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Le Trian
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Medusa
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MessagePosté le: Mer 5 Jan - 18:57 (2011)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Epilogue

*Pipipiii pi pi pipilii… Pipipiii pi pi pipilii…Pipipiii pi pi pipiliip *
- Allo, boss, Feitan au rapport.
La voix de Kuroro Lucifurus se fit entendre dans le combiné.
- Comment ça se passé au Ryuseï ?
- Il y avait effectivement des soldats du Trian, mais que du menu fretin.
- Explique-toi.
- La miss a utilisé sa fichue technique des feuilles de papier, dans lesquels nous étions planqués, pour nous relâcher au moment où elle était certaine d’être encerclée par tous les intrus. Nous avons coincé une dizaine de pauvres types qui étaient simplement sensés patrouiller dans la ville. Ces mecs n’avaient rien compris à ce qui leur arrivait. Ils étaient tous persuadés que la brigade avait fait une alliance avec Oda et que nous avions aidé la miss à quitter la cité de l’étoile filante discrètement. Ca leur a fait un sacré choc de voir qu’on était toujours avec elle.
- Et elle, comment ça se passe ?
- Ben… au début, elle était très grossière. Mais ça va mieux maintenant, surtout depuis qu’on lui a montré « son trésor royal ». Cela fait plus de deux jours qu’elle explique à Sharnalk et Shizuku les propriétés de chaque pièce dans les moindres détails.
- Ah, tant mieux…
Effectivement, on pouvait entendre une discution animée dans une pièce adjacente entre les trois araignées. Feitan jugea bon d’ajouter :
- Oui, bon… ne t’attends tout de même pas à recevoir des câlins à ton retour.
Kuroro eut un petit rire cynique. Feitan continua.
- Et de votre côté ? C’était comment, le nid principal ?
- Nous n’avons pas tellement eu l’occasion de nous amuser. Oda était sur place…
- Ah…
- Ce n’est pas grave. J’ai mon nouveau numéro 11. Mais j’avais bien raison de laisser Inochi au Ryuseï. L’équipe Arès du Labo s’est déplacée au palais spécialement pour elle.
- Et tu n’en as pas profité ?
- Comment j’aurais pu, avec l’armée d’Oda sur le dos ? Nous avons malheureusement subit des pertes.
- Hein ?
- Ces enfoirés de seigneur des ombres et de dieux de la mort ont tué Franklin et Kurotopi.
- Quoi ?? C’est pas vrai !
- Bien sûr que c’est vrai ! Est-ce que ça m’est déjà arrivé de faire une blague là-dessus ?
- J’avais compris ! C’est juste la surprise. C’est que c’est un peu con de faire tout ce chemin pour trouver un nouveau membre et d’en perdre deux dans le processus.
- Je suis désolé, d’accord ? Je n’avais pas prévu qu’ils opèrent de cette façon. Et nous étions trop occupés à surveiller notre cible que pour nous occuper des officiers. D’ailleurs, les petits génies d’Oda les ont vengés pour nous.
- Ils les ont tués ? Je n’y crois pas.
- Bien sûr qu’ils ne les ont pas tués. Mais après un tel échec, ça ne m’étonnerait pas que deux ou trois puces soient activées.
- Et pour la suite des évènements… tu nous présentes le nouveau n°11 ? Qui as-tu choisi ?
- Surprise… je repasserai plus tard au Ryuseï. A présent, je veux que Sharnalk, Shizuku et toi partiez faire une étude de marché, histoire de nous trouver des remplaçants dignes de la mémoire de Franklin et Kurotopi. Mais avant ça, il faut que vous m’ameniez Inochi à Central Namon.
- On peut y être dans deux jours, rien d’autre ?
- Il faudra aussi me surveiller la confrérie des hunters. Il risque d’y avoir beaucoup d’agitation.
- Pourquoi ça ?
- Parce que le président Nétéro est mort en héros. Les élections vont être considérablement accélérées et le Trian ne peut pas ne pas en profiter.

Fin de la troisième partie. 

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Medusa
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MessagePosté le: Jeu 20 Jan - 00:16 (2011)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

4ème partie : la nouvelle équipe

Chapitre 1 : la proposition décente

Lorsque Gon émergea, il se trouvait dans une petite chambre toute en bois. Il entendait le bruit des vagues et percevait le balancement tranquille du bateau.
Un bâteau ? Comment était-il arrivé là ? Et cette pièce était-tellement minuscule…
Ce fut à ce moment qu’il réalisa qu’il avait mal au bras droit. Il jetta un coup d’œil. Non-seulement son bras donnait l’impression d’avoir été déchiqueté et réassemblé, mais c’était un bras énorme, couvert de muscles. Un examen un peu plus poussé lui révéla que son autre bras avait subit le même changement, ses deux pieds aussi, et… Qu’est-ce qui s’était passé ? Il avait le corps d’un homme adulte, et le corps d’un solide guerrier, de surcroit. Ce n’était pas… Il lui semblait que la veille encore, il était un enfant de 13 ans. Comment était-ce possible ? Est-ce que Kirua savait ce qui s’était passé ?
Et là, il commença à se rappeler. Il avait fait un gigantesque voyage avec son meilleur ami et son sempaï Kaïto. Ils avaient enquêté sur l’apparition d’une inquiétante race de fourmi, et lors de l’exploration de l’Etat de NGL, ils avaient fait une terrible rencontre. Une fourmi-chimère monstrueuse les avaient attaqué. Kaïto avait engagé le combat pour permettre aux deux enfants de s’enfuir. Gon ne s’était jamais pardonné de ne pas avoir été assez fort pour l’aider. Par la faute du garçon, le hunter était… pire que mort.
L’enfant avait tenté de forcé la monstrueuse fourmi à soigner le hunter, mais sans résultat. Lorsqu’il avait réussi à l’amener devant Kaïto, elle s’était contentée de répondre : « il est mort. Je peux l’animer, mais je ne peux pas lui rendre son âme ». La dessus, le monstre avait engagé le combat car elle le considérait comme une sérieuse menace contre son roi. Mais après… que c’était-il passé ? Gon se rappelait bien avoir ressenti une profonde tristesse, puis une terrible colère, puis c’était le trou noir. Comment avait-il pu grandir d’au moins quinze années ? Et qui l’avait amené dans cette petite cabine de bateau ? Était-ce Kirua ? Est-ce que Kirua allait bien ? Est-ce que tous les autres membres de l’équipe d’assaut s’en étaient tiré ?

Il entendit des voix dans la salle voisine. Il se leva d’un bond et sauta sur la porte. A peinte l’avait-il touchée qu’elle vola en morceaux. Oups, ça devait être sa faute. Il ne mesurait plus du tout sa force. Il avait du être devenu sérieusement balèze lorsqu’il avait grandi. Il jeta un coup d’œil dans la pièce. Il n’y avait pas Kirua, ni Knuckle, ni les autres. Il y avait… trois membres de la brigade fantôme qui avaient été visiblement surpris par son irruption.
- VOUS ??
- Eh, le prochain truc que tu casses sur ce navire, c’est toi qui va le payer, grogna le samurai vautré dans un fauteuil.
- Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? s’affola Gon.
- Ne t’agite pas comme ça, le gronda Machi. Ton bras est encore très fragile.
Le garçon jeta un coup d’œil à ses blessures rafistolées au fil de nen.
- C’est vous qui avez fait ça ? Pourquoi ?
- Droit au but ! Tu sais, tu as le droit te reposer un peu, après ton monstrueux combat d’avant-hier, répondit calmement Kuroro, sans lever les yeux de son livre.
- Avant-hier ? On est quel jour ? Où sommes-nous ?
- Nous sommes 2 jours après la sélection, nous sommes sur le navire « la Vipère des Mers » et nous voguons vers Central Namon, une ville portuaire de Tetris, sur le continent Aijane.
- Pourquoi ?? Pourquoi m’avez-vous emmené ? Je ne vous ai rien demandé !
- J’ai décidé qu’au vu de ta brillante prestation d’avant-hier, tu avais gagné le droit à des bons soins de santé. Si tu nous suis jusqu’au port, Inochi pourra voir ce qui peut être fait pour ta récupération.
- Mais je vais très bien !
Mais juste comme il disait ça, il se mit à avoir des vertiges et des crampes dans tous le corps. Il s’effondra sur le sol, incapable de bouger. Kuroro soupira, coinça un marque-page dans son livre et se leva.
- On dirait que tu as un peu oublié ce qui s’est passé ce soir-là. Pour une raison qui m’échappe un peu, tu t’es brusquement mis en colère, attiré la fourmi à l’extérieur du château et tu t’es brusquement métamorphosé. Sur le coup, c’était assez impressionnant, je dois l’avouer. Tu as pris une vingtaine d’année en une dizaine de secondes, et gagné une force monstrueuse. Tu as massacré la bestiole mais tu y as perdu un bras. Ensuite, tu as perdu connaissance. Alors… ta croissance spontanée a été utile en sois car la fourmi m’avait l’air foutrement coriace. Mais maintenant, tu va en subir un sérieux contrecoup. Sans les doux soins de Machi, tu serais mort à l’heure qu’il est. Tu as utilisé en moins d’une minute autant de force que tu aurais du mettre une dizaine d’année à développer. En théorie, tu ne devrais plus pouvoir bouger ou te servir de ton nen pendant quelques années, voir plus jamais. Mais nous sommes tous bien placés pour savoir que le pouvoir du nen dépasse les limites de l’imagination…
Le chef de la brigade se mit à faire le tour de la pièce.
- … Alors si jamais tu souhaites continuer à te battre, nous sommes ta meilleure solution. Je crois que tu connais déjà les pouvoirs miraculeux d’Inochi, non ?
- Pourquoi… Pourquoi vous me proposez ça, à moi ?
- Parce que la miss est très inquiète pour toi, c’est tout. Elle voulait absolument venir t’aider au Goruto Est, mais c’était trop dangereux pour elle. Elle sera plus que soulagée de pouvoir s’occuper de toi. Le service est gratuit, donc.
Nobunaga grimaça. Gon ne connaissait pas assez l’araignée pour se méfier, mais cette tête voulait dire que le gamin était en train de se faire rouler dans la farine.
- … Mais c’est à toi de voir. Si tu ne veux pas nous suivre, nous te laisserons près d’un hôpital. Si tu acceptes, dans moins de cinq heures, tu auras la meilleure des infirmières à tes côtés. Ta réponse ?

