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Les critiques du père Jojo

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Hunter X Hunter Dreams Index du Forum -> Membres -> Mangas/Animes/OST
Jojo
Hunter Moderation

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MessagePosté le: Dim 24 Sep - 10:20 (2017)    Sujet du message: Les critiques du père Jojo Répondre en citant

Je copie-colle depuis là où je les avais postées initialement sur huntersworld.forumactif.com
Bien évidemment je ne les mets pas toutes d'un coup.






Puisque je me lance souvent dans des critiques particulièrement longuettes - couvrant parfois toute l'œuvre - et étant donné tout ce que je peu écrire pour trois tomes seulement (trois tomes complets suscitent plus de réaction que cinquante tome vides cela dit), je vais vous lister tout ce que je recommande et vous ferais une critique à la fois. Je ne respecte aucun ordre, juste le manga que je me sens prêt à commenter sur le coup.
La liste est bien évidemment susceptible d'être mise à jour au fur et à mesure de mes lectures futures (tiens Hama, une assonance avec une pointe d'allitération, c'est cadeau) et aussi selon mes souvenirs car je peux en oublier.


Liste :


- Sunabozu (Desert Punk) de Masatoshi Usune 
- Monster de Naoki Urasawa
- 20th Century Boy de Naoki Urasawa
- L'intégralité des histoires courtes de Junji Itô 
- Vagabond de Takehiko Inoue 
- Slam Dunk de Takehiko Inoue 
- Bobobo-bo-bo-bobo de Yoshio Sawai
- Pyuu to Fuku Jaguar de Makkoi Saitô 
- The World is Mine de Hideki Arai
- Gantz de Hiroya Oku
- Shigurui de Takayuki Yamaguchi
- Shônan Junaï Gumi de Tori Fujisawa
- GTO de Tori Fujisawa
- Shamo (Coq de combat) de Izô Hashimoto (scénario) et Akio Tanaka (dessin, puis scénario au départ de Izô Hashimoto)
- Koroshiya Ichi (Ichi the Killer) de Hideo Yamamoto
- Homunculus de Hideo Yamamoto
- Jojo no Kimyô na Bokken (Jojo's Bizarre Adventure) de Hirohiko Araki
- Kingdom de Yasuhisa Hara 
- Liar Game de Shinobu Kaitani
- Kiseijuu (Parasite) de Hitoshi Iwaaki 
- Level E de Yoshihiro Togashi 
- Akira de Katsuhiro Otomo
- Ultra Heaven de Koiichi Koike


En rouge, les incontournables. Incontournables non pas car étant mes préférés (difficile d'établir un classement avec des registres si différents), mais reconnues comme étant cultissimes par le plus grand nombre de ses lecteurs et à lire absolument.
Sont soulignés les mangas encore en cours de parution.
Seront barrés d'un trait chacune des séries dont j'aurais établi la critique.


Et nous allons commencer avec Gantz (interdit aux moins de dix-huit ans). Nous en avions parlé en Chat Box et puis... j'en ai besoin. Je dois exorciser cette lecture. Vous ne serez pas les lecteurs d'une critique mais des thérapeutes passifs qui allez lire la folie graduelle d'un homme autrefois sain d'esprit. 


Étant un esprit brillant, je me permets en préambule de m'autosuc...citer.


Démystifier, c'est tuer le mythe.



Dans certaines œuvres, et nous en discutions ici-même, la question "pourquoi" est amenée à se poser. "Pourquoi" ou "d'où ça vient ?". Chercher à connaître une origine à toute chose est parfois malsain, et il y a des questions auxquelles on ne veut pas connaître la réponse.
La pertinence de la réponse au "pourquoi" est accessoire voire même contre-productive. Lorsque j'évoquais cela en discutant de I Am a Hero je faisais savoir qu'en réalité, l'origine des zombies dans l'œuvre n'a absolument aucune importance. L'intérêt avant tout est situationnel et non scénaristique ; c'est de voir comment vont évoluer les personnages dans cet univers dans une situation donnée.
Il en va de même pour le principe abusif du Flash-Back dans le manga où on donne des origines à tout le monde. Je relisais Eyeshield 21 (qui n'est pas dans ma liste à cause des 50-60 derniers chapitres) et, avec un ami, nous avons observé le Flash Back d'Hiruma. Pour ceux qui ne savent pas, Hiruma Yoichi est ce personnage charismatique, capitaine de l'équipe de football américain, rusé, sournois et dynamique qui vole la vedette au héros tant il est appréciable. De son comportement et de son charisme émane un mythe, le mythe Hiruma Yoichi. Lui faire un Flash-back, ce n'était pas lui rendre service. Cela ne donnait pas plus d'informations sur lui, ça ne contribuait qu'à le déconstruire et le rendre plus anodin. Pareil pour le Flash Back d'Hisoka voulu par l'auteur de Tokyo Ghoul. Un personnage tel qu'Hisoka relève de la légende. Il combat, il vit pour cela et nous n'avons pas à en savoir plus. Mettre quelqu'un à nu, c'est le rendre insignifiant. L'Empereur n'est imposant que de part sa prestance et ses apparats. Un Empereur à poil, c'est un pignouf le zob à l'air et rien de plus.


