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Le Trian
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Medusa
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MessagePosté le: Lun 19 Avr - 09:38 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 3 : la prophétie.


Nohime Oda était de retour à Sabargrad après plusieurs mois de vagabondage. Du mois de janvier au mois de juin, elle avait traversé les montagnes du Bergenland avec ses élèves, autant pour les entraîner que pour retrouver son ex-compagnon qui avait toujours une de ses élèves entre ses pattes. Elle avait échoué dans cette dernière tentative. Le témoignage du petit Kirua était son dernier indice quand aux mouvements de Jin, mais cela se limitait à savoir son frère en parfaite sécurité à Greed Island. Mais deux jours auparavant, elle venait d’apprendre de nouveaux évènements, et était revenue exprès à Sabargrad pour en savoir plus.
- Donc, elle t’a appelé depuis l’île de Kloudjiroffle ?
- Oui. Et apparemment, ils étaient déjà prêts à partir. Si leur destination est bien l’Archipel de Basaru et qu’ils y vont en bateau, ils devraient arriver demain ou après demain. Mais je doute qu’ils réussissent leur mission. Ma vision est catégorique. Le fléau est inévitable.
- C’est donc ça… Le Trian a trouvé une nouvelle méthode pour fabriquer ses soldats parfaits et compte en lâcher dans la nature pour évaluer leur potentiel. L’idée de Jin de détruire tous leurs travaux n’était pas idiote. Dommage que Counzite leur ai échappé. Bon… et Inochi a-t-elle parlé de ses compagnons de voyage ?
- Apparemment, Jin est toujours pareil à lui-même, et Kuroro a décidé de la coller. Ino pense qu’il veut lui voler ses capacités et qu’il guette le bon moment. C’est très tendu entre eux… et aussi, je n’ai pas vraiment compris, mais plusieurs personnes sont persuadées qu’ils sont fiancés.
- Ah, que de souvenirs…
- Pardon ?
- Jin et moi… ça me rappelle ma jeunesse, lorsque tout le monde était persuadé que Jin avait gagné le droit de m’épouser pour m’avoir battue. Nous n’étions pas du tout d’accord, et nous cherchions tout le temps à démentir… C’était amusant, quand j’y repense… Mais la naissance de Gon a tout gâché.
- Pardon ?
- Oublie ça. Il est temps de s’organiser, si le fléau est aussi terrible que tu le vois. Où sont Léorio et Sherry ?
- Ils ont des cours de travaux pratiques à cette heure-ci.
- Si quelque chose de spécial va se produire, on en entendra forcément parler au siège des hunters. Vous allez, tous les trois, garder un œil sur la confrérie, surveiller toutes les nouvelles qui pourraient y être liées, et m’en avertir dans les plus brefs délais.
- Est-ce que nous…
- Aucun de vous n’est fait pour le combat. Je préfère que vous restiez tranquillement ici à vous occuper de la logistique. Je t’ai promis une vie tranquille et je respecterai ma promesse.
La jeune asiatique baissa les yeux.
- Préparez des lits pour six personnes. Mes élèves les plus doués vont venir ici pour attendre les instructions. Ils seront plus prêts à réagir ici que dans les montagnes du Bergenland.
- Autre chose ?
- Non… tant qu’on ne sait pas à quoi ressemblent les nouvelles créatures du Trian, inutile de bouger. La seule chose qu’on puisse faire est de se regrouper. Je vais partir à la recherche d’Inochi et voir comment se portent nos alliés potentiels. Trouve-moi Jill Fish et Hisoka. Je me chargerai de Silva et de sa bande…
Elle resta silencieuse, tout en fixant la ville université qui s’étendait à ses pieds.
- Mais il reste une énigme à résoudre… Depuis quand la famille de Silva s’est-elle alliée à la brigade fantôme ? La benjamine des Zaoldyeck est à présent un membre à part entière de la bande. Pourquoi l’ont-ils acceptée ? Quelles sont les relations entre les deux groupes ?
- Est-ce si important ?
- C’est capital. S’ils font équipe, ceux qui sont sur leur chemin vont en baver. Mais la question est de savoir si je pourrais tirer profit de cette alliance ou, au contraire, avoir des ennuis.
- Est-ce que par hasard vous ne vous compliqueriez pas un peu trop la vie ? Je croyais que votre philosophie envers la brigade et les Zaoldyeck était de les ignorer tant qu’ils ne vous gênaient pas ?
Nohime sourit.
- Comme le dit ce si célèbre paradoxe : « qui veut la paix prépare la guerre ». S’ils ont conclu un marché, ils sont bien trop puissants pour les ignorer. D’un côté, je leur fait confiance pour faire face aux nouvelles inventions du Trian, et d’un autre, s’ils s’attaquent à mes protégés, ça pourrait devenir trop dangereux.
- Ne serait-il pas plus simple d’avertir la confrérie ?
- Je devrais donner mes sources pour être crue, et donc dévoiler ton existence. Nous avons réussi à te faire passer pour morte en septembre et évoquer tes dons de voyance pourrait tout faire rater. Le Trian a lui aussi ses informateurs. Même si tu as changé de nom et de visage, ils pourraient te reconnaître. Si tu veux mener une vie tranquille loin des combats et des intrigues, tu ne dois surtout pas faire état de tes pouvoirs.
- Les intrigues… mais vous ne faites que ça, des intrigues. Vos inquiétudes vis-à-vis de Silva, c’est aussi une intrigue, avouez-le !
Nohime Oda éclata d’un rire franc.
- Voyons, je ne fais que me préparer aux élections présidentielles de la confrérie des hunters. Et encore, je suis beaucoup plus sport que certains. Moi, je vais me contenter de faire étalage de mes capacités en temps de crise. Mais cette expérience du Trian à 11 mois des élections et 9 du tournoi… Il y a certainement un lien ! Ils préparent un coup tordu dont ils ont le secret… et dans ce cas, j’ai peut-être la possibilité d’obtenir un peu d’aide de la brigade.
A ce moment-là, le téléphone portable de Nohime Oda sonna. Elle décrocha. La voix d'Inochi se fit entendre.
- Bonjour Senseï, j'ai une petite faveur à vous demander.
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MessagePosté le: Lun 19 Avr - 09:38 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 30 Avr - 12:19 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 4 : Le Ryuseï est envahi
 

« Nous sommes le samedi 13 juillet, il est 8h du matin et vous regardez le journal de STBF, bonjour ! »
Une vieille télévision présentait le journal international. Elle captait mal les ondes. Les images et le son tremblaient.
« Nous commençons par l’évènement international qui affole le monde entier : l’apparition des UMA dans différentes régions depuis trois jours. La dernière agitation en date se différencie des autres sur plusieurs points : tout d’abord par le nombre de victimes important, ensuite par le nombre de preuves irréfutables confirmant « une présence » derrière tout ça… »
Cela faisait effectivement trois jours que des créatures chimériques étaient apparues un peu partout dans le monde. Elles étaient extrêmement fortes et agressives, s’attaquant à tous les humains à proximité. Le bilan provisoire des victimes était déjà de 1460 morts, sans compter ceux de la région où les créatures avaient du se développer. La présentatrice faisait à présent le portrait d’un de ces monstres, un gigantesque lion bipède et parlant le langage des humains. Par jeu, il avait accepté de répondre à une interview avant de dévorer la journaliste qui lui tendait le micro. La terreur s’était emparée de toute la planète, car aucune des forces de police ou d’armée n’arrivait à les contenir. Le seul espoir du monde résidait dans la confrérie des hunters, foyer de guerriers surhumains. La confrérie était sur le pied de guerre et envoyait ses hunters sur tous les lieux de manifestation des monstres.
« … par hasard, vous aperceviez une de ces créatures, ne laissez pas la curiosité prendre le pas et ne vous en approchez surtout pas !! »
Un groupe de six personnes regardaient distraitement les informations. Finalement, le plus grand d’entre eux regarda autour de lui.
- C’est ça… tout le monde est là ?
- On attend toujours Shizuku.
La personne concernée surgit de la foule.
- Je suis là !
- Ok, on y va !
Le petit groupe composé de sept membres de la brigade fantôme quitta le petit village bidonville qui servait de porte d’entrée pour la plus grande décharge de la planète : la cité de l’étoile filante. Sept personnes marchaient sur un sol étrange, composé de restes de papier, plastique, métal et dont émanaient d’étranges vapeurs.
- D’après ce que j’ai lu, les scientifiques appellent ces créatures des « fourmis-chimères ». Ce seraient des fourmis ayant la capacité de mélanger leurs gènes à celles de leurs proies afin d’engendrer des générations de plus en plus puissantes, expliqua Sharnalk.
- Et elles auraient à présent la force de s’attaquer aux humains. Ca promet pour la suite.
- Bah, elles ne pourront pas faire beaucoup mieux. Mais si ma mémoire est bonne, les fourmis restent dans leur nid, non ? Que font-elles au Ryuseï ?
- Je ne sais pas trop, reconnu Sharnalk ?
- On les a attirées ici.
Les araignées se retournèrent. Une jeune fille d’un peu plus de 20 ans et au physique asiatique s’était approchée d’eux sans qu’ils ne s’en rendent compte. Mais le plus étonnant, c’est que cette fille était…
- Mais c’est la petite princesse de York Shin !
- J’ai un nom ! Je m’appelle Inochi.
- Qu’est-ce que tu fabriques dans notre étoile ? Tu n’as rien à faire ici.
- Quel accueil ! Quand je pense que je venais vous apporter une bonne nouvelle.
- Je ne vois pas en quoi une élève d’Oda pourrait nous apporter une bonne nouvelle.
- Par exemple, que Kuroro va bientôt être parmi vous.
Les araignées furent étonnées. Cela faisait un petit moment que le chef de la brigade ne les avait plus contactés. Comment cette petite garce pouvait-elle en savoir plus qu’eux ? Phinks, méfiant, s’empressa de faire la remarque. Inochi lui répondit calmement qu’elle était avec lui la nuit précédente. Le chef de la brigade fantôme tenait juste à régler quelque chose tout seul et lui avait demandé de faire le message.
- C’est juste un service que je lui rends. Moi, je suis là pour les fourmis. Je suis chargée d’une mission d’observation sur le nid qui s’est développé au Ruyseï. Je dois évaluer leur force, leur organisation sociale, leurs effectifs, le danger qu’ils représentent… Le comité des hunters a besoin de ces informations avant de se lancer dans l’assaut du nid principal.
- Il y a un nid principal ?
- Oui, à la base, il se trouvait en NGL, l’Etat « écologiste ». Mais il parait que leur reine est décédée en mettant le « roi » au monde. Les fourmis en ont perdu leur unité. Le roi et tout un groupe sont partis s’installer au Goruto Est, dans le palais du gouvernement. Les autres se sont dispersées à travers le monde pour fonder leurs propres colonies.
- Et alors, pourquoi sont-elles venues spécialement ici ? NGL, c’est quand même de l’autre côté de la terre.
- C’est justement ce qui fait que je côtoie Kuroro depuis un petit moment. Mon groupe surveille le laboratoire du Trian depuis quelques mois. Les fourmis-chimères sont issues de leurs éprouvettes.
- On est au courant de ça. Le boss nous en a parlé depuis l’île de Kloudjiroffle.
- Alors vous savez aussi que nous avons poursuivit Counzite jusqu’à la péninsule de Basaru, fait sauté le navire et tué le « spectre ».
Phinks poussa un soupir d’agacement. Le boss ne les avait pas rappelés depuis l’épisode de l’île.
- Nous pensions avoir réglé le problème, mais la créature qu’ils s’apprêtaient à lâcher dans NGL a survécu à l’explosion du yacht et a su se développer comme ils l’avaient prévu. Nous ne l’avons pas réalisé tout de suite, mais en revanche, il semble que le Trian avait une extension dans ce pays écolo, et ont été très vite informés que l’expérience se développait au-delà de leurs espérances. Quand les fourmis ont commencé à se dispersé, certains officiers du laboratoire ont manipulé les créatures pour les pousser à s’adapter à différents types de terrain, dont…
- Le Trian a envoyé ces saletés ici ? s’exclama Feitan.
- Oui.
Phinks n’y tint plus et pulvérisa une dalle de béton qui se trouvait sur leur chemin.
- FOUTAGE DE GUEULE ! Ils continuent de se servir de nous.
- De toute façon, je crois que la question est facile à régler, répondit calmement Sharnalk. Il faut massacrer les fourmis et en faire disparaître les corps, pour que le Trian ne puisse rien en tirer.
- Dans ce cas, je vous accompagne. Je dois les voir.
- Tu te fiches de nous ?
Ils se disputèrent encore un bon moment. Ils n’allaient tout de même pas autoriser une élève d’Oda à se balader avec eux, et surtout une fille qui avait réussi à les berner à plusieurs reprises. C’est alors que le portable de Sharnalk sonna. Il venait de recevoir un sms du boss. Il changea immédiatement d’attitude.
- Le chef dit qu’elle peut venir !
Les autres membres de la brigade furent étonnés, mais aucun d’eux ne voulait désobéir à un ordre du boss. Ils se mirent donc en route. Shizuku, un peu étonnée du message, rejoignit Sharnalk à l’arrière de la troupe.
- Le boss a vraiment dit qu’elle pouvait entrer dans le Ryuseï ?
Le garçon lui sourit et lui montra le message.
«  Laissez-la faire ses observations. Mais quand le problème des fourmis sera réglé, arrangez vous pour qu’elle ne quitte pas le Ryuseï avant mon arrivée en fin d’après-midi ».
Ce fut au tour de la petite brune de sourire. Le boss volerait les pouvoirs de la princesse avant la fin de la journée.
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MessagePosté le: Sam 26 Juin - 13:03 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 5 : Les otages
 

Les sept guerriers s’avancèrent au cœur de la gigantesque cité-décharge. Au fur et à mesure qu’ils avançaient, les collines de détritus devenaient plus hautes et étaient constituées d’objets plus insolites les uns que les autres. Une colline ressemblait à une baleine dans la lumière du matin. Mais lorsqu’ils s’en approchèrent, il s’avéra qu’elle était constituée de plusieurs carcasses de voitures et d’une vieille piscine gonflable. Le tout était couronné d’un réverbère.
Plus loin, ce qui semblait être un grand bâtiment blanc était en réalité un assemblage de vieux frigos. Chaque enfant du Ryuseï semblait avoir le sien, car ils étaient tous ornés de dessins et de texte, et Inochi vit quelques enfants ouvrir des portes pour y glisser leurs trésors.
 

