne faut pas se reposer. La mission n’est pas terminée.
- La villa va disparaître avec ce brasier. Les pompiers ne seront pas là avant dix minutes, ce sera trop tard. L’autre fou a piégé chaque étage. Il n’en restera rien. Plus aucune note, plus aucune créature, plus aucun échantillon.
- Au contraire… J’ai été interrompue dans le coup de téléphone, mais il y a des traces de l’expérience ailleurs.
- Quoi ? Mais pourtant, le type qu’on a…
- J’ai vu dans le regard du prince qu’il y a deux heures, le yacht privé du prince a quitté la résidence. A son bord, il y avait Counzite « le spectre » et le premier cobaye viable. Il est parti le lâcher dans la nature.
- QUOI ?? Et où sont-ils partis ?
- J’ai vu le nom de NGL.

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MessagePosté le: Sam 27 Mar - 19:19 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 2 : Un nouveau départ.
 

Le soleil commençait à se lever sur l’île de Kloudjirhoffle. Il était 5 heures du matin et le sable de la plage prenait une teinte légèrement rose. La villa du prince Zarkhoff brûlait toujours. Une énorme colonne de fumée s’échappait de la falaise. On aurait cru voir un volcan en train de se réveiller. D’ailleurs, la plupart des témoins ayant aperçu le début de l’incendie pensait que c’était le cas, car la falaise avait tremblé et fumé un peu avant le drame. Les ambulances avaient pu recueillir cinq rescapés de l’incendie : le prince, son secrétaire, et deux de ses assistants et un membre de la sécurité. Tous étaient grièvement blessés et en état de choc. Ils ne pourraient pas parler avant quelques jours. Tout le monde sur la petite île paradisiaque avait déjà son hypothèse sur le terrible accident, et personne ne se privait de la donner. Certains journalistes de la presse à sensation étaient déjà sur place, retraçant la vie du puissant et richissime prince du Nord, cinquième héritier dans l’ordre de succession au titre d’empereur de l’Empire Septentrional. Plusieurs employés du club de pèche se bousculaient pour raconter que deux jours auparavant, le prince était subitement tombé amoureux d’une belle et mystérieuse vacancière. On ne l’avait malheureusement pas retrouvée et il était très probable qu’elle ait disparu dans l’incendie. Sur la plage, trois équipes de télévision filmaient l’incendie et interviewait des personnes s’estimant proches du célèbre résident de l’île. A l’autre bout de la plage, un jeune homme en combinaison de plongée regardait les dernières étoiles être chassées par le soleil. Il fut rejoint par une jeune fille un peu plus jeune que lui.
- Kuroro, Jin et moi allons partir. Counzite a quitté l’île vers minuit avec une expérience viable. Nous partons à sa poursuite.
Le garçon ne lui répondit pas.
- Jin a aussi dit que tu avais brillamment remplis ta mission et que tu étais à présent libre.
Il y eu un petit éclat lumineux dans le dos du garçon. Le nen qui le poussait à respecter son accord avec le double hunter s’était effacé.
- Donc, à présent, tu peux faire ce que tu veux. Tu peux aller retrouver tes amis et faire ce qui te plait. Au revoir.
- Tu ne me demandes même pas ce qui s’est passé là haut ?
- Je devrais ?
- Tu as toujours été tellement mêle-tout pendant ces six mois.
- Je n’ai pas vraiment envie de savoir quel genre d’horreurs se trouvait  dans ces laboratoires.
- Il y avait les corps de plusieurs habitants de l’étoile filante… même celui d’une ancienne araignée, que je croyais morte. La plupart avaient disparu avant la fondation du Geneï Ryodan.
- Je t’ai dit que je ne voulais pas savoir.
- Ils respiraient encore, malgré… Ils ont enduré les pires tortures pendant plus de dix ans. Ils n’avaient plus rien… ils ne se souvenaient même plus de leur nom.
Les mouettes qui se promenaient près d’eux s’envolèrent, effrayées par l’aura furieuse qui se dégageait du garçon.
- Je viens avec vous ! Lâcha-t-il en se relevant.
- Ne te sens pas obligé.
- Le Trian a fait plus de mal au Ryuseï que partout ailleurs, et il va continuer. Je trahirai mes convictions et la raison pour laquelle j’ai fondé la brigade si je les laisse s’en tirer.
- Tu es chiant, grogna-t-elle en faisant demi-tour. Moi qui pensais être enfin débarrassée de toi.
- Je viens pour en finir une bonne fois pour toute avec le spectre, par pour toi.
- C’est ça, dit elle en prenant le chemin du village balnéaire. Nous prenons le bateau dans 30 minutes. Rendez-vous au port.
- Une dernière question. Si le bateau est parti à minuit, il a donc cinq heures d’avance sur nous. Comment comptez-vous le retrouver ?
- J’en fais mon affaire. Va retrouver le papy. J’ai un coup de fil à donner.
Kuroro la regarda s’éloigner. Maintenant qu’il n’avait plus d’accord avec le double hunter, rien ne l’empêcher de s’attaquer à cette princesse. Il suffisait qu’il arrive à la manipuler. L’attaquer de front était impossible, vu sa facilité d’avaler tous les nens qui passent à sa portée. Mais il savait qu’elle avait déjà été attrapée par surprise. Il suffisait de guetter le bon moment, et une nouvelle mission où il était sensé être impliqué psychologiquement était l’occasion parfaite. Mais avant tout… donner des instructions à la Brigade. Cela faisait tellement longtemps qu’il ne les avait plus vus. Il avait envie d’entre la voix raffinée de Machi,  les bêtises de Nobunaga, les sauts d’humeurs de Phinks, les conseils de Franklin… Il était temps de leur donner un peu de ses nouvelles ainsi que de nouvelles instructions.

-------
Quel coup tordu prépare Kuroro?
Quelle combine Inochi va-t-elle utiliser pour retrouver le yacht et sa cargaison?
Que sont les fameuses expériences que le Trian veut relâcher.

Ne manquez pas la suite.
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