Je digresse avant même d'avoir commencé la critique, mais je digresse à raison. J'ai hésité à inclure Gantz dans la liste, car de tous ces mangas, il est le seul dont la fin (très longue) est objectivement décevante. La raison étant que l'on s'éloigne de ce qu'a a toujours été le manga : une série B assumée formidablement construite, innovante mais ne valant pas un kopec au niveau du scénario car n'en ayant aucun.
Lui donner un semblant de scénario lors de l'arc final en donnant une origine à la boule noire appelée Gantz, c'est tuer l'intérêt même du manga, tout l'aspect mystique et mythique qui entourait ce mystère qui au final importait peu. Car pour Gantz comme I Am a Hero, l'intérêt de l'évolution des protagoniste se fait dans un cadre situationnel et non scénaristique. Si je ne suis pas clair, j'essaierai de revenir en détail sur la distinction entre situationnel et scénaristique. Pour résumer, je dirais que situationnel relève de la mise en scène et d'une avancée des personnages qui se fait au jour le jour sans avoir à appréhender la suite de leur vie sur long terme, et scénaristique, se construisant autour d'un arc narratif entremêlé d'intrigues à révéler et à détricoter pour comprendre le cœur du récit qui n'a aucun sens autrement.


Ce préambule achevé, je vous ai d'emblée "spoilé" en vous faisant savoir que l'origine de Gantz sera hélas révélée. Pourtant, le manga relevant du situationnel et non du scénaristique, cette révélation n'a absolument aucune importance. Là où le spoil pourrait être dramatique, ce serait si je vous disais qui survit à la fin de chaque "séance" de Gantz.


Vous ne comprenez pas quand je vous parle de séance ? Alors nous avons assez bavassé, entrons dans le vif du sujet.



Sois moins pressé jeune homme, j'y viens.



Kei Kurono est un lycéen. Un lycéen assez lamentable à vrai dire, plutôt cynique avec une pointe de lâcheté. Il est ce genre de taciturne qui se tait non pas parce qu'il est profond mais parce qu'il n'a rien d'intéressant à dire. En rentrant du lycée, il retrouve un ami de primaire Masaru Katô. Ce dernier lui rappelle alors à quel point il l'adulait plus jeune, admirant jusqu'au courage de Kei, courage n'étant plus chez lui qu'un lointain souvenir.
Apercevant un S.D.F s'écroulant sur les rails du métro, Masaru, candide et serviable par nature cherchera à le sauver avant que le métro n'arrive. Il demandera de l'aide à Kurono qu'il venait de croiser pour hisser l'ivrogne ayant chuté et le mettre hors de danger. Lâche, Kurono va tout de même aider Masaru, mais leur bonne action n'est pas récompensée car à peine le SDF hissé en sécurité que le métro fauche Katô et Kurono, les déchiquetant et les tuant sur le coup.


Juste après le choc, entiers, Kurono et Katô se retrouvent dans un appartement avec vue sur Tokyô, ville dont ils sont résidents. Avec eux, des inconnus aux profils divers : une jeune fille nue, deux yakuzas, un employé du bureau, un ancien politicien en habits de patient d'hôpital, un collégien et un étudiant.
Ne pouvant sortir de cet appartement dont la porte est scellée et ne peut être forcée, tous admettent être morts juste avant d'atterrir ici. Dans la salle où ils sont réunis, trône une large boule noire.



Où vous vous trouvez ? Dans la merde...