 Finalement, ils atteignirent un endroit garni de vieilles structures de béton. Une véritable ville s’était jadis élevée à cet endroit. La décharge commençait à s’animer. De nombreuses personnes, telles des fourmis, étaient affairées parmi les détritus pour collecter ce qui pouvait être recyclé. Tout le monde semblait porter des tenues cirées et des masques à gaz. Inochi en fut d’ailleurs étonnée.
- Une partie de la cité est parfaitement vivable, mais quand il y a de nouvelles « livraisons », il vaut mieux se protéger. On ne sait jamais ce qu’ils peuvent nous balancer. Ceux qui partent à la collecte n’enlèvent jamais leurs masques, expliqua Sharnalk. Et avec les nouveaux arrivants, ils prennent leurs précautions.
Un homme masqué apparu devant eux.
- Ah, c’est enfin vous. Nous ne vous attendions plus.
- Ca faisait un petit moment. Mais on dirait que rien n’a changé.
- A part la source de nos ennuis, soupira l’homme sous son masque.
- Je n’en suis pas si sûr, grogna Phinks.
L’homme les guida vers ce qui devait être une chapelle. Il leur expliqua un peu la situation. Les fourmis avaient débarqué deux jours auparavant, et avaient déjà provoqué un terrible carnage. Il y avait plus de 300 morts, de nombreux disparus, enlevés et emmenés dans l’ancien palais, que les monstres s’étaient amusés à re-décorer. Ensuite, il leur montra ce qui semblait arriver à ceux qui avaient été rejetés du château. Sous les draps recouvrant les cadavres, ils découvrirent des corps effroyablement mutilés, transformés, qui n’avaient plus rien d’humain.
- C’est… qu’est-ce qu’ils ont fait ?
- On ne sait pas. Tout ce que je peux vous dire, c’est que tous ceux que les monstres rejettent ont subi ces mutations et en sont morts.
- Bandes de sales bestioles. Elles ne vont pas comprendre ce qui va leur arriver, vociféra Feitan.
- C’est ça, approuva Phinks. On les aura fichus dehors dans la journée.
 

A près de deux kilomètres de là, dans la plaine de la décharge, se dégageait un grand édifice enveloppé d’étranges toiles.
- Hé, ils ont fait un sacré relookage…
- Qu’est-ce que c’est que cet endroit ? demanda Inochi.
- Il y a 150 ans, c’était une des nombreuses résidences du royaume d’Illurie. Mais ensuite, le royaume a été annexé par la république de l’Est, et ces derniers, trouvant qu’il y avait trop de problèmes à gérer dans la ville, ont décidé de la condamner et d’y enfermer toutes les personnes qui faisaient tache suite à l’annexion. Ils ont enlevé tout ce qui avait de la valeur dans le palais et ont abandonné les habitants à leur sort.
- Pourquoi ont-ils décidé de sacrifier une ville entière ?
- Ca fera dix millions.
- Pardon ?
- Pour la suite de l’histoire, paye-moi dix millions.
- Ca ne va pas ?
- Ce que je t’ai dit, on peut le lire dans n’importe quelle encyclopédie. Pour les détails plus croustillants, il faut payer.
- J’ai compris, je ne poserai plus de questions.
- Radine.
 

Le groupe arriva devant les marches du palais. Les grandes toiles qui enveloppaient l’édifice ressemblaient à de la soie légèrement gluante et noircie par les nuages de cendre.
- Quand je pense à tous les délires qu’on s’est payés dans ce palais… le Trian payera pour ça aussi.
- Vous avez remarqué ? Il n’y a aucun garde, nota Shizuku.
- On dirait que c’est entrée libre. Bon, alors moi, je vais par là, annonça Phinks.
- Je vais par là, alors, annonça l’homme-momie Boronerof.
- Hein ? On se sépare ? s’étonna la petite Karuto.
- Bien sûr, toi aussi, tu dois avoir des capacités que tu ne souhaites pas montrer aux autres. C’est la course à celui qui vaincra la reine. Le gagnant sera le vice-boss jusqu’au retour du chef.
- Mais et l’autre…
- Elle fait ce qu’elle veut.
- Oh, ça me va. A plus tard, alors.
Les membres du groupe se séparèrent, mais Sharnalk rattrapa vite Karuto.
- Non, en fait, il faudrait que tu utilises ta faculté pour garder un œil sur elle. Mais sois discrète. Si elle entre en contact avec ton nen, elle est capable de te le voler.
- Oh, ça ira.
Sur ce, l’équipe se sépara pour de bon pour faire le nettoyage du palais. Cependant, un groupe ne tarda pas à se former. Inochi, en poursuivant une fourmi, tomba par hasard sur Karuto. Après avoir éliminé le monstre qui se révélait d’un niveau dérisoire, l’élève d’Oda voulu profiter d’être seule avec la dernière des Zaoldyeck pour l’interroger. Lorsqu’Haruka avait rencontré sa sœur à Greed Island, il avait été stupéfait d’apprendre qu’elle avait intégré la brigade. Il semblait même que son intégration avait fait l’objet d’un marchandage entre les deux groupes. Cette découverte l’avait perturbé, et avait aussi beaucoup intrigué son professeur. Bien entendu, la fillette refusa de répondre aux questions de la princesse. Inochi décida alors de passer en mode « ‘Jeylah ». En un croisement de regard, un bon quart de la vie de la petite fille défila dans ses yeux. Il y avait entre autre ses parents qui lui expliquaient ce qu’ils attendaient d’elle, des souvenirs avec ses frères, le départ d’Haruka, puis celui de son jumeau… La fillette avait de nombreuses raisons d’effectuer cette dangereuse mission, même si certaines n’étaient pas du goût de la jeune adulte.
- Pas facile d’être un otage de la paix, hein ?
- Quoi, que…
- C’est plutôt facile à deviner. Tes vieux veulent conclure une trêve avec la brigade, et ta présence dans la bande est une garantie du respect de cette paix. Quel effet ça te fait, de te dire que tous ces monstres peuvent se retourner contre toi au moindre conflit d’intérêt ?
- Ils ne m’auront pas aussi facilement. Et personne n’a envie de lancer une bagarre pour le moment.
- Si tes parents ont voulu négocier une paix, c’est qu’ils la craignent, justement.
- Ca ne vous regarde pas !
«  Si, ça nous regarde, j’ai bien vu dans tes pensées que cet accord s’est fait en vue de mieux faire face au groupe d’Oda ». Pensa Inochi. Mais ça, elle allait le garder pour elle.
Une autre fourmi fit son apparition, ayant envie de jouer avec une espèce de lasso. Cette fois-ci, Inochi ne laissa pas le temps à la petite fille d’intervenir. Elle se jeta sur le monstre avec ses bêtes de nen, absorbant la totalité de sa force vitale.
 

Karuto n’osa pas bouger, un peu horrifiée par ce qu’elle voyait. Quand elle pensait que cinq ans plus tôt, la mafia avait engagé sa famille pour éliminer la jeune fille… Elle aurait put terminer de la même manière que la fourmi si son père et Oda n’avaient pas longuement négocié. Ils avaient finalement convenu qu’aucun des deux groupes ne s’en prendraient aux protégés de l’autre. Pendant longtemps, la gamine était persuadée que c’était son père qui faisait une faveur à Oda, mais maintenant… C’était plutôt Oda tirait les ficelles. « Ce triple hunter est décidément terrifiant, pour avoir pu former de tels monstres et les garder dans son giron », s’inquieta la petite fille. « Mais… elle ne gardera pas Haruka. Je le lui reprendrais. Je ne permettrait pas qu’il lui serve d’otage plus longtemps ».
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MessagePosté le: Jeu 15 Juil - 20:41 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 6 : le nouveau n°9
Les combats s’enchaînaient sans surprises dans l’ancien palais de la cité de l’étoile filante. Phinks avait réduit en miette son premier adversaire. Boronerof en avait écrasé un autre. Sharnalk et Shizuku eurent un peu plus de mal, leurs adversaires étant un peu plus intelligents et doués. Tous se réunirent autour de Feitan qui avait réussi à trouver la reine. Celle-ci était d’un tout autre niveau que les autres fourmis du château. Elle était beaucoup plus agile, rapide, résistante et intelligente. Feitan était tout aussi impressionnant. Il se déplaçait, attaquait et feintait à une telle vitesse qu’il était presque impossible de le voir bouger à l’œil nu. La petite dernière des Zaoldyeck était sans voix. Elle qui croyait avoir tout vu avec la dernière des Tokugawa réalisait à présent le fossé qu’elle avait encore à franchir pour rivaliser avec tous ces monstres.
- Les mouvements de Feitan ne sont pas bons, nota Shizuku dès son arrivée.
- Oui, ça faisait un petit bout de temps qu’il ne s’était plus donné à fond. Forcément, il met un peu de temps à redémarrer.
- Et si jamais il perd, ce sera à qui ?
- A moi !
- Non, je suis arrivé en même temps que toi…
La petite fille commençait à penser que l’élève d’Oda n’était plus si monstrueuse que ça, comparé à ses propres compagnons. Ils seraient peut-être capables de la neutraliser. Mais à ce moment là, une voix se fit entendre derrière eux.
- Eh bien, vous avez fait la grâce matinée en mon absence ? Depuis quand Feitan est-il si mauvais ?
- C’est bon, on a compris ! s’écria Karuto, agacée.
Mais toutes les araignées se retournèrent. Cela faisait un bail qu’ils n’avaient plus entendu cette voix.
- BOSS !
Kuroro se tenait derrière eux, dans sa veste traditionnelle et les cheveux noirs tirés en arrière. Personne ne l’avait sentit arriver.
- tu… elle avait dit que tu arriverais en soirée.
- Ca s’est mieux passé que ce que je pensais. Et ici, mis à part le fait que vous rouillez, comment ça se passe ?
- Nous avons été un peu pris au dépourvu avec toutes ces bestioles, expliqua Sharnalk. Nous avons mis du temps à nous regrouper. Nous avons aussi engagé un nouveau membre, dit il en désignant la petite Karuto.
Il expliqua les circonstances de leur rencontre et la façon dont elle leur avait permis de retrouver les élèves d’Oda dans le jeu de Greed Island. Le boss hocha la tête. Il demanda si la petite avait déjà reçu son tatouage. On lui répondit que non. Il annonça qu’elle devrait prendre le n°4.
- Mais c’est le numéro d’Hisoka.
- Hisoka est mort, répondit le chef sèchement. Ca lui fait une remplaçante toute trouvée.
Les araignées eurent un mouvement de recul. Dans leur tête, le magicien ne les avait pas trahis. Il avait juste disparu en quittant Greed Island. Il s’agenouilla un instant auprès de Phinks pour lui remettre un papier.
- Que pensez vous du niveau de ces bestioles.
- Mis à part l’adversaire de Feitan, ils étaient déplorables… Trop sûrs d’eux et aucune expérience.
Le grand guerrier fit passer le mot à Shizuku, qui le fit passer à Karuto.
- Est-ce qu’il y avait beaucoup de fourmis ici ?
- Ils sont une quarantaine, lui répondit Sharnalk. Mais seulement dix d’entre eux se sont montrés agressifs. Je crois que les autres sont des anciens habitants de l’étoile filante et qu’ils ont été transformés contre leur volonté.
Le petit papier arriva finalement chez lui. Il y jetta un coup d’œil.
« Quand les fourmis ne poseront plus de problèmes et que vous serez à l’air libre, il faudra neutraliser Inochi, mais éviter de l’abîmer. Je la retiendrais à l’intérieur le temps que vous prépariez une embuscade. Faites en sorte que tous les témoins éventuels croient à un enlèvement. Elle ne doit se douter de rien.»
Le garçon fit des yeux ronds. Qu’est-ce que c’était que cette combine ? Qu’est-ce que le boss avait derrière la tête ? Ce dernier alla s’assoir à côté de sa « fiancée ».
- Alors… qu’est-ce que tu penses de ces bestioles ?
- Je reconnais que leur nen n’est pas digeste. Même si j’ai avalé leur énergie vitale, je n’arriverai pas à m’en servir à mon tour. Leurs corps sont trop différents des nôtres.
- Et la reine ?
- Quoi la reine ?
- Et si tu devais affronter une dizaine de fourmis de son niveau ?
La jeune fille ne répondit pas. Les autres araignées ne comprenaient absolument pas ce qui se passait.
La fourmis-scorpion arrêta le parapluie-épée de Feitan avec sa gigantesque queue. Le guerrier activa un piège de son arme et projeta la lame sur le visage de son adversaire. Le monstre s’énerva et se transforma en un monstre encore plus puissant. Le numéro 2 tenta d’en profiter pour l’attaquer dans le dos, mais ne parvint pas à baisser sa garde. La reine en profita pour le blesser. Feitan commença à faiblir.
- Des saletés, ces bestioles, n’est-ce pas, commenta Kuroro.
Inochi ne lui répondit pas.
- Arrête de nous ignorer. Je te rappelle que tu fais partie de la Brigade maintenant. Fait un effort de sociabilité.
- HEIIING ????
Les autres membres du Ryodan avaient fait tous fait un bon en arrière. Kuroro avait-il vraiment engagé cette petite peste ?
- Oui, ça m’a pris pas mal de temps, mais elle accepté de se joindre à nous.
- Mais … et…
- Il n’y aura pas de problèmes avec Oda. Elle l’a autorisée à partir.
- Je ne … comprends pas.
- Ca viendra.
A ce moment-là, la fourmi-scorpion parvint à casser un des bras de son adversaire. La défaite de Feitan semblait proche. Ses amis lui proposèrent de faire un échange, mais il se mit à parler dans une autre langue. Sur le coup, toutes les araignées s’inquiétèrent. Ils savaient tous ce qui se passait lorsque le petit homme commençait à utiliser cette langue étrangère. Kuroro saisit Inochi par le bras et cria à tout de monde de sortir.
Ils s’exécutèrent. Ils coururent à travers les couloirs couverts de toiles d’araignées et une atmosphère de plus en plus chaude. Ils ne s’arrêtèrent qu’une fois dans la cour du palais. Une très désagréable odeur de déchets brulés régnait dans l’atmosphère.
- Qu’est-ce qui s’est passé ? demanda Inochi.
- Feitan a une capacité très spéciale qu’il utilise quand il est salement amoché, expliqua Kuroro. Il transforme sa douleur en une énergie calorifique qui brûle tout ce qui se trouve près de lui. S’il avait lancé sa technique à l’air libre, un cinquième de l’étoile filante aurait disparu. Ce vieux château et les protections installées par les fourmis ont pu contenir le désastre. C’est un miracle.
- Et la fourmi ?
- On ira vérifier lorsque Feitan se sera calmé.
Une minute plus tard, Feitan sortit à son tour dans la cour. Il était épuisé et son bras cassé était sérieusement enflé. Il annonça que la reine était morte. Il avait également constaté que les habitants de l’étoile qui avaient été transformés avaient repris leurs esprits, mais pas leur ancienne apparence. Il suggérait à Kuroro de voir la scène de lui-même. La brigade retourna donc à l’intérieur du bâtiment. Les victimes, plus monstrueuses les unes que les autres suppliaient le groupe de guerriers de mettre fin à leurs souffrances. Les araignées n’hésitèrent pas longtemps. Inochi était incapable de rendre leurs corps d’origine aux monstres, et il était certain que le Trian tenterait de s’emparer des corps. La seule solution que voyait la bande de voleurs était de tuer et d’incinérer les anciens habitants du Ryuseï. Les autres fourmis n’eurent droit qu’à l’aspirateur de Shizuku.