----------
Gon va-t-il se remettre de ses terribles blessures?
Quels sont les projets de Kuroro pour notre cher petit (heu, plus si petit que ça) héro?
Quelle sera la réponse de Gon?

Vous le saurez dans le prochain chapitre: séparé de son meilleur ami.
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Dernière édition par Medusa le Mer 26 Jan - 00:19 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 25 Jan - 00:48 (2011)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 2 : séparé de son meilleur ami.

- KAMPAAAAÏÏ !
- A notre mission réussie !!
- OUAAAIIIS !!
Les élèves d’Oda tentaient de se réjouir et de faire la fête autour des bacs de bière qu’Oda leur avait accordés. Malheureusement, personne n’avait le cœur à faire la fête. La mission avait bien été réussie. Les fourmis-chimères n’étaient plus une menace, mais le prix à payer rendait la victoire amère. Le président Nétéro n’avait pu vaincre le roi des monstres qu’en lançant une attaque kamikaze, en activant une monstrueuse bombe cachée sur son champ de bataille. La seule chose que le groupe avait retrouvé, en examinant les lieux, était le corps calciné et agonisant du monstre. Plus aucune trace du valeureux président de la confrérie des hunters. Et encore, s’il n’y avait que ça. Personne n’avait de nouvelles de Gon non-plus. Quand Oda était arrivée à l’endroit où Gon devait emmener Neferupito, elle y avait retrouvé les restes du gardes royal, une campagne dévastée qui témoignait d’un terrible combat, mais il n’y avait aucun signe de son fils. L’élève de Jin avait, lui-aussi, disparu. La disparition de Gon avait certainement été le pire des chocs. Nohime était certaine que Kuroro avait un rôle à jouer dans cette histoire, mais comment le savoir ?

Kirua, Haruka et Leorio ne tenaient pas en place. Ils avaient passé des annonces sur le net, appelé Jill Fish à la rescousse et avaient même essayé de contacter Karuto Zaoldyeck. Si Gon avait été enlevé par la brigade, elle devait forcément savoir ce qui lui était arrivé. Toute la question était de savoir si elle allait leur répondre ou pas. Kirua dépérissait à vue d’œil, tant il était inquiet et furieux d’avoir été incapable d’aider son ami. Qu’avait-il fait d’utile, durant l’assaut du palais ? Il avait porté quelques coups à un garde royal avant d’être massacré par Hisoka. Tout le reste du temps, il avait été inconscient, ou paralysé par sa blessure au dos. Ce n’était que ce matin, dix jours après les évènements, qu’il arrivait enfin à marcher normalement. Que c’était rageant d’être inutile ! Biscuit avait raison, il n’était pas digne d’être l’ami de Gon.

Ce fut dans cette atmosphère maussade que le portable de Kirua sonna. On lui laissait un sms. Le garçon bondit dessus. Il espérait de bonnes nouvelles. Il poussa un cri de joie. Il venait de Gon. Cependant, il déchanta très vite. Le message disait : « J’ai trouvé un moyen de sauver Kaito. Mais pour que ça marche, il va falloir que je reste éloigné de vous tous pendant un certain temps. N’essaye pas de me retrouver, s’il-te-plait. »

- Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? grogna Léorio en lisant le message. Cela ne lui ressemble pas.
- Au contraire, gémit Kirua. Je sentais qu’un truc pareil allait arriver. Il veut se punir…
- Mais quel genre de technique peut ressusciter Kaito et demander à Gon de rester seul ? s’interrogea l’étudiant en médecine.
- Il y a de la brigade fantôme là-dessous, je suis prêt à le parier, grogna Haruka.
Cette fois-ci, ce fut le portable du maître de l’eau qui sonna. Il poussa un cri de surprise. C’était sa petite sœur qui l’appelait. Était-ce une simple coïncidence ?
- Allo, Karuto ?
- « Salut toi, je viens d’allumer mon portable et j’ai constaté que tu m’avais inondée de messages. Que me vaut ce soudain intérêt ? »
- Heu, comment dire…
- Dis-lui la vérité. Dis-lui qu’on aimerait savoir ce qu’a fait la brigade après son passage au Goruto Est et s’ils ont vu Gon, souffla son jumeau.
Les élèves d’Oda abandonnèrent tous leurs boissons et firent un cercle autour des jeunes. Jason fit signe au garçon de mettre le haut-parleur. Haruka obéit. Il donna l’explication dictée par Kirua.
- « Il y a beaucoup de monde autour de toi », constata la voix de Karuto.
- Ben oui… je suis à mon QG.
- « Moi aussi. Ca ne te dérange pas que je mette aussi la conversation en mode « haut-parleur » ? »
A cet instant, Kuwabara grogna : « Ils ont Gon. Ils nous appellent pour se foutre de nous ! »
- Fait comme tu veux, frangine. Alors, est-ce que par le plus grand des hasards, vous en sauriez un peu plus ?
- « Quand le boss et les numéros 1 et 5 sont revenus, ils sont effectivement revenus avec un type appelé Gon ».
Les gens autour d’Haruka poussèrent un soupir de soulagement. Au moins, maintenant, ils savaient où était le fils d’Oda.
- « Mais je ne suis pas sûre que c’est le tiens… Ce type est… relativement différent...»
- Comment ça ?
Ils entendirent dans l’arrière fond du téléphone deux personnes ricaner. Kirua était certain de reconnaître la voix du nabot en cosplay.
- « Le Gon qui était avec eux mesure deux mètres de haut et est bâti comme notre paternel ».
- Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? chuchota Léorio.
- « Mais bon, le boss nous assure que c’est bien votre Gon. Nous n’avons toujours pas compris comment il avait fait, mais il paraît qu’il a réussi à murir de vingt ans en quelques secondes pour exploser son adversaire. Mais cela lui a coûté tellement de forces qu’à présent, il est tout raplapla… »
- Pourquoi il est chez vous ?
- « N’utilise pas ce ton agressif, veux-tu ? Le boss l’a ramené pour faire plaisir au n°9. Elle peut le soigner comme si c’était son propre enfant et elle a enfin cessé de faire sa mauvaise tête ».
- Je crois qu’elle parle d’Inochi, là, déclara Jeylah.
- Ca veut dire qu’elle n’est pas vraiment contente d’être avec eux.
- Tu m’étonnes…
- Gon vient de nous envoyer un SMS bizarre, annonça Kirua en prenant le portable des mains de son frère. Qu’est-ce que vous lui avez fait ?
- « Mais rien du tout. C’est juste un deal qu’il vient de passer avec le boss ».
Les ricanements recommençaient. La brigade les avait certainement appelés juste pour leur annoncer ce qui allait suivre.
- « Le boss a autorisé Inochi à ressusciter votre pote le zombie à condition que Gon entre dans la brigade comme n°11… Et ton copain a accepté. »
Les ricanements devenaient de véritables rires.
- C’est bon, merci du renseignement. C’est tout ce que nous voulions savoir, répondit sèchement Kirua, avant de raccrocher.

Un silence de mort régna dans la pièce pendant une bonne minute. Jeylah osa un commentaire pour détendre l’atmosphère.
- On a de la chance. Si la prof avait été là pendant le coup de téléphone…
- Tais-toi, je n’ose pas y penser…
- Comment va-t-on lui annoncer ça ? Je suis certain qu’elle va être folle de rage.
- Je vais m’en charger, annonça Noriko.
Pendant que les élèves d’Oda s’organisaient, Kirua préféra s’isoler dans une chambre. Comment Gon avait-il pu prendre une telle décision, lui qui éprouvait une profonde aversion pour ces types ? Était-il brisé au point de ne plus accorder d’importance à tout le reste ? Et lui, que pouvait-il faire ?

Une voix résonna dans sa tête, tel un fantôme du passé : « Tu ne peux rien faire, je t’avais prévenu, non ? »
Une larme coula sur sa joue.
« Tu es un tueur, tu n’es pas fait pour avoir des amis. Tu n’en a pas besoin et de toute façon, tu ne sais pas t’en occuper. »
Les larmes coulaient de plus en plus. Furieux, il frappa dans le mur.
« Les amis ne sont qu’une source d’ennuis pour les tueurs. »
- CA SUFFIT !!!
La porte s’ouvrit. Léorio s’inquiétait pour le gamin.
- Je vais bien, répondit Kirua d’un ton sec. Excuse-moi, mais j’ai besoin d’être seul et de réfléchir.
- Mais…
- Même si je pars chercher Gon, il refusera de me suivre. On ne peut rien faire !
- Ne dis pas ça.
- Je vais retourner chez moi.
- Quoi ?
- Je vais retourner chez mes parents. Il faut que je prenne du recul.