Cette boule s'ouvre soudain. Elle révèle des armes à feu inconnues, des combinaisons moulantes étranges que personne ne met et, à l'intérieur de la boule, un homme nu endormi est relié par câbles. Sans avoir de réponse à leurs questions, ils sont téléportés quelque part dans un quartier de Tokyô après qu'un drôle de message se soit affiché sur l'écran de la boule noire (que nous appellerons Gantz) où il était question d'une cible à abattre.
Enfin dehors, même s'ils ne savent comment, tous décident de rentrer chez eux. Seulement en s'éloignant trop, la tête de l'un d'entre eux explose.


Tous ont un implant explosif en tête qui les tuera s'ils s'éloignent du périmètre de chasse leur étant attribué. Ils ont une heure pour trouver la cible désignée par Gantz et la tuer. La tâche n'est pas aisée, et beaucoup périssent durant la tentative. Grâce à l'uniforme offert par Gantz aux participants de sa séance de jeu macabre, Kurono survit avec Katô et sont à nouveau téléportés dans l'appartement où la porte est cette fois ouverte.
L'un des survivants ayant participé à plusieurs séances de chasse voulues par Gantz leur explique alors leur situation : ils sont morts. Ce qu'ils sont à présent n'est qu'une copie conforme de ce qu'ils étaient avant leur décès. Gantz les a choisi pour leur donner une deuxième chance en participant à ses séances de chasse. Les règles sont en réalité simples :


- Gantz à sa prochaine séance - pouvant arriver n'importe quand - téléportera les joueurs ayant survécu à la dernière séance ainsi qu'un contingent de nouveaux joueurs qui comme Kei et Katô sont des personnes étant décédées récemment.
- Une cible leur sera à nouveau attribuée ainsi qu'un périmètre où ils devront combattre et tuer les bêtes (ce sont en réalité des aliens de race différente à chaque fois).
- Tuer une cible rapporte des points, tuer un boss en rapporte davantage.
- Durant la séance où ils sont téléportés dans les rues de Tokyô, ils sont invisibles aux yeux des passants, mais les dégâts qu'ils engendrent à l'environnement ne le sont pas.
- Une fois le boss tué, tous les survivants sont téléportés à l'appartement et peuvent à nouveau partir. À noter que tous ceux blessés se retrouvent comme neuf une fois téléportés à nouveau dans l'appartement. 
- Une séance s'arrête lorsque le boss est tué, que tous les joueurs sont morts ou que le délai d'une heure accordé est écoulé.
- Si une séance se termine par le délai, tous les joueurs voient leur compteur de point total retomber à zéro. En cas de deux séances terminées par délai d'affilée, l'explosif implanté dans leur tête les élimine.
- Les points sont cumulés de séance en séance.
- Lorsqu'un joueur finit par accumuler cent points, il peut soit voir sa mémoire lavée et être libre de l'emprise de Gantz, ressusciter un ancien joueur ou obtenir une arme de niveau supérieur.
- Si quelqu'un parle de Gantz ou de quoi que ce soit qui s'y rapporte à quelqu'un n'étant pas sous l'emprise de Gantz, l'implant l'élimine.


Et ce résumé exhaustif exposé, je vous annonce que Gantz sera un manga constitué non pas d'un scénario à proprement parler, mais plutôt d'une successions de séances entremêlées de la vie de Kei Kurono et des tourments que lui a procuré Gantz.


Vous êtes avertis : aucun personnage participant à une séance n'est sûr de survivre. Cette incertitude en soi est extrêmement bien gérée. On se plaît à pronostiquer sur les survivants et on se retrouve parfois, souvent, toujours très surpris du résultat.


Et j'en reviens à la notion abordée en préambule du "pourquoi" sans réponse. Comme les participants de Gantz, nous sommes plongés dans cet univers sans en connaître les règles, à ne pas savoir ce qu'il se passe, à découvrir les règles petit à petit. L'immersion est parfaite, et même si certains personnages ne font pas long feu, on se surprend à avoir très vite de l'affection pour eux, même si ce n'est que pour une séance.
Imaginez un slasher qui se reproduit encore et encore avec certains personnages récurrents et où l'ambiance est toujours maniée d'une main de maître : Gantz. 


Mais Gantz ce n'est pas qu'une série B où la mise en scène et la gestion des personnages est plaisante et addictive à la lecture, c'est aussi une expérience visuelle.



Oh la vache !