Après cet amer nettoyage, la brigade décida de quitter le palais. Conformément à l’ordre écrit de Kuroro, les divers membres de la brigade se dépêchèrent de sortir afin de tendre une embuscade. Le chef et le nouveau membre restèrent en retrait.
- Maintenant qu’il n’y a plus de fourmis ici, que vas-tu faire ? demanda Inochi.
- Je vais d’abord trouver un nouveau n°11. J’ai besoin d’une équipe optimale. Ensuite, je réglerai le problème du Trian une bonne fois pour toute. Comme ça, tu pourras enfin dormir tranquille.
- Je…
Il lui tendit une paire de bracelets argentés, les mêmes bijoux qu’il avait utilisés en septembre pour la capturer.
- Tu va partir rejoindre tes copains. Tu vas participer à l’assaut du Nid Principal et tu risques très fort de ne pas en revenir. Une dernière fois…
La jeune fille tendit les mains. Il glissa les deux bijoux à ses poignets. « tu ne peux pas te servir du nen, ni toi, ni toutes les âmes qui ont ton corps pour point d’encrage ». Puis il serra la jeune fille dans ses bras. Dehors, Phinks, Shizuku et Sharnalk menaient un débat très animé pour essayer de comprendre ce qui se passait.
- Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Il nous dit de l’enlever, et il lui roule un patin !
- Je ne comprends même pas pourquoi il a tenu à l’engager dans la brigade.
- Ca fait presque dix mois qu’on ne l’a plus vu. Il a du se passer beaucoup de choses durant cette période, répondit Shizuku.
- C’est vrai ça. Pourquoi il n’est pas revenu plus tôt ? Ca fait un mois qu’on l’attend au Ryuseï.
- Et puis surtout… pourquoi a-t-elle accepté ? fit remarquer Phinks. Elle devrait en vouloir à mort au chef pour l’avoir assassinée à York Shin.
- Comme l’a dit Shizuku. Cela fait très longtemps que nous sommes sans nouvelles de lui. Beaucoup de choses ont du se passer. A présent, on guette le moment où tente de s’enfuir, et on utilise des attaques indirectes pour ne pas entrer en contact avec son nen.
Plus ou moins à ce moment là, Inochi sentit que quelque chose n’allait pas. Elle tenta de retirer les bracelets, mais il immobilisa immédiatement ses bras.
- Qu’est-ce que tu fais, lui demanda-t-il ?
- Qu’est-ce que tu fais, toi ? Ce n’est pas de câlins dont tu as envie pour le moment.
- Est-ce que ça t’arrive de faire confiances aux autres de temps en temps ?
- Aux autres, oui. Pas à toi. Lâche-moi tout de suite ou notre relation va se terminer de façon très brutale.
Le garçon la lâcha, mais ce ne fut que pour pouvoir la frapper. Elle évita le coup et fonça vers la sortie tout en cherchant à composer le code qui lui permettrait d’enlever les bracelets du jugement. Mais il lui était impossible de se concentrer sur deux choses à la fois, et elle se fit rattraper par le boss, Sharnalk et Phinks. Les araignées avaient compris en quelques secondes qu’elle ne pouvait plus se servir du nen, car elle l’aurait déjà utilisé. Ils décidèrent donc de l’immobiliser en agrippant ses bras.
- Fais-toi une raison, tu ne participeras pas à l’assaut du Nid Principal.
- Pauvre…
Elle ne put rien dire d’autre car Kuroro l’avait assomée. Elle s’évanouit.
- Parfait, Phinks, porte la demoiselle. Nous allons à la maison ambulante.
- Boss, ne serait-il pas temps que tu nous expliques ce que tu as en tête ? Nous ne comprenons rien à ce délire.
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MessagePosté le: Jeu 12 Aoû - 22:38 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

7) Une longue histoire

Inochi ouvit les yeux. Il faisait noir. Elle était ficelée dans une grande toile, avec des menottes de fer et toujours ces satanés bracelets du jugement. Impossible de se libérer. Elle entendit des voix tout près d’elle. Il y avait cet enfoiré et ses sbires. Il était en train de leur raconter l’histoire qu’ils avaient vécut ensemble pendant ces longs mois.
- Donc, elle est le réceptacle de la fondatrice du Trian, Hydromène l’immortelle. Pour ce fait, le labo cherche par tous les moyens à mettre la main sur elle. En septembre, la prime pour son cadavre était de 4 milliards de Jénis. Maintenant, elle a grimpé à dix milliards. Les officiers vont finir par se lancer à sa recherche, surtout maintenant que l’expérience des fourmis dépasse leurs espérances les plus folles.
- Boss, ça veut dire que tous ces connards vont débarquer au Ruyseï…
- Oh, je crains qu’ils y étaient déjà. Et d’ailleurs, je suis sûr à cent pour cent que les agents du Labo ont vu Inochi arriver au Ruyseï. Ils auraient certainement tenté quelque chose si vous ne l’aviez pas rencontré si tôt. Il est très important qu’ils ne sachent pas qu’elle est des nôtres. Ils ne bougeront que s’ils la croient seule.
- Pourquoi ne pas lui en avoir parlé ?
- C’est trop compliqué. Disons qu’elle tient vraiment à participer à l’assaut sur le nid principal des fourmis et je ne veux absolument pas qu’elle y aille. J’ai déjà tenté la manière douce. La garder de force ici me semble la seule solution possible. Mais pour la garder de force, il fallait l’avoir par surprise.
- Mais donc, quand elle se réveillera, elle sera impossible à calmer.
- Vous lui expliquerez le plan et lui direz que j’irai moi-même au Goruto Est.
- Quoi ? Mais…
- Les autres sont déjà partis en reconnaissance. De plus, il nous manque toujours un numéro 11. Je pense avoir repéré quelqu’un qui participe justement à cet assaut. Je veux voir comment il se débrouille.

Inochi ne ratait pas une miette de la conversation. Ah, quel traître, quel menteur, quel… Elle avait cru qu’il la laisserait partir, qu’il avait renoncé. Durant ces derniers mois où ils avaient joué au chat et à la souris, elle avait naïvement cru qu’elle avait coincé Kuroro à son propre piège. Il lui avait fait du rentre-dedans pour la convaincre de le suivre. Elle l’avait fait mariner pour l’obliger à s’attacher. Elle l’avait embrassé il y a quelques semaines. Il avait trouvé un fantastique usage aux bracelets du jugement du trésor royal des Tokugawa. Grâce à ces bijoux made in Trian, l’esprit de l’horrible criminelle fondatrice du laboratoire était scellé sans aucun effort. Elle avait enfin pu passer des nuits tranquilles et aimer un garçon pour la première fois de sa vie. Qu’est-ce qu’elle avait été idiote, en fin de compte. Elle avait vraiment cru qu’il s’était attaché à elle, mais il avait su garder la tête plus froide qu’elle. Elle avait été assez sensible aux arguments de Freecss qui n’avait pas cessé de comparer la relation des deux jeunes gens avec celle qu’il avait menée avec Nohime Oda. Oui, elle avait été assez idiote pour croire que le chef de la Brigade Fantôme était tombé amoureux d’elle. La princesse s’était fait avoir sur toute la ligne. Elle ne pourrait jamais revenir en arrière. Elle avait affronté et blessé son professeur qu’elle aimait comme une mère pour obtenir son indépendance. Ses amis ne viendraient pas l’aider. Elle devrait s’en sortir seule. Et quels projets le chef de la Brigade Fantôme pouvait bien avoir pour elle ? A la façon dont il la traitait, il semblait qu’il n’y avait plus aucune confiance entre eux. Était-elle vraiment le nouveau n°9 du groupe ?

Plus ou moins à ce moment, elle réalisa que l’atmosphère avait changé. Il y avait du mouvement. Elle entendait Sharnalk et Shizuku dans une pièce annexe discuter. Ils parlaient avec une personne dont elle ne connaissait pas la voix. Où étaient les autres ? La jeune fille tenta de bouger pour desserrer ses liens. Immédiatement, une voix se fit entendre à côté d’elle ?
- Tu es réveillée ?
Agacée, Inochi répondit que non, elle était juste somnambule.
- Ne commence pas comme ça. Il a fait ça pour ton bien.
C’était la voix du héro du jour, Feitan. C’était donc lui qui Kuroro avait désigné pour les discours diplomatiques. Pourquoi lui, qu’elle avait humilié à deux reprises ? Inochi tenta d’examiner le terrain.
- S’il a fait ça pour mon bien, pourquoi suis-je ligotée dans un sac ?
- D’abord, ce n’est pas un sac, c’est un hamac. A la maison ambulante, nous dormons tous dans des hamacs. Tu viens de récupérer celui de Pakunoda. Pour le reste, ça tiendra jusqu’à ce que tu sois calmée.
- Et à quoi jugeras-tu ça ?
- A ton avis ?
Inochi n’était pas de bonne humeur et imaginait très bien le petit guerrier exiger quelques concessions humiliantes pour se venger des pièges qu’elle lui avait tendu à York Shin. De plus en plus énervée, elle répondit :
- Tu diras à Kuroro que la prochaine fois que je le vois, je lui explose le visage.
- C’est noté.
Il y eu un petit silence. Feitan n’était décidément pas bavard et ça faisait enrager la prisonnière. Elle avait devoir mener la conversation toute seule.
- Où est ce connard ?
- Pour ton information, on n’utilise pas ce genre de vocabulaire ici. Le boss est partit il y a deux minutes et ne reviendra pas de si tôt.
Le lâche ! Une fois de plus, il fuyait ses responsabilités et laissait ses subalternes faire face à sa place. Il agissait exactement comme Freecss.
- Où est-il allé ?
- Il est allé rejoindre les autres dans l’archipel de Basaru. Il va à ta place au Goruto Est. Comme ça, tes copains auront un peu plus de chances de s’en tirer.
Inochi resta pensive. Lorsqu’elle avait appris, en même temps que Kuroro et Freecss, que Gon et son ami allaient participer à l’assaut du nid principal pour venter un ami tombé face à une redoutable fourmi, elle avait très vite pris sa décision. Puisqu’aucun de ses parents ne comptait bouger pour Gon, elle avait décidé de le protéger à leur place. Elle avait eu l’occasion de voir à quel point les créatures du Trian étaient terrifiantes. Elle avait vu cette sale reine-scorpion mettre en difficulté le garçon en cosplay d’Albator… Et dire que ce qui attendait Gon était dix fois pire. L’équipe d’assaut allait droit au carnage, même si elle était menée par le président Nétéro en personne. En revanche, Inochi avait bien plus de chances contre ces monstres. Elle devait aller au Goruto Est. Gon et Kirua mourraient dans le cas contraire.
- Combien de temps ai-je été inconsciente ? finit-elle par demander.
- Seulement six heures. Nous sommes toujours huit jours avant la sélection.
Kuroro avait donc parlé de ce détail. Les araignées la surveilleraient donc jusque là. Pas facile de leur fausser compagnie. Si au moins elle était libre de ses mouvements.
- Et donc, que fait-on maintenant ? demanda-t-elle.
- On attend d’abord d’avoir localisé tous les agents du Trian infiltrés dans le Ryuseï. Ensuite, on préparera une embuscade. Quand tout sera prêt, tu pourras faire diversion et faire semblant de t’enfuir. Quand ils se montreront, on leur tombera dessus.
- J’ai encore plus simple comme plan.
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MessagePosté le: Sam 28 Aoû - 20:24 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 8 : Vingt minutes avant l’heure H

L’atmosphère était très oppressante aux alentours du palais présidentiel du Goruto Est. Quelques heures plus tôt, la plaine était déserte et silencieuse. Pas une seule âme n’y bougeait. Cette ambiance silencieuse était déjà assez dérangeante en sois, mais ce qui se passait à présent était autrement plus terrifiant. Une foule immense commençait à se regrouper devant le gigantesque édifice. Des milliers, non, des millions de civils étaient disposés en rangs bien ordonnés et encadrés par une importante armée…
Le roi des fourmis chimères et ses gardes royaux avaient eu l’idée macabre de « baptiser » au nen toute la population du Goruto Ouest, soit près de 5 millions de personnes. Puisqu’en théorie, seulement une personne sur 100 survivait à la blessure du corps, les fourmis comptaient se créer une armée de cinquante mille esclaves sur les cadavres de quatre million cinquante mille innocents. Pour les humains au courant de la situation, c’était tout simplement intolérable. Le commité des Hunter avait immédiatement décidé d’exterminer la menace en envoyant les plus redoutables guerriers de la confrérie sur le front. Le président Nétéro, en compagnie de deux autres triples hunters et leurs élèves, allait lançait l’assaut sur le nid principal des fourmis à minuit, c'est-à-dire à vingt minutes à partir de cet instant.

Dans le groupe se préparant à l’assaut, déjà en position d’attaque, la tension était à son comble. Dans vingt minutes, ils s’allaient s’élancer au cœur de la base ennemie et affronter des créatures plus terrifiantes les unes que les autres. Ils savaient qu’ils ne devaient pas prendre leurs ennemis à la légère. Gon et Kirua avaient déjà rencontré une des fourmis de la garde royale alors qu’ils exploraient NGL, l’état écologiste. Ils avaient déjà sentit son nen monstrueux et n’avaient du survivre que grâce au sacrifice de leur senpaï : Kaito, élève de Jinn Freecss. De plus, quelques fourmis rebelles dont les gènes humaines avaient pris le dessus s’étaient joint à leur groupe, et décrit la puissance et les pouvoirs des autres gardes royaux, ainsi que ceux du terrifiant roi. Bien que le groupe soit surentraîné, tous savaient que leur mission, consistant à tenir les gardes royaux à distance du roi, allait certainement leur coûter la vie. Chacun, dans son coin, se remémorait les raisons qui le poussaient à descendre dans cette fosse aux lions.

Pour Gon et Kirua, il s’agissait d’une forme de vengeance. Les hunters qui s’étaient rendu dans le premier nid des fourmis avaient retrouvé Kaito vivant, mais sous forme de zombie. Il avait été atrocement mutilé, puis manipulé. Les enfants espéraient naïvement forcer la fourmi qui lui avait infligé cette torture à lui rendre son aspect initial. Mais le pourraient-ils vraiment ? Les fourmis qui s’étaient rendues et avaient accepté de coopérer avaient expliqué que Neferupito, le garde royal ayant l’apparence d’un chat, avait un certain talent pour la guérison. Mais était-il possible de forcer cette créature à soigner un humain ? Tiendraient-ils seulement quelques minutes faces à lui ? Kirua tentait de chasser ces terribles idées de son esprit. Il avait enfin réussi à se débarrasser de ce dispositif de nen que lui avait implanté son grand frère. Il n’était plus poussé à fuir les adversaires trop impressionnants. Il n’avait plus peur de faire face, mais ici… Il avait encore de l’appréhension. Il n’était pas sûr de lui à cent pour cent. Qu’allait-il donc se passer dans quelques minutes, quand il serait lâché au milieu de l’enfer ?

Vingt minutes avant l’assaut, pas si loin de là, d’autres personnes attendaient l’assaut avec impatience.
- Le « En » de Néférupito est vraiment désagréable à voir…
- On dirait les tentacules d’une méduse qui se balance doucement dans le courant de la mer…
- Non, on dirait les pattes d’une araignée…
- Ca n’a aucune forme distincte, arrêtez avec vos comparaisons. Ca se contente juste de bouger dans tous les sens.
- Non, pas dans tous les sens. Depuis un quart d’heure, la bestiole ne fait pas monter son « En » au-delà du rez-de-chaussée.
Le groupe observa le palais au « Gyo ». Effectivement, alors qu’il avait englobé toutes les structures jusqu’à présent, l’aura du garde royal n’atteignait plus le 1er étage.
- Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi ce brusque changement ?
- C’est tellement important ?
- C’est élémentaire, mon cher Watson, la psychologie du combat… Dans un combat au nen, la psychologie est TOUJOURS la première arme. Imagine seulement que les bestioles soient confuses, perturbées, voire divisées…
- Il faudrait peut-être avertir le groupe d’assaut, non ?
- Non ! Le vieux Nétéro a été formel. La première équipe ne doit absolument pas être au courant de notre présence, ou ils ne donneront pas le meilleur d’eux même. Et si les fourmis leur faisaient dire que nous sommes là, nous perdrons l’avantage de l’effet de surprise.