Quelques minutes plus tard, sous les yeux désemparés de tous ses amis, il quitta l’immeuble. C’était au tour d’Haruka de pleurer.
- Allez, ne t’inquiète pas, essaya de le consoler Léorio. Je suis sûr que dans une semaine, il reviendra en pleine forme et avec une idée pour sauver Gon.
Le futur docteur avait tort. Kirua retournait au domaine Zaoldyeck avec l’idée de renoncer de tout bonheur, et de redevenir l’héritier tant espéré par ses parents.
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MessagePosté le: Ven 28 Jan - 16:10 (2011)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 3 : Un espion du Trian

- Sharnalk, tu n’as pas vu un livre intitulé « voyages de Paul Suliver, tome 4 » ?
- Ce n’est pas le livre que tu as emmené sur le toit de l’immeuble hier ?
- Je n’ai pas emmené de livre pour mon tour de garde.
- Si, tu en avais un. Qu’est-ce qui t’arrive, Feitan ? Tu as vraiment la tête ailleurs ces temps-ci ?
- Il ne m’arrive rien du tout. Je vais voir sur le toit, au cas-où.
Deux minutes plus tard, le petit guerrier revenait en grognant dans la salle, son précieux livre sous le bras.
- Il était bien en haut, donc, constata son compagnon.
Feitan ne lui répondit pas. Il était occupé à faire son sac. Cependant, l’accro du téléphone portable ne renonça pas à lui tirer les vers du nez.
- Les voyages de… Mais c’est une édition originale ! Tu l’as empruntée au boss ?
- Je crois qu’il ne s’en est même pas rendu compte.
- Tu as piqué un livre au boss ???
- Je ne l’ai pas piqué. Il l’a laissé trainé dans la maison ambulante. C’est lui qui a la tête ailleurs ces derniers temps.
Sharnalk sourit. Ca commençait à devenir plus clair.
- Qu’est-ce que tu penses de ses dernières décisions ?
- Quoi donc ?
- Qu’est-ce que tu penses des deux nouveaux membres ?
- Pfff…
Le garçon blond sourit une nouvelle fois. C’était donc ça. Il n’approuvait pas le choix de Kuroro d’avoir enrôlé l’élève et le fils d’Oda. Inutile d’insister. Le garçon s’en retourna rassembler ses propres affaires. Le boss avait annoncé deux heures auparavant que la réunion de la brigade était terminée et que chacun pouvait retourner à ses affaires. Le garçon avait hâte de retourner à sa paisible vie d’hunter espion et son appartement de Zaban. Et surtout… échapper à l’atmosphère lourde qui planait sur la brigade depuis l’arrivée du gosse.
- Tu as un peu de temps ?
Il se retourna. Feitan avait fini de bouder et se trouvait dans l’embrasure de la porte. Il fit signe à son compagnon qu’il voulait faire une promenade. Le garçon acquiesça. Une minute plus tard, ils étaient dehors.
- Alors, tu voulais me parler ?
- Ouais. Toi, qu’est-ce que tu penses des nouveaux membres ?
- Pas facile à dire. Pour Inochi, je comprendrais qu’il l’engage étant donné ses talents, mais le gamin…
- Surtout que ce n’est plus un gamin, grogna Feitan.
- Je me demande ce que les autres ont vu pour autant le vouloir dans la bande. Je veux dire… il n’a pas fait ça simplement pour emmerder Oda, si ?
-Qu’est-ce qu’on a rit, hier, en appelant ses chiens de concours. Ca faisait un moment que je voulais leur rendre toutes les humiliations qu’ils nous ont fait subir. Je les imagine trop expliquer à l’autre folle que son fiston a accepté sans hésiter d’entrer dans la brigade.
- Mais on ne sait toujours pas ce qu’il va donner, le gamin, le sermonna Sharnalk. Je crains qu’il soit trop gentil. Je sens qu’il va poser des problèmes en mission. S’il refuse de tuer ou de voler, ça va pourrir l’ambiance.
- L’ambiance est déjà pourrie ! Ouvre les yeux ! Le boss est sur les nerfs car le n°9 continue de lui faire la gueule, et les seules personnes qui étaient capables de le calmer ne reviendront plus jamais !
Le blondinet fut frappé de stupeur. Il ne se serait jamais attendu à entendre Feitan, pourtant le plus cruel du groupe, regretter les morts.
- Paku et Franklin… ils trouvaient toujours les mots justes, pour chacun d’entre-nous… Et Shiryu… avec, lui, une bonne petite baston et tout était parti. Le boss peut engager autant de génies qu’il souhaite, le bon vieux temps ne reviendra plus… plus jamais.
Sharnalk ne répondit pas. Ce n’était absolument pas son truc, de consoler les autres. Feitan continua.
- Mais… je commence à croire que ce qui nous arrive n’est pas une fatalité.
- Pardon ?
- A York Shin… rien de tout ça ne serait jamais arrivé si Hisoka n’avait pas monté sa combine en manipulant le type à la chaîne.
- Heu… On peut dire ça, oui…
- Il y a presque cinq ans maintenant, on pensait que ce connard avait tué Shiryu. Cela nous paraissait impossible, encore plus impossible que de voir Uvo se faire tuer par une chaine. C’est cette brillante démonstration qui a poussé le boss à l’enrôler comme n°4. Mais en fait, Shiryu n’était pas mort… Le boss l’a retrouvé dans le labo secret de l’île des milliardaires. Il était réduit à l’état de légume, mais il était vivant.
- Je ne comprends pas le lien, là.
- Et maintenant… pourquoi est-ce que la fine fleur du Trian était-elle sûre de trouver Inochi et le fils d’Oda au nid principal des fourmis ? Les membres composant les équipes des missions de classe SS de la confrérie devrait être top secret.
- C’est une bonne question, mais quel est…
- Je crois que c’est Hisoka qui le leur a dit. Je pense qu’il bosse pour le Trian.
- Quoi ?
- Je pense que le labo a piégé Shiryu pour permettre au clown de nous infiltrer et le payer pour nous détruire de l’intérieur. Et c’est lui qui a du leur dire qu’Inochi et le mioche étaient sensés être dans la première équipe d’assaut du Goruto Est. Et je pense que si la Zaza des cauchemars avait reconnu le mioche à Greed Island, c’est aussi grâce à Hisoka.
- Tu ne penses pas que tu tires des conclusions un peu trop hâtives ?
- Il y a une très bonne façon de le savoir. Il suffit de le retrouver et de l’interroger.
- Le retrouver… rien que ça…
- L’appâter ne devrait pas être si difficile, s’il aime tellement affronter de puissants adversaires.
- Où est-ce que tu veux en venir ?
- Faisons équipe et traquons-le. De toute façon, le boss n’a rien prévu dans les mois qui viennent, mis à part la convalescence du gamin et les nombreux soins qu’Inochi doit dispenser. Pendant que les autres sont occupés à protéger les n°9 et 11, nous allons taper du magicien.
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MessagePosté le: Jeu 24 Fév - 00:15 (2011)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 4 : Vers le Ryuseï

Une camionnette traversait un paysage semi-désertique. La route qu’elle suivait était à l’abandon et elle devait donc avancer très péniblement, secouant ses nombreux passagers.
- Je ne me sens pas bien du tout.
- Moi aussi. Ouvrons une fenêtre, gémit Shizuku
- Pfff, pourquoi devons-nous rester dans cette camionnette, nous aussi ? A pied, nous serions déjà au Ryuseï, grogna Nobunaga.
- Désolée, ce n’est pas nous qui vous avons demandé d’être notre garde rapprochée jusqu’à la fin de la convalescence, grogna Inochi.
- Et encore combien de temps va prendre ton truc du lien de la vie ? continua le samouraï.
- Tout au plus neuf jours, répondit Inochi.
Les symboles qui avaient autrefois recouvert le corps d’Uvogine s’étendaient à présent sur les formes adultes de Gon. Cependant, les signes ne se trouvaient plus que sur son visage. Ce dont l’ancien n° 11 avait mis près d’une centaine de jours à se remettre, son remplaçant n’en avait mis que trente. Il fallait aussi dire que le garçon revenait de beaucoup moins loin. Il avait besoin de beaucoup moins d’énergie et avait une capacité de récupération très impressionnante. En fait, la jeune fille sentait que Gon pourrait récupérer toutes ses forces d’ici deux ou trois jours, mais elle faisait tout son possible pour retarder un maximum cette guérison. D’abord, elle trouvait qu’une guérison trop rapide n’était pas sain, mais surtout, elle voulait empêcher Kuroro de les embêter. Elle était assez inquiète de ce que le chef de la brigade pouvait demander à sa toute nouvelle recrue. Allait-il lui demander de commettre des crimes ? Allait-il aller plus loin dans la destruction de son innocente personnalité ? Et quant à elle, dès qu’elle ne serait plus reliée au garçon, il recommencerait à la harceler. Elle avait souhaité enchaîner avec la résurrection de Kaito, mais le chef de la brigade fantôme l’avait prise de cours en cachant le corps de l’infortuné hunter. Elle serait obligée de régler ses histoires de cœur avant de soigner l’ami de Gon.

Les relations entre l’ancienne princesse et le dangereux voleur ne s’étaient guère améliorées. Inochi se sentait profondément trahie depuis qu’il avait retenue de force au Ryuseï et ne parvenait plus à lui faire confiance. Dans sa tête, le jeune homme avait été faux depuis le début et n’avait jamais été amoureux d’elle. Il l’avait honteusement manipulée et à présent, elle ne pouvait plus revenir en arrière. Mais elle ne se laisserait plus tromper. Aucun de ses mots doux, ni aucune de ses caresses ne l’atteindrait désormais.