Des dessins assistés par ordinateur où l'utilisation du progrès technique est sans cesse repoussée plus loin. C'est proprement époustouflant, une claque dans la gueule à chaque page d'action ; on a d'abord le souffle coupé à cause de la tension, puis ensuite par les dessins qui, bien qu'assistés par ordinateur ne sont pas impersonnels pour un sou. L'alliance réussie du progrès technique en matière de dessins - contre lequel je suis pourtant souvent opposé - et d'une mise en scène réussie associée à des plans parfaitement réalisés.


Une petite merveille. Le caractère série B, n'en fait même pas un plaisir coupable, c'est incontestablement une œuvre puissante en dépit de certaines légèretés assumées. C'est gore mais esthétique, y'a des pin up en début de chapitre mais c'est élégant. Gantz, c'est la beaufferie reléguée au rang d'art, un art exquis qui vous séduira sans faillir.


Et nous en venons maintenant à l'aspect moins reluisant de l'œuvre.
Avant d'en venir à l'arc final qui est juste une démesure propre à la fin de beaucoup de Shônen avec le gros bordel sans intérêt, un élément a entamé une plaie superficielle mais douloureuse durant la seconde moitié de l'œuvre : Tae-chan.



Salope, salope, salope !



Elle ne paie pas de mine comme ça, mais qu'est-ce qu'elle va nous faire chier !
Pardonnez mon langage, le traumatisme commence déjà à resurgir. Dans la liste de mes pires cauchemars il y a en troisième position le relativisme, en seconde position les abysses et loin, très loin devant cette sale p#&@ de Tae-chan. Si jamais une demoiselle avec une plastique semblable me passait devant dans la rue, je frapperai par réflexe. Pas de malveillance hein ! Juste que....


Tae-chaaaaaaaaaaan ! :56: 


Vous l'aurez compris, le personnage est assez horripilant. 


Comme je vous l'ai fait savoir, entre chaque séance de Gantz, il se passe des choses (faut bien meubler). Souvent on en apprend plus sur de futurs gantzers avant qu'ils n'y passent, et on a droit à la vie quotidienne de lycéen de Kurono. Tae-chan après quelques événements sordides survenus par la faute de Gantz deviendra la petite amie de Kurono qui à son contact gagnera en maturité. Je n'étais pas hostile au principe, j'apprécie beaucoup Kurono qui est très crédible en tant que petit con veule et cynique qui peu à peu retrouve son courage passé grâce à son expérience au sein de Gantz et ses (courtes) rencontres.


Mais Tae-chan deviendra le "précieux" de Kurono. Tout tournera autour d'elle.


Seulement, Oku (l'auteur) réussira à compenser en rendant les séances suivantes si passionnantes qu'elles en éclipseront ce personnage agaçant. Mais vous voilà prévenus... Tae-chan c'est le diable !


Concernant l'arc final ?
Fête du slip. 
Alors que le manga n'a jamais eu aucune prétention scénaristique, soudain, sorties de nulles part pleuvent les intrigues. Alors qu'on avait mis l'origine de Gantz de côté tout le manga (à raison) on ressent le besoin physique de nous expliquer d'où que ça vient et à quoi ça sert, explication décevante au demeurant. Je l'ai écrit, démystifier, c'est tuer le mythe, et tuer le mythe de Gantz d'un manga appelé Gantz, par loi de transitivité, c'est tuer le manga.


Puis là, catastrophe mondiale avec les aliens, un arc final nullissime sans enjeu et à rallonge où les personnages principaux paraissent plus fades pour se conclure de manière abrupte avec un Happy End stupide sans même une ouverture sur la suite des séances éventuelles de Gantz. Non, tout va bien, les gentils l'emportent sur les méchants (alors qu'il n'était pas question de gentils et de méchants, mais de chasseurs et d'aliens chassés, ce qui posera un cas de conscience à Katô).


Si j'ai au final inclus Gantz dans ma liste en dépit de sa fin infâme, c'est qu'il en vaut réellement le coup, vous serez vite accroc, anxieux et pressés à la fois en attendant la prochaine séance et à vous demander "qui va y passer ?" en vous délectant de situations et de dessins savoureux.


Je vous souhaite un bon régal avec cette orgie de sang, de pin-up et d'adrénaline qui vous attend.
_________________


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MessagePosté le: Dim 24 Sep - 10:20 (2017)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 21 Oct - 10:28 (2017)    Sujet du message: Les critiques du père Jojo Répondre en citant

J'entends beaucoup parler de Kingdom. Tu pourrais en parler? (et au fait, c'est bien de mettre des images, mais ça déforme l'écran).
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