Ses interlocuteurs se turent. La deuxième vague d’assaut devait rester secrète jusqu’à ce que l’heure soit venue.
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Mais qu'est-ce donc que cette deuxième vague d'assaut? Vous le saurez dans le prochain chapitre.
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MessagePosté le: Mar 14 Sep - 21:11 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 9 : Trois minutes après l’heure H.

Le chaos régnait sur tout le palais présidentiel. Les combats n’avaient commencés que trois minutes auparavant, mais l’édifice n’était déjà plus qu’un champ de ruines. Une pluie de missiles de nen avait perforé les toits et la tour principale avait volé au beau milieu du parc. Là où elle se trouvait quelques secondes plutôt, il y avait un gigantesque cratère et un garde royal au beau milieu. Il venait d’exploser de colère et une nouvelle phase du combat entre lui et les jeunes hunters allait commencer.

Plus loin dans la plaine, Zéno Zaoldyeck, chef de la sinistre famille d’assassins, observait la scène avec un mélange de curiosité et d’énervement. Pour la première fois de ça vie, il aurait bien tué une personne qui n’était pas incluse dans son contrat : une fillette que personne n’aurait jamais imaginé devenir la protégée du roi des fourmis-chimères. Mais à côté de la frustration d’avoir commis des dommages collatéraux, ce qui n’était absolument pas dans ses habitudes, il était intrigué par la présence de son petit fils Kirua. Il ne lui avait fallu que quelques secondes pour constater que le jeune garçon avait changé. Une assurance toute nouvelle se dégageait de lui… non, plutôt une assurance très ancienne que la famille avait tenté de contenir pour son bien. Comment son petit-fils allait-il se comporter dans tout ce charnier, s’il était encore vivant ? Car le vieil homme devait l’admettre, la force de ces fourmis était assez problématique. Il doutait des chances de survies de l’équipe d’assaut. Une fourmi du grade de chef de troupe choisit ce moment pour venir provoquer le vieillard, mais il ne fit pas long feu. Le fils de Zéno, Silva Zaoldyeck, l’élimina en un coup bien placé.
- J’aurais du le laisser vivre ?
- Non, tu as bien fait… Qu’as-tu vu de ton côté ?
- Elle est là, et elle commence à agir. Et Kirua ?
- Il murit… mais je le suspecte d’avoir enlevé l’aiguille d’Irumi. Enfin, si ça se trouve, c’est ta chère Nohime qui la lui a enlevée.
- Dans ce cas, nous n’y pouvons rien. Nohime a intérêt à veiller sur lui.
- Tu es sûr ? Tu ne veux pas aller le voir ?
- Non, il a quelque chose à faire, mais pour nous, c’est fini.
Zéno hocha la tête et matérialisa un gigantesque dragon. Son fils et lui décolèrent. Ils jetèrent un dernier coup d’œil à la plaine où se massait la foule de la sélection. Il y avait de l’agitation.
L’équipe d’évacuation a commencé à agir…

Sur la plaine, effectivement, un groupe de personnes avait surgit et neutralisait toutes les marionnettes et soldats qui encadraient la foule des citoyens de la sélection.
- Jason, tu sais ce qu’il te reste à faire ?
- Oui Senseï… Deux portes.
- Groupe A ?
- On est tous là !
- Vous gèrerez la partie gauche ! Groupe B ?
- Partie droite ?
- Exécution !
Toutes les silhouettes s’activèrent avec vitesse et efficacité. En moins de trente secondes, deux gigantesques disques de lumières se dressaient aux extrémités de la grande foule. Tous les hommes rassemblés pour la sélection ne réagissaient pas à cette action. Ils avaient tous été « hypnotisés » par un des gardes royaux peu de temps avant l’assaut. Cela arrangeait bien l’équipe d’évacuation. Ils la contrôleraient mieux. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les divers membres du groupe s’étaient positionnés de façon à donner des ordres clairs au plus grand nombre possible de gens. Ils ordonnèrent ainsi à des rangées de personnes de passer à l’intérieur des anneaux. Les futures victimes de la sélection franchissaient ainsi les portails téléporteurs de Jason et étaient envoyés au Goruto Ouest où plusieurs équipes humanitaires prendraient soin d’eux. Grâce à ça, la sélection serait définitivement annulée.
- Euh, et moi, Oda-nee-san ?
Le triple hunter, dans sa tenue noire de combat et ses cheveux argentés regroupés dans une lourde natte, se retourna vers un petit homme au visage de poisson.
- Tu continues de surveiller chaque être vivant du palais : humains, fourmis, animaux de compagnie… Et tu surveilleras aussi la colline au Sud-Sud-Est, celle avec la tour de retransmission.
- Hein ?
Nohime Oda jeta un regard glacé au Pictures Hunter. Le garçon s’exécuta en silence. Il mit ses caméras du palais en mode automatique et dépêcha trois nouvelles abeilles pour examiner la fameuse colline. Très vite, il repéra un groupe d’êtres humains. Il y avait un homme gigantesque tenant plus du gorille, un petit bonhomme dont le visage était dissimulé sous une épaisse chevelure bleue, un samouraï…
- Mais… Qu’est-ce qu’ils foutent là, ceux-là ?
Son patron temporaire regarda l’écran. Six membres de la Brigade Fantôme, dont Kuroro, regardaient les évènements du palais de très loin. Oda soupira.
- J’aimerai croire qu’Inochi ait eu une bonne influence sur eux, mais ils ont certainement l’intension de jouer les charognards…. Inochi n’est pas parmi eux, n’est-ce pas ?
- Euh… la jolie princesse ? Non… mais je n’ai pas encore inspecté la tour.
- Ne les quitte pas des yeux.
Nohime continua de superviser l’évacuation de la foule rassemblée dans la plaine. Cela semblait prendre une éternité. Elle jetait des coups d’œil au palais toutes les 10 secondes. La première équipe semblait en mauvaise posture… Jill poussa un cri d’horreur. Nohime comprenait pour quoi. Un des gardes royaux venait de réprimer une explosion pour tendre au piège le jeune guerrier qui l’affrontait. Le garçon allait y passer… Mais soudainement, la fourmi fut paralysée. Son adversaire en profita pour lui administrer une série de coups de poings et s’enfuir. Nohime poussa un soupir de soulagement. Elle n’aurait pas encore à intervenir. Sa faculté lui révéla alors que le petit Kirua se trouvait à côté du monstre. Il affronta le monstre seulement quelques secondes et disparu. Nohime fut étonnée. Il bougeait drôlement bien. Il avait bien évolué. C’est alors que Jill la rappela. Il venait de repérer quelque chose d’alarmant. Un autre garde royal semblait s’être échappé de la prison de fumée que le triple hunter Moreau avait créée. Quelques secondes plus tard, cette même prison se dissipa, et la fourmi se désintégra en un millier de petits insectes. Ils assistèrent impuissants à la déroute du valeureux guerrier et à la confiscation de son arme. Pour couronner le tout, Moreau tomba dans la grande cours où son élève affrontait toujours le gigantesque garde capable d’exploser. Un nouveau combat presque désespéré commença avec Moreau, son élève et des clones de fumées… Mais Jill Fish continuait d’observer le groupe sur la colline.
- Oda-nee-san, annonça Jill, je crois que la brigade arrive à plus ou moins nous voir grâce au Gyo, mais qu’ils ne voient rien de ce qui se passe dans le palais. Ils réagiront à nos mouvements…
Il releva la tête. Il sentait que son idole commençait à s’énerver. Était-ce la frustration de ne pas pouvoir encore intervenir ? Était-ce la présence de la Brigade, ou pire… la présence de son fils ? Pour en savoir plus, il annonça que Gon s’était assis à côté du dernier garde royal et qu’il le tenait en respect. Il ne reçut qu’un « je m’en fous ». Bon, ce n’était donc pas Gon le problème. Il réalisa qu’elle suivait du regard le garde royal qui ressemblait à un papillon. Il s’envolait à tire d’aile. Aïe, s’il rejoignait son roi…
- Kuwabara, Hisoka, Vanis !
Jill tomba à la renverse au cri poussé par Nohime. Les trois personnes concernées, le jeune rouquin impulsif, le sinistre magicien et une jeune fille aux longs cheveux bruns foncés noués en natte apparurent presque instantanément à ses côtés.
- Ca y est, on peut y aller ? demanda Hisoka d’un ton joueur.
Jill retourna à sa console, il constata que la Brigade commençait à s’agiter.
- Ah, on dirait qu’ils sont surpris par l’apparition d’Hiso…
- Fait bonjour à tes anciens collèges, répondit Nohime. Ils sont sur la colline avec la tour de retransmission.
Le magicien mima un baisé qu’il souffla dans la direction de la brigade. Jill annonça que Kuroro avait réagit en faisant un bras d’honneur.
- Ils nous voient relativement bien, donc. Je ne pensais pas que son Gyo était aussi développé, rélféchit Nohime. Ou alors, il a piqué une capacité à Inochi.
- Il n’utilise pas son livre, pas possible, lui répondit le Pictures Hunter.
- Bon, nous allons dans le château. Continue comme ça, Jill. Vanis, dit-elle en s’adressant à la jeune fille à la natte, tu t’occupes de Monsieur Papillon. Kuwabara et Hisoka, vous allez porter assistance au combat en court. Rubens ?
Le garçon, occupé à donner des ordres à un groupe, se retourna.
- Je te confie la gestion des troupes. Tout le monde en action.
- Et toi, Nohime-Chérie ? lui demanda Hisoka sur un ton provocateur.
- Ne te mêle pas de mes affaires !
- Tu vas voir comment se débrouille ton fils, n’est-ce pas ?
Nohime tenta de le frapper, mais il parvint à esquiver son poing.
- Tais-toi et obéit, grogna le triple Hunter.
Il eut un sourire amusé. Jill, qui les regardait, savait que cela voulait dire qu’il avait ses propres projets.
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MessagePosté le: Mar 28 Sep - 14:40 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 10 : 5 minutes après l’heure H.

- Et bien, pour une surprise…
- J’aurais du m’en douter, qu’Oda finirait par venir ici. En revanche… J’étais pourtant sûr qu’Hisoka était mort. Oda aurait-elle un autre faiseur de miracles dans son équipe de petits génies ?
Les compagnons de Kuroro ne répondirent pas. Ils n’en savaient pas plus que lui.
- Et maintenant, boss, qu’est-ce qu’on fait ? On dirait que la première équipe d’assaut est déjà à terre et qu’Oda a décidé d’intervenir.
- Nous allons y aller aussi, alors. Les caméras de nen matérialisées par Kurotopi ne quitteront pas les citoyens sur lesquelles nous les avons placées. Elles ne nous aideront pas à l’intérieur du palais. C’est dans ce genre de situation que les pouvoirs de Fish me font envie…
- Boss, mes caméras vont disparaître dans deux heures, annonça le petit chevelu. N’y passez pas la nuit.
Le chef sortit donc de ses pensées et déclara :
- Franklin et Kurotopi, vous restez ici et surveiller la petite troupe. Les autres, on y va.
Les autres n’étaient que Machi et Nobunaga. Ils se levèrent sans discuter et entrèrent dans la tour de contrôle. Là, une porte blindée avait été taillée en pièce par le samouraï. Elle donnait sur un long couloir qui menait au labyrinthe des souterrains du palais. En effet, le grand édifice blanc aux allures classiques n’était que la face émergée de l’iceberg. En réalité, sur une surface de 8 km² et 4 km de long, s’étendaient de vastes souterrains conçus pour héberger une vaste base militaire, des entrepôts, des usines d’armes, de drogue. La plupart des hommes travaillant dans cette base souterraine ignoraient même qu’elle était connectée au palais présidentiel.
- On ne traîne pas. A cause de Fish, Oda doit déjà savoir que nous avons notre chemin privé jusqu’au palais.
Ses équipiers hochèrent la tête. Les trois guerriers se mirent à courir dans le long couloir descendant dans les entrailles de la terre.

Effectivement, Nohime Oda avait été immédiatement alertée par Fish lorsqu’il avait découvert le passage souterrain. Cela ne l’arrangeait pas. Il y avait bien trop de choses à surveiller. Comment se portaient les divers membres de la première équipe d’assaut, les gardes royaux, ses propres équipiers… et surtout, ce crétin d’Hisoka qui ne faisait absolument pas ce qu’elle lui avait demandé ! Après avoir coincé son pansy-gum sur le garde royal explosif et l’avoir englué dans son cratère, il était parti explorer le palais de son côté. Qu’est-ce qu’il pouvait être casse-pied ! Elle avait espéré qu’il trouverait intéressant d’affronter les fourmis chimères et qu’il se contenterait de ça. Malheureusement, à cause d’une boulette monumentale de ses élèves, il avait appris que Gon était dans la première équipe d’assaut. Comme il ne ratait jamais une occasion de la mettre en colère, il était évident qu’il allait rendre visite au petit. Et maintenant, ces parasites de l’étoile filante … Elle devait se débarrasser d’un ou deux problèmes. D’ailleurs, elle venait de repérer le magicien. Il se trouvait au pied de la tour où se trouvait Gon. Il était tellement prévisible. En trois bonds, elle l’avait rejoint.
- Où tu crois aller, le clown ?
- Faire du tourisme. Ce n’est pas tous les jours qu’on visite le palais présidentiel du …
Premier coup de la part de Nohime. Elle avait ciblé les nerfs contrôlant son sens du toucher.
- Je crois que c’était une erreur de te faire venir ici. J’ai été idiote de croire que tu pourrais, pour une fois, te rendre utile.
- Le fait est que quand je me rends utile, tu ne t’en rends pas compte, ma chérie.
Deuxième coup, ablation du sens de la vue.
- Si tu me prives de mes sens, je ne pourrais vraiment plus t’aider.
- Je crois que je peux parfaitement me passer de la présence de quelqu’un qui en veut à la vie de mon fils et qui compte me faire dévier de ma mission par la même occasion.
- Gérer une mission confiée par le président des hunters est-il plus important de la sécurité de ton fils ? Il est seul face à l’assassin d’un ses amis, si j’ai bien compris la situation.
- Je m’en fous. Le pire des dangers qu’il court ici, c’est de te voir.
Les yeux de Nohime commencèrent à changer de couleur. Hisoka sourit. Ca allait bientôt se produire. Il fallait y mettre la touche finale.
- T’ai-je déjà dit que Kuroro sait pour ton fiston ? Je suis certain qu’il est là pour Gon. Est-ce que tu vas également perdre ton temps à les pourchasser alors que tous les autres se feront laminer par les fourmis ?
Et finalement, le sourire… Les yeux de Nohime devinrent turquoise. Hisoka jubilait. C’était le moment de mettre les voiles.
- Tu tiens vraiment à MOURIIIIR ???
Nohime fonça sur lui, avec un poing gonflé de nen. Il parvint à échapper à son coup, qui alla se planter dans le sol. L’onde de choc fut violente. Dans un rayon de dix mètres, les murs tombèrent en morceaux. Hisoka profita du bruit et du désordre pour disparaître. Quand elle était dans cet état, elle n’utilisait plus sa vue omnisciente et il pourrait lui échapper. En revanche, la moindre fourmis ou araignée passant devant elle… D’ailleurs, une fourmis-loup s’approchait. Elle ne vivrait certainement plus longtemps. Il jeta un œil à la tour où devait se trouver Gon. Il avait très envie d’aller voir le petit, mais il était certain que Nohime le retrouverait là. Mieux valait partir dans les souterrains.