Kuroro n’appréciait pas cette situation, lui-non plus. Oui, au tout début, il était calculateur. Il voulait avoir ses incroyables pouvoirs à portée de main. Mais comme la fille était suffisamment douée pour lui tenir tête, il était condamné à utiliser la méthode douce. Pour qu’elle accepte de le suivre et de lui obéir, il fallait qu’il la séduise. Heureusement, la mission que lui avait proposée Freecss en échange de l’enlèvement de son nen lui avait permis de mener sa mission à bien. Evidemment, elle avait tout de suite sentit le piège et s’était mis sur la défensive. Il lui avait fallu plusieurs mois de patience pour qu’elle le laisse l’embrasser et encore un mois pour lui permettre de partager son lit. Mais alors qu’il pensait avoir réussi son coup, il avait alors réalisé que c’était lui qui s’était laissé prendre au piège. Car à présent, l’absence de la jeune fille le faisait souffrir sans qu’il ne puisse l’expliquer. Sa voix, son sourire et son corps lui manquaient. C’était assez humiliant pour un homme qui était habitué à ne prendre que ce qu’il voulait chez les autres. Depuis leurs retrouvailles à central Namon, il n’avait jamais pu l’avoir rien qu’à lui, et cela commençait à l’obséder. Il allait bientôt perdre son calme et devenir violent. Il avait caché le corps de Kaito pour forcer la jeune fille à venir à lui. S’il ne pouvait pas avoir ce qu’il voulait à ce moment là, alors…
Mais dans ce climat tendu, il y avait au moins une araignée qui était de bonne humeur. Il s’agissait de Nobunaga. Bien des mois auparavant, lorsqu’il avait rencontré Gon à York Shin City, il avait été touché par l’aura du gamin. En quelques minutes, il avait senti que le petit était de la même trempe qu’Uvogine, son meilleur ami. Ils avaient le même caractère, et le même potentiel… quoiqu’il ait un peu sous-estimé celui de Gon. Quelle ironie qu’à l’époque, il ignore que les deux n°11 soient de la même monstrueuse famille. A ce moment là, il était tellement curieux de voir évoluer la force du gamin qu’il lui avait demandé d’entrer dans la brigade. Il s’était heurté à un refus très prévisible. Mais aujourd’hui, le boss avait trouvé les arguments pour le faire changer d’avis et avait demandé au n° 1 de prendre en charge le nouvel arrivant. Dès qu’Inochi aurait terminé ses soins, Nobunaga aurait la mission de lui apprendre à utiliser sa nouvelle force. Il se retrouvait vingt-cinq ans en arrière, lorsqu’il se disputait avec l’oncle du gamin sur la supériorité de l’art du sabre sur la force brute. Cette perspective d’entrainement lui rappelait les plus belles années de sa vie. Ah, il avait hâte que l’entrainement commence. Il avait milles idées. La première d’entre elles serait de voir comment le nen du petit aurait avait évolué après cette brusque transformation. Gon ne pourrait probablement plus se servir de ses pouvoirs comme il le faisait auparavant…

La camionnette freina brusquement. Toutes les personnes situées à l’arrière du véhicule volèrent dans tous les sens.
- Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?
- Je crois que j’ai vraiment vomi…
- Ah, pitié, faut vraiment qu’on sorte !
Ils entendirent les portes à l’avant du véhicule s’ouvrir et ses passagers en descendre.
- Il s’est passé quelque chose, ou quoi ?
Il y eu des bruits de voix. Kuroro et Phinks discutaient avec quelqu’un.
- On devrait sortir voir, suggéra Shizuku.
- De toute façon, on va ouvrir. Nous n’allons pas rester dans une cage pleine de gerbe, grogna Nobunaga.
- Merci pour les détails.
Les deux araignées s’exécutèrent. Les voix devinrent plus distinctes. Gon sursauta, il reconnaissait la personne qui s’adressait au chef de la brigade. Il s’agissait de…
- Le nouveau, il y a ici quelqu’un qui veut te parler, l’appela Phinks.
Le garçon se leva péniblement. Il avait attrapé des crampes à force de rester assis sans rien faire. Quand il sortit, il vit qu’il avait raison. Knuckle l’attendait.
- Tu peux t’éloigner si tu veux, mais nous repartons dans 5 minutes, dit-il après avoir regardé sa montre.
Son nouveau compagnon hocha la tête. Inochi sortit aussi du véhicule, inquiète. Elle regarda son protégé s’éloigner de plusieurs mètres du véhicule en compagnie du mystérieux visiteur.
- Qu’est-ce qui s’est passé ? demanda-t-elle à son chef. Qui est-ce type ?
- Tu ne le connais pas ?
- Non, jamais vu.
- Il est apparu au beau milieu de la route, surgissant de nulle part. Mais comme il n’avait pas l’air d’avoir envie de chercher les ennuis, nous avons discuté civilement. Il dit qu’il a participé à l’assaut du palais avec le petit et qu’il voulait lui parler. Comme il n’a pas l’air d’être avec Oda (tu l’aurais reconnu, sinon) et qu’il a réussi à nous retrouver, je me suis dit que je pouvais lui accorder ça.
Elle hocha la tête.
- Ne t’inquiète pas, je n’attaquerai pas ce type… Même si je me pose des questions sur la façon dont il est apparu…
Inochi sourit l’espace d’une seconde. Elle n’avait pas réalisé qu’elle venait de parler gentiment à l’homme qu’elle s’était juré de haïr jusqu’à la fin des temps. Elle essayait de se concentrer sur son lien télépathique avec Gon.
- Donc, ce sont tes nouveaux compagnons ? demanda le nouveau venu.
- Oui, on peut dire ça. La fille à qui je suis relié par des fils de nen m’a promis de sauver Kaito, et je la crois.
- Et les autres ? Les élèves d’Oda m’ont dit qu’il s’agit de la Brigade Fantôme. Ce…
- Vu de l’extérieur, c’est vrai qu’ils font peur, mais je crois que ça ira. Quand on les connait mieux, ils sont plus sympas.
- Oda pense qu’ils t’ont enlevé pour t’utiliser contrer elle.
- Je ne sais pas… Le boss m’a promis que je n’aurais pas à affronter des amis. Il veut que je sois son équipier, pour de vrai.
- Et tu le crois ?
- Pourquoi il me mentirait…
Knuckle sourit. Gon n’avait finalement rien perdu de son innocence.
- Je sais… qu’il y a des gens qui mentent, continua-t-il sur un ton plus sombre.
Ah si… quand même un peu.
- … mais il sait ce qui se passera s’il brise sa promesse. Il a vu…
- On arrive à la raison principale de ma visite. Qu’est-ce qui s’est passé au château ? On a retrouvé des morceaux de Neferupito ici et là, sur un terrible champ de bataille.
- Je ne me souviens pas. J’étais… je me souviens juste que j’étais en colère, car Pito m’avait menti.
Une goutte de sueur coula dans le dos de Knuckle. D’accord. Maintenant, il comprenait pourquoi le chef de la Brigade voulait éviter de blesser le garçon. Dès le premier jour où le jeune guerrier avait rencontré le fils d’Oda, il avait eu peur de lui, peur d’une terrible force enfermée dans son petit corps. Son maître Moreau avait été tout aussi terrifié que lui. Ils se demandaient tous où, quand et comment cette terrible puissance jaillirait. Moreau avait supposé que la menace de Pito pourrait être le facteur déclencheur. Il avait visé presque juste. C’était la colère éprouvée contre le garde royal qui avait tout libéré. Et maintenant… qu’allait devenir le petit… plus si petit que ça. Il mesurait presque deux mètres de haut et avait un corps musclé à l’extrême… Si son apparence ne dégageait plus aucune aura, Knuckle n’avait aucun mal à imaginer la puissance que Gon avait du avoir au moment de sa métamorphose. Oui, même ce démon de Kuroro Lucifurus ne pourrait rien faire contre un Gon en colère.
- J’ai un message de la part d’un certain Léorio, annonça le beast hunter.
Gon le regarda d’un air étonné.
- D’abord, il espère que tu te remettras vite et que tu lui donneras des nouvelles de temps en temps. Il était très inquiet pour toi.
- Je vais bien. Les soins sont bientôt terminés et je vais me remettre à pratiquer le nen.
- Tant mieux… l’autre chose, c’est qu’il a dit que Kirua est « rentré chez lui ». Léorio est encore plus inquiet parce que lorsque ton copain est parti, il n’avait vraiment pas l’air bien.
Gon compris immédiatement la gravité de la situation. Son ami était déjà passé par un état de « dépression » semblable. Il fallait qu’il entre en contact avec lui, mais comment ? Kuroro lui avait bien fait comprendre qu’il ne voulait pas entendre parler des élèves d’Oda… et comme il y avait toujours une ou deux araignées en permanence avec lui et Inochi, il n’osait pas appeler son ami. Était-ce à cause de ça que Kirua allait mal ?
- Bien, je crois que j’ai dit tout ce qu’il fallait dire, il est temps pour moi d’y aller.
- Et comment ?
- Méléolon est caché près d’ici. Il « passera me prendre » quand je m’éloignerai.
Gon sourit.
- Et au fait, comment m’avez-vous retrouvé ?
Knuckle sourit.
- Le Rurubu d’or !
- Hein ?
- C’est un prix qu’on peut ramener de Greed Island, n’est-ce pas ?
- Oui, je m’en souviens, mais…
- Kuwabara a ramené cette carte quand ils ont terminé le jeu. C’est un magazine contenant un paquet d’informations pour rencontrer les personnes que tu souhaites quand tu le souhaite. Très pratique. Il a bien choisi. Grâce à ce magazine et aux facultés d’une des autres élèves, ils savaient que vous prendriez cette route aujourd’hui. D’ailleurs, Jason nous attends dans les collines pour nous ramener à Sabargrad.
- Ah, alors tout ira bien pour toi, alors.
- Allez, j’y vais.
- Ah, une dernière chose, dit Gon. Je suis relié télépathiquement à Inochi, alors elle n’a pas pu me le cacher très longtemps.
- Cacher quoi ?
- Tu pourrais dire à Nohime Oda que je veux bien qu’elle soit ma mère ?
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MessagePosté le: Ven 29 Avr - 12:23 (2011)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 5 : un très long entraînement

- Ca ne te regarde pas ! s’exclama Nobunaga.
- Mais…
- C’est entre Kuroro et Inochi ! En intervenant, tu ne feras qu’aggraver le problème. Laisse-les régler leur problème de couple tout seuls ! Tu dois t’occuper de toi.
- Mais…
- Tu sais très bien qu’elle peut se défendre. Elle est suffisamment douée pour contenir le boss. Toi, par contre, tu es désespérément faible. Je pourrais te tuer n’importe quand sans que tu ne puisses m’en empêcher.