Dans la cours, la lutte faisait rage. Kuwabara venait de rejoindre le triple hunter Moreau et son élève Knukcle qui menaient un combat désespéré contre une des fourmis du niveau de garde royal. La puissance de cette créature dépassait tout ce qu’ils avaient pu imaginer. Il pouvait changer de forme au gré de ses envies. Aucun être humain n’aurait pu subir autant de mutations sans en mourir, mais cela ne semblait rien lui faire. Il avait d’ailleurs l’air inépuisable. Au tout début de son combat, Knukcle avait posé son nen sur l’ennemi. Sa faculté très singulière lui permettait d’imposer une dette de nen à son adversaire dont les intérêts augmenteraient avec le temps. Lorsque le niveau de la dette atteignait celui de la réserve de nen de l’ennemi, il passait en banqueroute et ne pouvait plus se servir de son nen pendant un mois. La faculté du garçon était très précieuse… Et son professeur, le Triple Hunter Moreau, avait pensé que cette faculté pourrait marcher sur les plus dangereuses fourmis-chimères. Cependant, ni l’un ni l’autre n’avait pensé que les réserves de nen du garde royal seraient aussi grandes. La dette atteignait les trois cent mille unités, et cela augmentait toujours. Le monstre semblait infatigable et immortel. Le désespoir commençait à les gagner. Et soudainement, une carte à jouer avait traversé la cours, se figeant dans le pied du monstre. L’objet était enveloppé d’une puissante aura gluante qui colla la jambe de la fourmi au sol. Il ne put plus bouger aussi facilement qu’il le voulait. Grâce à cet imprévu, les guerriers qui tentaient désespérément de survivre échappèrent un peu plus longtemps à ses coups. Ensuite, un autre coup qui aurait pu être fatal au triple hunter fut repoussé par une lance invisible. Kuwabara entrait en piste.
- T’es qui, toi ? s’exclama Moreau.
- La cavalerie, répondit le rouquin.
Le monstre, énervé, lança un de ses bras tentaculaires pour supprimer le nouveau venu. Kuwabara leva les bras, les transforma en deux haches tranchantes et bloqua l’assaut. La puissance du choc le fit reculer de quelques mètres, mais s’en tira sans dommages. Le Triple Hunter était stupéfait. Pour un jeunot, il était drôlement résistant… et une aide inespérée. Une personne capable de contenir les assauts du monstre pendant quelques minutes était exactement ce qu’il leur fallait.

Beaucoup plus loin dans les airs, le garde royal aux ailes de papillons avait été intercepté par la jeune fille à l’éventail. Vanis était perchée sur un planeur et grâce à son éventail, elle générait de puissantes bourrasques et tornades empêchant le papillon de se déplacer comme il voulait. De plus, grâce à son gyo, elle avait découvert le point faible de son ennemi… son noyau…

Nohime Oda s’était installée sur le toit de la tour où Gon surveillait le dernier des gardes royaux. Elle contemplait tout le champ de bataille depuis son perchoir. Tout semblait se dérouler selon ses plans, mis à part qu’Hisoka avait profité de son accès de colère pour prendre la poudre d’escampette. Il n’était plus à la surface. Elle ne pouvait plus le voir, tout comme les trois membres de la brigade. Ce fut alors qu’elle reçu un coup de téléphone de Rubens, qui surveillait les évènements depuis la capitale grâce à sa faculté.
« Regardez la tour de communication, senseï, il y a de nouveaux venus ! »
Elle tourna les yeux, renforça sa vue avec sa capacité d’œil de Lynx, et vit un homme armé d’une grande faux mettre Franklin à terre. « Oh, non, ne me dites pas que… »
Trois autres personnes avaient fait leur apparition : deux femmes, une blonde et une brune, ainsi qu’un homme habillé de façon gothique. Les craintes de Nohimé se virent confirmées. Elle poussa un cri de rage.
« Merde, qu’est-ce que les hauts officiers du Trian viennent foutre ici ? »
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MessagePosté le: Dim 3 Oct - 18:26 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 11 : Les hauts officiers

Franklin et Kurotopi étaient seuls depuis trente secondes lorsque cela se produisit. Ils se sentirent subitement immobilisés, incapables de bouger ou d’activer leur nen. Deux personnes firent alors leur apparition : Un jeune homme à la peau pâle et vêtu de cuirs et d’accessoires noirs et un autre aux cheveux longs, sombres, et aux vêtements rapiécés. Franklin les reconnus. Il s’agissait des deux plus redoutables officiers du Trian : Maylord « Dark Lord » et Hideki « Shinigami ». Comme pour tous les autres officiers, leur surnom était lié à la nature de leur pouvoir, mais jamais des officiers n’avaient jamais autant mérité leur titre.
- Inutile de tenter quoique ce soit, vous êtes mes prisonniers, annonça le Dark Lord. Répondez tranquillement à nos questions et vous serez encore vivants au levé du soleil.
Les deux araignées ne répondirent pas. Elles avaient toutes les deux leur fierté. L’officier sourit d’un air mauvais. Il s’était attendu à cette réponse. Le géant aux allures de créature de Frankenstein vit son bras droit se lever vers son compagnon. Il sentit son nen s’activer, ses doigts s’ouvrir pour que sa terrible faculté s’active.
- Je crois que tu as compris. Répondez à nos questions où tu tueras ton ami. Premièrement, où est votre chef ?
Franklin ferma les yeux. La Brigade avait depuis longtemps décidé qu’elle ne négocierait plus rien avec le Trian. Les règles voulaient qu’il sacrifie son ami. Mais…
- Laisse-moi faire, annonça le Shinigami. Je vais leur faire comprendre ce qui leur arrive. Il étendit sa main. Un nuage noir en jailli et se transforma en une inquiétante faux. Il l’abattit sur le petit chevelu. Elle le traversa de part en part. Kurotopi poussa un hurlement. Cependant, il n’avait pas la moindre trace de blessure. Il n’y avait aucune goutte de sang et ses cheveux et vêtements étaient intacts. Pourtant, il lui était arrivé quelque chose. Il tremblait et se serait évanouit si la faculté du Dark Lord ne le maintenant pas debout.
- Dois-je te donner une explication ? interrogea Hideki.
- Non, répondit Franklin, tout en gardant les yeux fermés. Je connais les propriétés de ta faux.
- Tu sais donc parler ? Alors on recommence, où est ton chef, Kuroro Lucifurus ?
Une voix de femme se fit entendre auprès d’eux.
- Laissez tomber. Vous voyez bien qu’ils sont prêts à mourir pour le maintient de leur bande.
Ils se retournèrent. Deux femmes venaient d’arriver sur la colline. Franklin reconnu en elles deux autres hauts officiers redoutables. Et elles étaient accompagnées d’un homme très peu fréquentable : Roy la Gâchette.
- Il ne faut pas perdre de temps. Nos cibles sont peut-être déjà gravement blessées.
- Mais nous ne savons pas où elles se trouvent.
- On trouvera des personnes mieux informées dans le palais.
- Parce que…
- Tu t’imagines qu’Oda utilise ses précieux poulains évacuer les civils ? Non, ils se battent tous les deux. Je doute que ces deux araignées puissent nous dire où se trouvent le gamin et le réceptacle. Eliminez-les proprement et on se dépêche.
Les trois nouveaux venus se dirigèrent vers le passage souterrain. Les deux autres regardèrent leurs victimes.
- C’est bien vrai que vous n’êtes pas assez intéressants que pour être gardés en vie. Tu peux tuer le petit…
Sans que Franklin ne puisse faire quoique ce soit, sa faculté s’enclencha et détruisit le corps de son compagnon. Ensuite, le Shinigami frappa de sa faux le géant, à plusieurs reprises. Le dernier tomba sur le sol, inconscient.
- Bien, ne traînons pas. Il faut nous concentrer sur nos cibles et rien que nos cibles : le fils d’Oda et le réceptacle de notre fondatrice.
Du haut de sa tour, Nohime Oda avait suivit toute la scène. Les cinq officiers s’étaient engouffrés dans le souterrain à la suite des araignées. Allaient-ils se rencontrer ? En tout cas, le fait qu’ils partaient sous terre donnait une chance inespérée à Nohime. Elle utilisa son portable pour appeler Rubens. Elle lui donna l’ordre d’entrer en contact avec le chef de la brigade et de l’avertir de ce qui se passait. Elle-même quitta la tour pour foncer à la tour de contrôle. Les ensevelir dans le souterrain lui semblait être une bonne façon de s’en débarrasser. Elle arriva sur la colline et jeta un coup d’œil aux araignées. Kurotopi était mort, et son corps en miette. Franklin était juste évanoui, mais si ce qu’on lui avait raconté sur le dieu de la mort était vrai, il ne tarderait pas à y passer à son tour. Elle sonda la tour de son œil de lynx. Il n’y avait personne, pas même à l’entrée du souterrain. C’était inespéré. Elle s’avança d’une dizaine de mètres dans le couloir, gonfla ses poings de nen et frappa les murs. Elle ressortit ensuite en vitesse, alors que toute la tour s’effondrait.
- Voilà… Avec la dose de terre et de décombres au dessus de leur tête, ils vont avoir du mal à sortir. Aucun d’entre eux n’est du renforcement.
Quelques secondes plus tard, Rubens l’appelait de nouveau pour lui dire qu’il avait réussi à contacter les rescapés de la Brigade. Ils semblaient avoir pris l’avertissement au sérieux.

Effectivement, très peu de temps après, un grondement se fit entendre. Nohime vit qu’une partie du terrain entre le palais et la tour de retransmission s’était affaissé. Les officiers du Trian étaient donc officiellement ensevelis. Ca laissait du temps au triple hunter pour régler ses premières affaires. Elle jeta un coup d’œil dans le ciel étoilé. Elle pouvait voir au loin que Vanis avait parfaitement remplis sa mission. Elle avait capturé l’embryon de la fourmis-papillon. Elle revenait d’ailleurs vers le palais pour savoir ce qu’elle devait en faire. Dans la grande cours, le combat contre la fourmis-change-forme continuait. Le monstre n’avait toujours pas réussi à se débarrasser du pansy-gum d’Hisoka et ses adversaires le narguaient de loin. Pas de stress. Elle s’approcha de Franklin et le secoua. Le colosse revint peu à peu à lui.
- Noh… qu’est-ce que ?
- J’ai tout vu, mais pas entendu. Dis moi ce que ces connards sont venu faire ici.
Franklin prit une grande inspiration. Il allait mourir bientôt. Quelle ironie que ce soit cette femme qui recueille ses derniers mots. Mais ce n’était pas plus mal, ça pourrait le soulager.
- Ils veulent Inochi et ton fils, juste eux…
- Où est Inochi ?
- En sécurité au Ryuseï. Kuroro sentait venir un coup de ce genre et l’a retenue de force. D’ailleurs, le labo va tout faire pour la capturer, à présent. Es-tu consciente de ce que ta protégée représente pour eux ?
- Je m’en fous. Ils n’y toucheront pas, un point c’est tout. Et s’ils mettent la main dessus maintenant qu’elle est sous votre protection, je vous en tiendrais pour responsables.
- Au fait, où sont les officiers ?
- Ensevelis sous plusieurs mètres de terre. Avec un peu de chance, ils ne pourront pas s’en sortir. Et vous, qu’est-ce que vous venez faire ici ?
Franklin sourit.
- Il y a toujours une place vacante dans la brigade. Le chef se disait qu’il pourrait trouver un bon candidat ici.
- Qui ?
- Ce serait trop facile si je te le dis.
Nohime lui donna un coup de poing dans le ventre.
- Vous avez encore l’intention de pervertir un de mes protégés ?
- Eh oh, ce ne se sont pas tes choses. Ils ont encore libres de choisir ce qu’ils veulent faire de leur vie.
- Je devrais les laisser devenir des assassins sans scrupules ?
Le géant poussa un soupir.
- C’est bien ça ton problème. Il n’y a jamais eu que ton avis qui compte. Tu as toujours raison et tu n’écoutes jamais le point de vue des autres. Pas étonnant que Jin Freecss en ai eu marre de se disputer avec toi.
- La ferme.
- Je ne me tairais pas. Il faut bien que quelqu’un te dise tes quatre vérités un jour, et je suis heureux de pouvoir le faire avant de retourner à la terre.
Nohime se mit en chemin pour retourner vers le palais.
- Ta vision du monde n’est pas l’unique vérité. Ecoute les autres.
- Comme si un habitant du Ryuseï pouvait comprendre ce qui se passe en dehors. Vous n’avez jamais cherché à connaître l’extérieur ! Tu n’as aucune leçon à me faire !
- Tu es complètement dans l’erreur. Tu ne cherches pas plus que nous à comprendre les autres. Tu leur imposes ta vérité, et s’ils voient les choses autrement, tu les abandonnes comme tu as abandonné l’étoile filante. Nohime, ce n’est pas parce que tu n’attends rien de tes parents biologiques que ton fils pense la même chose!
Mais Nohime ne l’entendait déjà plus. Elle retournait au palais s’occuper de SA mission de sauvetage. Elle avait relâché sa surveillance trop longtemps. Dieu sait ce qui pouvait s’être passé durant cette stupide conversation. Elle nota que Vanis s’était posée sur la tour de Gon. Elle avait récupéré et rendu la pipe à Moreau, et elle attendait tranquillement son professeur. L’évacuation des habitants se déroulait sans soucis. Dans la cours du palais, les hommes se battaient toujours. Le Pansy-Gum marchait terriblement bien. La fourmi n’avait toujours pas réussi à s’en défaire. Comme le triple hunter qui menait le premier assaut avait récupéré son arme, la lutte était encore plus facile, grâce au renouvellement des clones. De ce côté-là, pas de problèmes non-plus. Et Gon… à son grand soulagement, il était toujours à son poste, tenant en respect le dernier garde royal qui était en train de soigner une fillette. Nohime aurait du se rendre compte que quelque chose n’allait pas, mais elle était trop énervée quant aux paroles de Franklin. Les paroles de son ancien « père adoptif » n’avaient aucun sens à ses yeux. Ce n’était que les divagations d’un homme affolé par la mort, mort que ni elle ni personne ne pourrait éviter. La faculté d’Hideki Shinigami consistait à voler la durée de vie de ses adversaires. Franklin ne pourrait pas vivre plus longtemps que ce que l’officier lui avait laissé. Ce n’était pas le moment du faire du sentimentalisme. Elle devait retrouver les derniers fauteurs de troubles : la brigade et surtout Hisoka. Ce satané magicien était capable du pire.