La convalescence de Gon était officiellement terminée. Il pouvait bouger normalement, mais il ne savait toujours pas ce qu’il en était pour son nen. Après tout, il ne l’avait pas utilisé depuis ce fameux soir, il y a plus de deux mois. Et il savait bien que ses capacités ne lui reviendraient pas du jour au lendemain. Pour le moment, il était toujours impuissant, et ça l’agaçait, parce que les membres de la brigade en profitaient pour lui déléguer toutes les tâches ingrates. C’était donc vrai qu’il avait besoin de cet entrainement préparé par Nobunaga. Quand il serait fort, il serait capable de discuter d’égal à égal avec Phinks ou Kuroro. Il renonça donc à s’occuper d’Inochi, laissée seule avec le chef de la brigade depuis que le lien de la vie s’était brisé. Son nouveau professeur avait raison, ils ne feraient que se disputer et Inochi était capable de maîtriser le terrible voleur de Nen. Il n’avait pas à s’occuper de ça.

Gon et Nobunaga quittèrent une vieille tour de bêton en ruine située en plein milieu d’un cimetière de détritus en tout genre. Ils étaient au plein cœur du Ryuseï. Gon avait tranquillement achevé sa convalescence dans un endroit parfaitement sécurisé, une tour en construction abandonnée. C’était un lieu uniquement accessible aux utilisateurs de nen. Si des hommes du Trian étaient à sa recherche, ils ne s’étaient jamais manifestés. Il était resté immobile pendant des journées entières, sans réelle animation, s’ennuyant à contempler l’étrange cité de l’étoile filante. C’était un endroit tellement spécial, tellement unique. Il avait rêvé d’explorer la décharge lorsqu’il était sous l’influence du lien de la vie. Enfin il était dehors. Il allait pouvoir examiner tout cela de plus près.

Le numéro 1 de la brigade avait cependant un tout autre programme. Il entraina son élève dans les ruines carbonisées du palais qu’aucun membre du Ryuseï n’osait approcher, par traumatisme de l’attaque des fourmis-chimères. Cet endroit désert était l’endroit idéal pour leurs exercices. Ils s’installèrent dans le grand hall d’entrée où Nobunaga s’amusa à fouiller dans un grand sac.
- Qu’est-ce qu’on fait, des exercices de base, des exercices de hastu, de la simulation de combat ?
- Rien de tout ça ! tu vas recommencer depuis le tout début, donc, nous allons commencer par des exercices ne demandant pas l’utilisation du nen.
Il sortit un réveil et une boite en plastique de son sac.
- Bien : il est huit heures du matin…
Il toucha un bouton du réveil.
- … et à une heure de l’après midi, je mangerai ça.
Il ouvrit la boite, montrant six sandwichs bien garnis.
- Si tu n’as pas réussi à récupéré la boite avant cette heure-là, tu pourras te chercher ton repas tout seul, et je te garantis que c’est un parcours du combattant dans cette ville.
- Quoi ? Je dois juste…
- Juste attraper cette boite. Mais je te préviens, je compte la garder pour moi.
Et pour illustrer ses mots, il fit un grand saut pour arriver sur un des balcons du hall.
- Donc, tu as jusqu’à une heure pour récupérer ton déjeuné. Salut !
Et le samouraï disparu. Gon était stupéfait. S’il s’était attendu à un exercice de ce genre… enfin, ce défit ne lui était pas étranger. Il avait du passer une épreuve un peu semblable à son examen de Hunter, quand il ne connaissait pas encore…
Et le garçon compris ou son professeur voulait en venir. Il voulait qu’il fasse une révision de ses talents naturels.
Gon s’assit sur le sol et se mit à réfléchir. Il tachait de se remémorer les détails de l’examen de Hunter. Il y avait évidement eu le défit d’attraper sa plaque numérale à Hisoka. Le garçon avait mit près de deux jours à mettre sa stratégie au point, mais il avait réussi à synchroniser son attaque sur celle de sa proie. De cette façon, il avait, grâce à sa canne à pèche, réussi à attraper la précieuse plaque. C’était bien joli, mais… il n’avait pas sa canne à pèche ici, et Nobunaga avait gardé son sabre de samouraï à portée de main. Il ne se laisserait pas piéger par un hameçon au bout d’un fil.

L’image de son nouveau professeur apparu clairement dans l’esprit de Gon. Une main gauche posée sur le sabre, et l’autre tenant la boite de sandwichs. L’épée empêchait Gon d’attaquer au corps à corps et la main droite permettait au gardien d'exercer un contrôle permantent sur son objectif. Le garçon doutait qu’il puisse se protéger correctement sans savoir se servir de son nen. Le combat avait l’air inégal.

C’est alors qu’une autre image lui vint en tête, celle d’un vieillard jouant avec une balle, en ne se servant que d’un seul bras et d’une seule jambe. Gon se releva d’un bon. C’était ça ! Tout comme le président Nétéro, Nobunaga s’était créé une sorte de handicap. S’il pouvait obliger son professeur à se servir de ses deux mains, il ne serait plus concentré sur la protection de la boite. Et pour y arriver, il suffisait de foncer dans le tas.

Le problème, à présent, était de retrouver le gardien des sandwichs. Gon se demandait si son adversaire le surveillait. Etait-il caché quelque part en train de le surveiller ? Etait-il près de lui ? Gon ne ressentait aucune présence autour de lui. Nobunaga avait du mettre les voiles. Le garçon devrait donc, en plus de l’affronter, le retrouver. Il huma l’air autour de lui. Une horrible odeur de brûlé se superposait à l’air pollué de la gigantesque ville-décharge. Pourrait-il se servir de son odorat ? Le samouraï ne sentait pas particulièrement mauvais, et enfermés dans leur boite en plastique, les sandwichs étaient impossibles à pister. Il ne restait plus qu’à le chercher à l’ancienne, en examinant les traces sur le sol.