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Franklin va-t-il vraiment mourir?
Les hauts officiers sont-ils vraiment hors d'état de nuire?
Quel sâle coup Hisoka prépare-t-il?
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Dernière édition par Medusa le Mar 26 Oct - 18:18 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 13 Oct - 21:29 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 12 : les soucis de Kirua

Hisoka marchait sans vraiment regarder où il allait. Il ne connaissait pas le terrain et ne savait pas par où passer pour atteindre les souterrains. De plus, il n’avait pas tellement envie d’y aller. Mis à part Kuroro, il n’y aurait rien d’intéressant là-bas. En revanche, s’il voulait échapper à la fureur de Nohime, c’était le seul endroit où elle ne pourrait pas le trouver. Il se promenait donc à l’aveuglette dans les couloirs en ruines quand il aperçu un visage familier : une jolie petite frimousse sous une tignasse argentée… Kirua. Le garçon, lui était stupéfait de tomber sur le magicien.
- Qu’est-ce que…
- Pile la personne que je voulais voir. Quelle chance j’ai ♥ !
- Arrête un peu ! Pourquoi es-tu ici ? Comment es-tu venu ?
- Allons, allons, je sais que tu dois être tendu à cause de tous les combats, mais est-ce comme ça qu’on accueille un vieil ami ♦ ?
- Nous ne sommes pas amis !!! Comment es-tu arrivé ici ?
- Oh, mais avec tous les autres membres de la seconde vague d’assaut, pourquoi ?
- Qu’est-ce que c’est que cette histoire.
- Le président Nétéro craignait que votre équipe ne suffise pas à contenir les plus dangereuses fourmis, alors il a constitué une deuxième équipe chargée de vous remplacer lorsque vous seriez vaincus. Vous avez de la chance. Notre capitaine a décidé de ne pas attendre que vous ne soyez plus de ce monde ♣.
- Tu mens ! Tu n’as pas l’air de combattre une fourmi ou d’aider qui que ce soit pour le moment.
Hisoka eut un sourire vicieux, mais le garçon n’y réagit pas. Le magicien comprit que quelque chose n’allait pas avec le petit Zaoldyeck. Ses yeux ne reflétaient pas la colère, la tristesse ou la peur… Il avait l’air complètement désespéré, abattu.
- Dis-donc, ce sont nos chaleureuses retrouvailles qui te mettent dans cet état ? Qu’est-ce qui se passe ♦?
- Tu es la dernière personne à qui j’ai envie d’en parler.
L’adulte comprit immédiatement. Si Kirua ne voulait pas lui en parler, c’est qu’il devait s’agir de Gon.
- Qu’est-ce qui est arrivé à Gon ? Il a été gravement blessé ♠?
Le regard du petit garçon brilla. Effectivement, il était arrivé quelque chose à son ami. Le guerrier pervers fit demi-tour. Il se fichait de Nohime Oda. Seule sa précieuse proie comptait. Il ne permettrait à personne de lui gâcher le plaisir de la traque. Kirua comprit où son ancien ennemi voulait en venir.
- N’y va pas ! Il n’est d’humeur à ne voir personne !
- Il t’a chassé ♣?
L’enfant aux cheveux argentés baissa les yeux. Il ne voulait pas que le terrible guerrier le voit dans cet état. Hisoka s’approcha de lui. Il commençait à se douter que quelque chose de grave était arrivé à son précieux fruit vert.
- Comment va Gon♦ ? dit-il d’une voix autoritaire.
Kirua sentit les larmes lui monter au visage. Il ne pouvait plus se contenir.
- JE NE SAIS PAS !! JE NE SAIS PAS COMMENT L’AIDER !
Hisoka saisit l’enfant par les épaules et se mit à le secouer.
- Ce n’est pas la réponse que je veux ! Quel genre de problème a-t-il ♠?
- Je ne sais pas, je te dis ! Je n’arrive pas à dire ce qu’il a. Il était tellement furieux que j’ai eu la sensation qu’il ne redeviendrait jamais lui-même. Il n’y a plus que Kaito et l’assassin de Kaito qui importent à ses yeux. Il ne répond plus à rien d’autre. Je n’ai aucune idée de ce que je peux faire pour lui ! Je ne sais même pas si je peux l’aider !
L’adulte lâcha sa prise. Il ne comprenait pas trop, mais visiblement, son jouet préféré semblait obnubilé par une envie de vengeance et ne prêtait plus attention à rien d’autre.
- Tu es trop mignon, toi. Bien sûr que Gon ira mieux. Ce n’est qu’une question de temps et de recul. Tu comprendras quand tu seras plus grand. Efface ces vilaines larmes de ton visage et fait moi un peu visiter le palais ♥.
Kirua recula alors de quelques mètres. Il venait de réaliser en face de qui il se trouvait, et que ce n’était pas du tout normal.
- Bon, reprenons au début. Qu’est-ce que tu fais-là ?
- Je te l’ai dis, je fais partie de la deuxième équipe d’assaut ♦.
- Alors pourquoi n’es-tu pas en train de te battre ? Il y a une fourmi change-forme absolument monstrueuse au milieu de la cour. Ne vas pas me dire que tu ne l’as pas vue.
- J’ai donné un coup de main. C’est presque terminé. Ce sont les souterrains qui doivent être surveillés ♠.
- Pourquoi ça ?
- Parce que non-seulement des fourmis pourraient s’y cacher, mais aussi certains humains qui ne seront pas vraiment gentils avec les mignons petits garçons dans ton genre ♥.
- Qu’est-ce que tu racontes ? Les seuls humains là-dessous sont les humains prisonniers qui servent de garde-manger et des membres de mon équipe.
- Accessoirement, il y a aussi des membres de la Brigade Fantôme ♣.
- Quoi ?
- Si tu as bien compris la situation, tu ferais mieux de ne pas te promener tout seul ♦.
- C’est ça, et je devrais rester seul avec toi ? C’est comme se promener avec Albert Wesker dans le manoir de Resident Evil.
- Ne dit pas de choses pareilles ♠.
Hisoka utilisait à présent un ton assez inquiétant. Kirua eut le réflexe de se mettre en position de combat. C’était une erreur.
- Pourquoi… pourquoi ces yeux là ? Tu sais pourtant que ça me rend… ♣
L’atmosphère du couloir devint glaciale. Quelques mois plutôt, l’enfant aurait été pétrifié par cette horrible aura perverse et meurtrière, et il aurait fait le bon choix, s’enfuir. Mais quelques temps auparavant, il s’était trouvé dans une situation plus ou moins semblable où la fuite aurait entraîné la mort de Gon. Ce fut à cette occasion, qu’il prit pleinement conscience du sort que lui avait jeté son grand frère. Irumi avait, des années de cela, posé sur lui une aiguille de nen pour le protéger d’une très fâcheuse habitude ; vouloir s’attaquer à plus fort que soit. Le nen de son aîné le poussait à prendre la fuite lorsque l’issue d’un combat se révélait incertaine. Mais ce n’était plus le cas. Kirua jugeait qu’Hisoka, dans cet état, était la pire des menaces pour Gon. Il fallait s’en débarrasser. Il devait tuer le magicien.
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Hisoka va-t-il tuer Kirua?
Hisoka va-t-il s'en prendre à Gon?
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MessagePosté le: Mar 26 Oct - 18:24 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 13 : La carte de la mort

- Arrête ça tout de suite, Kirua. Je ne pourrais pas me retenir… Pas contre une personne qui veut me détruire. Si tu engages le combat, je vais te tuer. Tu comprends ♠ ?
- Arrêter ? Gon ne sera pas en sécurité avec toi dans les parages.
- Tu raisonnes comme Nohime-chérie. Mais tu seras mort avant qu’elle ne soit sur place ♣.

Kirua n’attendit pas plus longtemps. Il sortit de ses poches ses nouvelles armes, développées durant son séjour à Greed Island. Il s’agissait de deux énormes yoyo de métal pesant une cinquante de kilos chacun. Il les lança chargés d’électricité sur son adversaire. Presque mécaniquement, le magicien les bloqua dans ses mains et fut électrocuté. Il fut immobilisé quelques instants. L’enfant voulu en profiter pour lui trancher la gorge. Il visa le coup de son ennemi, mais au moment de toucher sa cible, ce dernier saisit la main du garçon et l’envoya valser contre un mur. Sous le choc, Kirua failli perdre connaissance, mais se redressa pour voir Hisoka foncer sur lui. Il activa alors sa toute nouvelle capacité : le Kanmuru. L’électricité véhiculée dans son corps lui permettait d’effectuer des mouvements presque instantanément. Cette faculté lui permit de bloquer l’attaque d’Hisoka et de lui infliger quelques coups.

Cependant l’enfant fut vite à cour d’énergie. Il s’arrêta quelques secondes, ne sachant pas quelle attitude adopter. Fuir et se recharger ou tenter d’achever son ennemi ? Cette hésitation fut fatale, car le magicien, incroyablement résistant, lança une série de carte à son adversaire. Kirua eut le réflexe de se protéger au nen. Hélas, Hisoka en profita pour fixer son Pansy Gum sur sa proie. Le temps que le jeune garçon le réalise, il était trop tard. L’adulte força Kirua à revenir vers lui, et lui administra un violent coup dans le ventre.

Hisoka était à présent entré dans une folie meurtrière. Il ne pouvait plus s’arrêter. Il fallait qu’il sente le sang de son ennemi s’écouler sur ses mains, qu’il aspire son dernier souffle de vie. Il relança le garçon contre un mur et lança une série de cartes. Puis il en profita pour le frapper plusieurs fois au visage. Complètement sonné, ce dernier ne pu stopper l’attaque. Il fut transpercé en quatre endroits différents. L’enfant commença à avoir des vertiges. Il réalisait qu’il n’avait plus aucun contrôle sur son corps. Le couloir du palais commençait à ressembler à un sombre tunnel, avec une lumière à son bout. Il tomba à genoux. Il n’arrivait plus à tenir debout. Qu’est-ce qu’il pouvait faire ? Comment neutraliser le magicien ?

Le magicien l’attrapa par le col.
- Mon pauvre petit fruit vert. Tu commençais seulement à avoir quelques couleurs mais tu étais déjà si savoureux. Dieu seul sait combien tu aurais pu être appétissant dans quelques années. Je vais te faire l’extrême honneur de te tuer avec ma carte fétiche ♥.
Il agita devant les yeux de sa victime sa carte « Joker », ornée de la grande faucheuse en tenue de bouffon. Kirua tenta un dernier geste déspéré en visant le cou de son ennemi. Hisoka le lâcha pour mieux éviter le coup. Le garçon tenta de courir, mais c’était peine perdue. La carte Joker le frappa dans le dos. Il s’effondra au sol. La douleur commençait à être si intense qu’il avait du mal à rester conscient. Mais il devait… Gon. Il devait protéger… Il sentit que son bourreau était dans son dos.
- Si mignon petit fruit vert… Si solide… Je t’avais pourtant dit que je ne pourrais pas me retenir. Quel gâchis…♠
Kirua n’arrivait plus à bouger. La carte du Joker avait atteint son système nerveux. Ses membres ne lui obéissaient plus. Non, ce n’était pas la fin, ce n’était pas…

Il réalisa qu’Hisoka ne se trouvait plus derrière lui. Il ne sentait plus son aura meurtrière. En revanche, il entendait des bruits de pas qui se rapprochent. Plusieurs personnes s’agenouillèrent près de lui. L’un d’entre eux passa sa main sur son cou.
- Il est encore vivant. Il n’a touché aucun de ses poings vitaux, mis à part la dernière carte qui a salement atteint le système nerveux.
- Tu peux t’en occuper ?
- Je peux lui donner les premiers secours, mais les dégâts sont trop importants pour moi.
- Si nécessaire, tu peux le remettre aux élèves d’Oda.
- Vous êtes sûr ?
- Oui. Je compte sur toi, Machi.
- Oui, Boss.
Kirua luttait pour ne pas s’évanouir, mais il n’arrivait pas à comprendre la situation. Sa vue était trouble, et il n’arrivait pas à identifier les voix, pourtant familières. Une personne était en train de le soigner. Il sentit qu’elle lui avait arraché sa chemise et qu’elle recousait ses plaies.
« Recoudre » ? Il avait bien entendu le nom de Machi ? Il n’y avait pas une fille qui s’appelait comme ça dans la Brigade ? Il sentit une forte pression sur sa poitrine. Sa guérisseuse l’immobilisait pour mieux travailler.
- Arrête de gigoter ou tu vas vraiment mourir.
Était-ce vraiment sa voix ? Mais qu’est-ce que la Brigade venait faire ici ?

Il y eu un grondement. Des murs avaient explosé un peu plus loin. Kuroro et Nobunaga aperçurent Nohime Oda le temps d’une seconde. L’éclat de ses yeux avaient à nouveau changé de couleur, et elle était à la poursuite d’Hisoka à qui elle avait déjà cassé un bras. Elle ne les avait même pas regardés, tellement elle était occupée à massacrer le magicien.
- Bon, nous n’irons pas par là, déclara le chef des araignées avec un demi-sourire.
- Boss, ne pensez-vous pas que le petit puisse nous dire où se trouve notre cible ? S’il fait vraiment partie de la première équipe, il doit savoir à quelle mission chacun de ses compagnons a été affecté.
- Je m’en doute bien, mais… penses-tu vraiment qu’il va nous répondre dans son état ? Nous n’avons plus Paku…
Il s’arrêta. La mort de leur ancienne amie était toujours un sujet assez sensible à aborder. Nobunaga comprit ce qu’il voulait dire. Les deux guerriers décidèrent de continuer leurs investigations en observant les différents combats en cour au palais. Le jeune blessé se retrouvait seul avec sa guérisseuse. Il tenta de parler.
- Ma…ma…
- Je t’ai dis d’arrêter de remuer !
- Pourquoi…
- Ce n’est pas à moi qu’il faut le demander !
Kirua sentit qu’elle était assez énervée, mais il n’avait plus la force de réfléchir. Il ferma les yeux et sombra dans le noir.
---
Kirua va-til s'ent tirer?
Qui est la cible de la brigade?

Vous le saurez dans le porchain chapitre, deuixème round sur la plaine.
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MessagePosté le: Dim 12 Déc - 11:27 (2010)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 14: Les officiers entrent en action.

Dans la plaine, tout semblait plus calme. Les combats avaient cessé et les élèves d’Oda chargés de faire évacuer les citoyens commençaient à se détendre. Il ne serait peut-être pas nécessaire de continuer le travail. Jason espérait vivement que cela s’arrête, car il commençait à se sentir fatigué. Il n’avait jamais imaginé que tenir des portails aussi grands aussi longtemps pourrait lui demander autant d’énergie.

Dans les oreillettes, Jill annonçait que Vanis avait broyé la fourmi papillon et que le garde change-forme était passé en banqueroute de nen. Il n’y avait plus de danger imminent. La brigade fantôme n’avait pas l’air de chercher la bagarre et Oda-Senseï avait battu Hisoka à mort. Il restait encore une fourmi du grade de garde-royal, mais elle n’avait pas d’intentions belliqueuses pour le moment. De plus, elle était toujours surveillée par Gon. Les derniers « problèmes » étaient les officiers du Trian qui étaient officiellement ensevelis dans les souterrains et le roi des fourmis, toujours en train d’affronter le président Nétéro. En effet, tant que cette monstrueuse créature serait en vie, la mission ne serait pas terminée.