La traque se révéla assez facile, car non-seulement les empreintes de pas se remarquaient très bien dans la suie, mais une brise lui apportait l’odeur de son professeur. En moins de dix minutes, Gon avait retrouvé sa cible.
- Tellement pressé ? ricana le gardien des sandwichs.
Sans lui répondre, Gon fonça sur lui. Nobunaga dégaina son sabre du bras droit, laissant la boite de sandwichs au sol.
« C’est bien ce que je pensais », pensa Gon. « Je dois le harceler jusqu’à ce qu’il oublie son objectif. Je dois le faire s’éloigner du repas ». Et Gon attaqua à plusieurs reprises en esquivant l’arme de son adversaire. Les souvenirs du défit lancé par feu le président Nétéro bouillonnaient à présent dans sa tête. Il savait comment bouger, comment perturber son ennemi. Il ne lui fallu pas plus d’une demi-heure pour forcer son professeur à se déplacer de quelques pas. Quand Nobunaga réalisa sa négligence, il était trop tard. Gon avait plongé et attrapé les sandwichs.
Le vieil homme éclata de rire.
- Et bien, je me suis fait royalement avoir. Le test est terminé ! Ah vraiment…
Et il se lança dans un monologue sur ses anciennes bagarres avec l’oncle du gamin. Pour lui aussi, cet entrainement était une source de souvenirs.
- … Bref, comme tu viens de l’apprendre, la première personne à se déconcentrer a perdu. Garder son objectif en tête, en tout temps et en tout lieu…
Nobunaga était vraiment bavard.
- Bien, il n’est pas encore dix heures, avec tout ça. Nous allons enchaîner avec la deuxième phase. Tu gardes la boite de sandwich jusqu’à demain midi !
- Pardon ?
- Nous inversons les rôles. C’est moi et les autres qui viendrons chercher la boite. La grande horloge de l’hôtel de ville marquera la fin de l’épreuve. Ah, et il faudra qu’il reste au moins un sandwich dans la boite.
- Quoi, qui ça, « les autres » ?
- Phinks, Shizuku, Boronerof et l’équipe de la maison ambulante, bien sûr ! Le Ryuseï entier sera le terrain de bataille. Je te laisse 10 secondes d’avance !
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MessagePosté le: Mar 31 Mai - 18:30 (2011)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 6 : Le plus sexy des hunters
- Je viens d’avoir Phinks au bout du fil. Il semble que l’ambiance soit beaucoup plus détendue à présent.
- Ah bon ?
- Apparemment, le boss et le numéro 9 se sont réconciliés sur l’oreiller. Ils se sont enfermés dans une chambre de la maison ambulante il y a trois jours et ils n’en sont toujours pas ressortis. Ensuite, l’entrainement du gamin a l’air d’amuser tout le monde.
- En quoi ça peut être drôle ?
- Nobunaga lui impose toute une série de tâches qu’il doit accomplir tout ayant presque tout le Ryuseï sur le dos. Tout le monde y participe, même Phinks. Et il dit qu’effectivement, le petit est doué.
- S’il le dit, grogna Feitan.
- Tu ne digères toujours pas le fait que sa mère et lui t’ont écrasé à York Shin City ?
- Tu tiens vraiment à savoir ce que ça fait ? répondit le petit asiatique, agacé.
Sharnalk soupira et laissa tomber. Il savait que son compagnon pouvait se montrer particulièrement susceptible. Dans ce genre de situation, il ne valait mieux pas le provoquer.
Le courtaud se calma également. Il sortit une liasse de papiers de son sac.
- Passons aux choses sérieuses. D’après son manager, Hisoka va arriver demain soir à la tour céleste.
- Soit seulement un jour avant son combat. Il n’a pas l’air de le prendre très au sérieux, observa Sharnalk.
- Pourtant l’adversaire est Crad Strip, continua le petit asiatique. Ce mec est loin d’être mauvais.
- C’est même le match de l’année, enchérit son compagnon. Crad est un single hunter reconnu. De plus, c’est un adversaire déclaré du Trian. Cela m’étonnerait beaucoup que le laboratoire ne se manifeste pas.
- Je n’ai pas terminé. Devine où se trouve ce traître pour le moment.
Là, le jeune blond regarda son équipier d’un air interrogateur.
- Il est à Tenoch, la capitale de l’empire austral. Soit il fait du repérage pour le tournois d’investiture, soit il est en train de se doper dans un certain hôpital. En fait, il pourrait même faire les deux !
Sharnalk ne répondit pas. Ces hypothèses étaient possibles, mais à son sens, l’ancien n°4 pouvait se rendre dans l’empire austral pour d’autres raisons. Feitan était tellement obsédé par l’idée d’inculper Hisoka qu’il était aveugle à tout le reste. Il n’était vraiment pas fait pour être détective. Histoire d’éviter de tout gâcher, le blondinet voulu lui donner un nouvel os à ronger.
- Son adversaire, ce Crad Strip…
- … Un peu trop arrogant à mon goût. J’ai très envie de lui refaire sa gueule d’ange.
- Il combat activement le Trian, non ? Si Hisoka est vraiment un agent du Trian, cette provocation en duel ne doit pas être sans lien. Et si on allait lui rendre une petite visite ?
Le n°2 hocha la tête en silence.

Ce Crad Strip était un des hunters les plus populaires du moment. Non seulement il était incroyablement séduisant, avec une peau pâle, des yeux violets énigmatiques et une chevelure blonde rebelle, mais il était sur le point de devenir Floor Master après seulement 4 mois de combats à la tour céleste, un record absolu. Dans la presse, il était donc considéré comme un des plus puissants guerriers au monde. Les magasines féminins le qualifiaient également depuis près de trois ans comme le « hunter le plus sexy au monde ». Tout cette vague médiatique pouvait justifier l’agacement de l’araignée.
Mais le passé de Crad Strip faisait également couler beaucoup d’encre. Il aurait passé son enfance dans un village reculé du Bergenland, alors plongé en pleine guerre civile. Un jour, un bataillon d’un des principaux clans en guerre avait débarqué au village. Leur chef avait proposé monts et merveilles au maire s’il acceptait la construction d’un laboratoire secret sur leur territoire. Le pauvre homme, pensant assurer la prospérité du village, avait accepté. Un centre de « formation » avait donc été construit dans les ruines d’un vieux château. Mais très vite, la vie des villageois était devenue un enfer. De nombreuses personnes disparaissaient. D’autres devenaient folles ou tombaient malades. L’équipe de sécurité du centre devenait de plus en plus tyrannique, abusant de son pouvoir à outrance. Un jour, une terrible lutte éclata au centre, et le village entier fut détruit. Crad Strip serait un des rares survivants de ce massacre. Depuis, il aurait juré de combattre toutes les organisations, multinationales et gouvernements qui faisaient passer le « progrès » avant la sécurité de la population locale. L’équipe d’intervention « Lahar » qu’il avait fondée avait déjà démantelé deux réseaux de trafics d’êtres humains, un trafic d’organe et un autre de drogue. Ces prouesses lui avaient permis d’obtenir à 24 ans le titre de Single Hunter.
- C’est vrai que ce type est intriguant, déclara Feitan. En plus de ça, il semble venir du village qui a hébergé le projet ULTIMA où se trouvaient Shizuku et Inochi.
- Et surtout, il y a le combat d’il y a deux semaines, ajouta son équipier détective. Il n’a pas utilisé une vulgaire faculté pour venir à bout de son adversaire. Si la miss princesse avait été là…
- Oui, cette créature qui est apparue sur le ring est plus que certainement une de ces « invocations » dont Ino nous a parlé. Cela veut donc dire qu’il possède un objet appartenant au trésor royal des Tokugawa.
Sharnalk examina un instant les articles de presse qui parlaient de son impressionnant dixième combat au 200ème étage de la tour céleste. Les deux garçons avaient été regarder le match simplement pour se divertir, sans se douter une seule seconde du spectacle auquel ils allaient assister. Quelque chose le perturbait.
- Tu sais, je commence à trouver ça sérieusement suspect. C’est beaucoup trop beau pour être vrai. Ce hunter a débarqué à la tour au mois de juin, a atteint le deux-centième étage en cinq jours et a mené un combat toutes les semaines à ce niveau rien que dans le but d’affronter Hisoka. Tous les amateurs de combats violents ont les yeux rivés sur lui à présent. Le Trian ne fait certainement pas exception. Et dans son dernier combat, voilà qu’il nous sort cette terrible invocation. C’est comme s’il voulait attirer l’attention du laboratoire.
- Et alors, c’est plutôt pratique pour nous, non ?
- Il aurait tout aussi bien pu attendre le tournoi d’investiture. Tout le monde sait le rôle que l’organisation joue dedans. Non, cela m’a l’air beaucoup plus calculé, et je n’aime pas ça.
- Dans tous les cas, nous devons interroger monsieur le-beau-gosse avant son combat. Il pourrait très bien ne plus pouvoir nous répondre après.
Son compagnon acquiesça. Une heure plus tard, ils arpentaient les couloirs du 22ème étage, où se trouvait l’appartement du valeureux guerrier. Jusque là, tout allait bien. Il y avait quelques hommes de sécurité, mais ils n’étaient pas de taille à les repérer. Les deux voleurs arrivèrent bientôt à la chambre de leur proie. Ici aussi, tout était normal. Ils sentaient la présence d’un guerrier, mais qui n’était pas nerveux. Ils avaient donc l’avantage de l’effet de surprise.
- On fait comme on a dit, murmura Feitan.
Sharnalk frappa à la porte.
- Room service !
Une voix lui répondit.
- Ce n’est pas trop tôt ! Entrez !
Ce type ne se doutait vraiment de rien. Sharnalk poussa donc la porte et les deux compères entrèrent dans la pièce… Et se retrouvèrent face à face avec un hunter tenant un gigantesque cimeterre dans les mains.
- Je vous attends depuis deux semaines, vous savez ?
Le single jeta un coup d’œil à la porte, comme s’il s’attendait à voir quelqu’un d’autre apparaître.
- Où est sa majesté ? Elle n’est pas venue ?
Les deux araignées n’étaient pas sûres de comprendre. Crad Strip les attendait ? Ou plutôt, il attendait le nouveau n°9 ? Cet homme savait donc que la jeune fille avait intégré leur bande. Il avait l’air d’être un peu trop bien renseigné sur les activités de la brigade. Ils activèrent tous les deux leur Ten, mais Sharnalk tenta d’engager la conversation.
- Je m’en doutais, bluffa-t-il pour dissimuler leur surprise. Tu n’avais pas besoin d’utiliser ton invocation lors de ton dernier combat. C’était juste pour faire réagir les personnes qui t’intéressaient.
- Et où est Inochi Tokugawa ? C’est elle qui vous a expliqué ce que c’était en réalité, n’est-ce pas ?
- Peut-être bien. Et que nous vaut l’honneur de cette invitation ?
- C’était surtout elle que je voulais voir. Où est-elle ?
- Comment pourrions-nous le savoir ? Nous ne connaissons pas cette personne.
Ce Crad Strip était décidément trop mystérieux pour qu’ils se permettent de laisser échapper la moindre information. Ils avaient déjà foncé tête baissée dans son piège. Il fallait rester sur ses gardes. L’homme à la grosse épée soupira.
- Pouvez-vous cesser de déployer votre nen ? Vous allez finir par attirer l’attention de tout le monde à l’étage. Sinon, que vous a-t-elle dit à propos des invocations ?
- Mon pote vient de te dire que nous ne connaissons pas cette fille.
- Ne me faites pas rire ! Elle était à York shin en même temps que vous l’année dernière. J’y étais aussi. Je cherchais les pièces du trésor royal des Tokugawa qui devaient être vendues aux enchères souterraines. Au cours de mes recherches, j’ai appris qu’elle avait été capturée par une des bêtes de l’ombre alors qu’elle essayait aussi de s’en emparer. Ce dernier a préféré la faire travailler pour lui plutôt que de la livrer au Trian qui était prêt à débourser 4 milliards de Jénis pour l’avoir morte ou vive. Vous avez éliminé cet homme et vous vous êtes emparés du trésor royal. Vous l’avez rencontré à ce moment là et vous avez décidé de l’intégrer dans votre bande.
- Qui est le débile qui est allé colporter cette stupide rumeur à deux Jénis?
- NOUS NE SOMMES PAS ALLIES ! Enchaina Feitan.
- La dernière héritière des Tokugawa fait partie de la brigade fantôme ! Oseriez-vous le nier ? répondit calmement Crad Strip.
- Parce qu’on a fait une razzia sur les enchères souterraines de York Shin, on a forcément recruté une princesse ? Faut pas rêver !
- Ne me faites pas perdre mon temps ! Votre patron et cette jeune femme se sont présentés à un de mes informateurs comme étant « fiancés ». Et j’ai la preuve que cette rencontre s’est fait à York Shin grâce à certaines vidéos. A présent, que savez-vous exactement des invocations ?
Il était drôlement bien renseigné et était déterminé à mener la discussion… le genre d’attitude qui énervait Feitan. Il n’avait jamais accepté l’autorité de personne d’autre que Kuroro.
- Je crois que tu n’as pas bien compris, répondit le petit homme. On n’est pas venu pour te donner des informations. Nous sommes venus t’en prendre, et on le fera par la force s’il le faut, dit-il en sortant son parapluie fétiche.
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Medusa
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MessagePosté le: Mar 28 Juin - 23:20 (2011)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 7: Le Lahar
Au moment où Feitan se lança sur son adversaire, des centaines de mains de bêton sortirent du sol. Les deux araignées les esquivèrent, pour être ensuite les cibles de projectiles de Nen. Sharnalk ne parvint pas à les éviter et se retrouva immédiatement paralysé. Feitan, ayant un peu de mal à esquiver les mains et les balles en plus du terrible cimeterre de Crad Strip se retrouva vite coincé dans un coin de l’appartement.
- Ca te tuerait de te tenir tranquille deux secondes ? Je ne vous ai pas appelés pour nous battre entre nous, soupira le single hunter.
- N’empêche que tu as appelé quelques copains pour l’occasion, n’est-ce pas ? grogna Feitan, tout en regardant l’embrasure de la porte. Une jeune femme en tenue digne de Lara Croft, armée jusqu’aux dents et tenant dans ses mains une Kalachnikov devait être la personne qui avait neutralisé Sharnalk. Et qui donc avait utilisé les étranges mains de bêton ?
- Voici Nastasia, une des membres du Lahar, mon équipe d’intervention. Nous nous sommes réunis dans cette ville car nous souhaitons capturer un informateur du Trian.
Cela marcha comme une formule magique sur le n°2. Un espion du Trian ? Hisoka ? Il avait donc eu raison !
- Et pour l’attirer à la tour céleste, j’ai eu l’idée de défier votre ancien compagnon, le clown pervers.
Quoi ? Pas Hisoka ? Feitan n’hésita pas à leur préciser que ce magicien dégénéré était l’informateur du Trian. Le plus sexy des hunters le corrigea.
- Nous y avons cru un moment, nous aussi. Mais ce n’est pas tout à fait la réalité. En fait, quelqu’un se sert de lui. Il a une âme damnée qui le suit comme son ombre. Vous avez peut-être entendu parler de Jill Fish ?
- Qu’est-ce que vous reprochez à cette face de thon ?
- D’avoir vendu, entre autre, des informations vis-à-vis du clan Kuruta, du Geneï Ryodan, de Nohime Oda et ses équipiers… En fait, du moment que le laboratoire sorte sa carte de crédit, Fish leur dit tout ce qu’il sait sur tout et n’importe quoi.
Un éclair de colère passa dans les yeux du petit asiatique. Toujours paralysé sur le sol, Sharnalk laissa s’échapper un « C’était donc ça ».
- Bon, et à nous, qu’est-ce que vous nous voulez ?
Feitan s’était enfin calmé et était disposé à discuter.
- J’ai provoqué Hisoka en supposant que le Picture Hunter ne résistera pas à l’envie de filmer un combat entre son guerrier fétiche et moi. A cette fin, j’ai spécialement utilisé ma jolie petite invocation. Bien entendu, je me suis dit que toutes les personnes ayant entendu parler de cette technologie oubliée seraient intéressés et fonceraient sur les lieux : c'est-à-dire son altesse et le Trian, à qui j’ai volé le bijou il y a plus de dix ans.
- Qu’est-ce que tu sais de cette altesse ?
- Il y a très longtemps, je vivais dans un charmant pays où il ne se passait pas une semaine sans qu’une bande de pillard ne vienne s’attaquer à notre village. Un jour, une bande encore plus louche que les autres est venue parler à notre chef en lui disant que le village ne se ferait plus jamais attaquer s’il leur permettait de s’installer dans un vieux château au dessus du village. Ces gens étaient des membres du Trian, et ils venaient de fonder leur première base « d’entrainement ». J’étais un jeune casse-cou et avec des amis, j’ai voulu explorer ce labo. C’est à cette occasion que j’ai rencontré Inochi pour la première fois. Les scientifiques cherchaient encore à comprendre le fonctionnement des pièces du trésor royal qu’ils venaient de voler et de comprendre comment la princesse avait réussi à fusionner avec l’invocation Hydromène.
Les deux araignées notèrent que l’explication de Crad Strip différait un peu de celle donnée par leur chef. La fondatrice du Trian était à présent une invocation ?
- Beaucoup de choses se sont passées, mais finalement, les hauts-gradés du Trian ont considéré que le centre ULTIMA était un échec et qu’il fallait faire disparaître tous les témoins. Ils ont cherché à éliminer tous les habitants du village et transférer les cobayes intéressants dans un centre encore plus rigoureux. Lors de leur évacuation des lieux, j’ai réussi à faucher quelques bijoux au hasard.
Il pointa un épais bracelet doré surmonté d’une grande pierre violette.
- J’ai mis pas mal de temps à comprendre de quoi il s’agissait. En quelques mots, ils m’ont permis d’apprendre le nen et d’utiliser l’invocation « Seth ». Donc, après mon larcin, je me suis enfui. J’ai appris beaucoup plus tard que les cobayes du laboratoire avaient été libérés du Trian par Nohime Oda et que la plupart d’entre eux étaient devenus ses élèves, dont son altesse Inochi Tokugawa.
Sharnalk et Feitan restaient silencieux. Ils avaient vu juste sur un certain nombre de points. Jusqu’ici, Crad Strip ne leur apprenait pas grand-chose.
- Je crois que j’en aurais pour des heures si je devais vous expliquer les résultats de nos différentes enquêtes. Mais en gros, nous avons pisté le trajet des différentes pièces du trésor afin d’identifier les collaborateurs du Trian. C’est de cette façon que nous sommes venu à York Shin et que nous avons suivit de loin vos exploits. Ce fut la seule et unique fois que j’ai été témoin de l’invocation que détient la princesse, mais on m’en avait déjà beaucoup parlé. Apparemment, la première organisation du Trian, dirigé par une femme du nom d’Hydromène, avait trouvé le moyen de conserver l’âme, le nen et l’avatar de puissants guerriers sous formes de pierre. De bons utilisateurs du nen peuvent réveiller ces pierres et commander les esprits qu’elles renferment. D’après une de mes sources, lorsque les Tokugawa ont confisqué ses créations au laboratoire il y a près de trois siècles, ils auraient récolté une douzaine de ces pierres, dont une spéciale était fixée à un miroir. L’organisation actuelle possède actuellement huit d’entre-elle. J’en possède une. La princesse en a une. Il y en a encore deux qui trainent dans la nature, mais j’ai ma petite idée sur l’endroit où elles sont.
La jeune femme à la Kalachnikov toussa. Crad réalisa qu’il s’était éloigné du sujet et avait donné un peu trop d’informations.
- Ceux de maintenant n’ont toujours pas réussi à reproduire cette technologie des invocations, mais près de la moitié de son budget est investit dans ces recherches, car elles sont à la fois un moyen d’atteindre l’immortalité et un moyen de conserver de puissants pouvoirs éternellement. J’en déduis qu’ils ne résisteront certainement pas à l’envie de me voler cette invocation tant qu’ils savent où je me trouve. C’est là que vous pourriez trouver votre compte… Chopper à la fois Jill Fish et les officiers du Trian risque d’être trop dur pour le Lahar. Cela m’étonnerait qu’ils n’envoient qu’une seule personne s’en occuper. Si vous acceptez de collaborer pour une journée avec nous, nous pourrions nous partager les ennemis et le butin.
Les deux araignées restèrent silencieuses un moment. Coopérer avec ces gens qui les avaient manipulés ? Il y avait de l’abus. Mais c’était certainement une occasion en or de capturer un sale indicateur et de se venger du Trian. Ce Crad avait également l’air d’avoir beaucoup d’informations qu’ils pourraient lui soutirer en temps utile. La fille armée sortit un pistolet silencieux de sa sacoche et tira sur Sharnalk. Il put bouger à nouveau. Elle lui tendit alors une carte de visite.
- Mon numéro. Si vous voulez réfléchir, vous avez jusqu’à 14h demain pour me contacter. Après, nous nous mettons en place. Crad, lui, sera sous le feu des caméras dès le matin et ne communiquera avec personne afin d’éviter d’attirer l’attention sur nous.
Le garçon attrapa sèchement le carton et fit signe à son partenaire qu’il était temps de partir.
Quelques secondes plus tard, les étranges mains de béton disparurent, rendant au parquet son aspect originel.
- Tu crois qu’ils vont accepter ? demanda Nastasia à l’épéiste. Au début de la conversation, ils n’avaient pas l’air d’avoir envie de négocier.
- C’est un risque… Mais ils ont beaucoup à gagner en nous aidant. J’ai beaucoup parlé et en même temps, je n’ai rien dit pour leur donner l’illusion que l’idée vient d’eux.