Lucie et Haruka discutaient de l’évolution des évènements quand une personne sortit du palais pour venir à leur rencontre. Ils eurent la surprise de reconnaître Machi de la Brigade fantôme. Elle portait dans ses bras un pauvre Kirua inconscient et couvert de sang.
- Qu’est-ce que tu fais-là ? Qu’as-tu fait à mon frère ? s’agita Haruka.
- Ce n’est pas moi qui l’ai blessé, c’est l’autre clown dégénéré que vous avez amené avec vous, répondit l’araignée d’un ton sec. Il est encore vivant. Je lui ai donné les premiers soins, mais je ne peux pas faire plus.
Lucie tendit les bras pour prendre le blessé. Elle l’étendit sur le sol et examina les dégâts.
- Je vois. Le seul coup inquiétant est celui sur la colonne vertébrale. Il risque la paralysie à vie.
- QUOIIII ?? S’inquiéta le jeune garçon.
- Relax… on va arranger ça.
La blonde concentra son aura dans ses mains et se mit à réciter une prière assez théâtrale. Elle finit par psalmaudier « pouvoir de la broche astrale, que par ta présence se produise le miracle céleste ». Une broche en forme d’étoile apparut entre ses mains. Lucie la posa sur le dos de Kirua. Une pâte visqueuse s’en échappa et s’infiltra dans la vilaine plaie.
- Hé, qu’est-ce que c’est que cette broche ? s’écria Machi. Tu ne nous avais pas parlé de ça à Greed Island.
- Pour quelle raison vous en aurais-je parlé ? Si mes souvenirs sont bons, nous ne sommes pas dans le même camp !
- Lucie, la supplia Haruka, est-ce que tu peux…
- Mais oui, mon nen va régénérer tout ce qui a été abîmé. Après une bonne nuit de sommeil, il ira beaucoup mieux.
Machi s’impatienta.
- Bon, c’est bien mignon, mais maintenant, je veux des explications. Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’officiers du Trian ?
Ses deux interlocuteurs ne purent pas lui dire grand-chose. Ils n’avaient entendu que de brefs rapports des agents de liaisons au travers des oreillettes. Pour les détails, l’araignée devait demander à Jill Fish. La jeune femme voulut y aller, mais Haruka l’arrêta.
- Une minute, tu n’as pas répondu à ma première question. Qu’est-ce que vous faites ici ?
- On obéit aux ordres du chef.
- Et quels sont ses ordres ?
- Je n’ai pas à te le dire, lui répondit-elle d’un ton narquois. Si mes souvenirs sont bons, nous ne sommes pas dans le même camp.
Haruka activa son nen. Lucie l’arrêta de justesse en lui rappelant les instructions d’Oda-Senseï. Ils ne devaient pas quitter leur poste et leurs missions sans son ordre express. Et surtout, en lançant une bagarre, il risquait de mettre la vie de son frère en danger. Le jeune garçon regarda son jumeau et quitta sa position de combat. Machi s’apprêta à partir à la recherche de ses compagnons, mais il se passa alors quelque chose de complètement imprévu.

Il y eut comme une énorme explosion plus loin à l’Est. D’énormes nuages de poussières, blocs de pierre et de terre furent projetés dans les airs. D’étranges tentacules noirs émergeaient du sol. Tous les guerriers regardèrent la scène, ne comprenant pas ce qui se passait. Machi aperçu Nohime Oda sortir à son tour du palais, en compagnie des autres hunters et élèves. Tout le monde semblait plongé dans un état de panique. L’araignée commençait à comprendre… Les officiers du Trian étaient en train de sortir de leur prison. Elle chercha des yeux ses propres compagnons. Rien. Ils n’étaient pas visibles. Ah, que c’était irritant. Elle n’allait quand même pas se battre aux côtés d’Oda, faute de nouvelles instructions… Mais que faire d’autre ? Fallait-il fuir ?

Lucie et Haruka suivaient les évènements grâce à leurs oreillettes. Ils apprirent que les tentacules d’ombres étaient générés par le « seigneur des ombres », et qu’il faisait une diversion alors que les autres officiers avaient trouvé un autre chemin. Jill Fish, qui suivait les officiers, rapportait aussi que ces officiers étaient tombés sur des fourmis, mais qu’ils semblaient bien s’entendre. Oda répondit « Pas étonnant, si certaines fourmis ont vraiment conservé leurs souvenirs de leur vie humaine à NGL, alors ils doivent se souvenir avoir travaillé en étroite collaboration avec le Trian ». Le chef de la deuxième vague d’assaut donna de nouveaux ordres. D’abord, elle ordonna à son élève volant de faire partir Gon. Ensuite, elle appela Kuwabara et lui ordonna de faire une équipe pour intercepter les officiers. Finalement, Moreau et elle sautèrent dans le puits créé par les sombres tentacules.

Les élèves d’Oda s’organisèrent. Kuwabara du constituer son équipe. Il appela Amandine, puis mobilisa Haruka. Mais ce n’était pas satisfaisant. Affronter les officiers du Trian en n’étant qu’à 3, ce n’était pas l’idéal. Hélas, Jason devait continuer de travailler à l’évacuation des citoyens, Vanis était déjà en mission spéciale et Lucie devait continuer de soigner Kirua. Tous les autres élèves étaient loin d’être prêts à affronter des ennemis du niveau des officiers. C’est alors que Knuckle, l’élève de Moreau s’approcha de lui.
- Salut ! Tu cherches des gens pour aller explorer le palais ? Il se trouve que je veux y retourner. Il y a des personnes à nous que nous n’avons pas encore retrouvés.
- On risque de se battre à nouveau, et cela ne sera pas une partie de plaisir.
- Je suis encore en forme et je peux faire mal.
Kuwabara réfléchit quelques secondes… Si lui, Amandine et Haruka pouvaient tenir les officiers à distance pendant quelques minutes après que ce type les ait frappés, ils pouvaient parfaitement gagner contre les officiers. Il accepta.

Kuwabara ne s’en rendait pas compte, mais son plan avait une terrible faille. L’efficacité de la technique de Knuckle reposait en grande partie sur son association avec celle d’une fourmi capable de se rendre invisible. Comme ce garçon n’avait pas d’oreillette, il n’avait eu le temps de comprendre que son allié mutant pouvait changer de camp à tout moment.
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MessagePosté le: Dim 2 Jan - 20:25 (2011)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 15: Mêlée générale.
L’équipe de Kuwabara se faufila avec peine à travers les décombres du palais en ruine. Personne ne connaissait avec exactitude les plans du palais. De plus, le seul accès connu vers les souterrains était un ascenseur qui ne pouvait s’activer qu’avec un code d’accès. Bien évidement, aucun membre de l’équipe ne le savait.
Knuckle annonça que deux membres de son équipe étaient au courant de ce passage, mais que l’un d’entre eux était déjà dans les souterrains et l’autre était porté disparu.
- Comment ça, porté disparu ?
- C’est une fille qui s’est infiltrée il y a près de 7 jours dans le palais. Elle devait se servir des vices du seul homme toléré ici pour pouvoir apercevoir les différents gardes royaux et le roi pour que nous puissions mieux les surveiller. Nous savons qu’elle est entrée au palais, mais nous n’en avons aucune nouvelle. Nous avions envoyé Ik… une fourmi reconvertie la chercher, mais il semble qu’il soit toujours dans les souterrains. Bon, je crois qu’il y a d’autres moyens d’entrer. Il y a les passages des camions. Il suffit d’aller à la cour arrière du palais.
- Tu ne pouvais pas le dire plus tôt ? Nous avons perdu cinq bonnes minutes, là.
- Désolé.
Le petit groupe se faufila vers l’endroit indiqué. Sur place, ils firent une rencontre inattendue. Une femme aux longs cheveux noirs et au corps recouvert d’écailles soutenait un Hisoka très mal en point. Les réactions ne se firent pas attendre.
- Hisoka !
- L’enfoiré !
- Pamu !
On se retourna vers Knuckle qui venait de prononcer ce prénom.
- Tu la connais ?
- Enfn… c’est elle, le membre disparu de notre équipe. Mais elle a… tellement… Pamu, qu’est-ce qui t’es arrivé ?
La jeune femme leur lança un regard vide puis continua son chemin vers le hangar.
- Pamu, répond ! S’inquiéta son compagnon d’arme. Qu’est-ce que tu fais ?
- Tu perds ton temps, lui répondit le magicien d’un ton narquois. Son esprit est complètement vide. Ce n’est plus qu’une machine qu’à obéir. Et elle n’obéit qu’à moi.
Haruka commença à s’énerver. Il remarqua que les combats avaient brisé plusieurs canalisations dans la cour. Il avait toute l’eau qu’il fallait. Il immobilisa le couple dans un cercle de stalagmites de glace.
- Qu’est-ce que tu as encore inventé, espèce d’erreur de la nature ? Lyncher mon frère ne t’a pas suffit ?
Amandine attrapa le garçon.
- Du calme. Ta mission n’est pas de t’occuper du magicien, mais bien des officier du Trian. Garde tes forces pour eux.
- Il a failli tuer mon frère ! A chaque fois qu’on a un problème, c’est lui qui est derrière. Lucie n’aurait pas été capturée à Greed Island s’il n’était pas là. Il faut s’en débarrasser une bonne fois pour toute !
- Je t’ai dit de te calmer !
- Laisse-moi le tuer !
- Quel charmant bambin, plaisanta le guerrier blessé. Son frère disait exactement la même chose.
- JE VEUX LE TUER !
Kuwabara frappa Haruka ;
- On t’a dit de te calmer. La prof s’est déjà occupée de lui faire payer ce qu’il a fait à ton frangin.
- Il abuse des faiblesses de la copine de Knuckle et tu ne vas rien faire ?
A cet instant, un bruit sourd se fit entendre. On frappait violemment contre la porte d’acier d’un des hangars. Il se déformait de plus en plus.
- Et merde. Ca, ce sont les officiers.
Le petit groupe se prépara au combat. Kuwabara fit sortir deux lames recourbées de ses poings. Amandine ouvrit son parapluie. Haruka dévia le plus d’eau possible vers la porte du hangar et Knuckle disparu subitement.
- Hé, qu’est-ce qu’il nous fait ? s’exclama la jeune fille en constatant que leur quatrième compagnon avait pris la poudre d’escampette.
- Ca fait partie de son pouvoir. Il est invisible, tenta de lui expliquer Kuwabara.
Pile à ce moment, la porte vola en éclats. Dans l’entrée du souterrain se tenaient deux femmes, deux hommes et trois fourmis-chimères.
- Et bien, on dirait qu’une fois de plus, nous sommes découverts, ironisa la femme blonde. Quand je pense que le seigneur des ombres était sensé faire diversion pour que nous puissions bouger discrètement.
- Ce n’est pas grave, répondit l’homme blond, Roy la Gachette, tout en chargeant ses révolvers. En fait, ils tombent très bien. Ce sont les élèves d’Oda. Ils savent forcément où sont le gamin et le réceptacle.
Ainsi donc, c’était vrai. Ils étaient vraiment venus jusqu’ici pour capturer Gon et Inochi. Karuka lança immédiatement les hostilités en faisant sortit jaillir des stalactites de glace du sol. Les officiers les évitèrent sans trop de problèmes. Roy la Gachette se mit également à tirer ses balles de nen. Amandine ouvrit son parapluie en grand. Toutes les balles furent absorbées par une vaste bulle de nen.
- On a un joli bouclier, on dirait, grogna le maître des armes à feu. Cassandre, fait un peu de ménage.
Cette fois-ci, la femme aux cheveux bruns sortit une liasse de feuilles de papier qu’elle dispersa au moyen de deux éventails.
- Ah, c’est à toi qu’Inochi avait piqué cette faculté, sourit Kuwabara.
La femme grogna. Le rouquin lança un mouchoir usé sur une feuille proche de lui. Il fut absorbé par la feuille.
- Oui, ça ressemble beaucoup à ce qu’Ino a l’habitude d’utiliser. Pas de bol pour toi, on connait bien cette technique et ses points faibles.
Haruka sourit. La glace retourna à son état liquide et devint un énorme mur d’eau séparant les deux camps. Elle emportait par la même occasion toutes les feuilles qui avaient finit par toucher le sol imbité.
- Il commence à m’énerver, le morveux, grogna Cassandra. Hideki, débarrasse-nous donc de lui.
Le garçon trembla. Ce nom-là, il l’avait souvent entendu lorsqu’il vivait encore chez ses parents. « Hideki le Shinigami », son arrière grand père, son grand père, son oncle et son père l’avaient affronté pour remplir des contrats d’assassinat. Mais quelque soit la technique utilisée, il revenait toujours d’entre les morts. Il avait été transpercé, décapité, brûlé, désintégré… un ou deux jours plus tard, on le revoyait jeune et frais, comme s’il ne s’était rien passé. Les personnes qui avaient lancé les contrats sur sa mort finissaient toujours par mourir, et les Zaoldyeck devaient s’en tenir là, jusqu’au prochain contrat. Cela faisait près de septante ans que cette histoire se répétait. Mais ce n’était pas le plus désagréable avec lui. Ce qui était vraiment terrifiant, c’est qu’il était capable de prédire avec exactitude l’année, le jour et l’heure de la mort de ses ennemis. Il avait annoncé ainsi la mort de son oncle cinq ans auparavant et à la seconde même où la mort était annoncée, l’homme s’était étouffé en avalant de travers. Qu’est-ce qu’un enfant comme lui pouvait faire contre ce cauchemar ?

- Parfait… Chacun le sien, déclara l’officier Paggia. Hideki contre le morveux, Roy contre la miss à l’ombrelle et je prends le rouquin sauvage.
- Que…
Kuwabara se sentait pris au dépourvu. Affronter cette blonde voluptueuse toute vêtue de cuir ? L’officier Cassandre n’était pas d’accord non-plus. La blonde Paggia lui avait ordonné de lui mettre le magicien blessé et sa copine mutante de côté, ce qu’elle considérait comme un travail de second plan. La brune était furieuse, mais son grade ne lui permettait pas de répliquer. De plus, sa supérieure lui fit remarquer que sa faculté ne servirait pas à autre chose ce soir-ci.

Kuwabara profita de cette petite dispute pour réorganiser son équipe.
- Haruka, renvoie les cartes sur eux. Le moindre ennemi touché par ces cartes sera un ennemi de moins.
Le garçon obéit. Il projeta les feuilles de papier via de puissants jets d’eau. Les officiers les esquivèrent sans grandes difficultés, mais les fourmis dans le couloir n’avaient pas ces réflexes. La fourmi en forme de loup et l’écrevisse furent touchées et furent enfermées dans les feuillets. La dernière fourmi, à l’apparence d’un poulpe, avait plus de bon sens et avait évité le premier assaut.
Le combat commença. Roy fonça sur Amandine, tirant des balles de nen dans tous les sens. La jeune fille ne pris pas de risques et resta tranquillement dans la bulle formée par son parapluie. Tous les projectiles étaient absorbés.
Le dieux de la mort matérialisa sa gigantesque faux et s’avança vers sa proie. Effrayé, Haruka tenta de le retenir en l’empalant de multiples pieux de glace. L’officier n’esquiva aucune de ses attaques et fut transpercé de tout part. Cependant, cela n’avait pas l’air de le gêner. Il retira les pieux un à un avec sa main gauche. Ils laissaient la place à de gigantesques trous géants, mais dont aucune goute de sang ne filtrait.
* Qu’est-ce que ce c’est que ce mec ? Pourquoi ça ne lui fait rien ? Pourquoi n’a-t-il pas perdu de sang ?*
Et Paggia, armée d’un fouet, s’approchait audacieusement de Kuwabara qui ne savait vraiment pas comment s’y prendre.
- Alors, petit roux, il parait que tu as laminé l’officier des cauchemars.
- Oui, c’est vrai, et j’en suis très content.
- Quel caractère, hmmmm… et c’est avec ces épées de nen que tu y es arrivé, mon petit ? On dirait que ces lames sont longues et très dures, continua-t-elle d’une voix suave, tout en jouant avec son fouet. Je me demande quelle sensation elles procurent quand elles vous pénètrent.
- Qu'est-ce…
Le jeune guerrier était complètement perdu. Jamais il n’avait été confronté à ce genre d’adversaire. Comment pouvait-il faire face à une telle allumeuse ?
---

*A suivre*
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MessagePosté le: Lun 3 Jan - 01:15 (2011)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

--- Suite.