Deux heures plus tard, le téléphone de la jeune fille sonnait. Les deux membres de la brigade acceptaient le marché.
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Dernière édition par Medusa le Mer 21 Sep - 17:40 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 8 Sep - 19:38 (2011)    Sujet du message: Le Trian Répondre en citant

Chapitre 8 : 1 heure avant le combat

La fille passionnée d’armes à feu raccrocha son portable.
- Il a mordu à l’hameçon. Un de nos observateurs a vu Jill Fish dans l’ascenseur des niveaux supérieurs à 200.
- Il va voir Hisoka ?
- Certainement. J’imagine qu’il doit lui dire de ne pas tuer Crad avant qu’il ait utilisé son invocation. Le problème va être de savoir ce qu’il va faire ensuite. Il peut filmer le combat de n’importe où et il peut surveiller ses arrières.
- Ce n’est pas parce qu’il peut surveiller ses arrières qu’il peut nous échapper, répondit Feitan.
- Ca va dépendre d’où il filme, s’il est accompagné et s’il se doute de quelque chose.
- Et est-ce le cas ?
- Il est encore trop tôt pour le dire. Le combat ne commence que dans une heure. Beaucoup de choses peuvent se passer entre temps, annonça le compagnon de Nastasia, un garçon blond de petite taille. Et pour le Trian, encore rien ?
- Non, toujours rien, mais je ne peux pas croire qu’ils ne feront rien.
Sharnalk avança alors l’hypothèse que Jill pourrait être le seul envoyé. Il se demandait si le Picture Hunter allait voir Hisoka pour lui demander de voler la sphère d’invocation. Un petit silence s’en suivit, mais ils se reprirent. Du moment qu’ils attrapent Fish, ils pourraient savoir quel est son rôle exact dans cette affaire.

Le petit groupe jeta ensuite un coup d’œil à leur écran de télévision. La chaîne spéciale de la tour céleste faisait défiler des vidéos des anciens combats des deux héros du jour. Crad Strip remportait tranquillement ses matchs en gagnant ses dix points et en n’en cédant pas un seul à ses adversaires. Le combat où il avait utilisé sa chimère avait également été filmé, mais n’arrivait pas à retransmettre le nen. On ne voyait qu’une ombre floue. La télévision enchaîna ensuite sur Hisoka. Ce dernier était sadique à outrance. En vingt secondes, il décidait s’il allait laisser vivre sa victime ou la tuer. Après cela, il jouait avec sa proie, s’amusant à lui faire la leçon et lui faisant comprendre que si le malheureux avait le malheur de l’ennuyer, il signait son arrêt de mort.

Une de ces vidéos marqua les deux araignées. Lors d’un des combats, le magicien affrontait le rejeton de Freecss. Quand ce combat avait-il eu lieu ? En juin de l’année précédente ? C’était moins de trois avant les évènements de York Shin. C’était donc ça, le lien entre le Kurutien et le clown pervers.

Au vif déplaisir des membres de la brigade, la rediffusion des combats fut interrompue pour montrer des images de l’arène qui semblait déjà pleine à craquer. Les caméramans voulaient filmer certaines des personnalités venues assister au combat. Il y avait quelques milliardaires grassouillets amateurs de sang et de paris, deux vétérans de la tour céleste, le prince Zarkoff… Le prince Zarkoff ? Ce n’était pas ce vieux porc donc Kuroro et Inochi s’étaient occupé à Kloudjiroffle ? Il était supposé être un des plus grands actionnaires du Trian.
- Si lui, il est là, il doit forcément avoir des gardes du corps. Pourquoi nos indics n’ont-ils rien vu ?
Mais le groupe ne fut pas au bout de ses surprises. En effet, parmi les autres VIP, il y avait… Nohime Oda en personne.
- Elle ?? Elle s’est vraiment déplacée jusqu’ici ??
- Rhaaa, mais pourquoi personne ne l’a vue venir ?
Feitant sentit que c’était le moment de prendre sa revanche.
- Drôlement efficace, votre bande. C’est comme ça que vous cherchez vos proies ? De vulgaires journalistes font du meilleur travail.
- Oh, ça va. Ily a énormément de monde dans cette tour. Ca arrive, que des personnes arrivent inaperçues.
- En même temps, le but de l’opération n’était-il pas de trouver quelques personnes au milieu de cette foule ?
Le téléphone de Nastasia sonna de nouveau. Cette fois-ci, on lui annonçait la présence de trois élèves d’Oda dans les couloirs. Ils les prenaient en filature.
- Okay, elle n’est pas simplement là pour assister au combat. Je parie qu’elle a confié une mission à ses disciples, annonça Nastasia.
Son collègue, lui, se demandait pourquoi elle n’avait pas cherché à contacter Crad. Ils s’étaient pourtant bien entendu à plusieurs reprises.

A la télévision, le reporter s’était approché du Triple Hunter pour l’interviewer.
-Vous avez affronté Hisoka à plusieurs reprises lors des tournois d’investiture de l’empire septentrional. Quel effet cela vous fait de n’être qu’une spectatrice aujourd’hui ?
- Je suis plutôt inquiète. Hisoka est quelqu’un de violent et je suis la seule personne au monde à ne pas mettre ma vie en danger en l’affrontant. J’aimerai que ce terrible combat qui se terminera en un bain de sang n’ai jamais lieu.

Un frisson parcouru l’alliance Ryodan-Lahar. Les paroles de la femme aux cheveux argentés semblaient s’adresser directement à eux.
- Vous pensez que Crad Strip n’a aucune chance contre Hisoka ? continua le journaliste.
- Hélas si, d’autant plus qu’Hisoka est blessé…
- QUOOOOI ?
Toute l’équipe sursauta à ses paroles.
- … Il a plusieurs côtes cassées et certains de ses sens sont altérés. J’ai eu l’occasion de le rencontrer dans le dirigeable qui l’amenait à la tour et ai constaté les dégats.
- C’est marrant, mais j’ai l’impression que c’est elle qui l’a blessé, déclara Sharnalk.
- C’est tout à fait son style, ajouta son compagnon.
- … Mais je connais suffisamment Hisoka pour savoir qu’il n’en sera que plus dangereux. Il est capable de se battre jusqu’au bout s’il a décidé de tuer Crad Strip. Je crains que ce pauvre garçon n’ait pas cette même détermination. C’est pour cette raison que le combat de ce soir risque d’être un combat à mort, et cela me désole de ne rien pouvoir faire.

Toujours devant la télévision, le petit groupe saisit le message. Elle voulait qu’ils renoncent à leur plan tant qu’il en était encore temps. Nastasia et son collègue décidèrent qu’il valait mieux appeler Crad Strip, mais à ce moment, le téléphone sonna de nouveau. Cette fois-ci, les observateurs avaient aperçu les hauts officiers Paggia et le Shinigami.
- Plus le temps pour les détails. Il faut arrêter le Trian

- Vraiment ? Elle a osé te briser deux côtes avant-hier ?
- Comme cela fait un bail que nous ne négocions plus comme des personnes civilisées, elle a estimé que la meilleure façon de sauver le petit blond était de m’imposer un sérieux handicap. Mais par pure question de principe, je ne laisserai pas ce gamin s’en tirer.
- Mais es-tu sûr que ça ira ? Je veux dire… Ce n’est pas vraiment comme si c’était un amateur et il te prend au sérieux.
Hisoka reprit une gorgée de son jus de fruit.
- Je me fiche qu’il me prenne au sérieux ou non. Il m’a cherché et il m’a trouvé.
- Et… heu… pour le…
- Oui, ne t’inquiète pas. Je lui ferai comprendre que je n’aime pas perdre mon temps. Je lui ferais utiliser très vite sa faculté. Tu auras droit à ton petit spectacle.

Dans un café-bar du 196ème étage, Jason, Rubens et Noriko discutaient. Rubens avait ouvert et éparpillé les pages de son Travel Note. Il inspectait ainsi tous les étages de la tour les uns après les autres.
- Il a complètement disparu… Si seulement j’avais vu cet ascenseur plus vite.
- « Il est protégé par Pluton, Mars et le scorpion », le conseillait Noriko sur un ton sibyllin.
- Ca peut vouloir dire n’importe quoi à la Tour Céleste.
- Mais ce sont aussi les principaux signes astrologiques d’Hisoka, non ? continua la jeune fille. Il faut se concentrer sur les lieux en lien avec ce dérangé.
- C’est ce que j’essaye de faire depuis le début, mais son appartement et sa loge de combat étaient déjà fermées quand j’ai activé ma faculté. Je sais bien que c’est suspect, mais nous ne pouvons pas nous y rendre tant qu’Hisoka risque de s’y trouver. Son combat est quand même dans plus de 40 minutes.
- Ce n’est pas grave, ça. Il suffit d’envoyer Lucie.
- Ca ne va pas ? Il ne la laissera jamais sortir de sa chambre.
- Si Jill est là, ça devrait aller.
- Lucie ne voudra jamais…

Pendant qu’ils discutaient, un tout nouveau membre du Lahar, à une dizaine de mètres d’eux retransmettait leur conversation à Nastasia par un sms. Et inexorablement, un triste bain de sang se mettait en place.
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