- Montre-moi donc ta vigueur, mon petit fauve.
Et elle se mit à faire danser son arme. Le fouet se déplaçait à une vitesse stupéfiante. Kuwabara recula de plusieurs mètres pour éviter ses attaques. Il essaya de réfléchir. Ce n’était jamais qu’un fouet. Grâce à son nen, elle contrôlait plus facilement ses mouvements, mais il était loin de faire mal. Il pouvait la contrer. Le seul problème, c’était…
- Alors, petit fauve, qu’est-ce que tu fais ? Je m’excite, moi. Il va falloir t’occuper de moi très vite si tu ne veux pas que j’explose de chaleur, dit elle d’une voix sensuelle tout en se caressant la jambe. Son adversaire devenait de plus en plus nerveux.
- Gnnnn, mais tu ne veux pas la fermer, espèce d’allumeuse ?
Il entendit Hisoka rire derrière lui. Il trouvait la situation très drôle. Paggia se tourna vers lui.
- Ne n’agite pas tant, petit clown de mon cœur, tu ne me branche pas aujourd’hui. Et d’ailleurs… pourquoi n’es-tu pas dans ta feuille de papier ?
Le magicien pointa le corps de Cassandre allongé sur le sol. Elle avait une carte au milieu du front. Malgré ses deux bras cassés, il avait réussi à la tuer.
- Hmm, elle n’était vraiment bonne à rien. Je vais devoir m’occuper de toi aussi. Ce combat va être particulièrement joussif.
- Change de vocabulaire, merde ! s’énerva Kuwabara.
- Ca y est, tu commences à t’exciter, mon minou ? Alors approche, j’ai hâte de connaître le contact de ton arme. On ne le dirait pas, mais je préfère le corps à corps.
Elle se remit à attaquer avec de plus en plus de zèle. Le garçon en était réduit à la défensive.

Roy ne parvenait pas à briser le bouclier d’Amandine. Aucun de ses projectiles n’avait fait effet. En même temps, tant qu’elle était cachée derrière son parapluie, elle ne pouvait rien faire pour ses amis. Il dirigea ses armes vers les autres élèves. Les autres officiers allaient râler, mais la bataille serait immédiatement terminée. Mais au moment où il allait tirer, on le frappa violement dans le dos.

Tout le monde regarda dans la direction du colonel. C’était le premier coup porté à un des combattants, en omettant la mort très rapide et discrète de Cassandre. Roy se redressa péniblement. Il éprouvait une vive douleur. Quelque chose d’aussi puissant qu’une boule de bowling l’avait frappé alors qu’il n’avait quasiment aucune protection. Il n’avait rien vu venir. Comment était-ce possible ? De plus, à présent, il n’arrivait plus à contrôler son aura. Elle débordait de partout. Non, il ne comprenait absolument pas ce qui s’est passé.

Les regards se portèrent vers Hisoka et la femme aux longs cheveux noirs. Ils étaient assis dans un coin de la cour et regardaient les combats comme s’il s’agissait d’un spectacle, enfin, juste le magicien. La femme avait toujours le regard aussi vide. L’attaque n’avait pas l’air de venir d’eux. Mais alors quoi ? Il y avait toujours cette fourmi-poulpe… Où était passé la fourmi-poulpe ?

Le couloir des souterrains était vide. La bestiole avait disparu. Était-elle dans une des feuilles de papier, comme les deux autres ? Non, les officiers étaient certains qu’il était passé dans l’autre camp. Lorsqu’ils l’avaient rencontré, il avait l’air moins emballés que les autres de reprendre sa place dans l’organisation. Mais comment s’y était-il pris pour frapper Roy sans que personne ne remarque rien ?

Le colonel gémit à nouveau, quelque chose lui avait tiré dessus. Ca ne faisait pas vraiment mal, vu que son ren était activé, mais il saignait quand même. Il était devenu la cible d’une personne invisible. Ses compagnons étaient tout aussi intrigués. Paggia fut la première à reprendre ses esprits.
- Qu’est-ce que tu attends ? Retrouve notre vieux compagnon à huit pattes immédiatement. Il est probablement le dernier disciple de Jairo encore en vie. Nous avons besoin de lui. Je m’occuperais de miss planquée également.
Roy disparu en clopinant. Dès qu’il disparu, la bataille reprit de plus belle. Haruka continuait d’esquiver la redoutable faux d’Hideki et Kuwabara, bientôt secouru par Amandine, sortie de sa bulle. Son parapluie fermé aux trois ressemblait à une lourde massue. Le discours suggestif de Paggia avait également beaucoup moins d’effet sur elle. Bientôt, les filles se battaient entre elles. Kuwabara vola au secourt d’Haruka en empalant le dieu de la mort sur une de ses longues lances. Hideki, cependant, attrapa la lame et s’en dégagea sans difficulté.
- Ce n’est pas possible, j’ai atteint ton cœur et ton pharynx. Comment peux-tu encore être en vie.
- Kuwabara, je commence à croire qu’il n’est pas vivant, gémit Haruka. Il ne saigne pas. Il n’a sentit aucun de nos coups, ni son corps qui se régénérait.
Hideki recommença à attaquer. Cette fois-ci, le garçon ne pu pas éviter sa faux qui traversa son coup. L’enfant hurla. Kuwabara, furieux, plongea son bras dans le corps du dieu de la mort. Il eu une terrible sensation. Effectivement, la chair n’émettait aucune chaleur. Il ne sentait aucune palpitation du cœur. Qu’est-ce que c’était que cette horreur ?
- Qu’est-ce que… Qu’est-ce que tu m’as fait ?
Haruka se redressait. Il n’avait pas la moindre égratignure.
- Comment est-ce possible ? S’exclama son compagnon.
- Je ne sais pas quelles sont les propriétés de sa faux, mais j’ai eu une horrible sensation, comme si j’avais vu ma propre mort.
- Haruka, tu as raison, il n’est pas vivant. C’est une âme figée sur un cadavre !
- Dans ce cas, je crois que je connais la solution à notre problème. Retiens-le à distance avec un harpon.
Kuwabara s’exécuta. L’enfant rassembla toute l’eau présente dans la cours et enferma le dieu de la mort dans un cercueil de glace.
- Voilà. Je sais que jusqu’à présent, ma cryogénisation n’a retenu personne bien longtemps, mais comme son corps ne dégage aucune chaleur humaine, cela aura certainement beaucoup plus d’effet sur lui.
Effectivement, leur ennemi semblait définitivement prisonnier de la glace.
- C’est génial, Haruka. Tu peux désormais considérer que tes facultés sont au point.
- je suis heureux à un point que tu ne peux pas imaginé. J’ai réussi quelque chose qu’aucun des hommes de ma famille n’a jamais réussi à faire. Bon, comment se débrouille Amandine ?
Le combat des deux femmes gagnait en violence. Elles devenaient également très grossières. Kuwabara jugea bon de boucher les oreilles de son ami. Hisoka regardait leur lutte avec délectation.
- Espèce de sale p***, je vais te faire bouffer tout le cuir que tu porte, même ta lingerie.
- N’y compte pas, minette. Je vais te faire rentrer ton parapluie dans ton propre c**.
- Mon corps aura tout de même plus de dignité que le tien. Même le train t’est passé dessus.
- Je préfère ça à rester pucelle toute ma vie. Quel homme idiot voudrait d’une fille assez ringarde pour se balader avec une ombrelle aussi démodée ?
- Mais elle n’est pas pucelle, lâcha Kuwabara.
- Comment tu sais ça ? lui demanda le jeune garçon.
- Oublie ça…
A ce moment là, ils entendirent quelqu’un arriver. Il s’agissait de la fourmi poulpe, sortie de nulle part.
- Tu es le frère de Kirua, n’est-ce pas ?
- Hein ? Tu connais mon frère ?
- Oui, je suis arrivé au palais avec lui, dans la première équipe d’assaut.
- Ah, c’est toi qui devait retrouver…
- Knuckle m’a tout expliqué. Je vais essayer de parler à Pamu. En tant que fourmi, j’ai plus de chance que vous de la ramener à la raison.
- Où est Knuckle ?
- Il achève le type aux pistolets. Ca ne durera plus longtemps. Tout sera bientôt terminé.
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MessagePosté le: Mar 4 Jan - 00:48 (2011)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 16 : Un bruit sourd au loin.


Le combat entre les deux filles s’éternisait, mais aucun des garçons n’osait intervenir. La vie leur avait appris qu’il ne fallait JAMAIS se mêler d’un combat de femmes. A la place, ils regardaient la fourmi poulpe établir le contact avec la Pamu mutante. Pour une raison assez étrange, elle réagissait particulièrement bien à la mention du nom de Gon.
- Où est-il ? Où est Gon ?
- Il surveille… certainement la fourmi qui t’a transformée en l’une des nôtres.
- Je veux le voir. Montre-moi le chemin.
- Je…
Le poulpe réfléchit. Était-ce vraiment une bonne idée ? Et Knuckle lui avait dit que les nouveaux venus voulaient évacuer Gon au plus vite. Il était peut-être déjà parti. En revanche… il lui venait une idée.
- En fait, Gon est en danger. La femme avec le fouet est venue avec plusieurs de ses compagnons pour lui faire du mal. Si nous allons le voir maintenant, il y en aura probablement un ou deux qui vont nous suivre et tenter de lui faire du mal.
- Faire du mal… à Gon ?
Kuwabara comprit où la fourmi voulait en venir.
- Ils veulent l’enlever et lui faire subir des horribles transformations, tout comme à toi.
Dans la tête de la jeune femme, des images commençaient à défiler. Celles d’horribles créatures penchées sur son corps, puis celle d’un innocent petit garçon qui avait toujours réussi à lui faire retrouver son calme. Elle commençait à se rappeler. Autant son âme était vide à son réveil, autant des torrents de souvenirs commençaient à l’immerger.
- Est-ce que tu te rappelles pourquoi tu es venue ici, pourquoi tu as été capturée ?
- Oui… je… je faisais partie d’une équipe d’infiltration… je voulais aider des personnes qui m’étaient chères… mon maître… Gon…
Les élèves d’Oda sourirent. Cela avait l’air de bien se passer. S’ils pouvaient la présenter à Jeylah, peut-être qu’elle pourrait en faire plus.
Mais le regard de la jeune femme changea.
- La pétasse au fouet… elle veut me prendre Gon ?
- Heu… oui. Elle est venue spécialement pour l’enlever.
- MISERAAAABLE ! PAS TOUCHE A MON GOOOON !
- Hein ? Kwa ?
Les guerriers firent un bon en arrière. Cette réaction n’était pas prévue. Hisoka lui aussi avait sursauté. Il regardait la mutante avec un tout nouvel intérêt. Celle-ci avait activé son nen. Ses cheveux poussaient à une vitesse démesurée et s’enroulaient autour de son corps telle une armure. Son aura devenait terrifiante.
- Hé, du calme… On va…
- INTOLERABLE ! JE NE LAISSERAI PERSONNE M’ENLEVER GON ! ET SURTOUT PAS UNE SALE POUFFE EN STRING DE CUIR !
- Tu sais ce qu’elle te dit, la pouffe ? rétorqua l’intéressée.
Pamu, entièrement enveloppée par son armure capillaire, fonça dans la mêlée. Aucun des coups de fouet ne lui fit le moindre dommage. En quelques secondes, elle était sur Paggia et la roua de puissants coups de poings. Quelques secondes plus tard la lutte était terminée. Les officiers du Trian avaient échoué. Tous les élèves d’Oda étaient stupéfaits par la puissante de la mutante. Pamu se calma subitement. Ses cheveux reprirent leur forme normale et son apparence redevint plus humaine.
- Oups, je me suis encore emportée… je suis désolée. J’ai beaucoup de mal à retenir ma colère.
- Pas grave… Viens, je crois qu’il n’y a plus aucun risque à aller voir Gon, annonca le poulpe, souriant.
- Oui, allons-y, approuva Kuwabara. Et alors que le groupe quittait la salle, Amandine demanda : il n’y avait pas d’autres fourmis avec toi, dans le hall ? Que sont-elles devenues ? Si l’officier aux feuilles de papier est morte, elles devraient être libres, non ?
- Oui, ils sont libres. Mais ils sont partis de leur côté. J’ai eu l’occasion de leur parler dans les souterrains, et je pense qu’ils comptent partir à la recherche de leurs anciens compagnons et recommencer leur vie.
- En tant que fourmis, ça ne sera pas facile.
- Ils ont beaucoup de volonté, tu sais.
- Allez, on y va.
Quelques mêtres plus loin, Haruka se retourna vers Hisoka. Il attrapa Pamu par le bras.
- Lui, il a aussi des mauvaises intentions envers Gon. S’il s’approche de lui, ne lui fait aucun cadeau.
Hisoka ricana.
- Voyons, je ne pourrais plus faire de mal à personne aujourd’hui, pas dans mon état.
- Il y a intérêt.
- vous pourrez dire à Nohime-chérie que je la remercie de m’avoir invité à cette petite sauterie. Je me suis beaucoup amusé.
- Va mourir, bâtard.
- Surveille ton vocabulaire, toi, grogna Amandine en frappant le garçon.

Et ils retournèrent dans la plaine principale où l’évacuation continuait tranquillement et où se trouvaient de nouveaux éléments. Knuckle et son compagnon la fourmi caméléon étaient de retour. Ils avaient neutralisé Roy la Gachette. Vanis était revenue dans la plaine avec la fillette, toujours inconsciente, que le garde royal avait soignée pendant tout ce temps. Apparemment, Gon avait quitté la grande tour dix minutes auparavant, escorté de la fourmi Neferupito, en demandant que la petite serve d’otage. Il était partit pour l’Etat Fédéral de Mitenne où se trouvait le corps de son sempaï. Il voulait forcer la fourmi à l’apparence de chat à soigner son ami. Pamu commença à s’inquiéter. Son protégé, seul face à cet horrible monstre ?

Sur se fait, Kirua reprit connaissance. Comme il avait raté beaucoup d’évènements, il ne comprenait pas comment son jumeau et toute la bande d’Oda se trouvaient sur place. Il fallu tout lui expliquer. Quand Knuckle lui expliqua le départ de Gon, il entra dans une effroyable panique.
- Quoi ??? Vous l’avez laissez partir… seul ?
- Nous pouvons lui faire confiance, non ? Le garde à l’air d’être prêt à tout pour la protection de la gamine. Il ne fera aucune crasse.
- Mais vous êtes complètements idiots, ou quoi ?
Tout le monde se retourna. Moreau et Nohime Oda revenaient également de leur combat, couverts d’égratignures.
- Nous avons vaincu tous les officiers, Senseï. Qu’est-ce qu’il peut craindre ?
- Et la Brigade Fantôme, alors ? Les auriez-vous oubliés ?


On entendit alors un bruit sourd, au loin, comme une terrifiante bombe qui explosait.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:34 (2016)    Sujet du message: Le Trian

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